Chapitre
باب مَا جَاءَ فِي الإِصْلاَحِ بَيْنَ النَّاسِ
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ أُنَاسًا، مِنْ بَنِي عَمْرِو بْنِ عَوْفٍ كَانَ بَيْنَهُمْ شَىْءٌ، فَخَرَجَ إِلَيْهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي أُنَاسٍ مِنْ أَصْحَابِهِ يُصْلِحُ بَيْنَهُمْ، فَحَضَرَتِ الصَّلاَةُ، وَلَمْ يَأْتِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، فَجَاءَ بِلاَلٌ، فَأَذَّنَ بِلاَلٌ بِالصَّلاَةِ، وَلَمْ يَأْتِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ فَقَالَ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حُبِسَ، وَقَدْ حَضَرَتِ الصَّلاَةُ فَهَلْ لَكَ أَنْ تَؤُمَّ النَّاسَ فَقَالَ نَعَمْ إِنْ شِئْتَ. فَأَقَامَ الصَّلاَةَ فَتَقَدَّمَ أَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَمْشِي فِي الصُّفُوفِ، حَتَّى قَامَ فِي الصَّفِّ الأَوَّلِ، فَأَخَذَ النَّاسُ بِالتَّصْفِيحِ حَتَّى أَكْثَرُوا، وَكَانَ أَبُو بَكْرٍ لاَ يَكَادُ يَلْتَفِتُ فِي الصَّلاَةِ، فَالْتَفَتَ فَإِذَا هُوَ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَرَاءَهُ فَأَشَارَ إِلَيْهِ بِيَدِهِ، فَأَمَرَهُ يُصَلِّي كَمَا هُوَ، فَرَفَعَ أَبُو بَكْرٍ يَدَهُ، فَحَمِدَ اللَّهَ، ثُمَّ رَجَعَ الْقَهْقَرَى وَرَاءَهُ حَتَّى دَخَلَ فِي الصَّفِّ، وَتَقَدَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَصَلَّى بِالنَّاسِ، فَلَمَّا فَرَغَ أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ فَقَالَ " يَا أَيُّهَا النَّاسُ مَا لَكُمْ إِذَا نَابَكُمْ شَىْءٌ فِي صَلاَتِكُمْ أَخَذْتُمْ بِالتَّصْفِيحِ، إِنَّمَا التَّصْفِيحُ لِلنِّسَاءِ، مَنْ نَابَهُ شَىْءٌ فِي صَلاَتِهِ فَلْيَقُلْ سُبْحَانَ اللَّهِ، فَإِنَّهُ لا يَسْمَعُهُ أَحَدٌ إِلاَّ الْتَفَتَ، يَا أَبَا بَكْرٍ مَا مَنَعَكَ حِينَ أَشَرْتُ إِلَيْكَ لَمْ تُصَلِّ بِالنَّاسِ " . فَقَالَ مَا كَانَ يَنْبَغِي لاِبْنِ أَبِي قُحَافَةَ أَنْ يُصَلِّيَ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Saʿīd ibn Abī Maryam, qui l'a reçu d'Abū Ghassān, qui a dit : « Abū Ḥāzim m'a raconté, d'après Sahl ibn Saʿd — que Dieu l'agrée —
« Des gens des Banū ʿAmr ibn ʿAwf eurent un différend entre eux. Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) sortit donc vers eux avec quelques-uns de ses Compagnons pour les réconcilier. L'heure de la prière arriva et le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) ne vint pas. Bilāl vint alors, fit l'appel à la prière (adhān), mais le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) n'arriva toujours pas. Il se rendit auprès d'Abū Bakr et dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a été retenu, et l'heure de la prière est venue. Acceptes-tu de diriger la prière des gens ? » Il répondit : « Oui, si tu le veux. » Bilāl prononça alors le second appel (iqāma) et Abū Bakr s'avança. Ensuite, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) arriva en marchant à travers les rangs jusqu'à se tenir au premier rang. Les gens se mirent à applaudir abondamment. Or, Abū Bakr ne se retournait guère pendant la prière, mais il se retourna et vit le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) derrière lui. Le Prophète lui fit un signe de la main, lui ordonnant de continuer à prier comme il était. Abū Bakr leva la main, loua Dieu, puis recula jusqu'à entrer dans le rang. Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s’avança alors et dirigea la prière des gens. Lorsqu'il eut terminé, il se tourna vers les gens et dit : « Ô gens, qu'avez-vous à applaudir lorsque quelque chose vous arrive pendant votre prière ? Les applaudissements sont réservés aux femmes. Que celui à qui il arrive quelque chose pendant sa prière dise : “Subḥāna Llāh” (Gloire à Dieu), car personne ne l'entend sans se retourner. Ô Abū Bakr, qu'est-ce qui t'a empêché, lorsque je t'ai fait signe, de continuer à prier avec les gens ? » Il répondit : « Il ne convenait pas au fils d'Abū Quḥāfa de prier devant le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). » »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي أَنَّ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قِيلَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَوْ أَتَيْتَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ. فَانْطَلَقَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَرَكِبَ حِمَارًا، فَانْطَلَقَ الْمُسْلِمُونَ يَمْشُونَ مَعَهُ، وَهْىَ أَرْضٌ سَبِخَةٌ، فَلَمَّا أَتَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِلَيْكَ عَنِّي، وَاللَّهِ لَقَدْ آذَانِي نَتْنُ حِمَارِكَ. فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ مِنْهُمْ وَاللَّهِ لَحِمَارُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَطْيَبُ رِيحًا مِنْكَ. فَغَضِبَ لِعَبْدِ اللَّهِ رَجُلٌ مِنْ قَوْمِهِ فَشَتَمَا، فَغَضِبَ لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا أَصْحَابُهُ، فَكَانَ بَيْنَهُمَا ضَرْبٌ بِالْجَرِيدِ وَالأَيْدِي وَالنِّعَالِ، فَبَلَغَنَا أَنَّهَا أُنْزِلَتْ {وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا} .
