Chapitre
52 - حَدَّثَنا عَبْد الواحِدِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدُوسٍ العَطَّار رَضِىَ اللهُ عَنْهُ قالَ: حَدَّثَنا عَلِىُّ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ قُتَيْبَةَ النِيْسابُوريّ، عَنِ الفَضْلِ بْنِ شاذانَ قـالَ: سَمِعْتُ الرِّضـا عَلَيْهِ السَّـلامُيَقُولُ: استِعمالُ العَدْلِ وَالإِحسانِ مُؤَذِّنٌ بِدَوامِ النِّعْمَة وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ إِلاّ بِاللَّه.تَمَّ الجُزءِ الأَوَّلُ مِن عُيُونِ أَخْبارِ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ تاليف أَبي جَعْفَرٍ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِىِّ بْنِ الحُسَيْنِ بْنِ مُوسَى بْنِ بابَوَيه القُمِّيّ الفَقيهِ نَزيلِ الرَّي اِعانَهُ اللَّه عَلِيِّ طاعَتِهِ وَوَفَّقَهُ لِمَرضاتِهِ - وَيَتلُوهُ الجُزءُ الثّانِي فِي ما جاءَ عَنِ الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ مِنَ الأَخْبارِ الَمجمُوعَةِ.
IsnādNous a rapporté ʿAbd al-Wāḥid ibn Muḥammad ibn ʿAbdūs al-ʿAṭṭār – que Dieu l'agrée – a dit : nous a rapporté ʿAlī ibn Muḥammad ibn Qutayba al-Nīsābūrī, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, a dit : j'ai entendu al-Riḍā – sur lui la paix – dire :
51 - حَدَّثَنا تَمِيمُ بْنُ عَبْدِ اللَّه بْنِ تَمِيمُ القُرَشِيُّ رَضِىَ اللهُ عَنْهُ قالَ: حَدَّثَنا أَبي، عَنْ أَحْمَدِ بْنِ عَلِى الأَنْصارِيِّ، عَنْ عَبْد السَّلامُ بْنِ صالِحٍ الهَرَوِيِّ، قالَ: سَمِعْتُ أَبَا الحَسَن عَلِىِّ بْنِ مُوسَى الرِّضا عَلَيْهِ السَّلامُ يَقُولُ: أَوَّلُ مَنِ اتُّخِذَ لَهُ الْفُقَّاعُ فِي الإِسْلامِ بِالشَّامِ يَزِيدُ بْنُ مُعَاوِيَةَ لَعْنَةُ اللَّهِ عَلَيْهِ فَأُحْضِرَ وَهُوَعَلَى الْمَائِدَةِ وَقَدْ نَصَبَهَا عَلَى رَأْسِ الْحُسَيْنِ بْنِ عَلِيٍ عَلَيْهِ السَّلامُ فَجَعَلَ يَشْرَبُهُ وَيَسْقِي أَصْحَابَهُ وَيَقُولُ اشْرَبُوا فَهَذَا شَرَابٌ مُبَارَكٌ من بركته أنا أول تناولناه وَلَوْ لَمْ يَكُنْ مِنْ بَرَكَتِهِ إِلا أَنَّا أَوَّلُ مَا تَنَاوَلْنَاهُ وَرَأْسُ عَدُوِّنَا بَيْنَ أَيْدِينَا وَمَائِدَتُنَا مَنْصُوبَةٌ عَلَيْهِ وَنَحْنُ نَأْكُلُ وَنُفُوسُنَا سَاكِنَةٌ وَقُلُوبُنَا مُطْمَئِنَّةٌ فَمَنْ كَانَ مِنْ شِيعَتِنَا فَلْيَتَوَرَّعْ عَنْ شُرْبِ الْفُقَّاعِ فَإِنَّهُ شَرَابُ أَعْدَائِنَا فَإِنْ لَمْ يَفْعَل فَلَيْسَ مِنَّا، وَلَقَد حَدَّثَني أَبي، عَنْ آبائِه، عَنْ عَلِىِّ بْنِ أَبِي طالِبٍ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ قالَ: قالَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ: لا تَلبَسُوا لِباسَ أَعْدائِي وَلا تَطعَمُوا مَطاعِمَ أَعْدائِي، وَلا تَسلَكُوا مَسالِكَ أَعْدائِي فَتَكُونُوا أَعْدائِي كَما هُم أَعْدائِي.قالَ مُصَنِّفُ هذا الْكِتابرحمه الله: لِباسُ الأَعداءِ هُوَالسَّوادَ، وَمَطاعِمُ الأَعداءِ النَّبيذُ المُسكِرُ وَالفِّقاعُ وَالطِّينُ وَالجِرِّي مِنَ السَّمَكِ وَالمار ماهي وَالزَّمِّيرُ وَالطّافي وَكُلُّ ما لَم لَهُ فُلُوس مِنَ السَّمَكِ، وَلَحمُ الضَّبَّ وَالأَرنَبِ وَالثَّعلَبِ وَما لَمْ يَدِفَ مِنَ الطَّيرِ وَما استَوى طَرَفاهُ مِنَ البَيضِ وَالدَّبى مِنَ الجَرادِ وَهُوَالَّذِي لا يَستَقِلُّ بِالطَّيَرانِ، وَالطِّحالُ، وَمَسالِكُ الأَعداءِ مَواضِعُ التُّهمَةِ وَمَجالِسُ شُربِ الخَمْرِ، وَالَمجالِسُ الَّتِي فِيها المَلاهِي، وَمَجالِسَ الَّذِينَ لا يَقضُونَ بِالْحَقِّ، وَالَمجالِسُ الَّتِي يُعابُ فِيها الأَئِمَّةِ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ وَالْمُؤْمِنُوُن، وَمَجالِسُ أَهْل المَعاصِي، وَالظُّلمِ وَالفَسادِ وَالقِمارِ [و قَدْ بَلِّغني أَنَّ فِي أَنْواعِ الفُقاعِ ما قَدْ يُسكِرُ كَثِيرُهُ وَما أَسكَرَ كَثِيرُهُ فَقَليلُهُ وَكَثِيرُهُ حَرامٌ] .
