Chapitre
حَدَّثَنِی مُحَمَّدُ بْنُ مُوسَی بْنِ الْمُتَوَکِّلِ ره قَالَ حَدَّثَنِی عَلِیُّ بْنُ الْحُسَیْنِ السَّعْدَآبَادِیُّ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِی عَبْدِ اللَّهِ الْبَرْقِیِّ قَالَ حَدَّثَنَا أَبِی عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِی عُمَیْرٍ عَنْ مَالِکِ بْنِ أَنَسٍ عَنْ أَبِی عَبْدِ اللَّهِ ع عَنْ آبَائِهِ ع عَنِ النَّبِیِّ ص قَالَ: جَاءَ الْفُقَرَاءُ إِلَی رَسُولِ اللَّهِ ص فَقَالُوا یَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِلْأَغْنِیَاءِ مَا یُعْتِقُونَ وَ لَیْسَ لَنَا وَ لَهُمْ مَا یَحُجُّونَ وَ لَیْسَ لَنَا وَ لَهُمْ مَا یَتَصَدَّقُونَ وَ لَیْسَ لَنَا وَ لَهُمْ مَا یُجَاهِدُونَ بِهِ وَ لَیْسَ لَنَا فَقَالَ النَّبِیُّ ص مَنْ کَبَّرَ اللَّهَ مِائَهَ مَرَّهٍ کَانَ أَفْضَلَ مِنْ عِتْقِ مِائَهِ رَقَبَهٍ وَ مَنْ سَبَّحَ اللَّهَ مِائَهَ مَرَّهٍ کَانَ أَفْضَلَ مِنْ سِیَاقِ مِائَهِ بَدَنَهٍ وَ مَنْ حَمَّدَ اللَّهَ مِائَهَ مَرَّهٍ کَانَ أَفْضَلَ مِنْ حُمْلَانِ مِائَهِ فَرَسٍ فِی سَبِیلِ اللَّهِ بِسُرُجِهَا وَ لُجُمِهَا وَ رُکُبِهَا وَ مَنْ قَالَ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ مِائَهَ مَرَّهٍ کَانَ أَفْضَلَ النَّاسِ عَمَلًا فِی ذَلِکَ الْیَوْمِ إِلَّا مَنْ زَادَ قَالَ فَبَلَغَ ذَلِکَ الْأَغْنِیَاءَ فَصَنَعُوهُ قَالَ فَعَادُوا إِلَی النَّبِیِّ ص فَقَالُوا یَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ بَلَغَ الْأَغْنِیَاءَ مَا قُلْتَ فَصَنَعُوهُ قَالَ ذلِکَ فَضْلُ اللَّهِ یُؤْتِیهِ مَنْ یَشاءُ وَ اللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِیمِ.
IsnādMuhammad ibn Mūsā ibn al-Mutawakkil (que Dieu lui fasse miséricorde) m’a rapporté d’après ʿAlī ibn al-Ḥusayn al-Saʿdābādī, d’après Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh al-Barqī, qui dit : mon père nous a rapporté d’après Muḥammad ibn Abī ʿUmayr, d’après Mālik ibn Anas, d’après Abū ʿAbd Allāh (l’imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix), d’après ses pères (les Imams, sur eux la paix), d’après le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille).
Des pauvres vinrent auprès du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) et dirent : « Ô Messager de Dieu, les riches ont de quoi affranchir (des esclaves), et nous ne l’avons pas ; ils ont de quoi accomplir le pèlerinage, et nous ne l’avons pas ; ils ont de quoi faire l’aumône, et nous ne l’avons pas ; ils ont de quoi combattre (dans le sentier de Dieu), et nous ne l’avons pas. » Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) dit alors : « Quiconque proclame la grandeur de Dieu (Allāhu akbar) cent fois, cela est meilleur que l’affranchissement de cent esclaves. Quiconque glorifie Dieu (Subḥāna Allāh) cent fois, cela est meilleur que l’offrande de cent chamelles (pour le sacrifice). Quiconque loue Dieu (Al-ḥamdu li-llāh) cent fois, cela est meilleur que le transport de cent chevaux dans le sentier de Dieu, avec leurs selles, leurs brides et leurs cavaliers. Et quiconque dit “Il n’y a de dieu que Dieu” (Lā ilāha illā Allāh) cent fois, il est celui qui, ce jour-là, accomplit l’œuvre la plus excellente parmi les gens, sauf si quelqu’un en fait davantage. » Le narrateur dit : « Les riches apprirent cela et le firent à leur tour. Ils revinrent alors auprès du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) et dirent : “Ô Messager de Dieu, les riches ont appris ce que tu as dit et l’ont mis en pratique.” Il répondit : “C’est là la faveur de Dieu : Il l’accorde à qui Il veut. Et Dieu est le Détenteur de la faveur immense.” »