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Muʿtamir, qui a dit : j'ai entendu mon père (rapporter) qu'Anas — qu'Allah l'agrée — a dit :
On dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Si tu allais trouver ʿAbd Allāh ibn Ubayy ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) partit donc vers lui, monté sur un âne, et les musulmans partirent à pied avec lui, dans une terre salée (marécageuse). Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva chez lui, (ʿAbd Allāh ibn Ubayy) dit : « Éloigne-toi de moi ! Par Allah, tu m’as incommodé avec la puanteur de ton âne. » Alors un homme des Anṣār (partisans de Médine) parmi eux dit : « Par Allah, l’âne du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a une odeur plus agréable que la tienne ! » Un homme de son clan (de ʿAbd Allāh) se fâcha en sa faveur et ils s’insultèrent mutuellement. Les compagnons de chacun des deux se fâchèrent, et il y eut entre eux des coups de branches de palmier, de mains et de sandales. Il nous est parvenu que ce fut alors que fut révélé (le verset) : « Et si deux groupes de croyants combattent, faites la paix entre eux. » (Coran 49:9)
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ حُمَيْدَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَخْبَرَهُ أَنَّ أُمَّهُ أُمَّ كُلْثُومٍ بِنْتَ عُقْبَةَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا، سَمِعَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لَيْسَ الْكَذَّابُ الَّذِي يُصْلِحُ بَيْنَ النَّاسِ، فَيَنْمِي خَيْرًا، أَوْ يَقُولُ خَيْرًا " .
IsnādʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté : Ibrāhīm ibn Saʿd nous a rapporté, d’après Ṣāliḥ, d’après Ibn Shihāb (al-Zuhrī), que Ḥumayd ibn ʿAbd al-Raḥmān l’a informé que sa mère Umm Kulthūm bint ʿUqba l’a informé qu’elle a entendu le Messager d’Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur Lui) dire :
« Le menteur n’est pas celui qui réconcilie les gens, en rapportant du bien ou en disant du bien. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأُوَيْسِيُّ، وَإِسْحَاقُ بْنُ مُحَمَّدٍ الْفَرْوِيُّ، قَالاَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ أَهْلَ، قُبَاءٍ اقْتَتَلُوا حَتَّى تَرَامَوْا بِالْحِجَارَةِ، فَأُخْبِرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ فَقَالَ " اذْهَبُوا بِنَا نُصْلِحُ بَيْنَهُمْ " .
IsnādD'après Muḥammad ibn ʿAbd Allāh, d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿAbd Allāh al-Uwaysī et Isḥāq ibn Muḥammad al-Farwī, tous deux ont dit : d'après Muḥammad ibn Jaʿfar, d'après Abū Ḥāzim, d'après Sahl ibn Saʿd - qu'Allah l'agrée :
Les habitants de Qubā' se battirent jusqu'à se lancer des pierres. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en fut informé et dit : « Allons réconcilier les gens entre eux. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – {وَإِنِ امْرَأَةٌ خَافَتْ مِنْ بَعْلِهَا نُشُوزًا أَوْ إِعْرَاضًا} قَالَتْ هُوَ الرَّجُلُ يَرَى مِنِ امْرَأَتِهِ مَا لاَ يُعْجِبُهُ، كِبَرًا أَوْ غَيْرَهُ، فَيُرِيدُ فِرَاقَهَا فَتَقُولُ أَمْسِكْنِي، وَاقْسِمْ لِي مَا شِئْتَ. قَالَتْ فَلاَ بَأْسَ إِذَا تَرَاضَيَا.
IsnādNous a rapporté Qutayba ibn Saʿīd, nous a rapporté Sufyān, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha — qu'Allah l'agrée —
« Et si une femme craint de son mari un manquement à ses devoirs conjugaux ou un détournement » (Coran, 4:128). Elle (ʿĀʾisha) dit : « Il s'agit de l'homme qui voit chez sa femme ce qui ne lui plaît pas, comme la vieillesse ou autre chose, et veut alors la quitter. Elle dit alors : “Garde-moi et répartis avec moi comme tu veux.” » Elle ('Ā'isha) dit : « Il n'y a pas de mal lorsque tous deux sont d'accord. »
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، رضى الله عنهما قَالاَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ. فَقَامَ خَصْمُهُ فَقَالَ صَدَقَ، اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ. فَقَالَ الأَعْرَابِيُّ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا، فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ، فَقَالُوا لِي عَلَى ابْنِكَ الرَّجْمُ. فَفَدَيْتُ ابْنِي مِنْهُ بِمِائَةٍ مِنَ الْغَنَمِ وَوَلِيدَةٍ، ثُمَّ سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ، فَقَالُوا إِنَّمَا عَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ، أَمَّا الْوَلِيدَةُ وَالْغَنَمُ فَرَدٌّ عَلَيْكَ، وَعَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَأَمَّا أَنْتَ يَا أُنَيْسُ ـ لِرَجُلٍ ـ فَاغْدُ عَلَى امْرَأَةِ هَذَا فَارْجُمْهَا " . فَغَدَا عَلَيْهَا أُنَيْسٌ فَرَجَمَهَا.
