وَقَالَ عُثْمَانُ بْنُ الْهَيْثَمِ أَبُو عَمْرٍو حَدَّثَنَا عَوْفٌ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ وَكَّلَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِحِفْظِ زَكَاةِ رَمَضَانَ، فَأَتَانِي آتٍ فَجَعَلَ يَحْثُو مِنَ الطَّعَامِ، فَأَخَذْتُهُ، وَقُلْتُ وَاللَّهِ لأَرْفَعَنَّكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَ إِنِّي مُحْتَاجٌ، وَعَلَىَّ عِيَالٌ، وَلِي حَاجَةٌ شَدِيدَةٌ. قَالَ فَخَلَّيْتُ عَنْهُ فَأَصْبَحْتُ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا أَبَا هُرَيْرَةَ مَا فَعَلَ أَسِيرُكَ الْبَارِحَةَ ". قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ شَكَا حَاجَةً شَدِيدَةً وَعِيَالاً فَرَحِمْتُهُ، فَخَلَّيْتُ سَبِيلَهُ. قَالَ " أَمَا إِنَّهُ قَدْ كَذَبَكَ وَسَيَعُودُ ". فَعَرَفْتُ أَنَّهُ سَيَعُودُ لِقَوْلِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِنَّهُ سَيَعُودُ. فَرَصَدْتُهُ فَجَاءَ يَحْثُو مِنَ الطَّعَامِ فَأَخَذْتُهُ فَقُلْتُ لأَرْفَعَنَّكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَ دَعْنِي فَإِنِّي مُحْتَاجٌ، وَعَلَىَّ عِيَالٌ لاَ أَعُودُ، فَرَحِمْتُهُ، فَخَلَّيْتُ سَبِيلَهُ فَأَصْبَحْتُ، فَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أَبَا هُرَيْرَةَ، مَا فَعَلَ أَسِيرُكَ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ شَكَا حَاجَةً شَدِيدَةً وَعِيَالاً، فَرَحِمْتُهُ فَخَلَّيْتُ سَبِيلَهُ. قَالَ " أَمَا إِنَّهُ قَدْ كَذَبَكَ وَسَيَعُودُ ". فَرَصَدْتُهُ الثَّالِثَةَ فَجَاءَ يَحْثُو مِنَ الطَّعَامِ، فَأَخَذْتُهُ فَقُلْتُ لأَرْفَعَنَّكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَهَذَا آخِرُ ثَلاَثِ مَرَّاتٍ أَنَّكَ تَزْعُمُ لاَ تَعُودُ ثُمَّ تَعُودُ. قَالَ دَعْنِي أُعَلِّمْكَ كَلِمَاتٍ يَنْفَعُكَ اللَّهُ بِهَا. قُلْتُ مَا هُوَ قَالَ إِذَا أَوَيْتَ إِلَى فِرَاشِكَ فَاقْرَأْ آيَةَ الْكُرْسِيِّ {اللَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْحَىُّ الْقَيُّومُ} حَتَّى تَخْتِمَ الآيَةَ، فَإِنَّكَ لَنْ يَزَالَ عَلَيْكَ مِنَ اللَّهِ حَافِظٌ وَلاَ يَقْرَبَنَّكَ شَيْطَانٌ حَتَّى تُصْبِحَ. فَخَلَّيْتُ سَبِيلَهُ فَأَصْبَحْتُ، فَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا فَعَلَ أَسِيرُكَ الْبَارِحَةَ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ زَعَمَ أَنَّهُ يُعَلِّمُنِي كَلِمَاتٍ، يَنْفَعُنِي اللَّهُ بِهَا، فَخَلَّيْتُ سَبِيلَهُ. قَالَ " مَا هِيَ ". قُلْتُ قَالَ لِي إِذَا أَوَيْتَ إِلَى فِرَاشِكَ فَاقْرَأْ آيَةَ الْكُرْسِيِّ مِنْ أَوَّلِهَا حَتَّى تَخْتِمَ {اللَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْحَىُّ الْقَيُّومُ} وَقَالَ لِي لَنْ يَزَالَ عَلَيْكَ مِنَ اللَّهِ حَافِظٌ وَلاَ يَقْرَبَكَ شَيْطَانٌ حَتَّى تُصْبِحَ، وَكَانُوا أَحْرَصَ شَىْءٍ عَلَى الْخَيْرِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمَا إِنَّهُ قَدْ صَدَقَكَ وَهُوَ كَذُوبٌ، تَعْلَمُ مَنْ تُخَاطِبُ مُنْذُ ثَلاَثِ لَيَالٍ يَا أَبَا هُرَيْرَةَ ". قَالَ لاَ. قَالَ " ذَاكَ شَيْطَانٌ ".
