Chapitre
باب الأَمْرَاضِ الْمُكَفِّرَةِ لِلذُّنُوبِ
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ النُّفَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ، قَالَ حَدَّثَنِي رَجُلٌ، مِنْ أَهْلِ الشَّامِ يُقَالُ لَهُ أَبُو مَنْظُورٍ عَنْ عَمِّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمِّي، عَنْ عَامِرٍ الرَّامِ، أَخِي الْخُضْرِ - قَالَ أَبُو دَاوُدَ قَالَ النُّفَيْلِيُّ هُوَ الْخُضْرُ وَلَكِنْ كَذَا قَالَ - قَالَ إِنِّي لَبِبِلاَدِنَا إِذْ رُفِعَتْ لَنَا رَايَاتٌ وَأَلْوِيَةٌ فَقُلْتُ مَا هَذَا قَالُوا هَذَا لِوَاءُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَتَيْتُهُ وَهُوَ تَحْتَ شَجَرَةٍ قَدْ بُسِطَ لَهُ كِسَاءٌ وَهُوَ جَالِسٌ عَلَيْهِ وَقَدِ اجْتَمَعَ إِلَيْهِ أَصْحَابُهُ فَجَلَسْتُ إِلَيْهِمْ فَذَكَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الأَسْقَامَ فَقَالَ " إِنَّ الْمُؤْمِنَ إِذَا أَصَابَهُ السَّقَمُ ثُمَّ أَعْفَاهُ اللَّهُ مِنْهُ كَانَ كَفَّارَةً لِمَا مَضَى مِنْ ذُنُوبِهِ وَمَوْعِظَةً لَهُ فِيمَا يَسْتَقْبِلُ وَإِنَّ الْمُنَافِقَ إِذَا مَرِضَ ثُمَّ أُعْفِيَ كَانَ كَالْبَعِيرِ عَقَلَهُ أَهْلُهُ ثُمَّ أَرْسَلُوهُ فَلَمْ يَدْرِ لِمَ عَقَلُوهُ وَلَمْ يَدْرِ لِمَ أَرْسَلُوهُ " . فَقَالَ رَجُلٌ مِمَّنْ حَوْلَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَمَا الأَسْقَامُ وَاللَّهِ مَا مَرِضْتُ قَطُّ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قُمْ عَنَّا فَلَسْتَ مِنَّا " . فَبَيْنَا نَحْنُ عِنْدَهُ إِذْ أَقْبَلَ رَجُلٌ عَلَيْهِ كِسَاءٌ وَفِي يَدِهِ شَىْءٌ قَدِ الْتَفَّ عَلَيْهِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي لَمَّا رَأَيْتُكَ أَقْبَلْتُ إِلَيْكَ فَمَرَرْتُ بِغَيْضَةِ شَجَرٍ فَسَمِعْتُ فِيهَا أَصْوَاتَ فِرَاخِ طَائِرٍ فَأَخَذْتُهُنَّ فَوَضَعْتُهُنَّ فِي كِسَائِي فَجَاءَتْ أُمُّهُنَّ فَاسْتَدَارَتْ عَلَى رَأْسِي فَكَشَفْتُ لَهَا عَنْهُنَّ فَوَقَعَتْ عَلَيْهِنَّ مَعَهُنَّ فَلَفَفْتُهُنَّ بِكِسَائِي فَهُنَّ أُولاَءِ مَعِي . قَالَ " ضَعْهُنَّ عَنْكَ " . فَوَضَعْتُهُنَّ وَأَبَتْ أُمُّهُنَّ إِلاَّ لُزُومَهُنَّ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لأَصْحَابِهِ " أَتَعْجَبُونَ لِرُحْمِ أُمِّ الأَفْرَاخِ فِرَاخَهَا " . قَالُوا نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قَالَ " فَوَالَّذِي بَعَثَنِي بِالْحَقِّ لَلَّهُ أَرْحَمُ بِعِبَادِهِ مِنْ أُمِّ الأَفْرَاخِ بِفِرَاخِهَا ارْجِعْ بِهِنَّ حَتَّى تَضَعَهُنَّ مِنْ حَيْثُ أَخَذْتَهُنَّ وَأُمُّهُنَّ مَعَهُنَّ " . فَرَجَعَ بِهِنَّ .
IsnādD'après ʿAbd Allāh Ibn Muḥammad al-Nufaylī, d'après Muḥammad Ibn Salama, d'après Muḥammad Ibn Isḥāq, qui dit : un homme du Šām (Grande Syrie) nommé Abū Manẓūr m'a rapporté, d'après son oncle – qui a dit : mon oncle m'a rapporté, d'après ʿĀmir al-Rām, frère d'al-Khuḍr – Abū Dāwūd dit : al-Nufaylī a dit : c'est al-Khuḍr, mais il a dit ainsi –
Il a dit : « J'étais dans notre pays quand on éleva pour nous des étendards et des drapeaux. Je dis : “Qu'est-ce que cela ?” Ils dirent : “C'est l'étendard du Messager d'Allah (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui).” Je vins à lui alors qu'il était sous un arbre ; on avait étendu pour lui un manteau, il était assis dessus, et ses Compagnons s'étaient rassemblés autour de lui. Je m'assis auprès d'eux. Le Messager d'Allah (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) évoqua les maladies et dit : “Certes, le croyant, lorsqu'une maladie l'atteint puis qu'Allah l'en guérit, cela est une expiation pour ses péchés passés et une leçon pour ce qui l'attend. Quant à l'hypocrite, lorsqu'il tombe malade puis est guéri, il est tel le chameau que ses propriétaires ont entravé puis relâché : il ne sait ni pourquoi ils l'ont entravé, ni pourquoi ils l'ont relâché.” Un homme parmi ceux qui étaient autour de lui dit : “Ô Messager d'Allah, qu'en est-il des maladies ? Par Allah, je n'ai jamais été malade !” Le Messager d'Allah (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dit alors : “Lève-toi de parmi nous, car tu n'es pas des nôtres.” Alors que nous étions auprès de lui, voilà qu'un homme arriva, portant un manteau et tenant à la main quelque chose qu'il avait enveloppé. Il dit : “Ô Messager d'Allah, lorsque je t'ai vu, je me suis dirigé vers toi ; je passai par un bosquet d'arbres et j'entendis les cris de jeunes oiseaux. Je les pris et les mis dans mon manteau. Leur mère vint et tourna autour de ma tête ; je découvris les petits pour elle, et elle se posa sur eux avec eux. Je les enveloppai tous dans mon manteau ; les voici avec moi.” Il dit : “Dépose-les.” Je les déposai, mais leur mère ne voulut pas les quitter. Le Messager d'Allah (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) dit à ses Compagnons : “Vous étonnez-vous de la compassion de la mère des oisillons envers ses petits ?” Ils dirent : “Oui, ô Messager d'Allah.” Il dit : “Par Celui qui m'a envoyé avec la vérité, Allah est plus compatissant envers Ses serviteurs que la mère des oisillons envers ses petits. Retourne avec eux jusqu'à ce que tu les déposes là où tu les as pris, avec leur mère.” Il retourna donc avec eux. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ النُّفَيْلِيُّ، وَإِبْرَاهِيمُ بْنُ مَهْدِيٍّ الْمِصِّيصِيُّ، - الْمَعْنَى - قَالاَ حَدَّثَنَا أَبُو الْمَلِيحِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ، - قَالَ أَبُو دَاوُدَ قَالَ إِبْرَاهِيمُ بْنُ مَهْدِيٍّ السُّلَمِيُّ - عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، وَكَانَتْ، لَهُ صُحْبَةٌ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ الْعَبْدَ إِذَا سَبَقَتْ لَهُ مِنَ اللَّهِ مَنْزِلَةٌ لَمْ يَبْلُغْهَا بِعَمَلِهِ ابْتَلاَهُ اللَّهُ فِي جَسَدِهِ أَوْ فِي مَالِهِ أَوْ فِي وَلَدِهِ " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ زَادَ ابْنُ نُفَيْلٍ " ثُمَّ صَبَّرَهُ عَلَى ذَلِكَ " . ثُمَّ اتَّفَقَا " حَتَّى يُبْلِغَهُ الْمَنْزِلَةَ الَّتِي سَبَقَتْ لَهُ مِنَ اللَّهِ تَعَالَى " .