IsnādAdam nous a rapporté, d'après Ibn Abī Dhī'b, d'après al-Zuhrī, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh, d'après Abū Hurayra et Zayd ibn Khālid al-Juhanī — qu'Allāh les agrée —, qui ont dit
Un Bédouin vint et dit : « Ô Messager d'Allāh, juge entre nous selon le Livre d'Allāh. » Son adversaire se leva et dit : « Il a dit vrai, juge entre nous selon le Livre d'Allāh. » Le Bédouin dit : « Mon fils était un ouvrier agricole chez cet homme, et il a commis la fornication avec sa femme. Ils m'ont dit : « La lapidation est contre ton fils. » J'ai donc racheté mon fils de lui (cet homme) avec cent brebis et une jeune esclave. Ensuite, j'ai interrogé les gens de science, et ils ont dit : « Ton fils ne mérite que cent coups de fouet et l'exil d'un an. » Alors le Prophète (ṣalla Llāhu ʿalayhi wa-sallam) dit : « Je vais certainement juger entre vous deux selon le Livre d'Allāh. Quant à la jeune esclave et aux brebis, elles te sont rendues. Quant à ton fils, il recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Et toi, ô Unays — s'adressant à un homme — va demain matin chez la femme de cet homme et lapide-la. » Unays alla donc chez elle le lendemain matin et la lapida.
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ أَحْدَثَ فِي أَمْرِنَا هَذَا مَا لَيْسَ فِيهِ فَهُوَ رَدٌّ " . رَوَاهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ الْمَخْرَمِيُّ وَعَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ أَبِي عَوْنٍ عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ.
IsnādYaʿqūb nous a rapporté, Ibrāhīm ibn Saʿd nous a rapporté, d'après son père, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée) qui a dit :
« Quiconque innove dans notre religion (Islam) ce qui n'en fait pas partie, cela est rejeté. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا صَالَحَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَهْلَ الْحُدَيْبِيَةِ كَتَبَ عَلِيٌّ بَيْنَهُمْ كِتَابًا فَكَتَبَ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقَالَ الْمُشْرِكُونَ لاَ تَكْتُبْ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ، لَوْ كُنْتَ رَسُولاً لَمْ نُقَاتِلْكَ. فَقَالَ لِعَلِيٍّ " امْحُهُ " . فَقَالَ عَلِيٌّ مَا أَنَا بِالَّذِي أَمْحَاهُ. فَمَحَاهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِيَدِهِ، وَصَالَحَهُمْ عَلَى أَنْ يَدْخُلَ هُوَ وَأَصْحَابُهُ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، وَلاَ يَدْخُلُوهَا إِلاَّ بِجُلُبَّانِ السِّلاَحِ، فَسَأَلُوهُ مَا جُلُبَّانُ السِّلاَحِ فَقَالَ الْقِرَابُ بِمَا فِيهِ.
IsnādD'après Muḥammad Ibn Bashshār, d'après Ghundar, d'après Shuʿba, d'après Abū Isḥāq, qui a dit : J'ai entendu al-Barāʾ ibn ʿĀzib (qu'Allah les agrée tous deux) dire :
Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fit un pacte avec les gens d'al-Ḥudaybiyya, ʿAlī rédigea un écrit entre eux. Il écrivit : « Muḥammad, Messager d'Allah ». Les polythéistes dirent : « N'écris pas « Muḥammad, Messager d'Allah » ; si tu étais un messager, nous ne t'aurions pas combattu. » Il dit alors à ʿAlī : « Efface-le. » ʿAlī dit : « Je ne suis pas celui qui l'effacera. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'effaça donc de sa propre main, et il fit la paix avec eux à condition qu'il entre, lui et ses compagnons, pendant trois jours, et qu'ils n'y entrent qu'avec les jullubān des armes. Ils lui demandèrent ce qu'était le jullubān des armes, et il répondit : « Le fourreau avec ce qu'il contient. »
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ اعْتَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي ذِي الْقَعْدَةِ، فَأَبَى أَهْلُ مَكَّةَ أَنْ يَدَعُوهُ يَدْخُلُ مَكَّةَ، حَتَّى قَاضَاهُمْ عَلَى أَنْ يُقِيمَ بِهَا ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، فَلَمَّا كَتَبُوا الْكِتَابَ كَتَبُوا هَذَا مَا قَاضَى عَلَيْهِ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقَالُوا لاَ نُقِرُّ بِهَا، فَلَوْ نَعْلَمُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ مَا مَنَعْنَاكَ، لَكِنْ أَنْتَ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ. قَالَ " أَنَا رَسُولُ اللَّهِ وَأَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ ". ثُمَّ قَالَ لِعَلِيٍّ " امْحُ رَسُولُ اللَّهِ ". قَالَ لاَ، وَاللَّهِ لاَ أَمْحُوكَ أَبَدًا، فَأَخَذَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْكِتَابَ، فَكَتَبَ هَذَا مَا قَاضَى عَلَيْهِ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، لاَ يَدْخُلُ مَكَّةَ سِلاَحٌ إِلاَّ فِي الْقِرَابِ، وَأَنْ لاَ يَخْرُجَ مِنْ أَهْلِهَا بِأَحَدٍ، إِنْ أَرَادَ أَنْ يَتَّبِعَهُ، وَأَنْ لاَ يَمْنَعَ أَحَدًا مِنْ أَصْحَابِهِ أَرَادَ أَنْ يُقِيمَ بِهَا. فَلَمَّا دَخَلَهَا، وَمَضَى الأَجَلُ أَتَوْا عَلِيًّا، فَقَالُوا قُلْ لِصَاحِبِكَ اخْرُجْ عَنَّا فَقَدْ مَضَى الأَجَلُ. فَخَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَتَبِعَتْهُمُ ابْنَةُ حَمْزَةَ يَا عَمِّ يَا عَمِّ. فَتَنَاوَلَهَا عَلِيٌّ فَأَخَذَ بِيَدِهَا، وَقَالَ لِفَاطِمَةَ عَلَيْهَا السَّلاَمُ دُونَكِ ابْنَةَ عَمِّكِ، احْمِلِيهَا. فَاخْتَصَمَ فِيهَا عَلِيٌّ وَزَيْدٌ وَجَعْفَرٌ، فَقَالَ عَلِيٌّ أَنَا أَحَقُّ بِهَا وَهْىَ ابْنَةُ عَمِّي. وَقَالَ جَعْفَرٌ ابْنَةُ عَمِّي وَخَالَتُهَا تَحْتِي. وَقَالَ زَيْدٌ ابْنَةُ أَخِي. فَقَضَى بِهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِخَالَتِهَا. وَقَالَ " الْخَالَةُ بِمَنْزِلَةِ الأُمِّ ". وَقَالَ لِعَلِيٍّ " أَنْتَ مِنِّي وَأَنَا مِنْكَ ". وَقَالَ لِجَعْفَرٍ " أَشْبَهْتَ خَلْقِي وَخُلُقِي ". وَقَالَ لِزَيْدٍ " أَنْتَ أَخُونَا وَمَوْلاَنَا ".
