Chapitre
1- حَدَّثَنا أَبُو طالب الحُسَين بن عَبدُ اللَّه بن بنان الطائي قالَسَمِعتُ مُحَمَّد بن عمر النوقاني يَقُولُ بَيْنَما أَنَا نَائِمٌ بِنُوقَانَ فِي عِلِّيَّةٍ لَنَا فِي لَيْلَةٍ ظَلْمَاءَ إِذَا انْتَبَهْتُ فَنَظَرْتُ إِلَى النَّاحِيَةِ الَّتِي فِيهَا مَشْهَدُ عَلِيِّ بْنِ مُوسَى الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ بِسَنَابَادَ فَرَأَيْتُ نُوراً قَدْ عَلا حَتَّى امْتَلا مِنْهُ الْمَشْهَدُ وَصَارَ مُضِيئاً كَأَنَّهُ نَهَارٌ فَكُنْتُ شَاكّاً فِي أَمْرِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ وَلَمْ أَكُنْ عَلِمْتُ أَنَّهُ حَقٌّ فَقَالَتْ لِي أُمِّي وَكَانَتْ مُخَالِفَةً مَا لَكَ فَقُلْتُ لَهَا رَأَيْتُ نُوراً سَاطِعاً قَدِ امْتَلأ مِنْهُ الْمَشْهَدُ بِسَنَابَادَ فَقَالَتْ أُمِّي لَيْسَ ذَلِكَ بِشَيْءٍ وَإِنَّمَا هَذَا مِنْ عَمَلِ الشَّيْطَانِ قَالَ فَرَأَيْتُ لَيْلَةً أُخْرَى مُظْلِمَةً أَشَدَّ ظُلْمَةً مِنَ اللَّيْلَةِ الأُولَى ومِثْلَ مَا كُنْتُ رَأَيْتُ مِنَ النُّورِ وَالْمَشْهَدُ قَدِ امْتَلأ بِهِ فَأَعْلَمْتُ أُمِّي ذَلِكَ وَجِئْتُ بِهَا إِلَى الْمَكَانِ الَّذِي كُنْتُ فِيهِ حَتَّى رَأَتْ مَا رَأَيْتُ مِنَ النُّورِ وَامْتَلأ الْمَشْهَدُ مِنْهُ فَاسْتَعْظَمَتْ ذَلِكَ وَأَخَذَتْ فِي الْحَمْدِ لِلَّهِ عَزَّ وَجَلَّ إِلا أَنَّهَا لَمْ تُؤْمِنْ بِهِ كَإِيمَانِي فَقَصَدْتُ إِلَى الْمَشْهَدِ فَوَجَدْتُ الْبَابَ مُغْلَقاً فَقُلْتُ اللَّهُمَّ إِنْ كَانَ أَمْرُ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ حَقّاً فَافْتَحْ لِي هَذَا الْبَابَ ثُمَّ دَفَعْتُهُ بِيَدِي فَانْفَتَحَ فَقُلْتُ فِي نَفْسِي لَعَلَّهُ لَمْ يَكُنْ مُغْلَقاً عَلَى مَا وَجَبَ.فَغَلَّقْتُهُ حَتَّى عَلِمْتُ أَنَّهُ لَمْ يُمْكِنْ فَتْحُهُ إِلا بِمِفْتَاحٍ ثُمَّ قُلْتُ اللَّهُمَّ إِنْ كَانَ أَمْرُ الرِّضَا حَقّاً فَافْتَحْ لِي هَذَا الْبَابَ ثُمَّ دَفَعْتُهُ بِيَدِي فَانْفَتَحَ فَدَخَلْتُ وَزُرْتُ وَصَلَّيْتُ وَاسْتَبْصَرْتُ فِي أَمْرِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ فَكُنْتُ أَقْصِدُهُ بَعْدَ ذَلِكَ كُلَّ جُمُعَةٍ زَائِراً مِنْ نُوقَانَ وَأُصَلِّي عِنْدَهُ إِلَى وَقْتِي هَذَا
Isnād1- Abū Ṭālib al-Ḥusayn ibn ʿAbd Allāh ibn Banān al-Ṭāʾī a rapporté : J'ai entendu Muḥammad ibn ʿUmar al-Nūqānī dire :
Alors que je dormais à Nūqān, dans une de nos chambres hautes, par une nuit obscure, je m'éveillai soudain et regardai en direction du lieu où se trouve le sanctuaire de ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (que la paix soit sur lui) à Sanābād. Je vis une lumière qui s'éleva jusqu'à emplir tout le sanctuaire, et celui-ci devint lumineux comme en plein jour. Or j'étais dans le doute au sujet de la cause d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui) ; je n'avais pas su qu'elle était vraie. Ma mère — qui était de confession opposée (mukhālifa) — me dit : « Qu'as-tu ? » Je lui répondis : « J'ai vu une lumière éclatante dont le sanctuaire de Sanābād s'est rempli. » Ma mère dit : « Cela n'est rien ; ce n'est qu'une œuvre du Diable. » Il dit : Une autre nuit, plus sombre encore que la première, je vis la même chose : une lumière dont le sanctuaire était empli. J'en informai ma mère et l'amenai à l'endroit où je me trouvais, jusqu'à ce qu'elle vit elle-même la lumière que j'avais vue et le sanctuaire qui en était rempli. Elle en fut profondément impressionnée et se mit à louer Dieu — Puissant et Majestueux —, mais elle n'y crut pas autant que moi. Je me dirigeai alors vers le sanctuaire et trouvai la porte fermée à clé. Je dis : « Ô Dieu, si la cause d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui) est vraie, ouvre-moi cette porte. » Puis je la poussai de ma main, et elle s'ouvrit. Je me dis en moi-même : « Peut-être n'était-elle pas fermée comme il se doit. » Je la refermai donc, jusqu'à ce que je fusse certain qu'on ne pouvait l'ouvrir qu'avec une clé. Puis je dis : « Ô Dieu, si la cause d'al-Riḍā est vraie, ouvre-moi cette porte. » Puis je la poussai de ma main, et elle s'ouvrit. J'entrai, fis la visite de pèlerinage (ziyāra), priai, et je fus illuminé (istabṣartu) au sujet de la cause d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui). Par la suite, je me rendis chaque vendredi en pèlerinage auprès de lui depuis Nūqān, et je priai près de lui jusqu'à ce jour.
2- حَدَّثَنا أَبُو طالب الحُسَين بن عَبدُ اللَّه بن بنان الطائي قالَ:سَمِعْتُ أَبَا مَنْصُورِ بْنَ عَبْدِ الرَّزَّاقِ يَقُولُ لِحَاكِمِ طُوسَ الْمَعْرُوفِ بِالْبِيوَرْدِيِّ هَلْ لَكَ وَلَدٌ فَقَالَ لا فَقَالَ لَهُ أَبُو مَنْصُورٍ لِمَ لا تَقْصِدُ مَشْهَدَ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ وَتَدْعُو اللَّهَ عِنْدَهُ حَتَّى يَرْزُقَكَ وَلَداً فَإِنِّي سَأَلْتُ اللَّهَ تَعَالَى هُنَاكَ فِي حَوَائِجَ فَقُضِيَتْ لِي قَالَ الْحَاكِمُ فَقَصَدْتُ الْمَشْهَدَ عَلَى سَاكِنِهِ السَّلامُ وَدَعَوْتُ اللَّهَ تَعَالَى عِنْدَ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ أَنْ يَرْزُقَنِي وَلَداً فَرَزَقَنِي اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ وَلَداً ذَكَراً فَجِئْتُ إِلَى أَبِي مَنْصُورِ بْنِ عَبْدِ الرَّزَّاقِ وَأَخْبَرْتُهُ بِاسْتِجَابَةِ اللَّهِ تَعَالَى لِي فِي الْمَشْهَدِ فَوَهَبَ لِي وَأَعْطَانِي وَأَكْرَمَنِي عَلَى ذَلِكَقَالَ مُصَنِّفُ هَذَا الكِتابِ رَحِمَهُ اللهُ لَمَّا اسْتَأذَنْتُ الأمِيرَ السَّعِيدَ رُكْنَ الدَّوْلَةِ فِي زِيَارَةِ مَشْهَدِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ فَأذِنَ لِي فِي ذَلِكَ فِي رَجَبٍ مِنْ سَنَةِ اثْنَتَيْنِ وَخَمْسِينَ وَثَلاثَمِائَةٍ فَلَمَّا انْقَلَبْتُ عَنْهُ رَدَّنِي فَقَالَ لِي هَذَا مَشْهَدٌ مُبَارَكٌ قَدْ زُرْتُهُ وَسَأَلْتُ اللهَ تَعَالى حَوَائِجَ كَانَتْ فِي نَفْسِي فَقَضَاهَا لِي فَلا تُقَصِّرْ فِي الدُّعَاءِ لِي هُنَاكَ وَالزِّيَارَةِ عَنِّي فَإنَّ الدُّعَاءَ فِيهِ مُسْتَجَابٌ. فَضَمِنْتُ ذَلِكَ لَهُ وَوَفَيْتُ بِهِ فَلَمَّا عُدْتُ مِنَ الْمَشْهَدِ عَلَى سَاكِنِهِ التَّحِيَّةُ وَالسَّلاَمُ وَدَخَلتُ إلَيْهِ فَقَالَ لِي: هَلْ دَعَوْتَ لَنَا وَزُرْتَ عَنَّا؟ فَقُلتُ: نَعَمْ. فَقالَ لي: قَدْ أحْسَنْتَ، قَدْ صَحَّ لِي أنَّ الدُّعَاءَ فِي ذَلِكَ الْمَشْهَدِ مُسْتَجَابٌ.
