1 - حَدَّثَنا أَحْمَدِ بْنِ زِيادِ بْنِ جَعْفَر الهَمْدانِيَّ رَضِىَاللهُ عَنْهُ قالَ حَدَّثَنا عَلِىِّ بْنِ إِبراهِيمِ بْنِ هاشِمحَدَّثَنا ياسر الخادِم قالَ لَمَّا كَانَ بَيْنَنَا وَبَيْنَ طُوسَ سَبْعَةُ مَنَازِلَ اعْتَلَّ أَبُو الْحَسَنِ عَلَيْهِ السَّلامُ فَدَخَلْنَا طُوسَ وَقَدِ اشْتَدَّتْ بِهِ الْعِلَّةُ فَبَقِينَا بِطُوسَ أَيَّاماً فَكَانَ الْمَأْمُونُ يَأْتِيهِ فِي كُلِّ يَوْمٍ مَرَّتَيْنِ.فَلَمَّا كَانَ فِي آخِرِ يَوْمِهِ الَّذِي قُبِضَ فِيهِ كَانَ ضَعِيفاً فِي ذَلِكَ الْيَوْمِ فَقَالَ لِي بَعْدَ مَا صَلَّى الظُّهْرَ يَا يَاسِرُ أَكَلَ النَّاسُ شَيْئاً قُلْتُ يَا سَيِّدِي مَنْ يَأْكُلُ هَاهُنَا مَعَ مَا أَنْتَ فِيهِ فَانْتَصَبَ عَلَيْهِ السَّلامُ.ثُمَّ قَالَ هَاتُوا الْمَائِدَةَ وَلَمْ يَدَعْ مِنْ حَشَمِهِ أَحَداً إِلا أَقْعَدَهُ مَعَهُ عَلَى الْمَائِدَةِ يَتَفَقَّدُ وَاحِداً وَاحِداً فَلَمَّا أَكَلُوا قَالَ ابْعَثُوا إِلَى النِّسَاءِ بِالطَّعَامِ فَحُمِلَ الطَّعَامُ إِلَى النِّسَاءِ فَلَمَّا فَرَغُوا مِنَ الأَكْلِ أُغْمِيَ عَلَيْهِ وَضَعُفَ فَوَقَعَتِ الصَّيْحَةُ وَجَاءَتْ جَوَارِي الْمَأْمُونِ وَنِسَاؤُهُ حَافِيَاتٍ حَاسِرَاتٍ وَوَقَعَتِ الْوَجْبَةُ بِطُوسَ وَجَاءَ الْمَأْمُونُ حَافِياً وَحَاسِراً يَضْرِبُ عَلَى رَأْسِهِ وَيَقْبِضُ عَلَى لِحْيَتِهِ وَيَتَأَسَّفُ وَيَبْكِي وَتَسِيلُ الدُّمُوعُ عَلَى خَدَّيْهِ فَوَقَفَ عَلَى الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ وَقَدْ أَفَاقَ فَقَالَ يَا سَيِّدِي وَاللَّهِ مَا أَدْرِي أَيُّ الْمُصِيبَتَيْنِ أَعْظَمُ عَلَيَّ فَقْدِي لَكَ وَفِرَاقِي إِيَّاكَ أَوْ تُهَمَةُ النَّاسِ لِي أَنِّي اغْتَلْتُكَ وَقَتَلْتُكَ قَالَ فَرَفَعَ طَرْفَهُ إِلَيْهِ ثُمَّ قَالَ أَحْسِنْ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مُعَاشَرَةَ أَبِي جَعْفَرٍ فَإِنَّ عُمُرَكَ وَعُمُرَهُ هَكَذَا وَجَمَعَ بَيْنَ سَبَّابَتَيْهِ قَالَ فَلَمَّا كَانَ مِنْ تِلْكَ اللَّيْلَةِ قَضَى عَلَيْهِ بَعْدَ مَا ذَهَبَ مِنَ اللَّيْلِ بَعْضُهُ فَلَمَّا أَصْبَحَ اجْتَمَعَ الْخَلْقُ وَقَالُوا هَذَا قَتَلَهُ وَاغْتَالَهُ يَعْنِي الْمَأْمُونَ وَقَالُوا قَتَلَ ابْنَ رَسُولِ اللَّهِ وَأَكْثَرُوا الْقَوْلَ وَالْجَلَبَةَ وَكَانَ مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَلَيْهِ السَّلامُ اسْتَأْمَنَ إِلَى الْمَأْمُونِ وَجَاءَ إِلَى خُرَاسَانَ وَكَانَ عَمَّ أَبِي الْحَسَنِ فَقَالَ لَهُ الْمَأْمُونُ يَا أَبَا جَعْفَرٍ اخْرُجْ إِلَى النَّاسِ وَأَعْلِمْهُمْ أَنَّ أَبَا الْحَسَنِ لا يُخْرَجُ الْيَوْمَ وَكَرِهَ أَنْ يُخْرِجَهُ فَتَقَعَ الْفِتْنَةُ فَخَرَجَ مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ إِلَى النَّاسِ فَقَالَ أَيُّهَا النَّاسُ تَفَرَّقُوا فَإِنَّ أَبَا الْحَسَنِ لا يُخْرَجُ الْيَوْمَ فَتَفَرَّقَ النَّاسُ وَغُسِّلَ أَبُو الْحَسَنِ فِي اللَّيْلِ وَدُفِنَ قَالَ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ وَحَدَّثَنِي يَاسِرٌ بِمَا لَمْ أُحِبَّ ذِكْرَهُ فِي الْكِتَابِ.
