Chapitre
1 - حَدَّثَنا أَحْمَدِ بْنِ زِيادِ بْنِ جَعْفَر الهَمْدانِيَّوَالحُسَيْنِ بْنِ إِبْراهيمِ بْنِ أَحْمَدِ بْنِ هاشِم المكتب وَعَلِىِّ بْنِ عَبْدِ اللَّه الوَرَّاقُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ قالُوا حَدَّثَنا عَلِىِّ بْنِ إِبراهِيمِ بْنِ هاشِمعَنْ صَفْوانَ بْنِ يَحْيَى صاحِبَ السابري قالَ سَأَلَنِي أَبُو قُرَّةَ صَاحِبُ الْجَاثَلِيقِ أَنْ أُوصِلَهُ إِلَى الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ فَاسْتَأْذَنْتُهُ فِي ذَلِكَ فَقَالَ أَدْخِلْهُ عَلَيَّ فَلَمَّا دَخَلَ عَلَيْهِ قَبَّلَ بِسَاطَهُ وَقَالَ هَكَذَا عَلَيْنَا فِي دِينِنَا أَنْ نَفْعَلَ بِأَشْرَافِ أَهْلِ زَمَانِنَا ثُمَّ قَالَ لَهُ أَصْلَحَكَ اللَّهُ مَا تَقُولُ فِي فِرْقَةٍ ادَّعَتْ دَعْوَى فَشَهِدَتْ لَهُمْ فِرْقَةٌ أُخْرَى مُعَدِّلُونَ قَالَ الدَّعْوَى لَهُمْ قَالَ فَادَّعَتْ فِرْقَةٌ أُخْرَى دَعْوَى فَلَمْ يَجِدُوا شُهُوداً مِنْ غَيْرِهِمْ قَالَ لا شَيْءَ لَهُمْ قَالَ فَإِنَّا نَحْنُ ادَّعَيْنَا أَنَّ عِيسَى رُوحُ اللَّهِ.وَكَلِمَتُهُ فَوَافَقَنَا عَلَى ذَلِكَ الْمُسْلِمُونَ وَادَّعَى الْمُسْلِمُونَ أَنَّ مُحَمَّداً نَبِيٌّ فَلَمْ نُتَابِعْهُمْ عَلَيْهِ وَمَا أَجْمَعْنَا عَلَيْهِ خَيْرٌ مِمَّا افْتَرَقْنَا فِيهِ فَقَالَ لَهُ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ مَا اسْمُكَ قَالَ يُوحَنَّا قَالَ يَا يُوحَنَّا إِنَّا آمَنَّا بِعِيسَى رُوحِ اللَّهِ وَكَلِمَتِهِ الَّذِي كَانَ يُؤْمِنُ بِمُحَمَّدٍ وَيُبَشِّرُ بِهِ وَيُقِرُّ عَلَى نَفْسِهِ أَنَّهُ عَبْدٌ مَرْبُوبٌ فَإِنْ كَانَ عِيسَى الَّذِي هُوَ عِنْدَكَ رُوحُ اللَّهِ وَكَلِمَتُهُ لَيْسَ هُوَ الَّذِي آمَنَ بِمُحَمَّدٍ وَبَشَّرَ بِهِ وَلا هُوَ الَّذِي أَقَرَّ لِلَّهِ بِالْعُبُودِيَّةِ وَالرُّبُوبِيَّةِ فَنَحْنُ مِنْهُ بِرَاءٌ فَأَيْنَ اجْتَمَعْنَا فَقَامَ فَقَالَ لِصَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى قُمْ فَمَا كَانَ أَغْنَانَا عَنْ هَذَا الَْمجْلِسِ.