Isnād2- Abū Ṭālib al-Ḥusayn ibn ʿAbd Allāh ibn Banān al-Ṭā’ī nous a rapporté : J’ai entendu Abū Manṣūr ibn ʿAbd al-Razzāq dire au juge de Ṭūs, connu sous le nom d’al-Bīwardī : « As-tu un enfant ? » Il répondit : « Non. » Alors Abū Manṣūr lui dit : « Pourquoi ne te rends-tu pas au sanctuaire d’al-Riḍā (que la paix soit sur lui) pour y invoquer Dieu jusqu’à ce qu’Il te gratifie d’un enfant ? Car j’ai demandé à Dieu — qu’Il soit exalté — là-bas pour des besoins qui m’ont été accordés. » Le juge dit : « Je me rendis donc au sanctuaire — que la paix soit sur son habitant — et j’invoquai Dieu — qu’Il soit exalté — auprès d’al-Riḍā (que la paix soit sur lui) pour qu’Il me gratifie d’un enfant. Alors Dieu — Puissant et Majestueux — me gratifia d’un enfant mâle. Je vins trouver Abū Manṣūr ibn ʿAbd al-Razzāq et l’informai que Dieu — qu’Il soit exalté — avait exaucé ma prière dans le sanctuaire. Il me fit don, me donna et m’honora pour cela. »
L’auteur de ce livre — que Dieu lui fasse miséricorde — dit : Lorsque je demandai la permission au prince bienheureux Rukn al-Dawla de visiter le sanctuaire d’al-Riḍā (que la paix soit sur lui), il me l’accorda au mois de rajab de l’an 352 (hégirien). Quand je pris congé de lui, il me rappela et me dit : « Ce sanctuaire est béni ; je l’ai visité et j’ai demandé à Dieu — qu’Il soit exalté — des besoins que j’avais en moi-même, et Il les a exaucés pour moi. Ne manque donc pas d’invoquer [Dieu] pour moi là-bas et de visiter en mon nom, car l’invocation y est exaucée. » Je m’y engageai pour lui et m’en acquittai. Lorsque je revins du sanctuaire — que l’hommage et la paix soient sur son habitant — et que j’entrai chez lui, il me dit : « As-tu invoqué pour nous et visité en notre nom ? » Je répondis : « Oui. » Il me dit alors : « Tu as bien agi. Il est établi pour moi que l’invocation dans ce sanctuaire est exaucée. »
3- حَدَّثَنا أَبُو نَصْرٍ أَحمَد بْنُ الْحُسَيْنِ الضَّبِّيُّ وَمَالَقِيتُ أَنْصَبَ مِنْهُ وَبَلَغَ مِنْ نَصْبِهِ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّد فَرْداً وَامْتَنَعَ مِنَ الصَّلاةِ عَلَى آلِهِ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا بَكْرٍ الْحَمَّامِيَّ الْفَرَّاءَ فِي سِكَّةِ حَرْبٍ بِنَيْسَابُورَ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ الْحَدِيثِ يَقُولُ أَوْدَعَنِي بَعْضُ النَّاسِ وَدِيعَةً فَدَفَنْتُهَا وَنَسِيتُ مَوْضِعَهَا فَلَمَّا أَتَى عَلَى ذَلِكَ مُدَّةٌ جَاءَنِي صَاحِبُ الْوَدِيعَةِ يُطَالِبُنِي بِهَا فَلَمْ أَعْرِفْ مَوْضِعَهَا وَتَحَيَّرْتُ وَاتَّهَمَنِي صَاحِبُ الْوَدِيعَةِ فَخَرَجْتُ مِنْ بَيْتِي مَغْمُوماً مُتَحَيِّراً وَرَأَيْتُ جَمَاعَةً مِنَ النَّاسِ يَتَوَجَّهُونَ إِلَى مَشْهَدِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ فَخَرَجْتُ مَعَهُمْ إِلَى الْمَشْهَدِ وَزُرْتُ وَدَعَوْتُ اللَّهَ أَنْ يُبَيِّنَ لِي مَوْضِعَ الْوَدِيعَةِ فَرَأَيْتُ هُنَاكَ فِيَما يَرَى النَّائِمُ كَأَنْ آتٍ أَتَانِي فَقَالَ لِي دَفَنْتَ الْوَدِيعَةَ فِي مَوْضِعِ كَذَا وَكَذَا فَرَجَعْتُ إِلَى صَاحِبِ الْوَدِيعَةِ فَأَرْشَدْتُهُ إِلَى ذَلِكَ الْمَوْضِعِ الَّذِي رَأَيْتُهُ فِي الْمَنَامِ وَأَنَا غَيْرُ مُصَدِّقٍ بِمَا رَأَيْتُ فَقَصَدَ صَاحِبُ الْوَدِيعَةِ ذَلِكَ الْمَكَانَ فَحَفَرَهُ وَاسْتَخْرَجَ مِنْهُ الْوَدِيعَةَ بِخَتْمِ صَاحِبِهَا فَكَانَ الرَّجُلُ بَعْدَ ذَلِكَ يُحَدِّثُ النَّاسَ بِهَذَا الْحَدِيثِ وَيَحُثُّهُمْ عَلَى زِيَارَةِ هَذَا الْمَشْهَدِ عَلَى سَاكَنِهِ التَّحِيَّةُ وَالسَّلامُ.
Isnād3. Abū Naṣr Aḥmad b. al-Ḥusayn al-Ḍabbī nous a rapporté — et je n'ai jamais rencontré plus acharné (nāṣib, partisan de l'hostilité envers les Alides) que lui, au point qu'il disait : « Ô Dieu, prie sur Muḥammad seul » et refusait de prier sur sa famille —, il dit : J'ai entendu Abū Bakr al-Ḥammāmī al-Farrā' dans la ruelle de Ḥarb à Nīshābūr, qui était un traditionaliste, dire :
« Un particulier m'a confié un dépôt ; je l'ai enterré mais j'en ai oublié l'endroit. Après un certain temps, le propriétaire du dépôt vint me réclamer son bien. Ne sachant plus où il se trouvait, je fus perplexe, et le propriétaire m'accusa. Je sortis de chez moi affligé et troublé, lorsque j'aperçus un groupe de personnes qui se dirigeaient vers le sanctuaire (mashhad) d'al-Riḍā (sur lui la paix). Je partis avec eux jusqu'au sanctuaire, j'y fis ma visite pieuse (ziyāra) et j'invoquai Dieu afin qu'Il me montre l'endroit du dépôt. Pendant mon sommeil, je vis comme si un visiteur venait à moi et me disait : "Tu as enterré le dépôt à tel et tel endroit." Je retournai donc chez le propriétaire du dépôt et le guidai vers cet endroit que j'avais vu en rêve, bien que je n'accordais pas foi à ma vision. Le propriétaire du dépôt se rendit sur place, creusa et en retira le dépôt, toujours muni du sceau de son propriétaire. Par la suite, cet homme racontait ce récit aux gens et les incitait à visiter ce sanctuaire — sur celui qui y repose la salutation et la paix. »
4- حَدَّثَنا أَبُو جَعفَر مُحَمَّد بن أبي القاسم بن مُحَمَّد بن الفَضلالتميمي الهرويرحمه الله قالَ سَمِعتُ أبا الحَسَن عَلِيٍّ بن الحَسَن القهستاني قالَ كُنْتُ بِمَرْوِاَلرُّودِ فَلَقِيتُ بِهَا رَجُلاً مِنْ أَهْلِ مِصْرَ مُجْتَازاً اسْمُهُ حَمْزَةُ فَذَكَرَ أَنَّهُ خَرَجَ مِنْ مِصْرَ زَائِراً إِلَى مَشْهَدِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ بِطُوسَ وَأَنَّهُ لَمَّا دَخَلَ الْمَشْهَدَ كَانَ قُرْبَ غُرُوبِ الشَّمْسِ فَزَارَ وَصَلَّى وَلَمْ يَكُنْ ذَلِكَ الْيَوْمَ زَائِراً غَيْرُهُ فَلَمَّا صَلَّى الْعَتَمَةَ أَرَادَ خَادِمُ الْقَبْرِ أَنْ يُخْرِجَهُ وَيُغْلِقَ الْبَابَ فَسَأَلَهُ أَنْ يُغْلِقَ عَلَيْهِ الْبَابَ وَيَدَعَهُ فِي الْمَشْهَدِ لِيُصَلِّيَ فِيهِ فَإِنَّهُ جَاءَ مِنْ بَلَدٍ شَاسِعٍ وَلا يُخْرِجَهُ وَأَنَّهُ لا حَاجَةَ لَهُ فِي الْخُرُوجِ فَتَرَكَهُ وَغَلَقَ عَلَيْهِ الْبَابَ وَأَنَّهُ كَانَ يُصَلِّي وَحْدَهُ إِلَى أَنْ أَعْيَا.فَجَلَسَ وَوَضَعَ رَأْسَهُ عَلَى رُكْبَتَيْهِ يَسْتَرِيحُ سَاعَةً فَلَمَّا رَفَعَ رَأْسَهُ رَأَى فِي الْجِدَارِ مُوَاجَهَةَ وَجْهِهِ رُقْعَةً عَلَيْهَا هَذَانِ الْبَيْتَانِ.مَنْ سَرَّهُ أَنْ يَرَى قَبْراً بِرُؤْيَتِهِفَلْيَأْتِ ذَا الْقَبْرَ إِنَّ اللَّهَ أَسْكَنَهُيُفَرِّجُ اللَّهُ عَمَّنْ زَارَهُ كُرَبَهسُلالَةً مِنْ نَبِيِّ اللَّهِ مُنْتَجَبَةقَالَ فَقُمْتُ وَأَخَذْتُ فِي الصَّلاةِ إِلَى وَقْتِ السَّحَرِ ثُمَّ جَلَسْتُ كَجِلْسَتِيَ الأُولَى وَوَضَعْتُ رَأْسِي عَلَى رُكْبَتَيَّ فَلَمَّا رَفَعْتُ رَأْسِي لَمْ أَرَ مَا عَلَى الْجِدَارِ شَيْئاً وَكَانَ الَّذِي أَرَاهُ مَكْتُوباً رَطْباً كَأَنَّهُ كُتِبَ فِي تِلْكَ السَّاعَةِ قَالَ فَانْفَلَقَ الصُّبْحُ وَفُتِحَ الْبَابُ وَخَرَجْتُ مِنْ هُنَاكَ
IsnādAbū Jaʿfar Muḥammad ibn Abī al-Qāsim ibn Muḥammad ibn al-Faḍl al-Tamīmī al-Harawī — que Dieu lui fasse miséricorde — a rapporté : j’ai entendu Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn al-Ḥasan al-Qahistānī dire : j’étais à Marw al-Rūdh, et j’y rencontrai un homme d’Égypte de passage, nommé Ḥamza, qui raconta qu’il était parti d’Égypte en pèlerinage vers le mausolée d’al-Riḍā (que la paix soit sur lui) à Ṭūs
Il raconta : lorsqu'il entra dans le mausolée, c'était proche du coucher du soleil. Il fit la visitation pieuse (ziyāra) et pria, et il n'y avait ce jour-là aucun autre visiteur que lui. Lorsqu'il eut accompli la prière du soir (al-ʿatama), le gardien du tombeau voulut le faire sortir et fermer la porte. Le visiteur lui demanda de fermer la porte sur lui et de le laisser dans le mausolée pour y prier, car il était venu d'un pays lointain, et de ne pas le faire sortir, disant qu'il n'avait aucun besoin de sortir. Alors le gardien le laissa, ferma la porte sur lui, et il pria seul jusqu'à ce qu'il fût épuisé. Il s'assit donc, posa sa tête sur ses genoux pour se reposer un moment. Lorsqu'il releva la tête, il vit sur le mur, en face de son visage, un feuillet sur lequel étaient écrits ces deux vers : « Que celui que réjouit la vue d'une tombe par sa contemplation Vienne vers cette tombe — Dieu l'a certes habitée — Dieu soulagera de ses angoisses quiconque la visitera, Car elle contient une descendance élue du Prophète de Dieu. » Il dit : je me levai et me remis à prier jusqu'à l'heure de l'aube (saḥar). Puis je m'assis comme la première fois et posai ma tête sur mes genoux. Lorsque je relevai la tête, je ne vis plus rien sur le mur. Or ce que j'avais vu écrit était encore frais, comme si cela avait été écrit à l'instant même. Il dit : l'aube se leva, la porte fut ouverte, et je sortis de cet endroit.