IsnādNous ont rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad al-Nufaylī et Ibrāhīm ibn Mahdī al-Miṣṣīṣī — quant au sens —, ils ont dit : « Nous a rapporté Abū al-Malīḥ, d’après Muḥammad ibn Khālid » — Abū Dāwūd a dit : Ibrāhīm ibn Mahdī al-Sulamī a dit : — d’après son père, d’après son grand-père, qui avait été compagnon du Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut) : « J’ai entendu le Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut) dire »
« Certes, lorsque le serviteur a obtenu d’Allāh un rang qu’il n’a pas atteint par son œuvre, Allāh l’éprouve dans son corps, dans ses biens ou dans ses enfants. » Abū Dāwūd a dit : Ibn Nufayl a ajouté : « Ensuite, Il lui accorde la patience face à cela. », puis ils sont d’accord sur la suite : « jusqu’à ce qu’Il lui fasse atteindre le rang qui lui a été prédestiné par Allāh Très Haut. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عِيسَى، وَمُسَدَّدٌ، - الْمَعْنَى - قَالاَ حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، عَنِ الْعَوَّامِ بْنِ حَوْشَبٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ السَّكْسَكِيِّ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم غَيْرَ مَرَّةٍ وَلاَ مَرَّتَيْنِ يَقُولُ " إِذَا كَانَ الْعَبْدُ يَعْمَلُ عَمَلاً صَالِحًا فَشَغَلَهُ عَنْهُ مَرَضٌ أَوْ سَفَرٌ كُتِبَ لَهُ كَصَالِحِ مَا كَانَ يَعْمَلُ وَهُوَ صَحِيحٌ مُقِيمٌ " .
IsnādD'après Muḥammad ibn ʿĪsā et Musaddad (avec le même sens), qui ont dit : Hushaym nous a rapporté, d'après al-ʿAwwām ibn Ḥawshab, d'après Ibrāhīm ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Saksakī, d'après Abū Burda, d'après Abū Mūsā (al-Ashʿarī) — qu'Allah l'agrée —,
Il a dit : « J'ai entendu le Prophète — sur lui la paix et le salut — plus d'une ou deux fois dire : « Lorsque le serviteur accomplit une œuvre pie, puis qu'une maladie ou un voyage l'en empêche, il lui est inscrit (une récompense) équivalente à celle de l'œuvre pie qu'il accomplissait lorsqu'il était en bonne santé et résident. » »
حَدَّثَنَا سَهْلُ بْنُ بَكَّارٍ، عَنْ أَبِي عَوَانَةَ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ عُمَيْرٍ، عَنْ أُمِّ الْعَلاَءِ، قَالَتْ عَادَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا مَرِيضَةٌ فَقَالَ " أَبْشِرِي يَا أُمَّ الْعَلاَءِ فَإِنَّ مَرَضَ الْمُسْلِمِ يُذْهِبُ اللَّهُ بِهِ خَطَايَاهُ كَمَا تُذْهِبُ النَّارُ خَبَثَ الذَّهَبِ وَالْفِضَّةِ " .
IsnādD'après Sahl ibn Bakkār, d'après Abū ʿAwāna, d'après ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr, d'après Umm al-ʿAlāʾ
Elle a dit : « Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) est venu me visiter alors que j'étais malade et il a dit : "Réjouis-toi, ô Umm al-ʿAlāʾ ! Car par la maladie du musulman, Allāh efface ses péchés, tout comme le feu enlève les impuretés de l'or et de l'argent." »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، ح وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، - قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَهَذَا لَفْظُ ابْنِ بَشَّارٍ - عَنْ أَبِي عَامِرٍ الْخَزَّازِ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي لأَعْلَمُ أَشَدَّ آيَةٍ فِي الْقُرْآنِ قَالَ " أَيَّةُ آيَةٍ يَا عَائِشَةُ " . قَالَتْ قَوْلُ اللَّهِ تَعَالَى { مَنْ يَعْمَلْ سُوءًا يُجْزَ بِهِ } قَالَ " أَمَا عَلِمْتِ يَا عَائِشَةُ أَنَّ الْمُؤْمِنَ تُصِيبُهُ النَّكْبَةُ أَوِ الشَّوْكَةُ فَيُكَافَأُ بِأَسْوَإِ عَمَلِهِ وَمَنْ حُوسِبَ عُذِّبَ " . قَالَتْ أَلَيْسَ اللَّهُ يَقُولُ { فَسَوْفَ يُحَاسَبُ حِسَابًا يَسِيرًا } قَالَ " ذَاكُمُ الْعَرْضُ يَا عَائِشَةُ مَنْ نُوقِشَ الْحِسَابَ عُذِّبَ " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَهَذَا لَفْظُ ابْنِ بَشَّارٍ قَالَ أَخْبَرَنَا ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ .
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yaḥyā ; et nous a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, nous a rapporté ʿUthmān ibn ʿUmar – Abū Dāwūd a dit : et ceci est la formulation d’Ibn Bashshār – d’après Abū ʿĀmir al-Khazzāz, d’après Ibn Abī Mulayka, d’après ʿĀʾisha, qu’elle a dit :
J'ai dit : « Ô Messager d'Allāh, je connais certes le verset le plus sévère dans le Coran. » Il dit : « Quel verset, ô ʿĀʾisha ? » Elle dit : « La parole d'Allāh Très-Haut : “Quiconque commet un mal en sera rétribué” (Coran 4:123). » Il dit : « Ne sais-tu pas, ô ʿĀʾisha, que le croyant est frappé par une calamité ou une épine, et cela lui est compensé pour ses pires œuvres ; et celui qui est jugé (sévèrement) sera châtié ? » Elle dit : « Allāh ne dit-Il pas : “Il sera jugé d’un jugement facile” (Coran 84:8) ? » Il dit : « Cela est la présentation (des œuvres), ô ʿĀʾisha ; celui dont le compte est examiné minutieusement sera châtié. » Abū Dāwūd a dit : Et ceci est la formulation d’Ibn Bashshār : il a dit : « Nous a rapporté Ibn Abī Mulayka. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، قَالَ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعُودُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ فِي مَرَضِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ فَلَمَّا دَخَلَ عَلَيْهِ عَرَفَ فِيهِ الْمَوْتَ قَالَ " قَدْ كُنْتُ أَنْهَاكَ عَنْ حُبِّ يَهُودَ " . قَالَ فَقَدْ أَبْغَضَهُمْ أَسْعَدُ بْنُ زُرَارَةَ فَمَهْ فَلَمَّا مَاتَ أَتَاهُ ابْنُهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ قَدْ مَاتَ فَأَعْطِنِي قَمِيصَكَ أُكَفِّنْهُ فِيهِ . فَنَزَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَمِيصَهُ فَأَعْطَاهُ إِيَّاهُ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd al-ʿAzīz ibn Yaḥyā, nous a rapporté Muḥammad ibn Salama, d'après Muḥammad ibn Isḥāq, d'après al-Zuhrī, d'après ʿUrwa, d'après Usāma ibn Zayd
Il dit : « Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) sortit pour rendre visite à ʿAbd Allāh ibn Ubayy lors de la maladie dont il mourut. Lorsqu'il entra chez lui, il reconnut en lui les signes de la mort. Il dit : "Je t'avais interdit d'aimer les juifs." Il répondit : "Asʿad ibn Zurāra les a pourtant pris en haine, et alors ?" Lorsqu'il mourut, son fils vint et dit : "Ô Messager d'Allāh, ʿAbd Allāh ibn Ubayy est mort. Donne-moi ta tunique pour que je l'ensevelisse dedans." Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ôta sa tunique et la lui donna. »
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، - يَعْنِي ابْنَ زَيْدٍ - عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ غُلاَمًا، مِنَ الْيَهُودِ كَانَ مَرِضَ فَأَتَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُهُ فَقَعَدَ عِنْدَ رَأْسِهِ فَقَالَ لَهُ " أَسْلِمْ " . فَنَظَرَ إِلَى أَبِيهِ وَهُوَ عِنْدَ رَأْسِهِ فَقَالَ لَهُ أَبُوهُ أَطِعْ أَبَا الْقَاسِمِ . فَأَسْلَمَ فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يَقُولُ " الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي أَنْقَذَهُ بِي مِنَ النَّارِ " .
IsnādSulaymān ibn Ḥarb nous a rapporté, Ḥammād — c'est-à-dire Ibn Zayd — nous a rapporté, d'après Thābit, d'après Anas
Un jeune garçon juif était malade ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) vint lui rendre visite et s'assit à son chevet. Il lui dit : « Embrasse l'islam ». Le garçon regarda son père, qui se tenait aussi à son chevet, et son père lui dit : « Obéis à Abū al-Qāsim ». Alors il embrassa l'islam. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva en disant : « Louange à Allah qui l'a sauvé du Feu par mon intermédiaire ».
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي لَيْسَ بِرَاكِبِ بَغْلٍ وَلاَ بِرْذَوْنٍ .
IsnādAḥmad ibn Ḥanbal nous a rapporté, ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī nous a rapporté, d'après Sufyān, d'après Muḥammad ibn al-Munkadir, d'après Jābir, qui a dit :
Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) me rendait visite (lorsque j'étais malade) sans monter ni une mule ni un bidet (cheval de moindre valeur).