IsnādAhmad ibn Ziyād ibn Jaʿfar al-Hamadānī, al-Ḥusayn ibn Ibrāhīm ibn Aḥmad ibn Hāshim al-Maktab et ʿAlī ibn ʿAbd Allāh al-Warrāq — qu’Allāh les agrée — ont dit : nous a rapporté ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim, d’après Ṣafwān ibn Yaḥyā al-Ṣābirī, qui a dit : Abū Qurra, le compagnon du catholicos, me demanda de le faire parvenir jusqu’à al-Riḍā (paix sur lui). Je lui demandai alors la permission pour cela, et il dit : « Fais-le entrer auprès de moi. » Quand il entra auprès de lui, il baisa son tapis et dit : « C’est ainsi que nous devons, dans notre religion, agir envers les nobles de notre temps. » Puis il lui dit : « Qu’Allāh te réforme ! Que dis-tu d’un groupe qui revendique une prétention, et qu’un autre groupe équitable atteste en sa faveur ? » Il dit : « La prétention leur revient. » Il dit : « Et si un autre groupe revendique une prétention, et qu’ils ne trouvent pas de témoins en dehors d’eux-mêmes ? » Il dit : « Il n’y a rien pour eux. » Il dit : « Or nous, nous avons revendiqué que ʿĪsā est l’Esprit d’Allāh et Sa Parole, et les musulmans sont d’accord avec nous là-dessus ; et les musulmans ont revendiqué que Muḥammad est un Prophète, mais nous ne les avons pas suivis là-dessus. Or ce sur quoi nous sommes unanimes est meilleur que ce sur quoi nous divergons. » Alors al-Riḍā (paix sur lui) lui dit : « Quel est ton nom ? » Il dit : « Yūḥannā. » Il dit : « Ô Yūḥannā ! Nous, nous croyons en ʿĪsā, Esprit d’Allāh et Sa Parole, celui qui croyait en Muḥammad, qui annonçait sa bonne nouvelle et qui reconnaissait sur lui-même qu’il est un serviteur éduqué. Si donc le ʿĪsā qui est chez toi, Esprit d’Allāh et Sa Parole, n’est pas celui qui a cru en Muḥammad et a annoncé sa bonne nouvelle, et n’est pas celui qui a reconnu à Allāh la servitude et la seigneurie, alors nous le désavouons. Où donc y a-t-il accord entre nous ? » Il se leva et dit à Ṣafwān ibn Yaḥyā : « Lève-toi, car nous n’avions nul besoin de cette séance ! »
Quand il entra auprès de lui, il baisa son tapis et dit : « C’est ainsi que nous devons, dans notre religion, agir envers les nobles de notre temps. » Puis il lui dit : « Qu’Allāh te réforme ! Que dis-tu d’un groupe qui revendique une prétention, et qu’un autre groupe équitable atteste en sa faveur ? » Il dit : « La prétention leur revient. » Il dit : « Et si un autre groupe revendique une prétention, et qu’ils ne trouvent pas de témoins en dehors d’eux-mêmes ? » Il dit : « Il n’y a rien pour eux. » Il dit : « Or nous, nous avons revendiqué que ʿĪsā est l’Esprit d’Allāh et Sa Parole, et les musulmans sont d’accord avec nous là-dessus ; et les musulmans ont revendiqué que Muḥammad est un Prophète, mais nous ne les avons pas suivis là-dessus. Or ce sur quoi nous sommes unanimes est meilleur que ce sur quoi nous divergons. » Alors al-Riḍā (paix sur lui) lui dit : « Quel est ton nom ? » Il dit : « Yūḥannā. » Il dit : « Ô Yūḥannā ! Nous, nous croyons en ʿĪsā, Esprit d’Allāh et Sa Parole, celui qui croyait en Muḥammad, qui annonçait sa bonne nouvelle et qui reconnaissait sur lui-même qu’il est un serviteur éduqué. Si donc le ʿĪsā qui est chez toi, Esprit d’Allāh et Sa Parole, n’est pas celui qui a cru en Muḥammad et a annoncé sa bonne nouvelle, et n’est pas celui qui a reconnu à Allāh la servitude et la seigneurie, alors nous le désavouons. Où donc y a-t-il accord entre nous ? » Il se leva et dit à Ṣafwān ibn Yaḥyā : « Lève-toi, car nous n’avions nul besoin de cette séance ! »