1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ هَارُونَ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ مَسْعَدَةَ بْنِ صَدَقَةَ عَنْ جَعْفَرٍ عَنْ آبَائِهِ (عَلَيْهِم السَّلاَم) أَنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ صَلَوَاتُ الله عَلَيْهِ سَمِعَ رَجُلاً يَقُولُ إِنَّ الشَّحِيحَ أَغْدَرُ مِنَ الظَّالِمِ فَقَالَ لَهُ كَذَبْتَ إِنَّ الظَّالِمَ قَدْ يَتُوبُ وَيَسْتَغْفِرُ وَيَرُدُّ الظُّلامَةَ عَلَى أَهْلِهَا وَالشَّحِيحُ إِذَا شَحَّ مَنَعَ الزَّكَاةَ وَالصَّدَقَةَ وَصِلَةَ الرَّحِمِ وَقِرَى الضَّيْفِ وَالنَّفَقَةَ فِي سَبِيلِ الله وَأَبْوَابَ الْبِرِّ وَحَرَامٌ عَلَى الْجَنَّةِ أَنْ يَدْخُلَهَا شَحِيحٌ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Hārūn ibn Muslim, d'après Masʿada ibn Ṣadaqa, d'après Jaʿfar (al-Ṣādiq), d'après ses pères (la paix soit sur eux), que le Commandeur des croyants (les bénédictions de Dieu soient sur lui) entendit un homme dire : « L’avare est plus perfide que l’oppresseur. » Il lui dit :
Tu mens ! L'oppresseur peut se repentir, implorer le pardon et restituer ce qu'il a usurpé à son ayant droit, tandis que l'avare, lorsqu'il est avare, empêche la zakāt (aumône légale), l'aumône surérogatoire, le maintien des liens familiaux, l'hospitalité envers l'hôte, la dépense dans le sentier de Dieu et toutes les œuvres de bien. Or, il est interdit au Paradis qu'un avare y entre.
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِهِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ قَالَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلاَم) إِذَا لَمْ يَكُنْ لله فِي عَبْدٍ حَاجَةٌ ابْتَلاهُ بِالْبُخْلِ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā d'après Ibn Abī ʿUmayr d'après certains de ses compagnons d'après Abū ʿAbdillāh (as)
Il a dit : Le Commandeur des croyants (as) a dit : « Lorsque Dieu n'a aucun besoin d'un serviteur, Il l'éprouve par l'avarice. »
3ـ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ أَحْمَدَ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) لِبَنِي سَلِمَةَ يَا بَنِي سَلِمَةَ مَنْ سَيِّدُكُمْ قَالُوا يَا رَسُولَ الله سَيِّدُنَا رَجُلٌ فِيهِ بُخْلٌ فَقَالَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَأَيُّ دَاءٍ أَدْوَى مِنَ الْبُخْلِ ثُمَّ قَالَ بَلْ سَيِّدُكُمْ الأَبْيَضُ الْجَسَدِ الْبَرَاءُ بْنُ مَعْرُورٍ.
IsnādAḥmad b. Muḥammad, d’Ibn Abī ʿUmayr, d’al-Ḥusayn b. Aḥmad, d’Isḥāq b. ʿAmmār, d’Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il a dit : le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dit aux Banī Salima : « Ô Banī Salima, qui est votre maître ? » Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, notre maître est un homme en qui il y a de l’avarice. » Alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dit : « Et quelle maladie est plus maligne que l’avarice ? » Puis il dit : « Plutôt, votre maître est l’homme au corps blanc, al-Barā’ b. Maʿrūr. »
4ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الله عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي الْجَهْمِ عَنْ مُوسَى بْنِ بَكْرٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ سُلَيْمَانَ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ مُوسَى (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ الْبَخِيلُ مَنْ بَخِلَ بِمَا افْتَرَضَ الله عَلَيْهِ.
IsnādD'après un groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Abī ʿAbd Allāh, d'après son père, d'après Abū al-Jahm, d'après Mūsā b. Bakr, d'après Aḥmad b. Sulaymān, d'après Abū al-Ḥasan Mūsā (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « L'avare est celui qui se montre avare de ce que Dieu a rendu obligatoire pour lui. »
5ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ هَارُونَ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ مَسْعَدَةَ بْنِ صَدَقَةَ عَنْ جَعْفَرٍ عَنْ أَبِيهِ (عَلَيْهِما السَّلاَم) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مَا مَحَقَ الإِسْلامَ مَحْقَ الشُّحِّ شَيْءٌ ثُمَّ قَالَ إِنَّ لِهَذَا الشُّحِّ دَبِيباً كَدَبِيبِ النَّمْلِ وَشُعَباً كَشُعَبِ الشِّرَكِ وَفِي نُسْخَةٍ أُخْرَى الشَّوْكِ.