IsnādD'après ʿUbayd Allāh ibn Mūsā, d'après Isrāʾīl, d'après Abū Isḥāq, d'après al-Barāʾ (qu'Allah l'agrée) —
Il a dit : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit la ʿumra (petit pèlerinage) au mois de Dhū l-Qaʿda. Les gens de La Mecque refusèrent de le laisser entrer dans La Mecque jusqu'à ce qu'il conclût avec eux un accord pour y séjourner trois jours. Lorsqu'ils écrivirent le document, ils écrivirent : « Voici ce sur quoi Muḥammad, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), a fait un pacte. » Alors ils dirent : « Nous ne reconnaissons pas cela ; si nous savions que tu es le Messager d'Allah, nous ne t'aurions pas empêché, mais tu es Muḥammad ibn ʿAbd Allāh. » Il dit : « Je suis le Messager d'Allah et je suis Muḥammad ibn ʿAbd Allāh. » Puis il dit à ʿAlī : « Efface "Messager d'Allah". » Il (ʿAlī) dit : « Non, par Allah, je ne t'effacerai jamais. » Alors le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) prit le document et écrivit : « Voici ce sur quoi Muḥammad ibn ʿAbd Allāh a fait un pacte : aucune arme n'entrera à La Mecque sauf dans son fourreau, et il n'emmènera personne de ses habitants qui voudrait le suivre, et il n'empêchera aucun de ses compagnons qui voudrait y rester. » Quand il entra (à La Mecque) et que le délai fut écoulé, ils vinrent à ʿAlī et dirent : « Dis à ton compagnon de sortir de chez nous, car le délai est passé. » Alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit, et la fille de Ḥamza les suivit en criant : « Ô mon oncle ! Ô mon oncle ! » ʿAlī l'atteignit, la prit par la main et dit à Fāṭima (sur elle la paix) : « Prends la fille de ton oncle, emporte-la. » Alors ʿAlī, Zayd et Jaʿfar se disputèrent à son sujet. ʿAlī dit : « J'ai plus de droit sur elle, car elle est la fille de mon oncle. » Jaʿfar dit : « Elle est la fille de mon oncle, et sa tante maternelle est sous ma protection (mon épouse). » Zayd dit : « Elle est la fille de mon frère. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) jugea en faveur de sa tante maternelle et dit : « La tante maternelle est comme la mère. » Il dit à ʿAlī : « Tu es de moi et je suis de toi. » Il dit à Jaʿfar : « Tu ressembles à ma création et à mon caractère. » Il dit à Zayd : « Tu es notre frère et notre allié. »
وَقَالَ مُوسَى بْنُ مَسْعُودٍ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ صَالَحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْمُشْرِكِينَ يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ عَلَى ثَلاَثَةِ أَشْيَاءَ عَلَى أَنَّ مَنْ أَتَاهُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ رَدَّهُ إِلَيْهِمْ، وَمَنْ أَتَاهُمْ مِنَ الْمُسْلِمِينَ لَمْ يَرُدُّوهُ، وَعَلَى أَنْ يَدْخُلَهَا مِنْ قَابِلٍ وَيُقِيمَ بِهَا ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، وَلاَ يَدْخُلَهَا إِلاَّ بِجُلُبَّانِ السِّلاَحِ السَّيْفِ وَالْقَوْسِ وَنَحْوِهِ. فَجَاءَ أَبُو جَنْدَلٍ يَحْجُلُ فِي قُيُودِهِ فَرَدَّهُ إِلَيْهِمْ. قَالَ لَمْ يَذْكُرْ مُؤَمَّلٌ عَنْ سُفْيَانَ أَبَا جَنْدَلٍ وَقَالَ إِلاَّ بِجُلُبِّ السِّلاَحِ.
IsnādMūsā ibn Masʿūd a dit : Sufyān ibn Saʿīd nous a rapporté, d’après Abū Isḥāq, d’après al-Barāʾ ibn ʿĀzib (qu’Allah les agrée tous deux) :
Il a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a conclu un pacte de paix (ṣulḥ) avec les polythéistes le jour d’al-Ḥudaybiyya sur trois conditions : que quiconque viendrait à lui parmi les polythéistes serait renvoyé vers eux, et que quiconque viendrait à eux parmi les musulmans ne serait pas renvoyé ; qu’il entrerait (à La Mecque) l’année suivante et y séjournerait trois jours, et qu’il n’y entrerait qu’avec les gaines des armes, c’est-à-dire l’épée, l’arc et autres. Abū Jandal vint alors en boitant dans ses chaînes, mais il le renvoya vers eux. » (Al-Barāʾ) a dit : Muʾammal n’a pas mentionné Abū Jandal d’après Sufyān, et il a dit « sauf avec le fourreau des armes ».
