1 - حَدَّثَنا تَمِيمُ بْنِ عَبْدِ اللَّه بْنِ تَمِيمُ القُرَشِي رَضِىَاللهُ عَنْهُ قالَ: حَدَّثَنا أَبي قالَ: حَدَّثَنا أَحْمَدِ بْنِ عَلِى الأَنْصارِي قالَ: حَدَّثَنا عَبْد السَّلامُ بْنِ صالِح الهَرَوِيِّ قالَ لَمَّا خَرَجَ الرِّضَا عَلِيُّ بْنُ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلامُ مِنْ نَيْسَابُورَ إِلَى الْمَأْمُونِ فَبَلَغَ قُرْبَ الْقَرْيَةِ الْحَمْرَاءِ قِيلَ لَهُ يَا ابْنَ رَسُولِ اللَّهِ قَدْ زَالَتِ الشَّمْسُ أَفَلا تُصَلِّي فَنَزَلَفَقَالَ ائْتُونِي بِمَاءٍ فَقِيلَ مَا مَعَنَا مَاءٌ فَبَحَثَ عَلَيْهِ السَّلامُ بِيَدِهِ الأَرْضَ فَنَبَعَ مِنَ الْمَاءِ مَا تَوَضَّأَ بِهِ هُوَ وَمَنْ مَعَهُ وَأَثَرُهُ بَاقٍ إِلَى الْيَوْمِ فَلَمَّا دَخَلَ سَنَابَادَ أسند [اسْتَنَدَ] إِلَى الْجَبَلِ الَّذِي يُنْحَتُ مِنْهُ الْقُدُورُ فَقَالَ اللَّهُمَّ انْفَعْ بِهِ وَبَارِكْ فِيَما يُجْعَلُ فِيَما يُنْحَتُ مِنْهُ ثُمَّ أَمَرَ عَلَيْهِ السَّلامُ فَنُحِتَ لَهُ قُدُورٌ مِنَ الْجَبَلِ وَقَالَ لا يُطْبَخُ مَا آكُلُهُ إِلا فِيهَا وَكَانَخَفِيفَ الأَكْلِ قَلِيلَ الطَّعْمِ فَاهْتَدَى النَّاسُ إِلَيْهِ مِنْ ذَلِكَ الْيَوْمِ وَظَهَرَتْ بَرَكَةُ دُعَائِهِ عَلَيْهِ السَّلامُ فِيهِ ثُمَّ دَخَلَ دَارَ حُمَيْدِ بْنِ قَحْطَبَةَ الطَّائِيِّ وَدَخَلَ الْقُبَّةَ الَّتِي فِيهَا قَبْرُ هَارُونَ الرَّشِيدِ ثُمَّ خَطَّ بِيَدِهِ إِلَى جَانِبِهِ ثُمَّ قَالَ: هَذِهِ تُرْبَتِي وَفِيهَا أُدْفَنُ وَسَيَجْعَلُ اللَّهُ هَذَا الْمَكَانَ مُخْتَلَفَ شِيعَتِي وَأَهْلِ مَحَبَّتِي وَاللَّهِ مَا يَزُورُنِي مِنْهُمْ زَائِرٌ وَلا يُسَلِّمُ عَلَيَّ مِنْهُمْ مُسَلِّمٌ إِلا وَجَبَ لَهُ غُفْرَانُ اللَّهِ وَرَحْمَتُهُ بِشَفَاعَتِنَا أَهْلَ الْبَيْتِ ثُمَّ اسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ وَصَلَّى رَكَعَاتٍ وَدَعَا بِدَعَوَاتٍ فَلَمَّا فَرَغَ سَجَدَ سَجْدَةً طَالَ مَكْثُهُ فَأَحْصَيْتُ لَهُ فِيهَا خَمْسَمِائَةَ تَسْبِيحَةٍ ثُمَّ انْصَرَفَ.