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَوْفٍ الطَّائِيُّ، حَدَّثَنَا الرَّبِيعُ بْنُ رَوْحِ بْنِ خُلَيْدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ دَلْهَمٍ الْوَاسِطِيُّ، عَنْ ثَابِتٍ الْبُنَانِيِّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الْوُضُوءَ وَعَادَ أَخَاهُ الْمُسْلِمَ مُحْتَسِبًا بُوعِدَ مِنْ جَهَنَّمَ مَسِيرَةَ سَبْعِينَ خَرِيفًا " . قُلْتُ يَا أَبَا حَمْزَةَ وَمَا الْخَرِيفُ قَالَ الْعَامُ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَالَّذِي تَفَرَّدَ بِهِ الْبَصْرِيُّونَ مِنْهُ الْعِيَادَةُ وَهُوَ مُتَوَضِّئٌ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn ʿAwf aṭ-Ṭāʾī, nous a rapporté ar-Rabīʿ ibn Rawḥ ibn Khulayd, nous a rapporté Muḥammad ibn Khālid, nous a rapporté al-Faḍl ibn Dalham al-Wāsiṭī, d’après Thābit al-Bunānī, d’après Anas ibn Mālik, qui a dit :
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque fait ses ablutions de manière parfaite puis rend visite à son frère musulman dans l’espoir de la récompense divine, sera éloigné de l’Enfer d’une distance de soixante-dix automnes. » Je demandai : « Ô Abū Ḥamza (surnom d’Anas), qu’est-ce que l’automne (al-kharīf) ? » Il répondit : « L’année. » Abū Dāwūd a dit : « Ce qui est propre aux Basriens (dans cette transmission), c’est (la mention de) la visite tout en étant en état d’ablutions. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الْحَكَمِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نَافِعٍ، عَنْ عَلِيٍّ، قَالَ مَا مِنْ رَجُلٍ يَعُودُ مَرِيضًا مُمْسِيًا إِلاَّ خَرَجَ مَعَهُ سَبْعُونَ أَلْفَ مَلَكٍ يَسْتَغْفِرُونَ لَهُ حَتَّى يُصْبِحَ وَكَانَ لَهُ خَرِيفٌ فِي الْجَنَّةِ وَمَنْ أَتَاهُ مُصْبِحًا خَرَجَ مَعَهُ سَبْعُونَ أَلْفَ مَلَكٍ يَسْتَغْفِرُونَ لَهُ حَتَّى يُمْسِيَ وَكَانَ لَهُ خَرِيفٌ فِي الْجَنَّةِ .
IsnādMuḥammad ibn Kathīr nous a raconté, Shuʿba nous a informés, d'après al-Ḥakam, d'après ʿAbd Allāh ibn Nāfiʿ, d'après ʿAlī,
Il n'est pas un homme qui rend visite à un malade le soir sans que soixante-dix mille anges ne sortent avec lui, implorant le pardon pour lui jusqu'au matin, et il aura une récolte au Paradis. Et quiconque lui rend visite le matin, soixante-dix mille anges sortent avec lui, implorant le pardon pour lui jusqu'au soir, et il aura une récolte au Paradis.
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنِ الْحَكَمِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي لَيْلَى، عَنْ عَلِيٍّ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمَعْنَاهُ لَمْ يَذْكُرِ الْخَرِيفَ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ رَوَاهُ مَنْصُورٌ عَنِ الْحَكَمِ أَبِي حَفْصٍ كَمَا رَوَاهُ شُعْبَةُ .
IsnādD'après ʿUthmān ibn Abī Shayba, d'après Abū Muʿāwiya, d'après al-Aʿmash, d'après al-Ḥakam, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Laylā, d'après ʿAlī, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Avec le même sens, sans mentionner al-Kharīf (l'automne). Abū Dāwūd a dit : « Manṣūr l'a rapporté d'après al-Ḥakam Abū Ḥafṣ, comme l'a rapporté Shuʿba. »
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنِ الْحَكَمِ، عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نَافِعٍ، قَالَ - وَكَانَ نَافِعٌ غُلاَمَ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ - قَالَ جَاءَ أَبُو مُوسَى إِلَى الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ يَعُودُهُ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَسَاقَ مَعْنَى حَدِيثِ شُعْبَةَ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ أُسْنِدَ هَذَا عَنْ عَلِيٍّ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ صَحِيحٍ .
IsnādNous a rapporté ʿUthmān ibn Abī Shayba : nous a rapporté Jarīr, d'après Manṣūr, d'après al-Ḥakam, d'après Abū Jaʿfar ʿAbd Allāh ibn Nāfiʿ — et Nāfiʿ était le serviteur d’al-Ḥasan ibn ʿAlī — il a dit : Abū Mūsā vint rendre visite à al-Ḥasan ibn ʿAlī, malade. — Abū Dāwūd a dit : « Et il a rapporté le sens du hadith de Shuʿba. » — Abū Dāwūd a dit : « Ceci a été rapporté comme étant remonté jusqu'à ʿAlī, du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) par plusieurs voies non authentiques. »
Il a dit : « Abū Mūsā vint rendre visite à al-Ḥasan ibn ʿAlī, malade. » — Abū Dāwūd a dit : « Et il a rapporté le sens du hadith de Shuʿba. » — Abū Dāwūd a dit : « Ceci a été rapporté comme étant remonté jusqu'à ʿAlī, du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) par plusieurs voies non authentiques. »
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا أُصِيبَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ يَوْمَ الْخَنْدَقِ رَمَاهُ رَجُلٌ فِي الأَكْحَلِ فَضَرَبَ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَيْمَةً فِي الْمَسْجِدِ فَيَعُودُهُ مِنْ قَرِيبٍ .
IsnādD'après ʿUthmān ibn Abī Shayba, d'après ʿAbd Allāh ibn Numayr, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père [ʿUrwa], d'après ʿĀʾisha [la mère des croyants] :
Elle a dit : « Lorsque Saʿd ibn Muʿādh fut blessé le jour du Fossé (bataille d'al-Khandaq) — un homme l'avait atteint à la veine médiale (al-akḥal) — le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) dressa une tente pour lui dans la mosquée, afin de lui rendre visite de près. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ النُّفَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، عَنْ يُونُسَ بْنِ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ، قَالَ عَادَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ وَجَعٍ كَانَ بِعَيْنَىَّ .
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn Muḥammad al-Nufaylī, d'après Ḥajjāj ibn Muḥammad, d'après Yūnus ibn Abī Isḥāq, d'après son père, d'après Zayd ibn Arqam, qui a dit :
Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) m'a rendu visite lors d'une maladie qui affectait mes yeux.
حَدَّثَنَا الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ زَيْدِ بْنِ الْخَطَّابِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ نَوْفَلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِذَا سَمِعْتُمْ بِهِ بِأَرْضٍ فَلاَ تُقْدِمُوا عَلَيْهِ وَإِذَا وَقَعَ بِأَرْضٍ وَأَنْتُمْ بِهَا فَلاَ تَخْرُجُوا فِرَارًا مِنْهُ " . يَعْنِي الطَّاعُونَ .
IsnādAl-Qa'nabī nous a rapporté, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbd al-Ḥamīd ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn Zayd ibn al-Khaṭṭāb, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ḥārith ibn Nawfal, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qui a dit : ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf a dit :
J'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire : « Si vous apprenez sa présence [la peste] dans une terre, ne vous y rendez pas ; et si elle survient dans une terre où vous vous trouvez, n'en sortez pas pour la fuir. » — Il désignait la peste (al-ṭāʿūn).
حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا الْجُعَيْدُ، عَنْ عَائِشَةَ بِنْتِ سَعْدٍ، أَنَّ أَبَاهَا، قَالَ اشْتَكَيْتُ بِمَكَّةَ فَجَاءَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي وَوَضَعَ يَدَهُ عَلَى جَبْهَتِي ثُمَّ مَسَحَ صَدْرِي وَبَطْنِي ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ اشْفِ سَعْدًا وَأَتْمِمْ لَهُ هِجْرَتَهُ " .
IsnādHārūn ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté, (disant) : Makkī ibn Ibrāhīm nous a rapporté, (disant) : al-Juʿayd nous a rapporté, d'après ʿĀʾisha bint Saʿd, que son père (Saʿd ibn Abī Waqqāṣ) a dit :
« Je fus malade à La Mecque. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) vint me rendre visite, posa sa main sur mon front, puis passa (sa main) sur ma poitrine et mon ventre, puis dit : "Ô Allah ! Guéris Saʿd et parachève pour lui sa hijra (émigration)." »
حَدَّثَنَا ابْنُ كَثِيرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَطْعِمُوا الْجَائِعَ وَعُودُوا الْمَرِيضَ وَفُكُّوا الْعَانِيَ " . قَالَ سُفْيَانُ وَالْعَانِي الأَسِيرُ .
IsnādIbn Kathīr nous a raconté, d'après Sufyān, d'après Manṣūr, d'après Abū Wāʾil, d'après Abū Mūsā al-Ashʿarī,
« Nourrissez l'affamé, rendez visite au malade et libérez le captif. » Sufyān a dit : « al-ʿānī (le captif) désigne le prisonnier. »
حَدَّثَنَا الرَّبِيعُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ أَبُو خَالِدٍ، عَنِ الْمِنْهَالِ بْنِ عَمْرٍو، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ عَادَ مَرِيضًا لَمْ يَحْضُرْ أَجَلُهُ فَقَالَ عِنْدَهُ سَبْعَ مِرَارٍ أَسْأَلُ اللَّهَ الْعَظِيمَ رَبَّ الْعَرْشِ الْعَظِيمِ أَنْ يَشْفِيَكَ إِلاَّ عَافَاهُ اللَّهُ مِنْ ذَلِكَ الْمَرَضِ " .