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا سُرَيْجُ بْنُ النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ مُعْتَمِرًا، فَحَالَ كُفَّارُ قُرَيْشٍ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْبَيْتِ، فَنَحَرَ هَدْيَهُ، وَحَلَقَ رَأْسَهُ بِالْحُدَيْبِيَةِ، وَقَاضَاهُمْ عَلَى أَنْ يَعْتَمِرَ الْعَامَ الْمُقْبِلَ، وَلاَ يَحْمِلَ سِلاَحًا عَلَيْهِمْ إِلاَّ سُيُوفًا، وَلاَ يُقِيمَ بِهَا إِلاَّ مَا أَحَبُّوا، فَاعْتَمَرَ مِنَ الْعَامِ الْمُقْبِلِ فَدَخَلَهَا كَمَا كَانَ صَالَحَهُمْ، فَلَمَّا أَقَامَ بِهَا ثَلاَثًا أَمَرُوهُ أَنْ يَخْرُجَ فَخَرَجَ.
IsnādMuḥammad ibn Rāfiʿ nous a rapporté, d’après Surayj ibn al-Nuʿmān, d’après Fulayḥ, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar — que Dieu les agrée tous deux —
Le Messager de Dieu — sur lui la paix et le salut — sortit pour accomplir la ʿumra (pèlerinage mineur). Mais les mécréants de Quraych lui barrèrent le chemin vers la Maison (la Kaʿba). Il immora donc son offrande, se rasa la tête à al-Ḥudaybiya, et conclut avec eux un accord aux termes duquel il pourrait accomplir la ʿumra l’année suivante, ne porter contre eux aucune arme à l’exception des épées, et ne séjourner (à La Mecque) que selon leur bon vouloir. L’année suivante, il accomplit la ʿumra et entra (dans La Mecque) conformément à l’accord conclu avec eux. Lorsqu’il y eut séjourné trois jours, ils lui ordonnèrent de sortir, et il sortit.
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ، قَالَ انْطَلَقَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةُ بْنُ مَسْعُودِ بْنِ زَيْدٍ إِلَى خَيْبَرَ، وَهْىَ يَوْمَئِذٍ صُلْحٌ.
IsnādMasadd nous a rapporté, Bishr nous a rapporté, Yaḥyā nous a rapporté d'après Bushayr ibn Yasār, d'après Sahl ibn Abī Ḥathma, qui a dit
« ʿAbd Allāh ibn Sahl et Muḥayyiṣa ibn Masʿūd ibn Zayd se rendirent à Khaybar, alors que celle-ci était (sous un traité de) paix. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ، أَنَّ أَنَسًا، حَدَّثَهُمْ أَنَّ الرُّبَيِّعَ ـ وَهْىَ ابْنَةُ النَّضْرِ ـ كَسَرَتْ ثَنِيَّةَ جَارِيَةٍ، فَطَلَبُوا الأَرْشَ وَطَلَبُوا الْعَفْوَ، فَأَبَوْا فَأَتَوُا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَمَرَهُمْ بِالْقِصَاصِ. فَقَالَ أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ أَتُكْسَرُ ثَنِيَّةُ الرُّبَيِّعِ يَا رَسُولَ اللَّهِ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ تُكْسَرُ ثَنِيَّتُهَا فَقَالَ " يَا أَنَسُ كِتَابُ اللَّهِ الْقِصَاصُ ". فَرَضِيَ الْقَوْمُ وَعَفَوْا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ مِنْ عِبَادِ اللَّهِ مَنْ لَوْ أَقْسَمَ عَلَى اللَّهِ لأَبَرَّهُ ". زَادَ الْفَزَارِيُّ عَنْ حُمَيْدٍ عَنْ أَنَسٍ فَرَضِيَ الْقَوْمُ وَقَبِلُوا الأَرْشَ.
IsnādMuḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī nous a rapporté, disant : Ḥumayd m'a raconté, que Anas leur a rapporté
Ar-Rubayyiʿ — elle est la fille d'an-Naḍr — a cassé l'incisive d'une jeune fille. Ils ont demandé une compensation (arš) et demandé le pardon, mais ils refusèrent. Alors ils vinrent auprès du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) et il leur ordonna le talion (qiṣāṣ). Anas ibn an-Naḍr dit : « Ô Messager d'Allah, brisera-t-on l'incisive d'Ar-Rubayyiʿ ? Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, son incisive ne sera pas brisée ! » Il dit : « Ô Anas, le Livre d'Allah prescrit le talion. » Alors les gens acceptèrent et pardonnèrent. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « Il y a parmi les serviteurs d'Allah celui qui, s'il jure par Allah, Allah exaucera son serment. » Al-Fazārī ajouta, d'après Ḥumayd d'après Anas : « Alors les gens acceptèrent et reçurent la compensation (arš). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ سَمِعْتُ الْحَسَنَ، يَقُولُ اسْتَقْبَلَ وَاللَّهِ الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ مُعَاوِيَةَ بِكَتَائِبَ أَمْثَالِ الْجِبَالِ فَقَالَ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ إِنِّي لأَرَى كَتَائِبَ لاَ تُوَلِّي حَتَّى تَقْتُلَ أَقْرَانَهَا. فَقَالَ لَهُ مُعَاوِيَةُ ـ وَكَانَ وَاللَّهِ خَيْرَ الرَّجُلَيْنِ ـ أَىْ عَمْرُو إِنْ قَتَلَ هَؤُلاَءِ هَؤُلاَءِ وَهَؤُلاَءِ هَؤُلاَءِ مَنْ لِي بِأُمُورِ النَّاسِ مَنْ لِي بِنِسَائِهِمْ، مَنْ لِي بِضَيْعَتِهِمْ فَبَعَثَ إِلَيْهِ رَجُلَيْنِ مِنْ قُرَيْشٍ مِنْ بَنِي عَبْدِ شَمْسٍ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ سَمُرَةَ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَامِرِ بْنِ كُرَيْزٍ، فَقَالَ اذْهَبَا إِلَى هَذَا الرَّجُلِ فَاعْرِضَا عَلَيْهِ، وَقُولاَ لَهُ، وَاطْلُبَا إِلَيْهِ. فَأَتَيَاهُ، فَدَخَلاَ عَلَيْهِ فَتَكَلَّمَا، وَقَالاَ لَهُ، فَطَلَبَا إِلَيْهِ، فَقَالَ لَهُمَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ إِنَّا بَنُو عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، قَدْ أَصَبْنَا مِنْ هَذَا الْمَالِ، وَإِنَّ هَذِهِ الأُمَّةَ قَدْ عَاثَتْ فِي دِمَائِهَا. قَالاَ فَإِنَّهُ يَعْرِضُ عَلَيْكَ كَذَا وَكَذَا وَيَطْلُبُ إِلَيْكَ وَيَسْأَلُكَ. قَالَ فَمَنْ لِي بِهَذَا قَالاَ نَحْنُ لَكَ بِهِ. فَمَا سَأَلَهُمَا شَيْئًا إِلاَّ قَالاَ نَحْنُ لَكَ بِهِ. فَصَالَحَهُ، فَقَالَ الْحَسَنُ وَلَقَدْ سَمِعْتُ أَبَا بَكْرَةَ يَقُولُ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ وَالْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ إِلَى جَنْبِهِ، وَهْوَ يُقْبِلُ عَلَى النَّاسِ مَرَّةً وَعَلَيْهِ أُخْرَى وَيَقُولُ " إِنَّ ابْنِي هَذَا سَيِّدٌ، وَلَعَلَّ اللَّهَ أَنْ يُصْلِحَ بِهِ بَيْنَ فِئَتَيْنِ عَظِيمَتَيْنِ مِنَ الْمُسْلِمِينَ " . قَالَ لِي عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ إِنَّمَا ثَبَتَ لَنَا سَمَاعُ الْحَسَنِ مِنْ أَبِي بَكْرَةَ بِهَذَا الْحَدِيثِ.
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, nous a rapporté Sufyān, d’après Abū Mūsā, qui a dit : j’ai entendu al-Ḥasan dire :
« Par Allah, al-Ḥasan ibn ʿAlī se porta à la rencontre de Muʿāwiya avec des bataillons pareils à des montagnes. ʿAmr ibn al-ʿĀṣ dit alors : « Je vois des bataillons qui ne tourneront le dos qu’après avoir tué leurs adversaires. » Muʿāwiya — et par Allah, il était le meilleur des deux hommes — lui répondit : « Ô ʿAmr, si ceux-ci tuent ceux-là et ceux-là tuent ceux-ci, qui se chargera des affaires des gens ? Qui se chargera de leurs femmes ? Qui se chargera de leurs terres ? » Il envoya alors vers al-Ḥasan deux hommes de Quraysh, issus des Banū ʿAbd Shams : ʿAbd al-Raḥmān ibn Samura et ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Kurayz, et leur dit : « Allez trouver cet homme, proposez-lui (un accord), parlez-lui et sollicitez-le. » Ils vinrent à lui, entrèrent chez lui, parlèrent, lui dirent (ce qui leur avait été demandé) et le sollicitèrent. Al-Ḥasan ibn ʿAlī leur dit : « Nous sommes les fils de ʿAbd al-Muṭṭalib. Nous avons obtenu de cette richesse (ce que nous avons obtenu), et cette communauté a répandu le sang en abondance. » Ils dirent : « Il t’offre telle et telle chose, te sollicite et te demande (d’accepter la paix). » Il dit : « Qui me garantira cela ? » Ils dirent : « Nous te le garantissons. » Il ne leur demanda rien sans qu’ils ne disent : « Nous te le garantissons. » Il fit donc la paix avec lui. Al-Ḥasan dit : « J’ai entendu Abū Bakra dire : « J’ai vu le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — sur le minbar, alors qu’al-Ḥasan ibn ʿAlī était à ses côtés ; il se tournait tantôt vers les gens, tantôt vers lui, et il disait : « Ce fils que voici est un maître (sayyid). Peut-être qu’Allah réconciliera par lui deux grands groupes de musulmans. » » » ʿAlī ibn ʿAbd Allāh m’a dit : « Ce n’est que par ce hadith que nous avons établi qu’al-Ḥasan a entendu (directement) d’Abū Bakra. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي الرِّجَالِ، مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أُمَّهُ، عَمْرَةَ بِنْتَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ قَالَتْ سَمِعْتُ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ تَقُولُ سَمِعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صَوْتَ خُصُومٍ بِالْبَابِ عَالِيَةٍ أَصْوَاتُهُمَا، وَإِذَا أَحَدُهُمَا يَسْتَوْضِعُ الآخَرَ، وَيَسْتَرْفِقُهُ فِي شَىْءٍ وَهْوَ يَقُولُ وَاللَّهِ لاَ أَفْعَلُ. فَخَرَجَ عَلَيْهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَيْنَ الْمُتَأَلِّي عَلَى اللَّهِ لاَ يَفْعَلُ الْمَعْرُوفَ " . فَقَالَ أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَلَهُ أَىُّ ذَلِكَ أَحَبَّ.