5- حَدَّثَنا أَبُو عَلِيٍّ مُحَمَّد بن أَحمَد بن مُحَمَّد بن يحيىالمعاذي النيسابوري قالَ حَدَّثَنا أَبُو الحَسَن عَلِيٍّ بن أَحمَد بن عَلِيٍّ البصري المعدل قالَ رَأَى رَجُلٌ مِنَ الصَّالِحِينَ فِيَما يَرَى النَّائِمُ الرَّسُولَ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ فَقَالَ لَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ مَنْ أَزُورُ مِنْ أَوْلادِكَ فَقَالَ إِنَّ مِنْ أَوْلادِي مَنْ أَتَانِي مَسْمُوماً وَإِنَّ مِنْ أَوْلادِي مَنْ أَتَانِي مَقْتُولاً قَالَ فَقُلْتُ لَهُ فَمَنْ أَزُورُ مِنْهُمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَعَ تَشَتُّتِ أَمَاكِنِهِمْ أَوْ قَالَ مَشَاهِدِهِمْ قَالَ مَنْ هُوَ أَقْرَبُ مِنْكَ يَعْنِي بِالُْمجَاوَرَةِ وَهُوَ مَدْفُونٌ بِأَرْضِ الْغُرْبَةِ قَالَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ تَعْنِي الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ فَقَالَ صَلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ قُلْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ [وآله] قُلْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ [وآله] قُلْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ [وآله] ثَلاثاً.
Isnād5- Nous a rapporté Abū ʿAlī Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Yaḥyā al-Muʿādhī al-Nīsābūrī, qui dit : nous a rapporté Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Aḥmad ibn ʿAlī al-Baṣrī al-Muʿaddil, qui dit :
Un homme parmi les pieux vit en songe le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — et lui dit : « Ô Messager de Dieu, lequel de tes descendants dois-je visiter ? » Il répondit : « Parmi mes descendants, il en est un qui est venu à moi empoisonné, et parmi mes descendants, il en est un qui est venu à moi tué. » L’homme dit : « Je lui dis alors : Lequel d’entre eux dois-je visiter, ô Messager de Dieu, étant donné la dispersion de leurs lieux — ou bien il dit : de leurs sanctuaires ? » Il répondit : « Celui qui est le plus proche de toi » — voulant dire par la proximité (al-mujāwara) — « et il est enterré en terre d’exil (arḍ al-ghurba). » L’homme dit : « Je dis : Ô Messager de Dieu, veux-tu dire ar-Riḍā — sur lui la paix ? » Alors il — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — dit : « Dis : Que Dieu prie sur lui [et sur sa Famille] ! Dis : Que Dieu prie sur lui [et sur sa Famille] ! Dis : Que Dieu prie sur lui [et sur sa Famille] ! » — trois fois.
6- حَدَّثَنا أَبُو عَلِيٍّ مُحَمَّد بن أَحمَد بن مُحَمَّد بن يحيىالمعاذي قالَ حَدَّثَنا أَبُو عمرو ومُحَمَّد بن عَبدُ اللَّه الحكمي الحاكِم بنوقان قالَ خَرَجَ عَلَيْنَا رَجُلانِ مِنَ الرَّيِّ بِرِسَالَةِ بَعْضِ السَّلاطِينِ بِهَا إِلَى الأَمِيرِ نَصْرِ بْنِ أَحمَد بِبُخَارَى وَكَانَ أَحَدُهُمَا مِنْ أَهْلِ رَيٍّ وَالآْخَرُ مِنْ أَهْلِ قُمَّ وَكَانَ الْقُمِّيُّ عَلَى الْمَذْهَبِ الَّذِي كَانَ قَدِيماً بِقُمَّ فِي النَّصْبِ وَكَانَ الرَّازِيُّ مُتَشَيِّعاً.فَلَمَّا بَلَغَا نَيْسَابُورَ قَالَ الرَّازِيُّ لِلْقُمِّيِّ أَلا نَبْدَأُ بِزِيَارَةِ الرِّضَا ثُمَّ نَتَوَجَّهُ إِلَى بُخَارَى فَقَالَ الْقُمِّيُّ قَدْ بَعَثَنَا سُلْطَانُنَا بِرِسَالَةٍ إِلَى الْحَضْرَةِ بِبُخَارَى فَلا يَجُوزُ لَنَا أَنْ نَشْتَغِلَ بِغَيْرِهَا حَتَّى نَفْرُغَ مِنْهَا فَقَصَدَا بُخَارَى وَأَدَّيَا الرِّسَالَةَ وَرَجَعَا حَتَّى إِذَا حَاذَيَا طُوسَ فَقَالَ الرَّازِيُّ لِلْقُمِّيِّ أَلا نَزُورُ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ قَالَ خَرَجْتُ مِنَ الرَّيِّ مُرْجِئاً لا أَرْجِعُ إِلَيْهَا رَافِضِيّاً قَالَ فَسَلَّمَ الرَّازِيُّ أَمْتِعَتَهُ وَدَوَابَّهُ إِلَيْهِ وَرَكِبَ حِمَاراً وَقَصَدَ مَشْهَدَ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ وَقَالَ لِخُدَّامِ الْمَشْهَدِ خَلُّوا الْمَشْهَدَ لِي هَذِهِ اللَّيْلَةَ وَادْفَعُوا إِلَيَّ مَفَاتِحَهُ فَفَعَلُوا ذَلِكَ قَالَ فَدَخَلْتُ الْمَشْهَدَ وَغَلَّقْتُ الْبَابَ وَزُرْتُ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ ثُمَّ قُمْتُ عِنْدَ رَأْسِهِ وَصَلَّيْتُ مَا شَاءَ اللَّهُ تَعَالَى وَابْتَدَأْتُ فِي قِرَاءَةِ الْقُرْآنِ مِنْ أَوَّلِهِ قَالَ فَكُنْتُ أَسْمَعُ صَوْتاً بِالْقُرْآنِ كَمَا أَقْرَأُ فَقَطَعْتُ صَلاتِي وَزُرْتُ الْمَشْهَدَ كُلَّهُ وَطَلَبْتُ نَوَاحِيَهُ فَلَمْ أَرَ أَحَداً فَعُدْتُ إِلَى مَكَانِي وَأَخَذْتُ فِي الْقِرَاءَةِ مِنْ أَوَّلِ الْقُرْآنِ فَكُنْتُ أَسْمَعُ الصَّوْتَ كَمَا أَقْرَأُ لا يَنْقَطِعُ فَسَكَتُّ هُنَيْئَةً وَأَصْغَيْتُ بِأُذُنِي فَإِذَا الصَّوْتُ مِنَ الْقَبْرِ فَكُنْتُ أَسْمَعُ مِثْلَ مَا أَقْرَأُ حَتَّى بَلَغْتُ آخِرَ سُورَةِ مَرْيَمَ عَلَيْهِ السَّلامُ فَقَرَأْتُ: (يَوْمَ نَحْشُرُ الْمُتَّقِينَ إِلَى الرَّحْمنِ وَفْداً وَنَسُوقُ الُْمجْرِمِينَ إِلى جَهَنَّمَ وِرْداً). فَسَمِعْتُ الصَّوْتَ مِنَ الْقَبْرِ يَوْمَ يُحْشَرُ الْمُتَّقُونَ إِلَى الرَّحْمَنِ وَفْداً وَيُسَاقَ الُْمجْرِمُونَ إِلَى جَهَنَّمَ وِرْداً حَتَّى خَتَمْتُ الْقُرْآنَ وَخَتَمَ فَلَمَّا أَصْبَحْتُ رَجَعْتُ إِلَى نُوقَانَ فَسَأَلْتُ مَنْ بِهَا مِنَ الْمُقْرِءِينَ عَنْ هَذِهِ الْقِرَاءَةِ فَقَالُوا هَذَا فِي اللَّفْظِ وَالْمَعْنَى مُسْتَقِيمٌ لَكِنَّ لا نَعْرِفُ فِي قِرَاءَةِ أَحَدٍ قَالَ فَرَجَعْتُ إِلَى نَيْسَابُورَ فَسَأَلْتُ مَنْ بِهَا مِنَ الْمُقْرِءِينَ عَنْ هَذِهِ الْقِرَاءَةِ فَقُلْتُ مَنْ قَرَأَ يَوْمَ يُحْشَرُ الْمُتَّقُونَ إِلَى الرَّحْمَنِ وَفْداً وَيُسَاقُ الُْمجْرِمُونَ إِلَى جَهَنَّمَ وِرْداً فَقَالَ لِي مِنْ أَيْنَ جِئْتَ بِهَذَا؟فَقُلْتُ وَقَعَ لِيَ احْتِيَاجٌ إِلَى مَعْرِفَتِهَا فِي أَمْرٍ حَدَثَ فَقَالَ هَذِهِ قِرَاءَةُ رَسُولِ اللَّهِ صَلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ مِنْ رِوَايَةِ أَهْلِ الْبَيْتِ عَلَيْهِ السَّلامُ ثُمَّ اسْتَحْكَانِيَ السَّبَبَ الَّذِي مِنْ أَجْلِهِ سَأَلْتُ عَنْ هَذِهِ الْقِرَاءَةِ فَقَصَصْتُ عَلَيْهِ الْقِصَّةَ وَصَحَّتْ لِيَ الْقِرَاءَةُ.