IsnādNous a rapporté Tamīm ibn ʿAbd Allāh ibn Tamīm al-Qurashī (que Dieu l'agrée) qui dit : nous a rapporté mon père qui dit : nous a rapporté Aḥmad ibn ʿAlī al-Anṣārī qui dit : nous a rapporté ʿAbd al-Salām ibn Ṣāliḥ al-Harawī
Il dit : Lorsque ar-Riḍā ʿAlī ibn Mūsā (sur lui la paix) sortit de Nishapur pour se rendre chez al-Ma’mūn et qu’il approcha du village d’al-Ḥamrā’, on lui dit : « Ô fils du Messager de Dieu, le soleil a décliné, ne vas-tu pas prier ? » Il descendit alors et dit : « Apportez-moi de l’eau. » On lui dit : « Nous n’avons pas d’eau avec nous. » Il fouilla alors la terre de sa main (sur lui la paix) et une source d’eau jaillit, avec laquelle lui et ceux qui étaient avec lui firent leurs ablutions, et sa trace subsiste encore aujourd’hui. Puis lorsqu’il entra à Sanābād, il s’appuya contre la montagne dont on taille les chaudrons et dit : « Ô Dieu, fais-en profiter et bénis ce qui sera mis dans ce qui en est taillé. » Ensuite il ordonna (sur lui la paix) que l’on taille pour lui des chaudrons de la montagne et dit : « Ce que je mange ne doit être cuit que dans ceux-ci. » Il mangeait peu et avait un faible appétit. Dès ce jour, les gens le comprirent et la bénédiction de son invocation (sur lui la paix) y apparut. Ensuite il entra dans la demeure de Ḥumayd ibn Qaḥṭaba aṭ-Ṭā’ī et entra dans la coupole où se trouve la tombe de Hārūn ar-Rashīd. Puis il traça une ligne de sa main à côté et dit : « Ceci est ma terre, c’est là que je serai enterré. Dieu fera de ce lieu un lieu de visite pour mes partisans (shī‘a) et ceux qui m’aiment. Par Dieu, aucun visiteur d’entre eux ne me visitera, aucun homme ne me saluera sans que le pardon et la miséricorde de Dieu ne lui soient obligatoires, par notre intercession, nous, les Gens de la Demeure (Ahl al-Bayt). » Ensuite il se tourna vers la qibla (direction de la prière), accomplit des cycles de prière (rak‘a) et fit des invocations. Lorsqu’il eut fini, il se prosterna longuement, et je comptai pour lui cinq cents glorifications (tasbīḥa) dans cette prosternation, puis il partit.
2 - حَدَّثَنا أَبُو نَصْرِ أَحْمَدِ بْنِ الحُسَيْنِ بْنِ أَحْمَدِ بْنِعُبِيْد الضبي قالَ سَمِعْتُ أَبي الحُسَيْنِ بْنِ أَحْمَدِ يَقُولُ: سَمِعْتُ جَدِّي يَقُولُ: سَمِعْتُ أَبي يَقُولُ لَمَّا قَدِمَ عَلِيُّ بْنُ مُوسَى الرِّضَا بِنَيْسَابُورَ أَيَّامَ الْمَأْمُونِ قُمْتُ فِي حَوَائِجِهِ وَالتَّصَرُّفِ فِي أَمْرِهِ مَا دَامَ بِهَا فَلَمَّا خَرَجَ إِلَى مَرْوَ شَيَّعْتُهُ إِلَى سَرَخْسَ فَلَمَّـا خَرَجَ مِنْ سَرَخْسَ أَرَدْتُ أَنْ أُشَيِّعَهُ إِلَى مَرْوَ فَلَمَّـا سَـارَمَرْحَلَةً أَخْرَجَ رَأْسَهُ مِنَ الْعَمَّارِيَّةِ وَقَالَ لِي يَا بَا عَبْدِ اللَّهِ انْصَرِفْ رَاشِداً فَقَدْ قُمْتَ بِالْوَاجِبِ وَلَيْسَ لِلتَّشْيِيعِ غَايَةٌ قَالَ قُلْتُ بِحَقِّ الْمُصْطَفَى وَالْمُرْتَضَى وَالزَّهْرَاءِ لَمَّا حَدَّثْتَنِي بِحَدِيثٍ تَشْفِينِي بِهِ حَتَّى أَرْجِعَ فَقَالَ تَسْأَلُنِي