Isnād5. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Hārūn ibn Muslim, d'après Masʿada ibn Ṣadaqa, d'après Jaʿfar, d'après son père (que la paix soit sur eux deux), qui a dit :
Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) a dit : « Rien n'a anéanti l'islam comme l'avarice. » Puis il a dit : « Certes, cette avarice a une reptation semblable à celle des fourmis, et des ramifications semblables à celles du piège (ou, selon une autre version, des épines). »
6ـ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبِي جَمِيلَةَ عَنْ جَابِرٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) لَيْسَ بِالْبَخِيلِ الَّذِي يُؤَدِّي الزَّكَاةَ الْمَفْرُوضَةَ فِي مَالِهِ وَيُعْطِي الْبَائِنَةَ فِي قَوْمِهِ.
IsnādAḥmad ibn Muḥammad, d'après Muḥammad ibn ʿAlī, d'après Abū Jamīla, d'après Jābir, d'après Abū Jaʿfar (ʿalayhi as-salām)
Il a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : « N'est pas avare celui qui s'acquitte de la zakāt (aumône légale) obligatoire sur ses biens et qui donne la dot (bāʾina) au sein de son peuple. »
7ـ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ شَرِيفِ بْنِ سَابِقٍ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ أَبِي قُرَّةَ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) تَدْرِي مَا الشَّحِيحُ قُلْتُ هُوَ الْبَخِيلُ قَالَ الشُّحُّ أَشَدُّ مِنَ الْبُخْلِ إِنَّ الْبَخِيلَ يَبْخَلُ بِمَا فِي يَدِهِ وَالشَّحِيحُ يَشُحُّ عَلَى مَا فِي أَيْدِي النَّاسِ وَعَلَى مَا فِي يَدَيْهِ حَتَّى لا يَرَى مِمَّا فِي أَيْدِي النَّاسِ شَيْئاً إِلاَّ تَمَنَّى أَنْ يَكُونَ لَهُ بِالْحِلِّ وَالْحَرَامِ وَلا يَقْنَعُ بِمَا رَزَقَهُ الله.
IsnādAḥmad b. Muḥammad d'après Sharīf b. Sābiq d'après al-Faḍl b. Abī Qurra rapporte
Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dit : « Sais-tu ce qu'est le shahīḥ (l'avare extrême) ? » Je répondis : « C'est le bakhīl (l'avare). » Il dit : « Le shuḥḥ (l'avarice extrême) est plus grave que le bukhl (l'avarice). En vérité, l'avare (al-bakhīl) est avare de ce qui est en sa main, tandis que l'avare extrême (al-shahīḥ) convoite ce qui est dans les mains des gens ainsi que ce qui est dans ses propres mains, au point qu'il ne voit rien dans les mains des gens sans souhaiter que cela lui revienne, que ce soit licite ou illicite, et il ne se satisfait pas de ce qu'Allah lui a accordé. »
8ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ الْمُغِيرَةِ عَنِ الْمُفَضَّلِ بْنِ صَالِحٍ عَنْ جَابِرٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) لَيْسَ الْبَخِيلُ مَنْ أَدَّى الزَّكَاةَ الْمَفْرُوضَةَ مِنْ مَالِهِ وَأَعْطَى الْبَائِنَةَ فِي قَوْمِهِ إِنَّمَا الْبَخِيلُ حَقُّ الْبَخِيلِ مَنْ لَمْ يُؤَدِّ الزَّكَاةَ الْمَفْرُوضَةَ مِنْ مَالِهِ وَلَمْ يُعْطِ الْبَائِنَةَ فِي قَوْمِهِ وَهُوَ يُبَذِّرُ فِيمَا سِوَى ذَلِكَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn al-Mughīra, d'après al-Mufaḍḍal ibn Ṣāliḥ, d'après Jābir, d'après Abū Jaʿfar (sur lui la paix) qui a dit : a dit le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) :
« L'avare n'est pas celui qui s'acquitte de la zakāt (aumône légale) obligatoire sur ses biens et donne le présent consistant (al-bā'ina) à sa tribu. L'avare, le véritable avare, est celui qui ne s'acquitte pas de la zakāt obligatoire sur ses biens, ne donne pas le présent consistant à sa tribu, et gaspille (yubadhdhir) dans ce qui est autre que cela. »