« Quiconque rend visite à un malade dont le terme n'est pas encore arrivé et dit en sa présence sept fois : "Je demande à Allah, l'Immense, le Seigneur du Trône immense, de te guérir" — Allah ne manquera pas de le guérir de cette maladie. »
حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ خَالِدٍ الرَّمْلِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ حُيَىِّ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحُبُلِيِّ، عَنِ ابْنِ عَمْرٍو، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِذَا جَاءَ الرَّجُلُ يَعُودُ مَرِيضًا فَلْيَقُلِ اللَّهُمَّ اشْفِ عَبْدَكَ يَنْكَأُ لَكَ عَدُوًّا أَوْ يَمْشِي لَكَ إِلَى جَنَازَةٍ " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَقَالَ ابْنُ السَّرْحِ " إِلَى صَلاَةٍ " .
IsnādYazīd ibn Khālid al-Ramlī nous a rapporté, (disant) : Ibn Wahb nous a rapporté, d'après Ḥuyayy ibn ʿAbd Allāh, d'après Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Ḥublī, d'après Ibn ʿAmr (ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ), qui a dit : Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit :
« Lorsqu'un homme vient rendre visite à un malade, qu'il dise : « Ô Allah, guéris Ton serviteur, afin qu'il inflige une défaite à un ennemi pour Toi ou qu'il marche pour Toi vers un convoi funèbre. » » Abū Dāwūd a dit : Ibn al-Sarḥ a dit : « Vers une prière (ṣalāt) » (au lieu de « convoi funèbre »).
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ هِلاَلٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَدْعُوَنَّ أَحَدُكُمْ بِالْمَوْتِ لِضُرٍّ نَزَلَ بِهِ وَلَكِنْ لِيَقُلِ اللَّهُمَّ أَحْيِنِي مَا كَانَتِ الْحَيَاةُ خَيْرًا لِي وَتَوَفَّنِي إِذَا كَانَتِ الْوَفَاةُ خَيْرًا لِي " .
IsnādNous a rapporté Bishr ibn Hilāl, nous a rapporté ʿAbd al-Wārith, d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn Ṣuhayb, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit :
Le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Que nul d'entre vous n'invoque la mort à cause d'un malheur qui l'a frappé. Mais qu'il dise plutôt : "Ô Allah, fais-moi vivre tant que la vie est meilleure pour moi, et fais-moi mourir lorsque la mort est meilleure pour moi." »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا أَبُو دَاوُدَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يَتَمَنَّيَنَّ أَحَدُكُمُ الْمَوْتَ " . فَذَكَرَ مِثْلَهُ .
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, Abū Dāwūd nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, d'après Qatāda, d'après Anas ibn Mālik
que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit : « Que nul d'entre vous ne souhaite la mort. » Puis il mentionna un récit similaire.
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ تَمِيمِ بْنِ سَلَمَةَ، أَوْ سَعْدِ بْنِ عُبَيْدَةَ عَنْ عُبَيْدِ بْنِ خَالِدٍ السُّلَمِيِّ، - رَجُلٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ مَرَّةً عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ مَرَّةً عَنْ عُبَيْدٍ - قَالَ " مَوْتُ الْفَجْأَةِ أَخْذَةُ أَسَفٍ " .
IsnādRapporté par Musaddad, d'après Yaḥyā, d'après Shuʿba, d'après Manṣūr, d'après Tamīm ibn Salama ou Saʿd ibn ʿUbayda, d'après ʿUbayd ibn Khālid al-Sulamī (un compagnon du Prophète, la paix et la bénédiction soient sur lui), qui a dit une fois d'après le Prophète (sws), puis une autre fois d'après ʿUbayd — il a dit :
« La mort subite (mawt al-faj'a) est une saisie de colère (akhdhat asaf). »
حَدَّثَنَا الْقَعْنَبِيُّ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَابِرِ بْنِ عَتِيكٍ، عَنْ عَتِيكِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ عَتِيكٍ، - وَهُوَ جَدُّ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَبُو أُمِّهِ - أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ عَمَّهُ جَابِرَ بْنَ عَتِيكٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَاءَ يَعُودُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ ثَابِتٍ فَوَجَدَهُ قَدْ غُلِبَ فَصَاحَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يُجِبْهُ فَاسْتَرْجَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ " غُلِبْنَا عَلَيْكَ يَا أَبَا الرَّبِيعِ " . فَصَاحَ النِّسْوَةُ وَبَكَيْنَ فَجَعَلَ ابْنُ عَتِيكٍ يُسْكِتُهُنَّ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " دَعْهُنَّ فَإِذَا وَجَبَ فَلاَ تَبْكِيَنَّ بَاكِيَةٌ " . قَالُوا وَمَا الْوُجُوبُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " الْمَوْتُ " . قَالَتِ ابْنَتُهُ وَاللَّهِ إِنْ كُنْتُ لأَرْجُو أَنْ تَكُونَ شَهِيدًا فَإِنَّكَ كُنْتَ قَدْ قَضَيْتَ جِهَازَكَ . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ قَدْ أَوْقَعَ أَجْرَهُ عَلَى قَدْرِ نِيَّتِهِ وَمَا تَعُدُّونَ الشَّهَادَةَ " . قَالُوا الْقَتْلَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الشَّهَادَةُ سَبْعٌ سِوَى الْقَتْلِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ الْمَطْعُونُ شَهِيدٌ وَالْغَرِقُ شَهِيدٌ وَصَاحِبُ ذَاتِ الْجَنْبِ شَهِيدٌ وَالْمَبْطُونُ شَهِيدٌ وَصَاحِبُ الْحَرِيقِ شَهِيدٌ وَالَّذِي يَمُوتُ تَحْتَ الْهَدْمِ شَهِيدٌ وَالْمَرْأَةُ تَمُوتُ بِجُمْعٍ شَهِيدٌ " .
IsnādAl-Qa'nabī nous a rapporté, d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Jābir ibn ʿAtīk, d'après ʿAtīk ibn al-Ḥārith ibn ʿAtīk — qui est le grand-père maternel de ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh — que ce dernier lui a rapporté que son oncle Jābir ibn ʿAtīk l'a informé
Le Messager d'Allāh (paix et bénédiction sur lui) vint rendre visite à ʿAbd Allāh ibn Thābit. Il le trouva à l'agonie (vaincu par la mort). Le Messager d'Allāh l'appela, mais il ne répondit pas. Le Messager d'Allāh prononça la formule de retour à Allāh (istirjāʿ : « Innā liLlāhi wa innā ilayhi rājiʿūn ») et dit : « Nous avons été vaincus sur toi, ô Abā al-Rabīʿ. » Les femmes se mirent à crier et à pleurer. Ibn ʿAtīk entreprit de les faire taire, mais le Messager d'Allāh dit : « Laisse-les ; quand l'échéance (al-wujūb) aura lieu, qu'aucune pleureuse ne pleure. » Ils demandèrent : « Qu'est-ce que l'échéance, ô Messager d'Allāh ? » Il répondit : « La mort. » Sa fille dit : « Par Allāh, j'espérais que tu serais un martyr, car tu avais préparé ton équipement (pour le combat). » Le Messager d'Allāh dit : « Allāh, Puissant et Majestueux, a déjà attribué sa récompense en fonction de son intention. Et que considérez-vous comme le martyre ? » Ils répondirent : « Être tué dans le sentier d'Allāh. » Le Messager d'Allāh dit : « Les martyrs sont au nombre de sept, outre le tué dans le sentier d'Allāh : le mort de la peste (al-maṭʿūn) est un martyr ; le noyé est un martyr ; le mort d'une pleurésie (ṣāḥib dhāt al-janb) est un martyr ; le mort d'une maladie du ventre (al-mabṭūn) est un martyr ; le mort brûlé (ṣāḥib al-ḥarīq) est un martyr ; celui qui meurt sous un effondrement (al-hadm) est un martyr ; la femme qui meurt en couches (bi-jumʿ) est un martyr. »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، أَخْبَرَنَا ابْنُ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عُمَرُ بْنُ جَارِيَةَ الثَّقَفِيُّ، حَلِيفُ بَنِي زُهْرَةَ - وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ أَبِي هُرَيْرَةَ - عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ ابْتَاعَ بَنُو الْحَارِثِ بْنِ عَامِرِ بْنِ نَوْفَلٍ خُبَيْبًا - وَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ قَتَلَ الْحَارِثَ بْنَ عَامِرٍ يَوْمَ بَدْرٍ - فَلَبِثَ خُبَيْبٌ عِنْدَهُمْ أَسِيرًا حَتَّى أَجْمَعُوا لِقَتْلِهِ فَاسْتَعَارَ مِنَ ابْنَةِ الْحَارِثِ مُوسَى يَسْتَحِدُّ بِهَا فَأَعَارَتْهُ فَدَرَجَ بُنَىٌّ لَهَا وَهِيَ غَافِلَةٌ حَتَّى أَتَتْهُ فَوَجَدَتْهُ مُخْلِيًا وَهُوَ عَلَى فَخِذِهِ وَالْمُوسَى بِيَدِهِ فَفَزِعَتْ فَزْعَةً عَرَفَهَا فِيهَا فَقَالَ أَتَخْشَيْنَ أَنْ أَقْتُلَهُ مَا كُنْتُ لأَفْعَلَ ذَلِكَ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ رَوَى هَذِهِ الْقِصَّةَ شُعَيْبُ بْنُ أَبِي حَمْزَةَ عَنِ الزُّهْرِيِّ قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عِيَاضٍ أَنَّ ابْنَةَ الْحَارِثِ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهُمْ حِينَ اجْتَمَعُوا - يَعْنِي لِقَتْلِهِ - اسْتَعَارَ مِنْهَا مُوسَى يَسْتَحِدُّ بِهَا فَأَعَارَتْهُ .