الْحَدِيثَ وَقَدْ أُخْرِجْتُ مِنْ جِوَارِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ لا أَدْرِي إِلَى مَا يَصِيرُ أَمْرِي قَالَ قُلْتُ بِحَقِّ الْمُصْطَفَى وَالْمُرْتَضَى وَالزَّهْرَاءِ لَمَّا حَدَّثْتَنِي بِحَدِيثٍ تَشْفِينِي بِهِ حَتَّى أَرْجِعَ فَقَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَن جَدِّي أَنَّهُ سَمِعَ أَبَاهُ يَذْكُرُ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَاهُ يَقُولُ: سَمِعْتُ أَبِي عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍيَذْكُرُ أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ يَقُولُ: قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ اسْمِي مَنْ قَالَهُ مُخْلِصاً مِنْ قَلْبِهِ دَخَلَ حِصْنِي وَمَنْ دَخَلَ حِصْنِي أَمِنَ عَذَابِي.قالَ مُصَنِّفُ هذا الْكِتاب رَحْمَةُ اللَّه أَن يحجزه هذا القَوْلُ، عَن ما حَرَّمَ اللَّه عَزَّ وَجَلَّ.
IsnādAbū Naṣr Aḥmad ibn al-Ḥusayn ibn Aḥmad ibn ʿUbayd al-Ḍabbī nous a rapporté, disant : j'ai entendu mon père al-Ḥusayn ibn Aḥmad dire : j'ai entendu mon grand-père dire : j'ai entendu mon père dire : Lorsque ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (paix sur lui) arriva à Nishapur du temps d'al-Ma'mūn, je m'occupai de ses affaires et de son service tant qu'il y demeura. Puis, quand il partit pour Marw, je l'accompagnai jusqu'à Sarakhs. Lorsqu'il quitta Sarakhs, je voulus l'accompagner jusqu'à Marw. Après une étape de marche, il sortit la tête de la litière ('ammāriyya) et me dit : « Ô Abā ʿAbd Allāh, retourne en paix, car tu as accompli ton devoir ; l'accompagnement n'a pas de fin. » Il (le narrateur) dit : Je dis : « Par le droit du Mustafā (l'Élu, Muhammad), du Murtaḍā (l'Agréé, ʿAlī) et d'al-Zahrā' (Fāṭima), accorde-moi un hadith qui me réconforte, afin que je revienne. » Il dit : « Tu me demandes un hadith alors que j'ai été éloigné du voisinage du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), et je ne sais où aboutira ma situation. » Il (le narrateur) dit : Je dis : « Par le droit du Mustafā, du Murtaḍā et d'al-Zahrā', accorde-moi un hadith qui me réconforte, afin que je revienne. » Alors il dit : « Mon père m'a rapporté, d'après mon grand-père, qu'il a entendu son père mentionner qu'il a entendu son père dire : j'ai entendu mon père ʿAlī ibn Abī Ṭālib mentionner qu'il a entendu le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dire : Dieu – Puissant et Majestueux – a dit : 'Lā ilāha illā Allāh (nulle divinité en dehors de Dieu) est Mon Nom. Quiconque le prononce sincèrement du fond de son cœur entre dans Ma forteresse, et quiconque entre dans Ma forteresse est en sécurité de Mon châtiment.' » L'auteur de ce livre dit : « Que la miséricorde de Dieu l'empêche (cette parole) de ce que Dieu – Puissant et Majestueux – a interdit. »