IsnādIsmāʿīl ibn Abī Uways nous a rapporté, disant : mon frère m’a rapporté, d’après Sulaymān, d’après Yaḥyā ibn Saʿīd, d’après Abū ar-Rijāl Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān, que sa mère, ʿAmra bint ʿAbd ar-Raḥmān, a dit : j’ai entendu ʿĀʾisha (qu’Allah l’agrée) dire :
Le Messager d’Allah (paix et bénédiction sur lui) entendit la voix de deux plaideurs à la porte, leurs voix étant élevées, et l’un d’eux demandait à l’autre un délai et le priait avec douceur pour quelque chose, tandis qu’il disait : « Par Allah, je ne le ferai pas. » Alors le Messager d’Allah (paix et bénédiction sur lui) sortit vers eux et dit : « Où est celui qui s’engage par serment envers Allah à ne pas accomplir le bien ? » Il répondit : « Moi, ô Messager d’Allah, et il aura ce qu’il préfère parmi cela. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ رَبِيعَةَ، عَنِ الأَعْرَجِ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ كَانَ لَهُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حَدْرَدٍ الأَسْلَمِيِّ مَالٌ، فَلَقِيَهُ فَلَزِمَهُ حَتَّى ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا، فَمَرَّ بِهِمَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " يَا كَعْبُ " . فَأَشَارَ بِيَدِهِ كَأَنَّهُ يَقُولُ النِّصْفَ. فَأَخَذَ نِصْفَ مَا عَلَيْهِ وَتَرَكَ نِصْفًا.
IsnādYahyā ibn Bukayr nous a rapporté, al-Layth nous a rapporté, d'après Jaʿfar ibn Rabīʿa, d'après al-Aʿraj, qui a dit : ʿAbd Allāh ibn Kaʿb ibn Mālik m'a rapporté, d'après Kaʿb ibn Mālik
qu'il avait une créance sur ʿAbd Allāh ibn Abī Ḥadrad al-Aslamī. Il le rencontra et l'accrocha fermement jusqu'à ce que leurs voix s'élèvent. Le Prophète (que la prière d'Allāh et Son salut soient sur lui) passa près d'eux et dit : « Ô Kaʿb ! » Il fit un geste de la main comme pour dire : « La moitié. » Alors (Kaʿb) prit la moitié de ce qui lui était dû et abandonna l'autre moitié.
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كُلُّ سُلاَمَى مِنَ النَّاسِ عَلَيْهِ صَدَقَةٌ، كُلَّ يَوْمٍ تَطْلُعُ فِيهِ الشَّمْسُ يَعْدِلُ بَيْنَ النَّاسِ صَدَقَةٌ " .
IsnādIshâq nous a rapporté, de 'Abd ar-Razzâq, de Ma'mar, de Hammâm, d'Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée),
Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Chaque articulation du corps humain est une aumône (charité) à faire, chaque jour où le soleil se lève ; le fait d'établir la justice entre les gens est une aumône. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ الزُّبَيْرَ، كَانَ يُحَدِّثُ أَنَّهُ خَاصَمَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجٍ مِنَ الْحَرَّةِ كَانَا يَسْقِيَانِ بِهِ كِلاَهُمَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ أَرْسِلْ إِلَى جَارِكَ ". فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ آنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " اسْقِ ثُمَّ احْبِسْ حَتَّى يَبْلُغَ الْجَدْرَ ". فَاسْتَوْعَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَئِذٍ حَقَّهُ لِلزُّبَيْرِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ ذَلِكَ أَشَارَ عَلَى الزُّبَيْرِ بِرَأْىٍ سَعَةٍ لَهُ وَلِلأَنْصَارِيِّ، فَلَمَّا أَحْفَظَ الأَنْصَارِيُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَوْعَى لِلزُّبَيْرِ حَقَّهُ فِي صَرِيحِ الْحُكْمِ. قَالَ عُرْوَةُ قَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ مَا أَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ إِلاَّ فِي ذَلِكَ {فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ} الآيَةَ.
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté, Shuʿayb nous a informés, d'après al-Zuhrī, qui a dit : « ʿUrwa b. al-Zubayr m'a informé que al-Zubayr racontait »
qu'il avait un litige avec un homme des Anṣār (Partisans de Médine) qui avait assisté à la bataille de Badr. Ils portèrent leur différend devant le Messager d'Allāh (prière et salut sur lui) au sujet d'un canal d'irrigation dans la région pierreuse (al-ḥarra), qu'ils utilisaient tous deux pour arroser. Le Messager d'Allāh (prière et salut sur lui) dit à al-Zubayr : « arrose, ô Zubayr, puis laisse (l'eau) couler vers ton voisin ». L'Anṣārī se fâcha et dit : « Ô Messager d'Allāh, (est-ce parce qu'il est) le fils de ta tante ? ». Alors le visage du Messager d'Allāh (prière et salut sur lui) changea de couleur, puis il dit : « Arrose, puis retiens (l'eau) jusqu'à ce qu'elle atteigne les digues (jusqu'à ce que le champ soit complètement irrigué) ». Ainsi le Messager d'Allāh (prière et salut sur lui) donna ce jour-là tout son droit à al-Zubayr. Avant cela, le Messager d'Allāh (prière et salut sur lui) avait conseillé à al-Zubayr un avis large, qui était favorable à lui et à l'Anṣārī. Mais lorsque l'Anṣārī mit en colère le Messager d'Allāh (prière et salut sur lui), il donna à al-Zubayr tout son droit par un jugement explicite. ʿUrwa dit : Al-Zubayr dit : « Par Allāh, je ne pense que ce verset n'a été révélé qu'à propos de cela : « Non, par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas tant qu'ils ne t'auront pris comme arbitre de leurs disputes » (Coran 4:65) ».