IsnādNous a rapporté Mūsā ibn Ismāʿīl, nous a rapporté Ibrāhīm ibn Saʿd, nous a informé Ibn Shihāb, m’a informé ʿUmar ibn Jāriyya al-Thaqafī, allié des Banū Zuhra – et il faisait partie des compagnons d’Abū Hurayra – d’après Abū Hurayra, qui a dit :
Les Banū al-Ḥārith ibn ʿĀmir ibn Nawfal achetèrent Khubayb – et c’était Khubayb qui avait tué al-Ḥārith ibn ʿĀmir le jour de Badr –. Khubayb resta prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se décidassent à le tuer. Il emprunta alors à la fille d’al-Ḥārith un rasoir pour se raser (se préparer), et elle le lui prêta. Un petit garçon à elle, alors qu’elle était distraite, rampa jusqu’à lui ; elle le trouva seul, avec le rasoir à la main sur sa cuisse, et elle eut une frayeur qu’il reconnut en elle. Il dit : « Crains-tu que je le tue ? Je n’aurais jamais fait cela. » Abū Dāwūd a dit : Shuʿayb ibn Abī Ḥamza a rapporté cette histoire d’après al-Zuhrī, qui a dit : ʿUbayd Allāh ibn ʿIyāḍ m’a informé que la fille d’al-Ḥārith l’informa que, lorsqu’ils se rassemblèrent – c’est-à-dire pour le tuer – il emprunta d’elle un rasoir pour se raser, et elle le lui prêta.
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ قَبْلَ مَوْتِهِ بِثَلاَثٍ قَالَ " لاَ يَمُوتُ أَحَدُكُمْ إِلاَّ وَهُوَ يُحْسِنُ الظَّنَّ بِاللَّهِ " .
IsnādNous a rapporté Musaddad, qui a rapporté de ʿĪsā ibn Yūnus, qui a rapporté d'al-Aʿmash, d'après Abū Sufyān, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh
Il a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dire trois jours avant sa mort : "Que nul d'entre vous ne meure sans avoir une bonne opinion d'Allāh." »
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ، عَنِ ابْنِ الْهَادِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّهُ لَمَّا حَضَرَهُ الْمَوْتُ دَعَا بِثِيَابٍ جُدُدٍ فَلَبِسَهَا ثُمَّ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ الْمَيِّتَ يُبْعَثُ فِي ثِيَابِهِ الَّتِي يَمُوتُ فِيهَا " .
IsnādAl-Ḥasan ibn ʿAlī nous a rapporté, [disant :] Ibn Abī Maryam nous a rapporté, [disant :] Yaḥyā ibn Ayyūb nous a informés, d’après Ibn al-Hād, d’après Muḥammad ibn Ibrāhīm, d’après Abū Salama, d’après Abū Saʿīd al-Khudrī
Lorsque la mort se présenta à lui, il demanda des vêtements neufs, les revêtit, puis dit : « J’ai entendu le Messager d’Allāh (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam) dire : “Certes, le mort sera ressuscité dans les vêtements dans lesquels il meurt.” »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا حَضَرْتُمُ الْمَيِّتَ فَقُولُوا خَيْرًا فَإِنَّ الْمَلاَئِكَةَ يُؤَمِّنُونَ عَلَى مَا تَقُولُونَ " . فَلَمَّا مَاتَ أَبُو سَلَمَةَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَقُولُ قَالَ " قُولِي اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ وَأَعْقِبْنَا عُقْبَى صَالِحَةً " . قَالَتْ فَأَعْقَبَنِي اللَّهُ تَعَالَى بِهِ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم .
IsnādD'après ce que nous a rapporté Muḥammad ibn Kathīr, d'après Sufyān [al-Thawrī], d'après al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, d'après Umm Salama (qu'Allah l'agrée), qui a dit :
Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Lorsque vous êtes auprès d'un mourant (ou : d'un défunt), dites du bien, car les anges disent 'Amen' à ce que vous dites. » Puis, lorsqu'Abū Salama mourut, je dis : « Ô Messager d'Allah, que dois-je dire ? » Il dit : « Dis : "Seigneur, pardonne-lui et accorde-nous, après lui, une belle issue." » Elle (Umm Salama) dit : « Alors Allah Très-Haut me donna, après lui, Muḥammad (paix et salut sur lui). »
حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ عَبْدِ الْوَاحِدِ الْمِسْمَعِيُّ، حَدَّثَنَا الضَّحَّاكُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْحَمِيدِ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنِي صَالِحُ بْنُ أَبِي عَرِيبٍ، عَنْ كَثِيرِ بْنِ مُرَّةَ، عَنْ مُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ كَانَ آخِرُ كَلاَمِهِ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ دَخَلَ الْجَنَّةَ " .
IsnādNous a rapporté Mālik ibn ʿAbd al-Wāḥid al-Mismaʿī, nous a rapporté al-Ḍaḥḥāk ibn Makhlad, nous a rapporté ʿAbd al-Ḥamīd ibn Jaʿfar, m’a rapporté Ṣāliḥ ibn Abī ʿArīb, d’après Kathīr ibn Murra, d’après Muʿādh ibn Jabal, qui a dit :
« Quiconque a pour dernière parole “Lā ilāha illā Allāh” (nulle divinité n’est digne d’adoration en dehors d’Allāh) entrera au Paradis. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرٌ، حَدَّثَنَا عُمَارَةُ بْنُ غَزِيَّةَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ عُمَارَةَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَقِّنُوا مَوْتَاكُمْ قَوْلَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ " .
IsnādD'après Musaddad, d'après Bishr, d'après ʿUmāra ibn Ghaziyya, d'après Yaḥyā ibn ʿUmāra, qui a dit : J'ai entendu Abū Saʿīd al-Khudrī dire :
Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Incitez vos mourants à prononcer 'Il n'y a de dieu qu'Allah' (lā ʾilāha ʾillā Llāh). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ حَبِيبٍ أَبُو مَرْوَانَ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، - يَعْنِي الْفَزَارِيَّ - عَنْ خَالِدٍ الْحَذَّاءِ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ قَبِيصَةَ بْنِ ذُؤَيْبٍ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتْ دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى أَبِي سَلَمَةَ وَقَدْ شَقَّ بَصَرُهُ فَأَغْمَضَهُ فَصَيَّحَ نَاسٌ مِنْ أَهْلِهِ فَقَالَ " لاَ تَدْعُوا عَلَى أَنْفُسِكُمْ إِلاَّ بِخَيْرٍ فَإِنَّ الْمَلاَئِكَةَ يُؤَمِّنُونَ عَلَى مَا تَقُولُونَ " . ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لأَبِي سَلَمَةَ وَارْفَعْ دَرَجَتَهُ فِي الْمَهْدِيِّينَ وَاخْلُفْهُ فِي عَقِبِهِ فِي الْغَابِرِينَ وَاغْفِرْ لَنَا وَلَهُ رَبَّ الْعَالَمِينَ اللَّهُمَّ افْسَحْ لَهُ فِي قَبْرِهِ وَنَوِّرْ لَهُ فِيهِ " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَتَغْمِيضُ الْمَيِّتِ بَعْدَ خُرُوجِ الرُّوحِ سَمِعْتُ مُحَمَّدَ بْنَ مُحَمَّدِ بْنِ النُّعْمَانِ الْمُقْرِئَ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا مَيْسَرَةَ رَجُلاً عَابِدًا يَقُولُ غَمَّضْتُ جَعْفَرًا الْمُعَلِّمَ وَكَانَ رَجُلاً عَابِدًا فِي حَالَةِ الْمَوْتِ فَرَأَيْتُهُ فِي مَنَامِي لَيْلَةَ مَاتَ يَقُولُ أَعْظَمُ مَا كَانَ عَلَىَّ تَغْمِيضُكَ لِي قَبْلَ أَنْ أَمُوتَ .