Lorsque ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (paix sur lui) arriva à Nishapur du temps d'al-Ma'mūn, je m'occupai de ses affaires et de son service tant qu'il y demeura. Puis, quand il partit pour Marw, je l'accompagnai jusqu'à Sarakhs. Lorsqu'il quitta Sarakhs, je voulus l'accompagner jusqu'à Marw. Après une étape de marche, il sortit la tête de la litière ('ammāriyya) et me dit : « Ô Abā ʿAbd Allāh, retourne en paix, car tu as accompli ton devoir ; l'accompagnement n'a pas de fin. » Il (le narrateur) dit : Je dis : « Par le droit du Mustafā (l'Élu, Muhammad), du Murtaḍā (l'Agréé, ʿAlī) et d'al-Zahrā' (Fāṭima), accorde-moi un hadith qui me réconforte, afin que je revienne. » Il dit : « Tu me demandes un hadith alors que j'ai été éloigné du voisinage du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), et je ne sais où aboutira ma situation. » Il (le narrateur) dit : Je dis : « Par le droit du Mustafā, du Murtaḍā et d'al-Zahrā', accorde-moi un hadith qui me réconforte, afin que je revienne. » Alors il dit : « Mon père m'a rapporté, d'après mon grand-père, qu'il a entendu son père mentionner qu'il a entendu son père dire : j'ai entendu mon père ʿAlī ibn Abī Ṭālib mentionner qu'il a entendu le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dire : Dieu – Puissant et Majestueux – a dit : 'Lā ilāha illā Allāh (nulle divinité en dehors de Dieu) est Mon Nom. Quiconque le prononce sincèrement du fond de son cœur entre dans Ma forteresse, et quiconque entre dans Ma forteresse est en sécurité de Mon châtiment.' » L'auteur de ce livre dit : « Que la miséricorde de Dieu l'empêche (cette parole) de ce que Dieu – Puissant et Majestueux – a interdit. »
3 - حَدَّثَنا مُحَمَّدِ بْنِ مُوسَى المُتَوَكِّل رَضِىَ اللهُ عَنْهُقالَ: حَدَّثَنا عَلِىِّ بْنِ إِبراهِيمِ بْنِ هاشِم، عَن أَبيهِ، عَن ياسر الخادِم قالَ لَمَّا نَزَلَ أَبُو الْحَسَنِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ قَصْرَ حُمَيْدِ بْنِ قَحْطَبَةَ نَزَعَ ثِيَابَهُ وَنَاوَلَهَا حُمَيْداً فَاحْتَمَلَهَا وَنَاوَلَهَا جَارِيَةً لَهُ لِتَغْسِلَهَا فَمَا لَبِثَتْ إِذْ جَاءَتْ وَمَعَهَا رُقْعَةٌ فَنَاوَلَتْهَا حُمَيْداً وَقَالَتْ وَجَدْتُهَا فِي جَيْبِ أَبِي الْحَسَنِ عَلَيْهِ السَّلامُ قَالَ حُمَيْدٌ فَقُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ إِنَّ الْجَارِيَةَ وَجَدَتْ رُقْعَةً فِي جَيْبِ قَمِيصِكَ فَمَا هِيَ قَالَ يَا حُمَيْدُ هَذِهِ عُوذَةٌ لا نُفَارِقُهَا فَقَالَ لَوْ شَرَّفْتَنِي بِهَا قَالَ عَلَيْهِ السَّلامُ هَذِهِ عُوذَةٌ مَنْ أَمْسَكَهَا فِي جَيْبِهِ كَانَ مَدْفُوعاً عَنْهُ وَكَانَتْ لَهُ حِرْزاً مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ ثُمَّ أَمْلَى عَلَى حُمَيْدٍ الْعُوذَةَ وَهِيَ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ بِسْمِ اللَّهِ إِنِّي أَعُوذُ بِالرَّحْمنِ مِنْكَ إِنْ كُنْتَ تَقِيّاً أَوْ غَيْرَ تَقِيٍّ أَخَذْتُ بِاللَّهِ السَّمِيعِ الْبَصِيرِ عَلَى سَمْعِكَ وَبَصَرِكَ لا سُلْطَانَ لَكَ عَلَيَّ وَلا عَلَى سَمْعِي وَلا عَلَى بَصَرِي وَلا عَلَى شَعْرِي وَلا عَلَى بَشَرِي وَلا عَلَى لَحْمِـي وَلا عَلَى دَمِي