IsnādNous a rapporté Abū ʿAlī Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Yaḥyā al-Muʿādhī : nous a rapporté Abū ʿAmr wa Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Ḥakamī le gouverneur de Nūqān :
Deux hommes de Rayy partirent chez nous, portant une lettre de l'un des sultans destinée à l'émir Naṣr ibn Aḥmad à Bukhārā. L'un des deux était de Rayy, l'autre de Qumm. Le Qummī suivait l'ancienne doctrine de Qumm, dans le naṣb (hostilité envers ʿAlī, paix sur lui), et le Rāzī était mutashayyiʿ (partisan des chiites). Lorsqu'ils arrivèrent à Nishābūr, le Rāzī dit au Qummī : « Ne devrions-nous pas commencer par la ziyāra (visite pieuse) d’al-Riḍā (paix sur lui), puis nous diriger vers Bukhārā ? » Le Qummī répondit : « Notre sultan nous a envoyés avec une lettre à la cour de Bukhārā ; il ne nous est pas permis de nous occuper d'autre chose avant d'avoir accompli cette mission. » Ils se dirigèrent donc vers Bukhārā, remirent la lettre, puis repartirent. Lorsqu'ils furent en vue de Ṭūs, le Rāzī dit au Qummī : « Ne visiterons-nous pas al-Riḍā (paix sur lui) ? » Le Qummī répondit : « Je suis sorti de Rayy comme Murjiʾī (partisan du murji'a) ; je n'y reviendrai pas comme Rāfiḍī (chiite). » Alors le Rāzī confia ses bagages et ses montures au Qummī, monta un âne et se dirigea vers le Mashhad d’al-Riḍā (paix sur lui). Il dit aux serviteurs du Mashhad : « Laissez-moi le Mashhad pour cette nuit et donnez-moi ses clés. » Ils firent ainsi. Il dit : « J'entrai dans le Mashhad, verrouillai la porte, fis la ziyāra d’al-Riḍā (paix sur lui), puis me tins à la tête (de sa tombe), priai autant que Dieu Très-Haut voulut, et commençai la récitation du Coran depuis son début. J'entendais une voix récitant le Coran comme je le récitais. J'interrompis ma prière, fis la ziyāra de tout le Mashhad et en inspectai les alentours, mais ne vis personne. Je retournai à ma place et recommençai la récitation depuis le début du Coran ; j'entendais la voix comme je récitais, sans interruption. Je me tus un instant et tendis l'oreille ; alors la voix venait de la tombe. J'entendais pareillement à ce que je récitais jusqu'à ce que j'atteignis la fin de la sourate Maryam (paix sur elle) ; je récitai : « Le jour où Nous rassemblerons les pieux devant le Tout-Miséricordieux, en cortège, et pousserons les criminels vers l'Enfer, altérés. » J'entendis la voix depuis la tombe : « Le jour où seront rassemblés les pieux devant le Tout-Miséricordieux, en cortège, et seront poussés les criminels vers l'Enfer, altérés », jusqu'à ce que j'eus achevé le Coran et qu'Il l'acheva. Quand vint le matin, je retournai à Nūqān et interrogeai les récitateurs qui s'y trouvaient au sujet de cette récitation ; ils dirent : « Ceci est correct dans la lettre et le sens, mais nous ne le connaissons dans la récitation d'aucune personne. » Il dit : « Je retournai à Nishābūr et interrogeai les récitateurs qui s'y trouvaient au sujet de cette récitation : “Qui a récité : « Le jour où seront rassemblés les pieux devant le Tout-Miséricordieux, en cortège, et seront poussés les criminels vers l'Enfer, altérés » ?” Il me dit : “D'où tiens-tu cela ?” Je répondis : “J'ai eu besoin de le savoir pour une affaire survenue.” Il dit : “C'est la récitation du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) selon la transmission des Gens de la Maison (paix sur eux).” Puis il me pressa de lui révéler la raison pour laquelle j'avais posé cette question ; je lui racontai l'histoire, et la récitation me fut confirmée. »
7- حَدَّثَنا أَبُو عَلِيٍّ مُحَمَّد بن أَحمَد بن مُحَمَّد بن يحيىالمعاذي قالَ حَدَّثَنا أَبُو الحَسَن مُحَمَّد بن أبي عَبدُ اللَّه الهروي قالَ حَضَرَ الْمَشْهَدَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ بَلْخٍ وَمَعَهُ مَمْلُوكٌ لَهُ فَزَارَ هُوَ وَمَمْلُوكُهُ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ وَقَامَ الرَّجُلُ عِنْدَ رَأْسِهِ يُصَلِّي وَمَمْلُوكُهُ عِنْدَ رِجْلَيْهِ فَلَمَّا فَرَغَا مِنْ صَلاتِهِمَا سَجَدَا فَأَطَالا سُجُودَهُمَا فَرَفَعَ الرَّجُلُ رَأْسَهُ مِنَ السُّجُودِ قَبْلَ الْمَمْلُوكِ وَدَعَا بِالْمَمْلُوكِ فَرَفَعَ رَأْسَهُ مِنَ السُّجُودِ وَقَالَ لَبَّيْكَ يَا مَوْلايَ فَقَالَ لَهُ تُرِيدُ الْحُرِّيَّةَ فَقَالَ نَعَمْ فَقَالَ أَنْتَ حُرٌّ لِوَجْهِ اللَّهِ تَعَالَى وَمَمْلُوكَتِي فُلانَةُ بِبَلخٍ حُرَّةٌ لِوَجْهِ اللَّهِ وَقَدْ زَوَّجْتُهَا مِنْكَ بِكَذَا وَكَذَا مِنَ الصَّدَاقِ وَضَمِنْتُ لَهَا ذَلِكَ عَنْكَ وَضَيْعَتِيَ الْفُلانِيَّةُ وَقْفٌ عَلَيْكُمَا وَعَلَى أَوْلادِكُمَا وَأَوْلادِ أَوْلادِكُمَا مَا تَنَاسَلُوا بِشَهَادَةِ هَذَا الإِمَامِ عَلَيْهِ السَّلامُ فَبَكَى الْغُلامُ وَحَلَفَ بِاللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَبِالإِمَامِ أَنَّهُ مَا كَانَ يَسْأَلُ فِي سُجُودِهِ إِلا هَذِهِ الْحَاجَةَ بِعَيْنِهَا وَقَدْ تَعَرَّفْتُ الإِجَابَةَ مِنَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ بِهَذِهِ السُّرْعَةِ.
IsnādAbū ʿAlī Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Yaḥyā al-Maʿādhī nous a rapporté, d'après Abū al-Ḥasan Muḥammad ibn Abī ʿAbd Allāh al-Harawī, qui a dit :
Un homme originaire de Balkh se rendit au sanctuaire (mashhad) avec un serviteur qui lui appartenait. Il visita, lui et son serviteur, ar-Riḍā (sur lui la paix). L'homme se tint à la tête [de la tombe] pour prier, et son serviteur, à ses pieds. Lorsqu'ils eurent terminé leur prière, ils se prosternèrent et prolongèrent leur prosternation. L'homme releva la tête de la prosternation avant le serviteur et appela le serviteur. Celui-ci releva la tête de la prosternation et dit : « Me voici, ô mon maître ! » Il lui dit : « Désires-tu la liberté ? » Il répondit : « Oui. » Il dit alors : « Tu es libre pour la Face de Dieu Très-Haut, et ma servante une telle, à Balkh, est libre pour la Face de Dieu. Je te l'ai donnée en mariage avec tel et tel montant de dot (ṣadāq), et je me porte garant pour toi de cela. Et ma propriété une telle est constituée en waqf (fondation pieuse) pour vous deux, pour vos enfants et les enfants de vos enfants, tant qu'ils se succéderont, sous le témoignage de cet Imam (sur lui la paix). » Alors le jeune homme pleura et jura par Dieu Puissant et Majestueux et par l'Imam qu'il n'avait demandé dans sa prosternation que ce besoin précis, et qu'il avait reconnu l'exaucement de Dieu Puissant et Majestueux à cette rapidité.
8- حَدَّثَنا أَبُو عَلِيٍّ مُحَمَّد بن أَحمَد بن مُحَمَّد بن يحيىالعطار المعاذي قالَ حَدَّثَنا أَبُو النصر المؤذن النيسابوري قالَ أَصَابَتْنِي عِلَّةٌ شَدِيدَةٌ ثَقُلَ مِنْهَا لِسَانِي فَلَمْ أَقْدِرْ عَلَى الْكَلامِ فَخَطَر بِبَالِي أَنْ أَزُورَ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ وَأَدْعُوَاللَّهَ عِنْدَهُ وَأَجْعَلَهُ شَفِيعِي إِلَيْهِ حَتَّى يُعَافِيَنِي مِنْ عِلَّتِي وَيُطْلِقَ لِسَانِي فَرَكِبْتُ حِمَاراً وَقَصَدْتُ الْمَشْهَدَ وَزُرْتُ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ وَقُمْتُ عِنْدَ رَأْسِهِ وَصَلَّيْتُ رَكْعَتَيْنِ وَسَجَدْتُ وَكُنْتُ فِي الدُّعَاءِ وَالتَّضَرُّعِ مُسْتَشْفِعاً بِصَاحِبِ هَذَا الْقَبْرِ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ أَنْ يُعَافِيَنِي مِنْ عِلَّتِي وَيَحُلَّ عُقْدَةَ لِسَانِي.فَذَهَبَ بِيَ النَّوْمُ فِي سُجُودِي فَرَأَيْتُ فِي الْمَنَامِ كَأَنَّ الْقَبْرَ قَدِ انْفَرَجَ وَخَرَجَ مِنْهُ رَجُلٌ كَهْلٌ آدَمُ شَدِيدُ الأُدْمَةِ فَدَنَا مِنِّي وَقَالَ لِي يَا أَبَا النَّصْرِ قُلْ لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ قَالَ فَأَوْمَأْتُ إِلَيْهِ كَيْفَ أَقُولُ ذَلِكَ وَلِسَانِي مُنْغَلِقٌ فَصَاحَ عَلَيَّ صَيْحَةً فَقَالَ تُنْكِرُ لِلَّهِ قُدْرَةً قُلْ لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ قَالَ فَانْطَلَقَ لِسَانِي فَقُلْتُ لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ وَرَجَعْتُ إِلَى مَنْزِلِي رَاجِلاً وَكُنْتُ أَقُولُ لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ وَانْطَلَقَ لِسَانِي وَلَمْ يَنْغَلِقْ بَعْدَ ذَلِكَ.
