Chapitre
1 - حَدَّثَنا أَبُو واسع مُحَمَّدِ بْنِ أَحْمَدِ بْنِ إِسْحاقالنِيْسابُوري قالَ سَمِعْتُ جدتي خديجة بِنْتِ حَمْدانَ بْنِ پسندة قالَتْ لَمَّا دَخَلَ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ نَيْسَابُورَ نَزَلَ مَحَلَّةَ الْغَرْبِيِّ نَاحِيَةً تُعْرَفُ بلاش آباد فِي دَارِ جَدَّتِي پسنده وَإِنَّمَا سُمِّيَ پسنده لانَّ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ ارْتَضَاهُ مِنْ بَيْنِ النَّاسِ وَپسنده هِيَ كَلِمَةٍ فَارِسِيَّةُ مَعْنَاهَا مَرْضِيٌّ فَلَمَّا نَزَلَدَارَنَا زَرَعَ لَوْزَةًفِي جَانِبٍ مِنْ جَوَانِبِ الدَّارِ فَنَبَتَتْ وَصَارَتْ شَجَرَةً وَأَثْمَرَتْ فِي سَنَةٍ فَعَلِمَ النَّاسُ بِذَلِكَ فَكَانُوا يَسْتَشْفُونَ بِلَوْزِ تِلْكَ الشَّجَرَةِ فَمَنْ أَصَابَتْهُ عِلَّةٌ تَبَرَّكَ بِالتَّنَاوُلِ مِنْ ذَلِكَ اللَّوْزِ مُسْتَشْفِياً بِهِ فَعُوفِيَ وَمَنْ أَصَابَهُ رَمَدٌ جَعَلَ ذَلِكَ اللَّوْزَ عَلَى عَيْنِهِ فَعُوفِيَ وَكَانَتِ الْحَامِلُ إِذَا عَسُرَ عَلَيْهَا وِلادَتُهَا تَنَاوَلَتْ مِنْ ذَلِكَ اللَّوْزِ فَتَخِفُّ عَلَيْهَا الْوِلادَةُ وَتَضَعُ مِنْ سَاعَتِهَا وَكَانَ إِذَا أَخَذَ دَابَّةً مِنَ الدَّوَابِّ الْقُولَنْجُ أُخِذَ مِنْ قُضْبَانِ تِلْكَ الشَّجَرَةِ فَأُمِرَّ عَلَى بَطْنِهَا فَتَعَافَى وَيَذْهَبُ عَنْهَا رِيحُ الْقُولَنْجِ بِبَرَكَةِ الرِّضَا عَلَيْهِ السَّلامُ.فَمَضَتِ الأَيَّامُ عَلَى تِلْكَ الشَّجَرَةِ وَيَبِسَتْ فَجَاءَ جَدِّي حَمْدَانُ وَقَطَعَ أَغْصَانَهَا فَعَمِيَ وَجَاءَ ابْنٌ لِحَمْدَانَ يُقَالُ لَهُ أَبُو عَمْرٍو فَقَطَعَ تِلْكَ الشَّجَرَةَ مِنْ وَجْهِ الأَرْضِ فَذَهَبَ مَالُهُ كُلُّهُ بِبَابِ فَارِسٍ وَكَانَ مَبْلَغُهُ سَبْعِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ إِلَى ثَمَانِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ وَلَمْ يَبْقَ لَهُ شَيْءٌ وَكَانَ لابِي عَمْرٍو هَذَا ابْنَانِ كَاتِبَانِ وَكَانَا يَكْتُبَانِ لابِي الْحَسَنِ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ سمجور يُقَالُ لاحَدِهِمَا أَبُو الْقَاسِمِ وَلِلآْخَرِ أَبُو صَادِقٍ فَأَرَادَا عِمَارَةَ تِلْكَ الدَّارِ وَأَنْفَقَا عَلَيْهَا عِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ وَقَلَعَا الْبَاقِيَ مِنْ أَصْلِ تِلْكَ الشَّجَرَةِ وَهُمَا لا يَعْلَمَانِ مَا يَتَوَلَّدُ عَلَيْهِمَا مِنْ ذَلِكَ فَوَلَّى أَحَدُهُمَا ضَيَاعاً لامِيرِ خُرَاسَانَ فَرُدَّ إِلَى نَيْسَابُورَ فِي مَحْمِلٍ قَدِ اسْوَدَّتْ رِجْلُهُ الُْيمْنَى فَشُرِحَتْ رِجْلُهُ فَمَاتَ مِنْ تِلْكَ الْعِلَّةِ بَعْدَ شَهْرٍ وَأَمَّا الآْخَرُ وَهُوَ الأَكْبَرُ فَإِنَّهُ كَانَ فِي دِيوَانِ السُّلْطَانِ بِنَيْسَابُورَ يَكْتُبُ كِتَاباً وَعَلَى رَأْسِهِ قَوْمٌ مِنَ الْكُتَّابِ وُقُوفٌ فَقَالَ وَاحِدٌ مِنْهُمْ دَفَعَ اللَّهُ عَيْنَ السَّوْءِ عَنْ كَاتِبِ هَذَا الْخَطِّ فَارْتَعَشَتْ يَدُهُ مِنْ سَاعَتِهِ وَسَقَطَ الْقَلَمُ مِنْ يَدِهِ وَخَرَجَتْ بِيَدِهِ بَثْرَةٌ وَرَجَعَ إِلَى مَنْزِلِهِ فَدَخَلَ إِلَيْهِ أَبُو الْعَبَّاسِ الْكَاتِبُ مَعَ جَمَاعَةٍ فَقَالُوا لَهُ هَذَا الَّذِي أَصَابَكَ مِنَ الْحَرَارَةِ فَيَجِبُ أَنْ تَفْتَصِدَ فَافْتَصَدَ ذَلِكَ الْيَوْمَ فَعَادُوا إِلَيْهِ مِنَ الْغَدِ وَقَالُوا لَهُ يَجِبُ أَنْ تَفْتَصِدَ الْيَوْمَ أَيْضاً فَفَعَلَ فَاسْوَدَّتْ يَدُهُ فَشُرِحَتْ وَمَاتَ مِنْ ذَلِكَ وَكَانَ مَوْتُهُمَا جَمِيعاً فِي أَقَلَّ مِنْ سَنَةٍ [والسّلام على من اتّبع الهدى].