IsnādD'après ce que nous a rapporté ʿAbd al-Malik ibn Ḥabīb Abū Marwān, qui l'a reçu d'Abū Isḥāq al-Fazārī, d'après Khālid al-Ḥadhdhā', d'après Abū Qilāba, d'après Qabīṣa ibn Dhu'ayb, d'après Umm Salama
Elle a dit : « Le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) entra chez Abū Salama alors que son regard était devenu fixe (au moment de la mort) ; il lui ferma les yeux. Des gens de sa famille poussèrent des cris. Il dit : « N'invoquez contre vous-mêmes que le bien, car les anges disent « Āmīn » (exauce, ô Allāh) à ce que vous dites. » Puis il dit : « Ô Allāh, pardonne à Abū Salama, élève son rang parmi les bien-guidés, et donne-lui une heureuse succession dans sa descendance, parmi ceux qui restent ; pardonne-nous et pardonne-lui, ô Seigneur des mondes. Ô Allāh, élargis pour lui sa tombe et illumine-la pour lui. » » Abū Dāwūd (al-Sijistānī) a dit : « Le fait de fermer les yeux du mort après la sortie de l'âme... J'ai entendu Muḥammad ibn Muḥammad ibn al-Nuʿmān al-Muqri' dire : « J'ai entendu Abā Maysara, un homme pieux, dire : « J'ai fermé les yeux de Jaʿfar al-Muʿallim, qui était un homme pieux, au moment de sa mort. Je le vis en songe, la nuit de sa mort, disant : « Ce qui a été le plus dur pour moi, c'est que tu m'aies fermé les yeux avant que je meure. » » »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، أَخْبَرَنَا ثَابِتٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا أَصَابَتْ أَحَدَكُمْ مُصِيبَةٌ فَلْيَقُلْ { إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ } اللَّهُمَّ عِنْدَكَ أَحْتَسِبُ مُصِيبَتِي فَآجِرْنِي فِيهَا وَأَبْدِلْ لِي خَيْرًا مِنْهَا " .
IsnādNous a rapporté Mūsā ibn Ismāʿīl, nous a rapporté Ḥammād, nous a informé Thābit, d'après Ibn ʿUmar ibn Abī Salama, d'après son père, d'après Umm Salama (qu'Allah l'agrée)
Elle a dit : « Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous est frappé par un malheur, qu'il dise : « "Innā liLlāhi wa innā ilayhi rājiʿūn" (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons) ; "Allāhumma ʿindaka aḥtasibu muṣībatī fa-ajirnī fīhā wa abdil lī khayran minhā" (Ô Allah, c'est auprès de Toi que je mets en compte mon malheur, récompense-moi pour lui et donne-moi en échange quelque chose de meilleur). » »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم سُجِّيَ فِي ثَوْبٍ حِبَرَةٍ .
IsnādAḥmad ibn Ḥanbal nous a rapporté, ʿAbd al-Razzāq nous a rapporté, Maʿmar nous a rapporté, d'après al-Zuhrī, d'après Abū Salama, d'après ʿĀʾisha :
« Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) fut recouvert d'un vêtement rayé (ḥibara). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، وَمُحَمَّدُ بْنُ مَكِّيٍّ الْمَرْوَزِيُّ، - الْمَعْنَى - قَالاَ حَدَّثَنَا ابْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ سُلَيْمَانَ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، - وَلَيْسَ بِالنَّهْدِيِّ - عَنْ أَبِيهِ، عَنْ مَعْقِلِ بْنِ يَسَارٍ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اقْرَءُوا { يس } عَلَى مَوْتَاكُمْ " . وَهَذَا لَفْظُ ابْنِ الْعَلاَءِ .
IsnādMuḥammad ibn al-ʿAlāʾ et Muḥammad ibn Makkī al-Marwazī (avec le même sens) nous ont rapporté : ils ont dit : Ibn al-Mubārak nous a rapporté, d’après Sulaymān al-Taymī, d’après Abū ʿUthmān (qui n’est pas al-Nahdī), d’après son père, d’après Maʿqil ibn Yasār, qui a dit :
Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit : « Récitez Yā Sīn sur vos mourants. » Et ceci est la formulation d’Ibn al-ʿAlāʾ.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ كَثِيرٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عَمْرَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا قُتِلَ زَيْدُ بْنُ حَارِثَةَ وَجَعْفَرٌ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ جَلَسَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ يُعْرَفُ فِي وَجْهِهِ الْحُزْنُ وَذَكَرَ الْقِصَّةَ .
IsnādMuḥammad ibn Kathīr nous a rapporté, de Sulaymān ibn Kathīr, d’après Yaḥyā ibn Saʿīd, d’après ʿAmra, d’après ʿĀʾisha,
Elle a dit : « Lorsque Zayd ibn Ḥāritha, Jaʿfar et ʿAbd Allāh ibn Rawāḥa furent tués, le Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut) s’assit dans la mosquée, la tristesse se lisant sur son visage, et il rapporta l’histoire. »
حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ خَالِدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَوْهَبٍ الْهَمْدَانِيُّ، حَدَّثَنَا الْمُفَضَّلُ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ سَيْفٍ الْمَعَافِرِيِّ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحُبُلِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ، قَالَ قَبَرْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - يَعْنِي مَيِّتًا - فَلَمَّا فَرَغْنَا انْصَرَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَانْصَرَفْنَا مَعَهُ فَلَمَّا حَاذَى بَابَهُ وَقَفَ فَإِذَا نَحْنُ بِامْرَأَةٍ مُقْبِلَةٍ - قَالَ أَظُنُّهُ عَرَفَهَا - فَلَمَّا ذَهَبَتْ إِذَا هِيَ فَاطِمَةُ - عَلَيْهَا السَّلاَمُ - فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا أَخْرَجَكِ يَا فَاطِمَةُ مِنْ بَيْتِكِ " . فَقَالَتْ أَتَيْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَهْلَ هَذَا الْبَيْتِ فَرَحَّمْتُ إِلَيْهِمْ مَيِّتَهُمْ أَوْ عَزَّيْتُهُمْ بِهِ . فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَلَعَلَّكِ بَلَغْتِ مَعَهُمُ الْكُدَى " . قَالَتْ مَعَاذَ اللَّهِ وَقَدْ سَمِعْتُكَ تَذْكُرُ فِيهَا مَا تَذْكُرُ . قَالَ " لَوْ بَلَغْتِ مَعَهُمُ الْكُدَى " . فَذَكَرَ تَشْدِيدًا فِي ذَلِكَ فَسَأَلْتُ رَبِيعَةَ عَنِ الْكُدَى فَقَالَ الْقُبُورُ فِيمَا أَحْسِبُ .
IsnādD'après Yazīd ibn Khālid ibn ʿAbd Allāh ibn Mawhib al-Hamdānī, d'après al-Mufaḍḍal, d'après Rabīʿa ibn Sayf al-Maʿāfirī, d'après Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Ḥublī, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ qui a dit :
Nous avons enterré un mort avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Lorsque nous eûmes terminé, le Messager d'Allah s'en retourna et nous l'accompagnâmes. Arrivé près de sa porte, il s'arrêta ; voici qu'une femme s'avançait. Le transmetteur dit : « Je pense qu'il la reconnut. » Quand elle fut partie, on vit que c'était Fāṭima (sur elle la paix). Le Messager d'Allah lui dit : « Qu'est-ce qui t'a fait sortir de ta maison, ô Fāṭima ? » Elle répondit : « Ô Messager d'Allah, je suis venue chez les gens de cette maison pour présenter mes condoléances au sujet de leur mort, ou pour les réconforter. » Le Messager d'Allah lui dit alors : « Peut-être es-tu allée avec eux jusqu'à al-kudā ? » Elle dit : « Qu'Allah m'en préserve ! Et pourtant, je t'ai entendu mentionner à son sujet ce que tu mentionnes. » Il dit : « Si tu étais allée avec eux jusqu'à al-kudā… » Il mentionna alors une sévérité à ce propos. J'interrogeai Rabīʿa au sujet d'al-kudā, et il dit : « Ce sont les tombes, selon ce que je pense. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أَتَى نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى امْرَأَةٍ تَبْكِي عَلَى صَبِيٍّ لَهَا فَقَالَ لَهَا " اتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي " . فَقَالَتْ وَمَا تُبَالِي أَنْتَ بِمُصِيبَتِي فَقِيلَ لَهَا هَذَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم . فَأَتَتْهُ فَلَمْ تَجِدْ عَلَى بَابِهِ بَوَّابِينَ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَمْ أَعْرِفْكَ فَقَالَ " إِنَّمَا الصَّبْرُ عِنْدَ الصَّدْمَةِ الأُولَى " . أَوْ " عِنْدَ أَوَّلِ صَدْمَةٍ " .