Isnād8- Abū ʿAlī Muḥammad b. Aḥmad b. Muḥammad b. Yaḥyā al-ʿAṭṭār al-Muʿādhī nous a rapporté, il a dit : Abū al-Naṣr le muezzin al-Naysābūrī nous a rapporté
Il a dit : Une maladie grave m'atteignit, à cause de laquelle ma langue devint lourde et je ne pus parler. L'idée me vint de visiter ar-Riḍā (ʿalayhi as-salām) et d'invoquer Dieu auprès de lui, en le prenant pour intercesseur auprès de Lui, afin qu'Il me guérisse de ma maladie et qu'Il délie ma langue. Je montai donc un âne et me dirigeai vers le sanctuaire. Je visitai ar-Riḍā (ʿalayhi as-salām), me tins auprès de sa tête, accomplis deux rakʿa (unités de prière) et me prosternai. Alors que j'étais en invocation et en imploration, prenant pour intercesseur le maître de cette tombe auprès de Dieu — Puissant et Majestueux — afin qu'Il me guérisse de ma maladie et qu'Il dénoue le nœud de ma langue, le sommeil me gagna pendant ma prosternation. Je vis en songe comme si la tombe s'ouvrait et qu'il en sortait un homme d'âge mûr, à la peau très brune. Il s'approcha de moi et me dit : « Ô Abū al-Naṣr, dis : Lā ilāha illā Allāh (nulle divinité sinon Dieu). » Je lui fis signe : « Comment puis-je dire cela alors que ma langue est close ? » Il poussa alors un cri contre moi et dit : « Nies-tu la puissance de Dieu ? Dis : Lā ilāha illā Allāh. » Alors ma langue se délia et je dis : Lā ilāha illā Allāh. Je retournai chez moi à pied, en répétant Lā ilāha illā Allāh. Ma langue était déliée et elle ne se referma plus après cela.
9- حَدَّثَنا أَبُو عَلِيٍّ مُحَمَّد بن أَحمَد المعاذي قالَ سَمِعتُ أباالنصر المُوَدَّب يَقُولُ: امْتَلا السَّيْلُ يَوْماً سَنَابَادَ وَكَانَ الْوَادِي أَعْلَى مِنَ الْمَشْهَدِ فَأَقْبَلَ السَّيْلُ حَتَّى إِذَا قَرُبَ مِنَ الْمَشْهَدِ خِفْنَا عَلَى الْمَشْهَدِ مِنْهُ فَارْتَفَعَ بِإِذْنِ اللَّهِ وَقُدْرَتِهِ عَزَّ وَجَلَّ وَوَقَعَ فِي قَنَاةٍ أَعْلَى مِنَ الْوَادِي وَلَمْ يَقَعْ فِي الْمَشْهَدِ مِنْهُ شَيْءٌ.
IsnādAbū ʿAlī Muḥammad ibn Aḥmad al-Muʿādhī nous a rapporté — il a dit : j'ai entendu Abā al-Naṣr al-Muʾaddab dire :
Un jour, le torrent emplit Sanābād ; la vallée était plus haute que le mausolée (al-mashhad). Le torrent arriva, et lorsqu'il fut proche du mausolée, nous craignîmes pour celui-ci à cause de lui. Alors il s'éleva, par la permission et la puissance de Dieu — Puissant et Majestueux —, et se jeta dans un canal situé plus haut que la vallée, sans qu'aucune [parcelle] du torrent n'atteigne le mausolée.
10- حَدَّثَنا أَبُو الفَضل مُحَمَّد بن أَحمَد بن إسماعيل السليطيالنيسابوري قالَ حَدَّثَني مُحَمَّد بن أَحمَد السناني النيسابوري قالَ: كُنْتُ فِي خِدْمَةِ الأَمِيرِ أَبِي نَصْرِ بْنِ أَبِي عَلِيٍّ الصَّغَانِيِّ صَاحِبِ الْجَيْشِ وَكَانَ مُحْسِناً إِلَيَّ صَحِبْتُهُ إِلَى صَغَانِيَانَ وَكَانَ أَصْحَابُهُ يَحْسُدُونَنِي عَلَى مَيْلِهِ إِلَيَّ وَإِكْرَامِهِ لِي فَسَلَّمَ إِلَيَّ فِي بَعْضِ الأَوْقَاتِ كِيساً فِيهِ ثَلاثَةُ آلافِ دِرْهَمٍ وَخَتَمَهُ وَأَمَرَنِي أَنْ أُسَلِّمَهُ فِي خِزَانَتِهِ فَخَرَجْتُ مِنْ عِنْدِهِ فَجَلَسْتُ فِي الْمَكَانِ الَّذِي يَجْلِسُ فِيهِ الْحُجَّابُ وَوَضَعْتُ الْكِيسَ عِنْدِي وَجَعَلْتُ أُحَدِّثُ النَّاسَ فِي شُغُلٍ لِي فَسُرِقَ ذَلِكَ الْكِيسُ وَلَمْ أَشْعُرْ بِهِ وَكَانَ لِلأَمِيرِ أَبِي النَّصْرِ غُلامٌ يُقَالُ لَهُ خطلخ تاش وَكَانَ حَاضِراً فَلَمَّا نَظَرْتُ لَمْ أَرَ الْكِيسَ فَأَنْكَرَ جَمِيعُهُمْ أَنْ يَعْرِفُوا لَهُ خَبَراً وَقَالُوا لِي مَا وَضَعْتَ هَاهُنَا شَيْئاً فَلِمَا وَضَعْتَ هَذَا الافْتِعَالَ وَكُنْتُ عَارِفاً بِحَسَدِهِمْ لِي فَكَرِهْتُ تَعْرِيفَ الأَمِيرِ أَبِي النَّصْرِ الصَّغَانِيِّ لِذَلِكَ خَشْيَةَ أَنْ يَتَّهِمَنِي وَبَقِيتُ مُتَحَيِّراً مُتَفَكِّراً لا أَدْرِي مَنْ أَخَذَ الْكِيسَ وَكَانَ أَبِي إِذَا وَقَعَ لَهُ أَمْرٌ يَحْزُنُهُ فَزِعَ إِلَى مَشْهَدِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ فَزَارَهُ وَدَعَا اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ عِنْدَهُ وَكَانَ يُكْفَى ذَلِكَ عِنْدَهُ وَيُفَرَّجُ عَنْهُ.فَدَخَلْتُ إِلَى الأَمِيرِ أَبِي النَّصْرِ مِنَ الْغَدِ فَقُلْتُ أَيُّهَا الأَمِيرُ تَأْذَنُ لِي فِي الْخُرُوجِ إِلَى طُوسَ فَلِي بِهَا شُغُلٌ فَقَالَ لِي وَمَا هُوَ قُلْتُ لِي غُلامٌ طُوسِيٌّ فَهَرَبَ مِنِّي وَقَدْ فَقَدْتُ الْكِيسَ وَأَنَا أَتَّهِمُهُ بِهِ فَقَالَ لِيَ انْظُرْ أَنْ لا تُفْسِدَ حَالَكَ عِنْدَنَا بِخِيَانَةٍ فَقُلْتُ أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْ ذَلِكَ فَقَالَ وَمَنْ يَضْمَنُ لِيَ الْكِيسَ إِنْ تَأَخَّرْتَ فَقُلْتُ لَهُ إِنْ لَمْ أَعُدْ بَعْدَ أَرْبَعِينَ يَوْماً فَمَنْزِلِي وَمِلْكِي بَيْنَ يَدَيْكَ اكْتُبْ إِلَى أَبِي الْحَسَنِ الْخُزَاعِيِّ بِالْقَبْضِ عَلَى جَمِيعِ أَسْبَابِي بِطُوسَ فَأَذِنَ لِي وَكُنْتُ أَكْتَرِي مِنْ مَنْزِلٍ إِلَى مَنْزِلٍ حَتَّى وَافَيْتُ الْمَشْهَدَ عَلَى سَاكِنِهِ السَّلامُ فَزُرْتُ وَدَعَوْتُ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ عِنْدَ رَأْسِ الْقَبْرِ أَنْ يَطَّلِعَنِي عَلَى مَوْضِعِ الْكِيسِ فَذَهَبَ بِيَ النَّوْمُ هُنَاكَ فَرَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ فِي الْمَنَامِ يَقُولُ لِي قُمْ فَقَدْ قَضَى اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ حَاجَتَكَ فَقُمْتُ وَجَدَّدْتُ الْوُضُوءَ وَصَلَّيْتُ مَا شَاءَ اللَّهُ فَذَهَبَ بِيَ النَّوْمُ فَرَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ فِي الْمَنَامِ فَقَالَ الْكِيسُ سَرَقَهُ خطلخ تاش وَدَفَنَهُ تَحْتَ الْكَانُونِ فِي بَيْتِهِ وَهُوَ هُنَاكَ بِخَتْمِ أَبِي النَّصْرِ الصَّغَانِيِّ قَالَ فَانْصَرَفْتُ إِلَى الأَمِيرِ أَبِي نَصْرٍ الصَّغَانِيِّ قَبْلَ الْمِيعَادِ بِثَلاثَةِ أَيَّامٍ فَلَمَّا دَخَلْتُ عَلَيْهِ قُلْتُ قَدْ قَضَيْتُ حَاجَتِي فَقَالَ الْحَمْدُ لِلَّهِ فَخَرَجْتُ وَغَيَّرْتُ ثِيَابِي وَعُدْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ أَيْنَ الْكِيسُ فَقُلْتُ لَهُ الْكِيسُ مَعَ خطلخ تاش فَقَالَ مِنْ أَيْنَ عَلِمْتَ فَقُلْتُ أَخْبَرَنِي بِهِ رَسُولُ اللَّهِ فِي مَنَامِي عِنْدَ قَبْرِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ فَاقْشَعَرَّ بَدَنُهُ لِذَلِكَ وَأَمَرَ بِإِحْضَارِ خطلخ تاش فَقَالَ لَهُ أَيْنَ الْكِيسُ الَّذِي أَخَذْتَهُ مِنْ بَيْنِ يَدَيْهِ فَأَنْكَرَ وَكَانَ مِنْ أَعَزِّ غِلْمَانِهِ فَأَمَرَ أَنْ يُهَدَّدَ بِالضَّرْبِ فَقُلْتُ أَيُّهَا الأَمِيرُ لا تَأْمُرْ بِضَرْبِهِ فَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ قَدْ أَخْبَرَنِي بِالْمَوْضِعِ الَّذِي وَضَعَهُ فِيهِ قَالَ وَأَيْنَ هُوَ قُلْتُ هُوَ فِي بَيْتِهِ مَدْفُونٌ تَحْتَ الْكَانُونِ بِخَتْمِ الأَمِيرِ فَبَعَثَ إِلَى مَنْزِلِهِ بِثِقَةٍ لَهُ وَأَمَرَهُ أَنْ يَحْفِرَ مَوْضِعَ الْكَانُونِ.فَتَوَجَّهَ إِلَى مَنْزِلِهِ وَحَفَرَ فَأَخْرَجَ الْكِيسَ مَخْتُوماً فَوَضَعَهُ بَيْنَ يَدَيْهِ فَلَمَّا نَظَرَ الأَمِيرُ إِلَى الْكِيسِ وَخَتْمِهِ عَلَيْهِ قَالَ لِي يَا أَبَا نَصْرٍ لَمْ أَكُنْ عَرَفْتُ فَضْلَكَ قَبْلَ هَذَا الْوَقْتِ وَسَأَزِيدُ فِي بَرِّكَ وَإِكْرَامِكَ وَتَقْدِيمِكَ وَلَوْ عَرَّفْتَنِي أَنَّكَ تُرِيدُ قَصْدَ الْمَشْهَدِ لَحَمَلْتُكَ عَلَى دَابَّةٍ مِنْ دَوَابِّي قَالَ أَبُو نَصْرٍ فَخَشِيتُ أُولَئِكَ الأَتْرَاكَ أَنْ يَحْقِدُوا عَلَى مَا جَرَى فَيُوقِعُونِي فِي بَلِيَّةٍ فَاسْتَأْذَنْتُ الأَمِيرَ وَجِئْتُ إِلَى نَيْسَابُورَ وَجَلَسْتُ فِي الْحَانُوتِ أَبِيعُ التِّينَ إِلَى وَقْتِي هَذَا وَلا قُوَّةَ إِلا بِاللَّهِ.