IsnādʿUthmān ibn al-Haytham Abū ʿAmr a dit : ʿAwf nous a raconté, d'après Muḥammad ibn Sīrīn, d'après Abū Hurayra — qu'Allah l'agrée —
Il a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a chargé de garder l'aumône de Ramadan. Un visiteur vint et se mit à prendre de la nourriture à pleines mains. Je le saisis et dis : "Par Allah, je vais te dénoncer au Messager d'Allah !" Il dit : "Je suis dans le besoin et j'ai une famille à charge, j'ai une grande nécessité." Alors, je le relâchai. Le matin venu, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Ô Abā Hurayra, qu'a fait ton prisonnier de la nuit dernière ?" Je dis : "Ô Messager d'Allah ! Il s'est plaint d'un grand besoin et de sa famille, j'ai eu pitié et je l'ai laissé partir." Il dit : "Sache qu'il t'a menti et qu'il reviendra." Je sus donc qu'il reviendrait, selon la parole du Messager d'Allah : "Il reviendra." Je l'attendis, il vint et se mit à prendre de la nourriture à pleines mains. Je le saisis et dis : "Je vais te dénoncer au Messager d'Allah !" Il dit : "Laisse-moi ! Je suis dans le besoin, j'ai une famille à charge et je ne reviendrai pas." J'eus pitié et le laissai partir. Le matin venu, le Messager d'Allah me dit : "Ô Abā Hurayra, qu'a fait ton prisonnier ?" Je dis : "Ô Messager d'Allah ! Il s'est plaint d'un grand besoin et de sa famille, j'ai eu pitié et je l'ai laissé partir." Il dit : "Sache qu'il t'a menti et qu'il reviendra." Je l'attendis une troisième fois ; il vint et se mit à prendre de la nourriture à pleines mains. Je le saisis et dis : "Je vais te dénoncer au Messager d'Allah ! C'est la troisième fois que tu prétends ne pas revenir, puis tu reviens." Il dit : "Laisse-moi ! Je vais t'apprendre des paroles par lesquelles Allah te sera utile." Je dis : "Quoi donc ?" Il dit : "Quand tu te rends à ta couche, récite le verset du Trône (آية الكرسي) : « Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, l'Éternel » jusqu'à la fin du verset. Car alors, un gardien d'Allah ne cessera d'être sur toi et aucun démon ne s'approchera de toi jusqu'au matin." Je le laissai donc partir. Le matin venu, le Messager d'Allah me dit : "Qu'a fait ton prisonnier de la nuit dernière ?" Je dis : "Ô Messager d'Allah ! Il a prétendu m'apprendre des paroles par lesquelles Allah me serait utile, et je l'ai laissé partir." Il dit : "Quelles sont-elles ?" Je dis : "Il m'a dit : Quand tu te rends à ta couche, récite le verset du Trône depuis son début jusqu'à la fin : « Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, l'Éternel », et il m'a dit : Un gardien d'Allah ne cessera d'être sur toi et aucun démon ne s'approchera de toi jusqu'au matin." — Les compagnons étaient très désireux du bien. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Sache qu'il t'a dit vrai, alors qu'il est menteur. Sais-tu à qui tu t'adresses depuis trois nuits, ô Abā Hurayra ?" Il dit : "Non." Il dit : "C'était un démon." »