IsnādAḥmad ibn Ziyād ibn Jaʿfar al-Hamadānī — que Dieu l'agrée — nous a rapporté : ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim nous a rapporté : Yāsir le serviteur nous a rapporté :
Lorsqu’il y avait sept étapes (manāzil) entre nous et Ṭūs, Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Mūsā ar-Riḍā (sur lui la paix) tomba malade. Nous entrâmes à Ṭūs alors que son mal s’était aggravé. Nous restâmes à Ṭūs plusieurs jours, et al-Ma’mūn venait le voir deux fois par jour. Le dernier jour de sa vie où il fut rappelé (à Dieu), il était faible ce jour-là. Après avoir prié la prière de midi (aẓ-ẓuhr), il me dit : « Ô Yāsir, les gens ont-ils mangé quelque chose ? » Je répondis : « Ô mon maître, qui donc mangerait ici, alors que vous êtes dans cet état ? » Alors l’Imam (sur lui la paix) se redressa. Puis il dit : « Apportez la table. » Il ne laissa personne parmi ses serviteurs sans l’asseoir avec lui à table, veillant à chacun un par un. Lorsqu’ils eurent mangé, il dit : « Envoyez de la nourriture aux femmes. » On porta donc la nourriture aux femmes. Lorsqu’ils eurent fini de manger, il perdit connaissance et devint faible. Un cri s’éleva, les jeunes servantes d’al-Ma’mūn et ses femmes arrivèrent pieds nus, tête découverte ; la consternation (al-wajba) frappa Ṭūs. Al-Ma’mūn vint pieds nus, tête nue, se frappant la tête, saisissant sa barbe, se lamentant et pleurant, les larmes coulant sur ses joues. Il s’arrêta près d’ar-Riḍā (sur lui la paix) qui avait repris connaissance, et dit : « Ô mon maître, par Dieu, je ne sais laquelle des deux calamités est la plus grande pour moi : ta perte et la séparation d’avec toi, ou l’accusation des gens selon laquelle je t’aurais assassiné et tué. » L’Imam (sur lui la paix) leva les yeux vers lui, puis dit : « Ô Amīr al-Mu’minīn (Commandeur des croyants), comporte-toi bien envers Abū Jaʿfar (Muḥammad al-Jawād) ; car ta durée de vie et la sienne sont ainsi. » Et il joignit ses deux index. Il (le narrateur) dit : « Cette nuit-là, après qu’une partie de la nuit se fut écoulée, il rendit l’âme. Au matin, les gens se rassemblèrent et dirent : “Celui-ci l’a tué et l’a assassiné” — ils voulaient dire al-Ma’mūn — et ils dirent : “Il a tué le fils du Messager de Dieu.” Ils multiplièrent les paroles et le tumulte. Or Muḥammad ibn Jaʿfar ibn Muḥammad (sur lui la paix), qui était l’oncle paternel d’Abū al-Ḥasan, avait sollicité l’aman (sauf-conduit) d’al-Ma’mūn et était venu au Khurāsān. Al-Ma’mūn lui dit : “Ô Abū Jaʿfar, sors vers les gens et informe-les qu’Abū al-Ḥasan ne sera pas exposé aujourd’hui” — il répugnait à l’exposer, craignant que la discorde (fitna) n’éclate. Muḥammad ibn Jaʿfar sortit donc vers les gens et dit : “Ô gens, dispersez-vous, car Abū al-Ḥasan ne sera pas exposé aujourd’hui.” Les gens se dispersèrent. On lava Abū al-Ḥasan durant la nuit et on l’enterra. ʿAlī ibn Ibrāhīm dit : Yāsir m’a rapporté une chose que je n’ai pas souhaité mentionner dans ce livre.