IsnādAbū al-Faḍl Muḥammad ibn Aḥmad ibn Ismāʿīl al-Salīṭī al-Naysābūrī nous a rapporté, il a dit : Muḥammad ibn Aḥmad al-Sanānī al-Naysābūrī m'a rapporté, il a dit :
J'étais au service de l'émir Abū Naṣr ibn Abī ʿAlī al-Ṣaghānī, le chef de l'armée, et il était bienfaisant envers moi. Je l'accompagnai à Ṣaghāniyān, et ses compagnons furent jaloux de moi à cause de son affection pour moi et de l'honneur qu'il me faisait. Un jour, il me remit une bourse contenant trois mille dirhams, la scella, et m'ordonna de la déposer dans son trésor. Je sortis de chez lui, m'assis à l'endroit où se tiennent les chambellans (ḥujjāb), posai la bourse près de moi, et me mis à parler aux gens au sujet d'une affaire qui me concernait. La bourse fut volée à mon insu. L'émir Abū Naṣr avait un serviteur nommé Khaṭalkh Tāsh, qui était présent. Lorsque je regardai et ne vis plus la bourse, ils nièrent tous en connaître quoi que ce soit et me dirent : « Tu n'as rien posé ici. Pourquoi inventes-tu cela ? » Je connaissais leur jalousie à mon égard ; je répugnai donc à informer l'émir Abū Naṣr al-Ṣaghānī de cela, de peur qu'il ne m'accuse. Je restai perplexe, réfléchissant, ne sachant qui avait pris la bourse. Or, mon père, lorsqu'une affaire l'affligeait, se réfugiait auprès du mausolée (mashhad) d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui) : il le visitait et invoquait Dieu — Puissant et Majestueux — auprès de lui, et il était préservé de cela et soulagé. Le lendemain, j'entrai chez l'émir Abū Naṣr et dis : « Ô émir, m'autorises-tu à sortir vers Ṭūs ? J'y ai une affaire. » Il me dit : « Quelle est-elle ? » Je répondis : « J'ai un serviteur ṭūsien qui s'est enfui de chez moi, et j'ai perdu la bourse ; je le soupçonne. » Il me dit : « Veille à ne pas gâcher ta situation auprès de nous par une trahison. » Je dis : « Je cherche refuge auprès de Dieu contre cela ! » Il dit : « Qui me garantit la bourse si tu tardes ? » Je lui dis : « Si je ne reviens pas après quarante jours, ma maison et mes biens sont à ta disposition ; écris à Abū al-Ḥasan al-Khuzāʿī de saisir tous mes biens à Ṭūs. » Il m'autorisa donc. Je louais une monture de relais en relais jusqu'à ce que j'arrive au mausolée — que la paix soit sur celui qui y repose. Je le visitai et invoquai Dieu — Puissant et Majestueux — à la tête de la tombe, afin qu'Il me révèle l'endroit où se trouvait la bourse. Le sommeil me gagna là-bas, et je vis le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) en songe, qui me disait : « Lève-toi, car Dieu — Puissant et Majestueux — a exaucé ton besoin. » Je me levai, renouvelai mes ablutions (wuḍūʾ) et priai autant que Dieu voulut. Puis le sommeil me gagna de nouveau, et je vis le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) en songe, qui me dit : « La bourse a été volée par Khaṭalkh Tāsh, et il l'a enterrée sous le kanūn (fourneau) dans sa maison, et elle s'y trouve avec le sceau d'Abū Naṣr al-Ṣaghānī. » Il dit : Je retournai chez l'émir Abū Naṣr al-Ṣaghānī trois jours avant le terme convenu. Lorsque j'entrai chez lui, je dis : « J'ai réglé mon affaire. » Il dit : « Louange à Dieu ! » Je sortis, changeai de vêtements, et revins chez lui. Il dit : « Où est la bourse ? » Je lui dis : « La bourse est auprès de Khaṭalkh Tāsh. » Il dit : « Comment l'as-tu su ? » Je dis : « Le Messager de Dieu me l'a annoncé dans mon sommeil, près du tombeau d'al-Riḍā (que la paix soit sur lui). » Son corps en frissonna. Il ordonna de faire venir Khaṭalkh Tāsh et lui dit : « Où est la bourse que tu as prise d'entre ses mains ? » Il nia, car il était l'un de ses serviteurs les plus chers. Il ordonna qu'on le menace de coups. Je dis : « Ô émir, n'ordonne pas de le frapper, car le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) m'a informé de l'endroit où il l'a placée. » Il dit : « Et où est-elle ? » Je dis : « Elle est dans sa maison, enterrée sous le kanūn (fourneau), avec le sceau de l'émir. » Il envoya chez lui un homme de confiance et lui ordonna de creuser à l'endroit du kanūn. Il se rendit chez lui, creusa, et sortit la bourse scellée. Il la plaça devant lui. Lorsque l'émir vit la bourse et son sceau, il me dit : « Ô Abū Naṣr, je ne connaissais pas ton mérite avant ce moment. J'augmenterai ma bonté envers toi, mon honneur et ma considération. Si tu m'avais informé que tu voulais te rendre au mausolée, je t'aurais fait monter sur l'une de mes montures. » Abū Naṣr dit : Je craignis que ces Turcs ne conçoivent de la rancune à cause de ce qui s'était passé et ne me jettent dans une calamité. Je demandai donc la permission à l'émir, vins à Naysābūr, et m'assis dans la boutique pour vendre des figues jusqu'à ce jour. Il n'y a de force qu'en Dieu.
11- حَدَّثَنا أَبُو الفَضل مُحَمَّد بن أَحمَد بن إسماعيل السليطيرَضِىَ اللهُ عَنْهُ قالَ سَمِعتُ الحاكِم الرازي صاحب أبي جَعفَر العتبي يَقُولُ بَعَثَنِي رَسُولاً إِلَى أَبِي مَنْصُورِ بْنِ عَبْدِ الرَّزَّاقِ فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ الْخَمِيسِ اسْتَأْذَنْتُهُ فِي زِيَارَةِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ فَقَالَ اسْمَعْ مِنِّي مَا أُحَدِّثُكَ بِهِ فِي أَمْرِ هَذَا الْمَشْهَدِ كُنْتُ فِي أَيَّامِ شَبَابِي أَتَعَصَّبُ عَلَى أَهْلِ هَذَا الْمَشْهَدِ وَأَتَعَرَّضُ الزُّوَّارَ فِي الطَّرِيقِ وَأَسْلُبُ ثِيَابَهُمْ وَنَفَقَاتِهِمْ وَمُرَقَّعَاتِهِمْ فَخَرَجْتُ مُتَصَيِّداً ذَاتَ يَوْمٍ وَأَرْسَلْتُ فَهْداً عَلَى غَزَالٍ فَمَا زَالَ يَتْبَعُهُ حَتَّى أَلْجَأَهُ إِلَى حَائِطِ الْمَسْجِدِ فَوَقَفَ الْغَزَالُ وَوَقَفَ الْفَهْدُ مُقَابَلَهُ لا يَدْنُو مِنْهُ فَجَهَدْنَا كُلَّ الْجَهْدِ بِالْفَهْدِ أَنْ يَدْنُوَمِنْهُ فَلَمْ يَنْبَعِثْ وَكَانَ مَتَى فَارَقَ الْغَزَالُ مَوْضِعَهُ يَتْبَعُهُ الْفَهْدُ فَإِذَا الْتَجَأَ إِلَى الْحَائِطِ وَقَفَ فَدَخَلَ الْغَزَالُ حِجْراً فِي حَائِطِ الْمَشْهَدِ فَدَخَلْتُ الرِّبَاطَ فَقُلْتُ لابِي النَّصْرِ الْمُقْرِئِ أَيْنَ الْغَزَالُ الَّذِي دَخَلَ هَاهُنَا الآْنَ فَقَالَ لَمْ أَرَهُ فَدَخَلْتُ الْمَكَانَ الَّذِي دَخَلَهُ فَرَأَيْتُ بَعْرَ الْغَزَالِ وَأَثَرَ الْبَوْلِ وَلَمْ أَرَ الْغَزَالَ وَفَقَدْتُهُ فَنَذَرْتُ لِلَّهِ تَعَالَى أَنْ لا أُوذِيَ الزُّوَّارَ بَعْدَ ذَلِكَ وَلا أَتَعَرَّضَ لَهُمْ إِلا بِسَبِيلِ الْخَيْرِ وَكُنْتُ مَتَى مَا دَهِمَنِي أَمْرٌ فَزِعْتُ إِلَى هَذَا الْمَشْهَدِ فَزُرْتُهُ وَسَأَلْتُ اللَّهَ تَعَالَى فِي حَاجَتِي فَيَقْضِيهَا لِي وَقَدْ سَأَلْتُ اللَّهَ تَعَالَى أَنْ يَرْزُقَنِي وَلَداً ذَكَراً فَرَزَقَنِي حَتَّى إِذَا بَلَغَ وَقُتِلَ عُدْتُإِلَى مَكَانِي مِنَ الْمَشْهَدِ وَسَأَلْتُ اللَّهَ أَنْ يَرْزُقَنِي وَلَداً ذَكَراً فَرَزَقَنِي ابْناً آخَرَ وَلَمْ أَسْأَلِ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ هُنَاكَ حَاجَةً إِلا قَضَاهَا لِي فَهَذَا مَا ظَهَرَ لِي مِنْ بَرَكَةِ هَذَا الْمَشْهَدِ عَلَى سَاكِنِهَا السَّلامُ.