IsnādTamīm fils de ʿAbd Allāh fils de Tamīm al-Qurashī — que Dieu l’agrée — nous a rapporté : mon père nous a rapporté, d’après Aḥmad fils de ʿAlī al-Anṣārī, d’après ʿAbd al-Salām fils de Ṣāliḥ al-Harawī, qui dit : J’ai entendu Abū l-Ḥasan ʿAlī fils de Mūsā ar-Riḍā — sur lui la paix — dire :
Le premier pour qui le fuqqāʿ (boisson fermentée à base d’orge) fut préparé en Islam, au Shām (Syrie), fut Yazīd fils de Muʿāwiya — que la malédiction de Dieu soit sur lui. Il le fit servir alors qu’il était à table, et il avait dressé sa table au-dessus de la tête de Ḥusayn fils de ʿAlī — sur lui la paix. Il se mit à en boire, à en donner à ses compagnons, et disait : « Buvez ! Car c’est une boisson bénie. Parmi ses bénédictions, je suis le premier à en consommer. Et si ce n’était pour cette bénédiction — que nous sommes les premiers à la consommer alors que la tête de notre ennemi est devant nous, notre table dressée au-dessus d’elle, tandis que nous mangeons en paix, nos âmes apaisées et nos cœurs tranquilles — eh bien que celui qui est de nos partisans (shīʿa) s’abstienne de boire le fuqqāʿ, car c’est la boisson de nos ennemis. S’il ne le fait pas, il n’est pas des nôtres. » Et mon père m’a rapporté, d’après ses pères, d’après ʿAlī fils d’Abī Ṭālib — sur eux la paix — qui dit : L’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — a dit : « Ne portez pas le vêtement de mes ennemis, ne consommez pas les aliments de mes ennemis, et n’empruntez pas les voies de mes ennemis, sinon vous deviendrez mes ennemis comme ils sont mes ennemis. » L’auteur de ce livre — que Dieu lui fasse miséricorde — a dit : « Le vêtement des ennemis est le noir. Les aliments des ennemis sont : le nabīdh (boisson fermentée) enivrante, le fuqqāʿ, la terre (ṭīn), le jarrī (un poisson sans écailles) parmi les poissons, le mār māhī (anguille ?), le zummīr (un poisson), le ṭāfī (poisson mort flottant), tout poisson sans écailles, la viande de lézard (ḍabb), de lièvre, de renard, tout oiseau qui ne fait pas circuler le sang (ne digère pas par le jab), tout œuf dont les deux extrémités sont identiques, le dabā (sauterelle qui ne vole pas encore) parmi les criquets — c’est celui qui ne peut pas encore voler — et la rate (ṭiḥāl). Et les voies des ennemis sont : les lieux de suspicion, les assemblées de consommation de vin, les assemblées où il y a des instruments de divertissement (malāhī), les assemblées de ceux qui ne jugent pas selon la vérité, les assemblées où l’on médit des Imams — sur eux la paix — et des croyants, les assemblées des gens de désobéissance, d’injustice, de corruption et de jeu de hasard (qimār). Et il m’a été rapporté que parmi les variétés de fuqqāʿ, certaines peuvent enivrer par leur grande quantité, et tout ce dont une grande quantité enivre, sa petite et sa grande quantité sont illicites (ḥarām). »
« La pratique de la justice et de la bienfaisance est un signe avant-coureur de la pérennité de la grâce. Et il n'y a de force ni de puissance qu'en Dieu. » S'achève ici la première partie des ʿUyūn akhbār al-Riḍā (Sources de récits d'al-Riḍā) – sur lui la paix – composée par Abū Jaʿfar Muḥammad ibn ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn Mūsā ibn Bābawayh al-Qummī, le juriste, résident d'al-Rayy – que Dieu l'assiste dans Son obéissance et l'accorde pour Son agrément. Elle sera suivie de la seconde partie, sur les récits rapportés d'al-Riḍā – sur lui la paix – qui ont été rassemblés.