84- عن أبي عبد الله (ع) قال المؤمنون إخوةٌ بنو أبٍ وأُمّ، فإذا ضرب على رجُل منهم عرقٌ سهر الآخَرون.
D'après Abū ʿAbd Allāh (l'imam Jaʿfar al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui) : « Les croyants sont des frères, enfants d'un même père et d'une même mère ; lorsque l'un d'eux est frappé à une veine, les autres veillent (dans l'insomnie). »
85 - وعن أحدهما (ع) أنه قال المؤمِن أخو المؤمن كالجسَدِ الواحد، إذا سقط منه شئٌ تَداعى سائرُ الجسد.
85 — D'après l'un des deux (que la paix soit sur lui), il a dit : « Le croyant est le frère du croyant ; ils sont comme un seul corps : si une partie du corps souffre, tout le corps en ressent la douleur et s'en inquiète. »
86 - وعن أبي عبد الله (ع) أنه قال المؤمن أخو المؤمن كالجسد الواحد، إذا اشتكى شيئاً منه وُجد ألمُ ذلك في سائر جسده لأنّ أرواحهم مِن روح الله تعالى، وإنّ روح المؤمن لأشدُّ اتصالاً بروح الله من اتصال شعاع الشمسِ بها.
86 - D'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix) : il a dit : « Le croyant est le frère du croyant, ils sont comme un seul corps : lorsqu'une partie de ce corps souffre d'un mal, la douleur se répercute dans tout le reste du corps, car leurs esprits proviennent de l'Esprit de Dieu Très-Haut. Et l'esprit du croyant est d'une connexion plus intense avec l'Esprit de Dieu que la connexion du rayon du soleil avec lui (le soleil). »
87 - عن جابر عن أبي جعفر (ع)، قال: تنفست بين يديه، ثم قلت: يا بن رسول الله، همٌّ يصيبني من غير مصيبة تصيبني أو أمر ينـزل بي حتى تعرف ذلك أهلي في وجهي ويعرفه صديقي. فقال: نعم يا جابر. قلت: ما ذلك يا بن رسول الله؟ قال: وما تصنع به؟ قلت: احب أن أعلمه. فقال يا جابرُ، إنّ الله (جلّ جلاله) خلقَ المؤمنين من طينِ الجنانِ وأجرى بهم مِن ريح الجنّة روحَه، فكذلك المؤمنُ أخو المؤمن لأبيه وأمّه، فإذا أصاب روحاً من تلك الأرواح في بلدة من البلدان شئٌ حزنت هذه الأرواح لأنَّها منها.
IsnādD'après Jābir, d'après Abū Jaʿfar (al-Bāqir) (paix sur lui)
Il dit : Je soupirai en sa présence, puis je dis : « Ô fils du Messager de Dieu, il m'arrive une préoccupation sans qu'aucune calamité ne m'atteigne ni qu'aucun événement ne s'abatte sur moi, au point que ma famille le reconnaît sur mon visage et que mon ami le reconnaît. » Il dit : « Oui, ô Jābir. » Je dis : « Qu'est-ce donc, ô fils du Messager de Dieu ? » Il dit : « Et qu'en feras-tu ? » Je dis : « J'aimerais le savoir. » Alors il dit : « Ô Jābir, Dieu (que Sa majesté soit exaltée) a créé les croyants de l'argile des Jardins (du Paradis) et a insufflé en eux l'esprit du souffle du Paradis. Ainsi, le croyant est le frère du croyant par son père et sa mère. Lorsqu'un mal touche un esprit parmi ces esprits dans quelque contrée que ce soit, ces esprits s'attristent, car ils sont issus de lui. »
88 - وعن أبي جعفر (ع) قال المؤمن أخو المؤمن لأبيه وأمّه لأنّ الله (جلّ جلاله) خلقَ المؤمنين مِن طين الجِنان وأجرى في صوَرِهم من ريحِ الجنان، فلذلك هم إخوة لأبٍ وأُم.
88 - D'après Abū Jaʿfar (al-Bāqir, que la paix soit sur lui) : « Le croyant est le frère du croyant de père et de mère, car Dieu — majestueuse Sa majesté — a créé les croyants de l'argile des Jardins (du Paradis) et a insufflé en leurs formes du souffle des Jardins. C'est pourquoi ils sont frères de père et de mère. »
89 - وعن أبي عبد الله (ع) قال الأرواحُ جنودٌ مجنّدة تلتقي فتتشامّ كما تتشام الخيلُ، فما تعارف منها ائتلفَ وما تناكرَ منها اختلفَ. ولو أن مؤمناً جاءَ إلى مسجدٍ فيه أناسٌ كثير ليس فيهم إلاّ مؤمنٌ واحد لمالت روحُه إلى ذلك المؤمنِ حتى يجلسَ إليه.
89 - D'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar aṣ-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) qui a dit : « Les esprits sont des troupes rassemblées ; ils se rencontrent et se flairent mutuellement comme les chevaux se flairent. Ceux d'entre eux qui se reconnaissent s'unissent, et ceux qui s'ignorent divergent. Si un croyant venait dans une mosquée où se trouveraient de nombreuses personnes, n'y ayant qu'un seul croyant, son esprit pencherait vers ce croyant jusqu'à ce qu'il s'asseye près de lui. »
90 - وعن أبي عبد الله (ع) قال لا والله، لا يكونُ المؤمن مؤمناً أبداً حتىّ يكونَ لأخيه مثل الجسدِ إذا ضرب عليه عرقٌ واحد تداعت له سائرُ عروقه.
D'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar aṣ-Ṣādiq, paix sur lui) : « Non, par Dieu ! Le croyant n'est jamais vraiment croyant jusqu'à ce qu'il soit, pour son frère [en religion], comme le corps : lorsqu'une seule veine est frappée, toutes les autres veines en ressentent la douleur et y répondent. »
91 - وعنه (ع) قال لكُلّ شئٍ شئٌ يستريحُ إليه، وإنّ المؤمنَ يستريح إلى أخيهِ المؤمنِ كما يستريحُ الطّير ُإلى شَكله.
91 — D'après lui (l'Imam, que la paix soit sur lui) qui a dit : « Toute chose a une chose vers laquelle elle se repose. Et certes, le croyant se repose auprès de son frère croyant, comme l'oiseau se repose auprès de son semblable. »
92 - وعن أبي عبد الله (ع) قال المؤمنونَ في تبارّهِم وتراحمِهِم و تعاطُفِهم كمثلِ الجسدِ إذا اشتكى تداعى له سائرُه بالسّهر والحُمّى.
D'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) : « Les croyants, dans leur bienfaisance mutuelle, leur compassion et leur affection réciproque, sont à l'image d'un seul corps : lorsqu'un membre souffre, tout le corps est convoqué à la veille et à la fièvre. »