IsnādAbū l-Faḍl Muḥammad b. Aḥmad b. Ismāʿīl al-Sulayṭī — que Dieu l'agrée — a rapporté : j'ai entendu le Ḥākim al-Rāzī, compagnon d'Abū Jaʿfar al-ʿUtbī, dire :
Il m'envoya comme messager auprès d'Abū Manṣūr b. ʿAbd al-Razzāq. Lorsque ce fut le jeudi, je lui demandai la permission d'aller en pèlerinage (ziyāra) au sanctuaire d'al-Riḍā (ʿalayhi l-salām). Il dit : « Écoute de moi ce que je vais te relater au sujet de ce sanctuaire (mashhad). Durant ma jeunesse, j'étais hostile aux habitants de ce sanctuaire, je m'en prenais aux pèlerins sur la route, je les dépouillais de leurs vêtements, de leurs provisions et de leurs manteaux rapiécés. Un jour, je sortis pour chasser ; je lançai un guépard sur une gazelle. Il la poursuivit sans répit jusqu'à ce qu'il la contraignît au mur de la mosquée. Alors la gazelle s'arrêta, et le guépard s'arrêta en face d'elle, sans s'en approcher. Nous fîmes tout notre possible pour que le guépard s'en approchât, mais il ne bougea pas. Chaque fois que la gazelle quittait son emplacement, le guépard la suivait, mais dès qu'elle se réfugiait contre le mur, il s'arrêta. Puis la gazelle entra dans une anfractuosité du mur du sanctuaire. J'entrai dans le ribāṭ (hospice) et je dis à Abū l-Naṣr al-Muqriʾ : “Où est la gazelle qui vient d'entrer ici ?” Il répondit : “Je ne l'ai pas vue.” J'entrai alors à l'endroit où elle était entrée ; je vis les excréments de la gazelle et la trace de son urine, mais je ne vis pas la gazelle ; je l'avais perdue. Alors je fis le vœu (nadhr) à Dieu — qu'Il soit exalté — de ne plus jamais nuire aux pèlerins après cela, ni de m'en prendre à eux, si ce n'est par la voie du bien. Dès lors, chaque fois qu'une affaire m'assaillait, je recourais à ce sanctuaire, je le visitais, je demandais à Dieu — qu'Il soit exalté — de satisfaire mon besoin, et Il l'exauçait. J'ai demandé à Dieu — qu'Il soit exalté — de m'accorder un enfant mâle, et Il me l'accorda. Puis, lorsqu'il grandit et fut tué, je retournai à ma place dans le sanctuaire et demandai à Dieu de m'accorder un autre enfant mâle, et Il m'accorda un autre fils. Je n'ai jamais demandé à Dieu — qu'Il soit Puissant et Majestueux — là-bas une faveur sans qu'Il ne me l'accorde. Voilà ce qui m'est apparu de la bénédiction de ce sanctuaire — que la paix soit sur celle qui l'habite ! »
12- حَدَّثَنا أَبُو الفَضل مُحَمَّد بن أَحمَد بن إسماعيل السليطي قالَحَدَّثَنا أَبُو الطيب مُحَمَّد بن أبي الفَضل السليطي قالَ خَرَجَ حَمُّوَيْهِ صَاحِبُ جَيْشِ خُرَاسَانَ ذَاتَ يَوْمٍ بِنَيْسَابُورَ عَلَى مَيْدَانِ الْحُسَيْنِ بْنِ زَيْدٍ لِيَنْظُرَ إِلَى مَكَانِ مَنْ كَانَ مَعَهُ مِنَ الْقُوَّادِ بِبَابِ عَقِيلٍ وَكَانَ قَدْ أَمَرَ أَنْ يُبْنَى وَيُجْعَلَ بيمارستان فَمَرَّ بِهِ رَجُلٌ فَقَالَ لِغُلامٍ لَهُ اتَّبِعْ هَذَا الرَّجُلَ وَرُدَّهُ إِلَى الدَّارِ حَتَّى أَعُودَ فَلَمَّا عَادَ الأَمِيرُ حَمُّوَيْهِ إِلَى الدَّارِ أَجْلَسَ مَنْ كَانَ مَعَهُ مِنَ الْقُوَّادِ عَلَى الطَّعَامِ فَلَمَّا جَلَسُوا عَلَى الْمَائِدَةِ فَقَالَ لِلْغُلامِ أَيْنَ الرَّجُلُ قَالَ هُوَ عَلَى الْبَابِ فَقَالَ أَدْخِلْهُ فَلَمَّا دَخَلَ أَمَرَ أَنْ يُصَبَّ عَلَى يَدِهِ الْمَاءُ وَأَنْ يَجْلِسَ عَلَى الْمَائِدَةِ فَلَمَّا فَرَغَ قَالَ لَهُ مَعَكَ حِمَارٌ قَالَ لا فَأَمَرَ لَهُ بِحِمَارٍ ثُمَّ قَالَ لَهُ مَعَكَ دَرَاهِمُ النَّفَقَةِ فَقَالَ لا فَأَمَرَ لَهُ بِأَلْفِ دِرْهَمٍ وَبِزَوْجِ جُوَالِقٍ خُوزِيَّةٍ وَبِسُفْرَةٍ وَبِآلاتٍ ذَكَرَهَا فَأُتِيَ بِجَمِيعِ ذَلِكَ ثُمَّ الْتَفَتَ الأَمِيرُ حَمُّوَيْهِ إِلَى الْقُوَّادِ فَقَالَ لَهُمْ أَتَدْرُونَ مَنْ هَذَا قَالُوا لا قَالَ اعْلَمُوا أَنِّي كُنْتُ فِي شَبَابِي زُرْتُ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ وَعَلَيَّ أَطْمَارُ رِثَّةٍ وَرَأَيْتُ هَذَا الرَّجُلَ هُنَاكَ وَكُنْتُ أَدْعُو اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ عِنْدَ الْقَبْرِ أَنْ يَرْزُقَنِي وِلايَةَ خُرَاسَانَ وَسَمِعْتُ هَذَا الرَّجُلَ يَدْعُو اللَّهَ تَعَالَى وَيَسْأَلُهُ مَا قَدْ أَمَرْتُ لَهُ بِهِ فَرَأَيْتُ حُسْنَ إِجَابَةِ اللَّهِ لِي فِيَما دَعَوْتُهُ فِيهِ بِبَرَكَةِ ذَلِكَ الْمَشْهَدِ فَأَحْبَبْتُ أَنْ أَرَى حُسْنَ إِجَابَةِ اللَّهِ تَعَالَى لِهَذَا الرَّجُلِ عَلَى يَدَيَّ وَلَكِنَّ بَيْنِي وَبَيْنَهُ قِصَاصٌ فِي شَيْءٍ قَالُوا مَا هُوَ قَالَ إِنَّ هَذَا الرَّجُلَ لَمَّا رَآنِي وَعَلَيَّ تِلْكَ الأَطْمَارُ الرِّثَّةُ وَسَمِـعَ طَلَبِي بِشَيْءٍ عَظِيـمٍفَصَغُرَ عِنْدَهُ مَحَلِّي فِي الْوَقْتِ وَرَكَلَنِي بِرِجْلِهِ وَقَالَ لِي مِثْلُكَ بِهَذَا الْحَالِ يَطْمَعُ فِي وِلايَةِ خُرَاسَانَ وَقَوَدِ الْجَيْشِ فَقَالَ لَهُ الْقُوَّادُ أَيُّهَا الأَمِيرُ اعْفُ عَنْهُ وَاجْعَلْهُ فِي حِلٍّ حَتَّى تَكُونَ قَدْ أَكْمَلْتَ الصَّنِيعَةَ إِلَيْهِ فَقَالَ قَدْ فَعَلْتُ وَكَانَ حَمُّوَيْهِ بَعْدَ ذَلِكَ يَزُورُ هَذَا الْمَشْهَدَ وَزَوَّجَ ابْنَتَهُ مِنْ زَيْدِ بْنِ مُحَمَّد بْنِ زَيْدٍ الْعَلَوِيِّ بَعْدَ قَتْلِ أَبِيهِ رِضْوَانُ اللَّهِ عَلَيْهِ بِجُرْجَانَ وَحَوَّلَهُ إِلَى قَصْرِهِ وَسَلَّمَ إِلَيْهِ مَا سَلَّمَ مِنَ النِّعْمَةِ وَكُلُّ ذَلِكَ لِمَا كَانَ يَعْرِفُهُ مِنْ بَرَكَةِ هَذَا الْمَشْهَدِ وَلَمَّا خَرَجَ أَبُو الْحُسَيْنِ مُحَمَّد بْنُ زِيَادٍ الْعَلَوِيُّ رَحِمَهُ اللَّهُ وَبَايَعَ لَهُ عِشْرُونَ أَلْفَ رَجُلٍ بِنَيْسَابُورَ أَخَذَهُ الْخَلِيفَةُ بِهَا وَأَنْفَذَهُ إِلَى بُخَارَى فَدَخَلَ حَمُّوَيْهِ وَرَفَعَ قَيْدَهُ وَقَالَ لامِيرِ خُرَاسَانَ هَؤُلاءِ أَوْلادُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَهُمْ جِيَاعٌ فَيَجِبُ أَنْ تَكْفِيَهُمْ حَتَّى لا يَحُوجُوا إِلَى طَلَبِ مَعَاشٍ فَأَخْرَجَ لَهُ رَسْماً فِي كُلِّ شَهْرٍ وَأَطْلَقَ عَنْهُ وَرَدَّهُ إِلَى نَيْسَابُورَ فَصَارَ ذَلِكَ سَبَباً لِمَا جُعِلَ لاهْلِ الشَّرَفِ بِبُخَارَى مِنَ الرَّسْمِ وَذَلِكَ بِبَرَكَةِ هَذَا الْمَشْهَدِ عَلَى سَاكِنِهِ السَّلامُ.