IsnādD'après ce que nous a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā, de ʿUthmān ibn ʿUmar, de Shuʿba, de Thābit, d'Anas (qu'Allah l'agrée)
Il a dit : « Le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) passa près d'une femme qui pleurait son enfant (mort). Il lui dit : “Crains Allah et sois patiente.” Elle répondit : “Que t'importe mon malheur ?” On lui dit : “C'est le Prophète (sur lui la paix et le salut) !” Elle vint alors chez lui et ne trouva pas de gardiens à sa porte. Elle dit : “Ô Messager d'Allah, je ne t'avais pas reconnu.” Il dit : “La patience véritable est celle qui se manifeste au premier choc” (ou “au moment du premier choc”). »
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ الطَّيَالِسِيُّ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَاصِمٍ الأَحْوَلِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عُثْمَانَ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، أَنَّ ابْنَةً لِرَسُولِ اللَّهِ، صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَتْ إِلَيْهِ وَأَنَا مَعَهُ وَسَعْدٌ وَأَحْسِبُ أُبَيًّا أَنَّ ابْنِي أَوْ بِنْتِي قَدْ حُضِرَ فَاشْهَدْنَا . فَأَرْسَلَ يُقْرِئُ السَّلاَمَ فَقَالَ " قُلْ لِلَّهِ مَا أَخَذَ وَمَا أَعْطَى وَكُلُّ شَىْءٍ عِنْدَهُ إِلَى أَجَلٍ " . فَأَرْسَلَتْ تُقْسِمُ عَلَيْهِ فَأَتَاهَا فَوُضِعَ الصَّبِيُّ فِي حِجْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَفْسُهُ تَقَعْقَعُ فَفَاضَتْ عَيْنَا رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ سَعْدٌ مَا هَذَا قَالَ " إِنَّهَا رَحْمَةٌ وَضَعَهَا اللَّهُ فِي قُلُوبِ مَنْ يَشَاءُ وَإِنَّمَا يَرْحَمُ اللَّهُ مِنْ عِبَادِهِ الرُّحَمَاءَ " .
IsnādAbū al-Walīd al-Ṭayālisī nous a rapporté, Shuba nous a rapporté d'après ʿĀṣim al-Aḥwal, qui a dit : J'ai entendu Abū ʿUthmān, d'après Usāma ibn Zayd
Une fille du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) envoya un messager vers lui – alors que j'étais avec lui, ainsi que Saʿd, et je crois qu'il y avait aussi Ubayy – en disant : « Mon fils (ou ma fille) est à l'agonie, viens donc assister à cela. » Il envoya rendre le salut et dit : « Dis : « À Allah appartient ce qu'Il prend et ce qu'Il donne, et toute chose auprès de Lui a un terme fixé. » » Mais elle insista par serment pour qu'il vienne. Il vint donc chez elle, et l'enfant fut placé dans le giron du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que son âme haletait. Les yeux du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) versèrent des larmes. Saʿd lui dit : « Qu'est-ce que cela ? » Il répondit : « C'est une miséricorde qu'Allah a placée dans le cœur de qui Il veut, et Allah ne fait miséricorde parmi Ses serviteurs qu'à ceux qui sont miséricordieux. »
حَدَّثَنَا شَيْبَانُ بْنُ فَرُّوخَ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَنْ ثَابِتٍ الْبُنَانِيِّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وُلِدَ لِيَ اللَّيْلَةَ غُلاَمٌ فَسَمَّيْتُهُ بِاسْمِ أَبِي إِبْرَاهِيمَ " . فَذَكَرَ الْحَدِيثَ قَالَ أَنَسٌ لَقَدْ رَأَيْتُهُ يَكِيدُ بِنَفْسِهِ بَيْنَ يَدَىْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَدَمَعَتْ عَيْنَا رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " تَدْمَعُ الْعَيْنُ وَيَحْزَنُ الْقَلْبُ وَلاَ نَقُولُ إِلاَّ مَا يَرْضَى رَبُّنَا إِنَّا بِكَ يَا إِبْرَاهِيمُ لَمَحْزُونُونَ " .
IsnādNous a rapporté Shaybān ibn Farrukh, qui a rapporté de Sulaymān ibn al-Mughīra, d'après Thābit al-Bunānī, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit
« Cette nuit, un garçon m'est né et je l'ai nommé d'après le nom de mon père Ibrāhīm. » Puis il mentionna le hadith. Anas dit : Je l'ai vu rendre son dernier souffle en présence du Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui), et les yeux du Messager d'Allah se remplirent de larmes. Il dit alors : « L'œil pleure et le cœur s'afflige, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. Certes, nous sommes tristes à cause de toi, ô Ibrāhīm. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ حَفْصَةَ، عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ، قَالَتْ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَانَا عَنِ النِّيَاحَةِ .
IsnādMasdad nous a rapporté, d'après ʿAbd al-Wārith, d'après Ayyūb, d'après Ḥafṣa, d'après Umm ʿAṭiyya, qui a dit :
Le Messager d'Allāh — qu'Allāh prie sur lui et le salue — nous a interdit la lamentation funèbre (al-niyāḥa).
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَبِيعَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحَسَنِ بْنِ عَطِيَّةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم النَّائِحَةَ وَالْمُسْتَمِعَةَ .
IsnādIbrāhīm ibn Mūsā nous a rapporté, Muḥammad ibn Rabīʿa nous a informés, d'après Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn ʿAṭiyya, d'après son père, d'après son grand-père, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī
Il a dit : « Le Messager d'Allāh (paix et bénédiction sur lui) a maudit la pleureuse qui se lamente [lors d'un deuil] et celle qui l'écoute. »
حَدَّثَنَا هَنَّادُ بْنُ السَّرِيِّ، عَنْ عَبْدَةَ، وَأَبِي، مُعَاوِيَةَ - الْمَعْنَى - عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الْمَيِّتَ لَيُعَذَّبُ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ " . فَذُكِرَ ذَلِكَ لِعَائِشَةَ فَقَالَتْ وَهِلَ - تَعْنِي ابْنَ عُمَرَ - إِنَّمَا مَرَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى قَبْرٍ فَقَالَ " إِنَّ صَاحِبَ هَذَا لَيُعَذَّبُ وَأَهْلُهُ يَبْكُونَ عَلَيْهِ " . ثُمَّ قَرَأَتْ { وَلاَ تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى } قَالَ عَنْ أَبِي مُعَاوِيَةَ عَلَى قَبْرِ يَهُودِيٍّ .
IsnādD'après Hishām ibn 'Urwa, d'après son père, d'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée) :
Il a dit : Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Certes, le mort est châtié à cause des pleurs de sa famille sur lui. » On rapporta ceci à 'Ā'isha (qu'Allah l'agrée), qui dit : « Ibn 'Umar s'est trompé. Le Prophète (paix et salut sur lui) n'a fait que passer près d'une tombe et a dit : 'Celui-ci est châtié pendant que sa famille pleure sur lui.' » Puis elle récita : { Nul ne portera le fardeau d'un autre } (Coran 6:164). — Selon Abū Muʿāwiya, (le Prophète a dit cela) au sujet d'une tombe d'un juif.
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَوْسٍ، قَالَ دَخَلْتُ عَلَى أَبِي مُوسَى وَهُوَ ثَقِيلٌ فَذَهَبَتِ امْرَأَتُهُ لِتَبْكِي أَوْ تَهُمَّ بِهِ فَقَالَ لَهَا أَبُو مُوسَى أَمَا سَمِعْتِ مَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ بَلَى . قَالَ فَسَكَتَتْ فَلَمَّا مَاتَ أَبُو مُوسَى - قَالَ يَزِيدُ - لَقِيتُ الْمَرْأَةَ فَقُلْتُ لَهَا مَا قَوْلُ أَبِي مُوسَى لَكِ أَمَا سَمِعْتِ مَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ سَكَتِّ قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَيْسَ مِنَّا مَنْ حَلَقَ وَمَنْ سَلَقَ وَمَنْ خَرَقَ " .
IsnādNous a rapporté ʿUthmān ibn Abī Shayba, nous a rapporté Jarīr, d'après Manṣūr, d'après Ibrāhīm, d'après Yazīd ibn Aws, qui a dit :
« Je suis entré chez Abū Mūsā alors qu'il était gravement malade. Sa femme s'apprêtait à pleurer ou à montrer de l'affliction à son sujet. Abū Mūsā lui dit : « N'as-tu pas entendu ce qu'a dit le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) ? » Elle répondit : « Si. » Il dit : « Alors elle se tut. » Lorsqu'Abū Mūsā mourut – rapporte Yazīd – je rencontrai cette femme et lui dis : « Que signifiait la parole d'Abū Mūsā à ton sujet : "N'as-tu pas entendu ce qu'a dit le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) ?" puis tu t'es tue ? » Elle répondit : « Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a dit : « Ne fait pas partie des nôtres celui qui se rase (la tête en signe de deuil), celui qui élève la voix (en se lamentant) et celui qui déchire (ses vêtements en signe de deuil). » » »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا حُمَيْدُ بْنُ الأَسْوَدِ، حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ، - عَامِلٌ لِعُمَرَ بْنِ عَبْدِ الْعَزِيزِ عَلَى الرَّبَذَةِ حَدَّثَنِي أَسِيدُ بْنُ أَبِي أَسِيدٍ، عَنِ امْرَأَةٍ، مِنَ الْمُبَايِعَاتِ قَالَتْ كَانَ فِيمَا أَخَذَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَعْرُوفِ الَّذِي أَخَذَ عَلَيْنَا أَنْ لاَ نَعْصِيَهُ فِيهِ أَنْ لاَ نَخْمِشَ وَجْهًا وَلاَ نَدْعُوَ وَيْلاً وَلاَ نَشُقَّ جَيْبًا وَأَنْ لاَ نَنْشُرَ شَعْرًا .