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ تُوُفِّيَ أَبِي وَعَلَيْهِ دَيْنٌ، فَعَرَضْتُ عَلَى غُرَمَائِهِ أَنْ يَأْخُذُوا التَّمْرَ بِمَا عَلَيْهِ، فَأَبَوْا وَلَمْ يَرَوْا أَنَّ فِيهِ وَفَاءً، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ، فَقَالَ " إِذَا جَدَدْتَهُ فَوَضَعْتَهُ فِي الْمِرْبَدِ آذَنْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". فَجَاءَ وَمَعَهُ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ فَجَلَسَ عَلَيْهِ، وَدَعَا بِالْبَرَكَةِ ثُمَّ قَالَ " ادْعُ غُرَمَاءَكَ، فَأَوْفِهِمْ ". فَمَا تَرَكْتُ أَحَدًا لَهُ عَلَى أَبِي دَيْنٌ إِلاَّ قَضَيْتُهُ، وَفَضَلَ ثَلاَثَةَ عَشَرَ وَسْقًا سَبْعَةٌ عَجْوَةٌ، وَسِتَّةٌ لَوْنٌ أَوْ سِتَّةٌ عَجْوَةٌ وَسَبْعَةٌ لَوْنٌ، فَوَافَيْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَغْرِبَ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَضَحِكَ فَقَالَ " ائْتِ أَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ فَأَخْبِرْهُمَا ". فَقَالاَ لَقَدْ عَلِمْنَا إِذْ صَنَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَا صَنَعَ أَنْ سَيَكُونُ ذَلِكَ. وَقَالَ هِشَامٌ عَنْ وَهْبٍ عَنْ جَابِرٍ صَلاَةَ الْعَصْرِ. وَلَمْ يَذْكُرْ أَبَا بَكْرٍ وَلاَ ضَحِكَ، وَقَالَ وَتَرَكَ أَبِي عَلَيْهِ ثَلاَثِينَ وَسْقًا دَيْنًا. وَقَالَ ابْنُ إِسْحَاقَ عَنْ وَهْبٍ عَنْ جَابِرٍ صَلاَةَ الظُّهْرِ.
IsnādM'a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, nous a rapporté 'Abd al-Wahhāb, nous a rapporté 'Ubayd Allāh, d'après Wahb ibn Kaysān, d'après Jābir ibn 'Abd Allāh (que Dieu les agrée tous deux)
Il a dit : « Mon père mourut en laissant une dette. Je proposai à ses créanciers de prendre des dattes en remboursement, mais ils refusèrent, estimant que cela ne suffirait pas. J'allai voir le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) et lui en parlai. Il dit : “Quand tu auras cueilli les dattes et les auras mises dans l'aire de séchage, fais-le moi savoir.” Il vint alors, accompagné d'Abū Bakr et de 'Umar, s'assit sur les dattes, invoqua la bénédiction, puis dit : “Appelle tes créanciers et rembourse-les intégralement.” Je ne laissai aucun créancier de mon père sans le rembourser, et il resta treize wasq (mesure) : sept de dattes ʿajwa (variété de Médine) et six de dattes de moindre qualité (lawne), ou bien six de ʿajwa et sept de lawne. Je rejoignis l'Envoyé de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) pour la prière du maghrib (crépuscule) et lui racontai cela ; il rit et dit : “Va trouver Abū Bakr et 'Umar et informe-les.” Ils dirent : “Nous savions bien, lorsque l'Envoyé de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) fit ce qu'il fit, que cela arriverait.” Hishām a rapporté d'après Wahb, d'après Jābir, qu'il s'agissait de la prière de ʿaṣr (après-midi) et n'a mentionné ni Abū Bakr ni le rire ; il a dit : « Mon père laissa une dette de trente wasq. » Ibn Isḥāq a rapporté d'après Wahb, d'après Jābir, qu'il s'agissait de la prière de ẓuhr (midi). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ،. وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبٍ، أَنَّ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، تَقَاضَى ابْنَ أَبِي حَدْرَدٍ دَيْنًا كَانَ لَهُ عَلَيْهِ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ، فَارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا حَتَّى سَمِعَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي بَيْتٍ، فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَيْهِمَا حَتَّى كَشَفَ سِجْفَ حُجْرَتِهِ، فَنَادَى كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ فَقَالَ " يَا كَعْبُ ". فَقَالَ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَأَشَارَ بِيَدِهِ أَنْ ضَعِ الشَّطْرَ. فَقَالَ كَعْبٌ قَدْ فَعَلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قُمْ فَاقْضِهِ ".
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, d'après ʿUthmān ibn ʿUmar, d'après Yūnus — et al-Layth a dit : Yūnus m'a rapporté d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbd Allāh ibn Kaʿb, d'après Kaʿb ibn Mālik qui l'a informé
qu'il réclama à Ibn Abī Ḥadrad une dette que ce dernier avait envers lui à l'époque du Messager d'Allāh (ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam) dans la mosquée. Leurs voix s'élevèrent au point que le Messager d'Allāh (ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam), qui était dans sa demeure, les entendit. Il sortit vers eux jusqu'à soulever le rideau de sa chambre, puis appela Kaʿb ibn Mālik en disant : « Ô Kaʿb ! » Il répondit : « Me voici, ô Messager d'Allāh ! » Alors il fit un signe de la main pour dire : « Abandonne la moitié. » Kaʿb dit : « Je l'ai fait, ô Messager d'Allāh. » Alors le Messager d'Allāh (ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam) dit : « Lève-toi et acquitte-toi de ta dette. »