IsnādAbū al-Faḍl Muḥammad ibn Aḥmad ibn Ismāʿīl al-Sulayṭī nous a rapporté, qui a dit : Abū al-Ṭayyib Muḥammad ibn Abī al-Faḍl al-Sulayṭī nous a rapporté, qui a dit :
Un jour, Ḥammūyah, commandant de l’armée du Khurāsān, sortit à Nishāpūr sur l’esplanade d’al-Ḥusayn ibn Zayd pour inspecter l’emplacement de ceux des commandants qui étaient avec lui, à Bāb ʿAqīl – il avait ordonné qu’on y construisît et qu’on en fît un hôpital (bīmāristān). Un homme passa près de lui. Il dit à un de ses serviteurs : « Suis cet homme, ramène-le à la maison jusqu’à mon retour. » Quand l’émir Ḥammūyah fut de retour à la maison, il fit asseoir les commandants qui étaient avec lui pour le repas. Lorsqu’ils furent installés à la table, il dit au serviteur : « Où est l’homme ? » Il répondit : « Il est à la porte. » Il dit : « Fais-le entrer. » Quand il fut entré, il ordonna qu’on verse de l’eau sur ses mains et qu’on le fasse asseoir à table. Lorsqu’il eut fini de manger, il lui dit : « As-tu un âne ? » Il répondit : « Non. » Il ordonna qu’on lui donne un âne. Puis il lui dit : « As-tu des dirhams pour les dépenses ? » Il répondit : « Non. » Il ordonna qu’on lui donne mille dirhams, une paire de sacs d’aliments du Khūzistān, une nappe et des ustensiles qu’il mentionna. Tout cela fut apporté. Ensuite, l’émir Ḥammūyah se tourna vers les commandants et leur dit : « Savez-vous qui est cet homme ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Sachez que, dans ma jeunesse, j’ai visité al-Riḍā (paix sur lui), vêtu de guenilles usées, et j’ai vu cet homme là-bas. J’invoquais Dieu – Puissant et Majestueux – près de la tombe pour qu’Il m’accorde le gouvernorat (wilāya) du Khurāsān, et j’ai entendu cet homme invoquer Dieu – Très-Haut – et Lui demander ce que je viens de lui ordonner. J’ai vu la belle réponse de Dieu à mon invocation, grâce à la bénédiction (baraka) de ce sanctuaire (mashhad). J’ai donc voulu voir la belle réponse de Dieu – Très-Haut – pour cet homme par mon intermédiaire. Mais il y a entre lui et moi une affaire de rétribution (qiṣāṣ). » Ils dirent : « Quelle est-elle ? » Il dit : « Lorsque cet homme m’a vu, vêtu de ces guenilles usées, et a entendu ma demande d’une chose immense, il m’a méprisé sur-le-champ, m’a donné un coup de pied et m’a dit : “Quelqu’un comme toi, dans cet état, aspire au gouvernorat du Khurāsān et au commandement de l’armée ?” » Les commandants lui dirent : « Ô émir, pardonne-lui et tiens-le pour quitte (ḥill), afin que tu puisses compléter ta bonne action envers lui. » Il dit : « Je l’ai fait. » Après cela, Ḥammūyah continuait à visiter ce sanctuaire. Il maria sa fille à Zayd ibn Muḥammad ibn Zayd al-ʿAlawī, après le meurtre de son père – que l’agrément de Dieu soit sur lui – à Jurjān. Il le fit venir dans son palais et lui remit ce qu’il lui donna des bienfaits, tout cela en raison de ce qu’il connaissait de la bénédiction de ce sanctuaire. Quand Abū al-Ḥusayn Muḥammad ibn Ziyād al-ʿAlawī – que Dieu lui fasse miséricorde – se souleva, et que vingt mille hommes lui prêtèrent serment d’allégeance à Nishāpūr, le calife le fit arrêter là-bas et l’envoya à Bukhārā. Ḥammūyah entra, fit retirer ses chaînes et dit au gouverneur du Khurāsān : « Ceux-ci sont les descendants du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et sa Famille – et ils ont faim. Il faut que tu subviennes à leurs besoins pour qu’ils n’aient pas à chercher des moyens de subsistance. » Alors il établit pour lui une allocation mensuelle, le libéra et le renvoya à Nishāpūr. Cela devint la cause de l’allocation instituée pour les gens nobles à Bukhārā, et tout cela par la bénédiction de ce sanctuaire – que la paix soit sur celui qui y repose.
13- حَدَّثَنا أَبُو العَبَّاس أَحمَد بن مُحَمَّد بن أَحمَد بن الحُسَينالحاكِم رَضِىَ اللهُ عَنْهُ قالَ سَمِعتُ أبا عَلِيٍّ عامِر بن عَبدُ اللَّه البيوردي الحاكِم بمرو الرود و كان من أصحاب الحديث يَقُولُ حَضَرْتُ مَشْهَدَ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ بِطُوسَ فَرَأَيْتُ رَجُلاً تُرْكِيّاً قَدْ دَخَلَ الْقُبَّةَ وَوَقَفَ عِنْدَ الرَّأْسِ وَجَعَلَ يَبْكِي وَيَدْعُو بِالتُّرْكِيَّةِ وَيَقُولُ يَا رَبِّ إِنْ كَانَ ابْنِي حَيّاً فَاجْمَعْ بَيْنِي وَبَيْنَهُ وَإِنْ كَانَ مَيِّتاً فَاجْعَلْنِي مِنْ خَبَرِهِ عَلَى عِلْمٍ وَمَعْرِفَةٍ قَالَ وَكُنْتُ أَعْرِفُ اللُّغَةَ التُّرْكِيَّةَ فَقُلْتُ لَهُ أَيُّهَا الرَّجُلُ مَا لَكَ فَقَالَ كَانَ لِيَ ابْنٌ وَكَانَ مَعِي فِي حَرْبِ إِسْحَاقْآبَادَ فَفَقَدْتُهُ وَلا أَعْرِفُ خَبَرَهُ وَلَهُ أُمٌّ تُدِيمُ الْبُكَاءَ عَلَيْهِ فَأَنَا أَدْعُو اللَّهَ تَعَالَى هَاهُنَا فِي ذَلِكَ لانِّي سَمِعْتُ أَنَّ الدُّعَاءَ فِي هَذَا الْمَشْهَدِ مُسْتَجَابٌ قَالَ فَرَحِمْتُهُ وَأَخَذْتُهُ بِيَدِهِ وَأَخْرَجْتُهُ لأُضِيفَهُ ذَلِكَ الْيَوْمَ.فَلَمَّا خَرَجْنَا مِنَ الْمَسْجِدِ لَقِينَا رَجُلاً طَوِيلاً مِخْتَطّاً عَلَيْهِ مُرَقَّعَةٌ فَلَمَّا بَصُرَ بِذَلِكَ التُّرْكِيِّ وَثَبَ إِلَيْهِ فَعَانَقَهُ وَبَكَى وَعَرَفَ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا صَاحِبَهُ فَإِذَا ابْنُهُ الَّذِي كَانَ يَدْعُو اللَّهَ تَعَالَى أَنْ يَجْمَعَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ وَيَجْعَلَهُ مِنْ خَبَرِهِ عَلَى عِلْمٍ عِنْدَ قَبْرِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ قَالَ فَسَأَلْتُهُ كَيْفَ وَقَعْتَ إِلَى هَذَا الْمَوْضِعِ قَالَ قَالَ وَقَعْتُ إِلَى طَبَرِسْتَانَ بَعْدَ حَرْبِ إِسْحَاقْآبَادَ وَرَبَّانِي دَيْلَمِيٌّ هُنَاكَ فَالآْنَ لَمَّا كَبِرْتُ خَرَجْتُ فِي طَلَبِ أَبِي وَأُمِّي فَقَدْ كَانَ خَفِيَ عَلَيَّ خَبَرُهُمَا وَكُنْتُ مَعَ قَوْمٍ أَخَذُوا الطَّرِيقَ إِلَى هَاهُنَا فَجِئْتُ مَعَهُمْ فَقَالَ التُّرْكِيُّ قَدْ ظَهَرَ لِي مِنْ أَمْرِ هَذَا الْمَشْهَدِ مَا صَحَّ لِي بِهِ يَقِينِي وَقَدْ آلَيْتُ عَلَى نَفْسِي أَنْ لا أُفَارِقَ هَذَا الْمَشْهَدَ مَا بَقِيتُ.وَالْحَمْدُ لِلَّهِ أَوَّلاً وَآخِراً وَظَاهِراً وَبَاطِناً وَالصَّلاةُ وَالسَّلامُ عَلَى نَبِيِّهِ وَحَبِيبِهِ مُحَمَّد الْمُصْطَفَى وَآلِهِ وَعِتْرَتِهِ مَصَابِيحِ الدُّجَى وَسَلَّمَ تَسْلِيماً.
IsnādAbū al-ʿAbbās Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn al-Ḥusayn al-Ḥākim — que Dieu l'agrée — a dit : J'ai entendu Abā ʿAlī ʿĀmir ibn ʿAbd Allāh al-Baywardī al-Ḥākim, à Marw al-Rūd — et il faisait partie des gens du hadith — dire :
Je me rendis au mausolée de al-Riḍā (que la paix soit sur lui) à Ṭūs. Je vis un homme turc entrer dans le dôme (qubba), se tenir près de la tête [de la tombe], se mettre à pleurer et à invoquer en turc, disant : « Ô Seigneur, si mon fils est vivant, réunis-moi à lui ; et s'il est mort, fais que j'aie de ses nouvelles avec science et connaissance. » — Il dit : Or je connaissais la langue turque, je lui dis donc : « Ô homme, qu'as-tu ? » Il répondit : « J'avais un fils, il était avec moi dans la guerre d'Ishāqābād, je l'ai perdu et je n'ai aucune nouvelle de lui ; sa mère ne cesse de pleurer sur lui. J'invoque ici Dieu Très-Haut à ce sujet, car j'ai entendu dire que l'invocation en ce mausolée est exaucée. » — Il dit : J'eus pitié de lui, je le pris par la main et je le fis sortir pour l'héberger ce jour-là. Lorsque nous sortîmes de la mosquée, nous rencontrâmes un homme grand, bien découplé, vêtu d'une tunique rapiécée (muraqqaʿa). Dès qu'il aperçut ce Turc, il bondit vers lui, l'étreignit et pleura ; chacun d'eux reconnut l'autre, et voilà que c'était son fils, celui pour lequel il invoquait Dieu Très-Haut afin qu'Il les réunisse et lui donne de ses nouvelles avec science, auprès du tombeau de al-Riḍā (que la paix soit sur lui). — Il dit : Je lui demandai : « Comment es-tu arrivé jusqu'ici ? » Il répondit : « Après la guerre d'Ishāqābād, j'arrivai au Tabaristān ; un Daylamite m'y éleva. Maintenant que j'ai grandi, je suis sorti à la recherche de mon père et de ma mère, car leurs nouvelles m'étaient devenues inconnues. J'étais avec des gens qui prirent la route vers ici, et je vins avec eux. » Le Turc dit alors : « Il m'est apparu, au sujet de ce mausolée, ce qui a confirmé ma certitude ; et j'ai juré sur moi-même de ne jamais quitter ce mausolée tant que je vivrai. » — Louange à Dieu, au commencement et à la fin, en apparence et en secret ; et la prière et la paix sur Son Prophète et Son Bien-aimé Muḥammad al-Muṣṭafā, sur sa Famille et sa Descendance, lampes des ténèbres ; et qu'Il accorde la paix abondamment.