IsnādAbū Wāsiʿ Muḥammad ibn Aḥmad ibn Isḥāq al-Nīsābūrī a rapporté : j'ai entendu ma grand-mère Khadīja bint Ḥamdān ibn Pasanda dire :
Lorsque ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) entra à Nīsābūr, il descendit dans le quartier ouest, dans une localité connue sous le nom de Lāshābād, dans la maison de ma grand-mère Pasanda. Elle fut nommée 'Pasanda' parce que ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) l'agréa parmi les gens, et 'Pasanda' est un mot persan signifiant 'agréé' (marḍiyy). Lorsqu'il descendit dans notre maison, il planta une amande dans un coin de la cour ; elle poussa, devint un arbre et produisit des fruits en l'espace d'une année. Les gens l'apprirent et vinrent chercher guérison par les amandes de cet arbre : quiconque était atteint d'une maladie en prenait avec bénédiction (tabarruk), cherchant guérison, et il était guéri ; quiconque souffrait d'ophtalmie (ramad) plaçait cette amande sur son œil et était guéri ; la femme enceinte, si l'accouchement lui était difficile, en prenait, l'accouchement devenait facile et elle enfantait sur l'heure ; et si une monture était prise de colique (qūlanj), on prenait des rameaux de cet arbre, on les passait sur son ventre, elle guérissait et le vent de la colique la quittait, par la bénédiction (baraka) d'ar-Riḍā (que la paix soit sur lui). Le temps passa sur cet arbre ; il sécha. Mon grand-père Ḥamdān vint et en coupa les branches ; il devint aveugle. Un fils de Ḥamdān, nommé Abū ʿAmr, vint et coupa l'arbre au ras du sol ; tous ses biens disparurent à la porte de Fārs, soit soixante-dix mille à quatre-vingt mille dirhams, et il ne lui resta rien. Ce Abū ʿAmr avait deux fils, scribes, qui écrivaient pour Abū l-Ḥasan Muḥammad ibn Ibrāhīm Samjūr ; l'un était appelé Abū l-Qāsim et l'autre Abū Ṣādiq. Ils voulurent restaurer cette maison et y dépensèrent vingt mille dirhams, et déracinèrent ce qui restait de cet arbre, ne sachant pas ce qui en résulterait pour eux. L'un d'eux fut nommé intendant des domaines de l'émir du Khurāsān ; il fut ramené à Nīsābūr dans une litière, la jambe droite devenue noire ; on lui incisa la jambe, et il mourut de cette maladie après un mois. Quant à l'autre, l'aîné, alors qu'il était au bureau du sultan à Nīsābūr en train d'écrire une lettre, des scribes se tenaient debout autour de lui ; l'un d'eux dit : 'Que Dieu repousse le mauvais œil du scribe de cette écriture !' Aussitôt sa main trembla, la plume tomba de sa main, un furoncle apparut sur sa main, et il retourna chez lui. Abū l-ʿAbbās le scribe entra chez lui avec un groupe et lui dirent : 'Ce qui t'a atteint vient de la chaleur, il faut que tu te fasses saigner.' Il se fit donc saigner ce jour-là. Ils revinrent le lendemain et lui dirent : 'Il faut que tu te fasses saigner aujourd'hui aussi.' Il le fit. Sa main devint noire, on l'incisa, et il en mourut. Leur mort à tous deux eut lieu en moins d'un an. [Et la paix soit sur celui qui suit la guidée.]