وَلا عَلَى مُخِّي وَلا عَلَى عَصَبِي وَلا عَلَى عِظَامِي وَلا عَلَى مَالِي وَلا عَلَى أَهْلِي وَلا عَلَى مَا رَزَقَنِي رَبِّي سَتَرْتُ بَيْنِي وَبَيْنَكَ بِسِتْرِ النُّبُوَّةِ الَّذِي اسْتَتَرَ بِهِ أَنْبِيَاءُ اللَّهِ مِنْ سُلْطَانِ الْفَرَاعِنَةِ جَبْرَئِيلُ، عَن يَمِينِي وَمِيكَائِيلُ، عَن يَسَارِي وَإِسْرَافِيلُ مِنْ وَرَائِي وَمُحَمَّدٌ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ أَمَامِي وَاللَّهُ مُطَّلِعٌ عَلَيَّ يَمْنَعُكَ مِنِّي وَيَمْنَعُ الشَّيْطَانَ مِنِّي اللَّهُمَّ لا يَغْلِبُ جَهْلُهُ أَنَاتَكَ أَنْ يَسْتَفِزَّنِي وَيَسْتَخِفَّنِي اللَّهُمَّ إِلَيْكَ الْتَجَأْتُ اللَّهُمَّ إِلَيْكَ الْتَجَأْتُ اللَّهُمَّ إِلَيْكَ الْتَجَأْتُ.
Isnād3. Nous a rapporté Muḥammad ibn Mūsā al-Mutawakkil — que Dieu l'agrée — qui dit : Nous a rapporté ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après son père, d'après Yāsir le serviteur, qui dit :
Lorsqu'Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui) descendit au palais de Ḥumayd ibn Qaḥṭaba, il ôta ses vêtements et les tendit à Ḥumayd. Celui-ci les prit et les remit à une servante pour qu'elle les lave. Elle ne tarda pas à revenir avec un billet qu'elle remit à Ḥumayd, disant : « Je l'ai trouvé dans la poche d'Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui). » Ḥumayd dit : Je lui demandai : « Que je sois ta rançon ! La servante a trouvé un billet dans la poche de ta tunique. Qu'est-ce que c'est ? » Il dit : « Ô Ḥumayd, c'est une 'udha (formule de protection) dont nous ne nous séparons pas. » [Ḥumayd] dit : « Si tu m'en faisais l'honneur ? » Il (que la paix soit sur lui) dit : « Cette 'udha (formule de protection) : quiconque la garde dans sa poche sera préservé, et elle sera pour lui une protection contre le maudit Satan. » Puis il dicta à Ḥumayd la 'udha (formule de protection), qui est : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Au nom de Dieu, je cherche refuge auprès du Tout Miséricordieux contre toi, que tu sois pieux ou impie. Je saisis, par Dieu l'Audient, le Clairvoyant, ton ouïe et ta vue. Tu n'as aucun pouvoir sur moi, ni sur mon ouïe, ni sur ma vue, ni sur mes cheveux, ni sur ma peau, ni sur ma chair, ni sur mon sang, ni sur ma moelle, ni sur mes nerfs, ni sur mes os, ni sur mes biens, ni sur ma famille, ni sur ce dont mon Seigneur m'a pourvu. J'ai dressé entre toi et moi le voile de la prophétie, par lequel les prophètes de Dieu se sont voilés du pouvoir des pharaons. Gabriel est à ma droite, Michel à ma gauche, Israfil derrière moi, Muhammad (que Dieu prie sur lui et sa Famille) devant moi, et Dieu veille sur moi ; Il t'empêche de m'atteindre et empêche le Satan de m'atteindre. Ô Dieu, que son ignorance ne l'emporte pas sur Ta longanimité, au point qu'il m'agite et me trouble. Ô Dieu, c'est vers Toi que je me réfugie. Ô Dieu, c'est vers Toi que je me réfugie. Ô Dieu, c'est vers Toi que je me réfugie. »