IsnādNous a rapporté Musaddad, qui a rapporté de Ḥumayd ibn al-Aswad, qui a rapporté d'al-Ḥajjāj — gouverneur de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz sur al-Rabadha — qui a rapporté d'Usayd ibn Abī Usayd, d'après une femme parmi celles qui avaient prêté serment d'allégeance (al-mubāyiʿāt),
Elle a dit : « Parmi les engagements que le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) a pris de nous dans le bien (al-maʿrūf) qu'il nous a imposé, et dans lequel nous ne devions pas Lui désobéir, il y avait : ne pas se griffer le visage, ne pas invoquer le malheur (wayl), ne pas déchirer son vêtement (jayb) et ne pas éparpiller ses cheveux (en signe de deuil) »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنِي جَعْفَرُ بْنُ خَالِدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَعْفَرٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اصْنَعُوا لآلِ جَعْفَرٍ طَعَامًا فَإِنَّهُ قَدْ أَتَاهُمْ أَمْرٌ شَغَلَهُمْ " .
IsnādD'après Musaddad, d'après Sufyān, d'après Jaʿfar ibn Khālid, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar, qui a dit :
Le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) a dit : « Préparez de la nourriture pour la famille de Jaʿfar, car il leur est survenu une affaire qui les a occupés. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا مَعْنُ بْنُ عِيسَى، ح وَحَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ الْجُشَمِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ طَهْمَانَ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ رُمِيَ رَجُلٌ بِسَهْمٍ فِي صَدْرِهِ أَوْ فِي حَلْقِهِ فَمَاتَ فَأُدْرِجَ فِي ثِيَابِهِ كَمَا هُوَ - قَالَ - وَنَحْنُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
IsnādNous a rapporté Qutayba ibn Saʿīd, nous a rapporté Maʿn ibn ʿĪsā ; et (par une autre chaîne) nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar al-Jushamī, nous a rapporté ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī, d'après Ibrāhīm ibn Ṭahmān, d'après Abū al-Zubayr, d'après Jābir
Il a dit : « Un homme fut frappé par une flèche dans sa poitrine ou dans sa gorge, et il mourut. Il fut alors enveloppé dans ses vêtements tel quel. » Il a dit : « Et nous étions avec le Messager d'Allāh (ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam). »
حَدَّثَنَا زِيَادُ بْنُ أَيُّوبَ، وَعِيسَى بْنُ يُونُسَ، قَالاَ حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَاصِمٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ السَّائِبِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِقَتْلَى أُحُدٍ أَنْ يُنْزَعَ عَنْهُمُ الْحَدِيدُ وَالْجُلُودُ وَأَنْ يُدْفَنُوا بِدِمَائِهِمْ وَثِيَابِهِمْ .
IsnādZiyād b. Ayyūb et ʿĪsā b. Yūnus nous ont rapporté, (disant) : ʿAlī b. ʿĀṣim nous a rapporté, d’après ʿAṭāʾ b. al-Sāʾib, d’après Saʿīd b. Jubayr, d’après Ibn ʿAbbās, que
Le Messager d’Allāh (que la prière et la paix d’Allāh soient sur lui) a ordonné, concernant les tués de la bataille d’Uḥud, de retirer d’eux le fer (armures, armes) et les peaux (boucliers en cuir), et de les enterrer avec leur sang et leurs vêtements.
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، ح وَحَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ الْمَهْرِيُّ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، - وَهَذَا لَفْظُهُ - أَخْبَرَنِي أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ اللَّيْثِيُّ، أَنَّ ابْنَ شِهَابٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ حَدَّثَهُمْ أَنَّ شُهَدَاءَ أُحُدٍ لَمْ يُغَسَّلُوا وَدُفِنُوا بِدِمَائِهِمْ وَلَمْ يُصَلَّ عَلَيْهِمْ .
IsnādAḥmad ibn Ṣāliḥ nous a rapporté, Ibn Wahb nous a rapporté (ḥ) ; et Sulaymān ibn Dāwūd al-Mahrī nous a rapporté, Ibn Wahb nous a informés – et ceci est sa version –, Usāma ibn Zayd al-Laythī m'a informé que Ibn Shihāb l'a informé que Anas ibn Mālik leur a rapporté
Les martyrs d'Uḥud ne furent ni lavés (ghusl rituel) — ils furent enterrés avec leur sang — et l'on ne pria pas sur eux (ṣalāt al-janāza).
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا زَيْدٌ، - يَعْنِي ابْنَ الْحُبَابِ - ح وَحَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو صَفْوَانَ، - يَعْنِي الْمَرْوَانِيَّ - عَنْ أُسَامَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، - الْمَعْنَى - أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَرَّ عَلَى حَمْزَةَ وَقَدْ مُثِّلَ بِهِ فَقَالَ " لَوْلاَ أَنْ تَجِدَ صَفِيَّةُ فِي نَفْسِهَا لَتَرَكْتُهُ حَتَّى تَأْكُلَهُ الْعَافِيَةُ حَتَّى يُحْشَرَ مِنْ بُطُونِهَا " . وَقَلَّتِ الثِّيَابُ وَكَثُرَتِ الْقَتْلَى فَكَانَ الرَّجُلُ وَالرَّجُلاَنِ وَالثَّلاَثَةُ يُكَفَّنُونَ فِي الثَّوْبِ الْوَاحِدِ - زَادَ قُتَيْبَةُ - ثُمَّ يُدْفَنُونَ فِي قَبْرٍ وَاحِدٍ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُ " أَيُّهُمْ أَكْثَرُهُمْ قُرْآنًا " . فَيُقَدِّمُهُ إِلَى الْقِبْلَةِ .
IsnādNous a rapporté ʿUthmān ibn Abī Shayba : nous a rapporté Zayd — c'est-à-dire Ibn al-Ḥubāb — (une chaîne). Et nous a rapporté Qutayba ibn Saʿīd : nous a rapporté Abū Ṣafwān — c'est-à-dire al-Marwānī — d'après Usāma, d'après al-Zuhrī, d'après Anas ibn Mālik, selon le même sens.
Le Messager d'Allāh (paix et salut sur lui) passa près de Ḥamza, qui avait été mutilé (son corps avait été défiguré après la bataille d'Uhud). Il dit : « N'eût été la crainte que Ṣafiyya (la sœur de Ḥamza) n'en conçoive du chagrin, je l'aurais laissé [ainsi] jusqu'à ce qu'il soit dévoré par les bêtes sauvages et les oiseaux, puis qu'il soit ressuscité de leurs entrailles. » Or les linceuls étaient rares et les morts nombreux ; on enveloppait donc un homme, deux hommes ou trois hommes dans une seule pièce de tissu (ajout de Qutayba) puis on les enterrait dans une même tombe. Le Messager d'Allāh (paix et salut sur lui) demandait : « Lequel d'entre eux connaît le plus de Coran ? » et il le plaçait [en premier] en direction de la qibla (direction de la prière).
حَدَّثَنَا عَبَّاسٌ الْعَنْبَرِيُّ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا أُسَامَةُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم مَرَّ بِحَمْزَةَ وَقَدْ مُثِّلَ بِهِ وَلَمْ يُصَلِّ عَلَى أَحَدٍ مِنَ الشُّهَدَاءِ غَيْرِهِ .
IsnādNous a rapporté ʿAbbās al-ʿAnbarī, nous a rapporté ʿUthmān ibn ʿUmar, nous a rapporté Usāma, d'après al-Zuhrī, d'après Anas,
que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) passa près de Ḥamza, alors que son corps avait été mutilé, et il n'accomplit la prière funéraire (ṣalāt al-janāza) pour aucun des martyrs en dehors de lui.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، وَيَزِيدُ بْنُ خَالِدِ بْنِ مَوْهَبٍ، أَنَّ اللَّيْثَ، حَدَّثَهُمْ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَجْمَعُ بَيْنَ الرَّجُلَيْنِ مِنْ قَتْلَى أُحُدٍ وَيَقُولُ " أَيُّهُمَا أَكْثَرُ أَخْذًا لِلْقُرْآنِ " . فَإِذَا أُشِيرَ لَهُ إِلَى أَحَدِهِمَا قَدَّمَهُ فِي اللَّحْدِ وَقَالَ " أَنَا شَهِيدٌ عَلَى هَؤُلاَءِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ " . وَأَمَرَ بِدَفْنِهِمْ بِدِمَائِهِمْ وَلَمْ يُغَسَّلُوا .
IsnādQuṭayba ibn Saʿīd et Yazīd ibn Khālid ibn Mawhab nous ont rapporté que Layth leur a rapporté d’après Ibn Shihāb, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Kaʿb ibn Mālik, que Jābir ibn ʿAbd Allāh l’a informé
que le Messager d'Allah (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam) réunissait deux hommes parmi les tués de (la bataille d')Uḥud et demandait : « Lequel des deux a retenu le plus du Coran ? » Lorsqu'on lui indiquait l'un d'eux, il le faisait avancer dans la tombe (al-laḥd) et disait : « Je serai témoin pour ceux-ci au Jour de la Résurrection. » Et il ordonna de les ensevelir avec leur sang, sans qu'ils ne soient lavés (ghusl).