حَدَّثَنِي مَالِكٌ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ، قَضَى فِي الْمُدَبَّرِ إِذَا جَرَحَ أَنَّ لِسَيِّدِهِ أَنْ يُسَلِّمَ مَا يَمْلِكُ مِنْهُ إِلَى الْمَجْرُوحِ فَيَخْتَدِمُهُ الْمَجْرُوحُ وَيُقَاصُّهُ بِجِرَاحِهِ مِنْ دِيَةِ جَرْحِهِ فَإِنْ أَدَّى قَبْلَ أَنْ يَهْلِكَ سَيِّدُهُ رَجَعَ إِلَى سَيِّدِهِ . قَالَ مَالِكٌ وَالأَمْرُ عِنْدَنَا فِي الْمُدَبَّرِ إِذَا جَرَحَ ثُمَّ هَلَكَ سَيِّدُهُ وَلَيْسَ لَهُ مَالٌ غَيْرُهُ أَنَّهُ يُعْتَقُ ثُلُثُهُ ثُمَّ يُقْسَمُ عَقْلُ الْجَرْحِ أَثْلاَثًا فَيَكُونُ ثُلُثُ الْعَقْلِ عَلَى الثُّلُثِ الَّذِي عَتَقَ مِنْهُ وَيَكُونُ ثُلُثَاهُ عَلَى الثُّلُثَيْنِ اللَّذَيْنِ بِأَيْدِي الْوَرَثَةِ إِنْ شَاءُوا أَسْلَمُوا الَّذِي لَهُمْ مِنْهُ إِلَى صَاحِبِ الْجَرْحِ وَإِنْ شَاءُوا أَعْطَوْهُ ثُلُثَىِ الْعَقْلِ وَأَمْسَكُوا نَصِيبَهُمْ مِنَ الْعَبْدِ وَذَلِكَ أَنَّ عَقْلَ ذَلِكَ الْجَرْحِ إِنَّمَا كَانَتْ جِنَايَتُهُ مِنَ الْعَبْدِ وَلَمْ تَكُنْ دَيْنًا عَلَى السَّيِّدِ فَلَمْ يَكُنْ ذَلِكَ الَّذِي أَحْدَثَ الْعَبْدُ بِالَّذِي يُبْطِلُ مَا صَنَعَ السَّيِّدُ مِنْ عِتْقِهِ وَتَدْبِيرِهِ فَإِنْ كَانَ عَلَى سَيِّدِ الْعَبْدِ دَيْنٌ لِلنَّاسِ مَعَ جِنَايَةِ الْعَبْدِ بِيعَ مِنَ الْمُدَبَّرِ بِقَدْرِ عَقْلِ الْجَرْحِ وَقَدْرِ الدَّيْنِ ثُمَّ يُبَدَّأُ بِالْعَقْلِ الَّذِي كَانَ فِي جِنَايَةِ الْعَبْدِ فَيُقْضَى مِنْ ثَمَنِ الْعَبْدِ ثُمَّ يُقْضَى دَيْنُ سَيِّدِهِ ثُمَّ يُنْظَرُ إِلَى مَا بَقِيَ بَعْدَ ذَلِكَ مِنَ الْعَبْدِ فَيَعْتِقُ ثُلُثُهُ وَيَبْقَى ثُلُثَاهُ لِلْوَرَثَةِ وَذَلِكَ أَنَّ جِنَايَةَ الْعَبْدِ هِيَ أَوْلَى مِنْ دَيْنِ سَيِّدِهِ وَذَلِكَ أَنَّ الرَّجُلَ إِذَا هَلَكَ وَتَرَكَ عَبْدًا مُدَبَّرًا قِيمَتُهُ خَمْسُونَ وَمِائَةُ دِينَارٍ وَكَانَ الْعَبْدُ قَدْ شَجَّ رَجُلاً حُرًّا مُوضِحَةً عَقْلُهَا خَمْسُونَ دِينَارًا وَكَانَ عَلَى سَيِّدِ الْعَبْدِ مِنَ الدَّيْنِ خَمْسُونَ دِينَارًا . قَالَ مَالِكٌ فَإِنَّهُ يُبْدَأُ بِالْخَمْسِينَ دِينَارًا الَّتِي فِي عَقْلِ الشَّجَّةِ فَتُقْضَى مِنْ ثَمَنِ الْعَبْدِ ثُمَّ يُقْضَى دَيْنُ سَيِّدِهِ ثُمَّ يُنْظَرُ إِلَى مَا بَقِيَ مِنَ الْعَبْدِ فَيَعْتِقُ ثُلُثُهُ وَيَبْقَى ثُلُثَاهُ لِلْوَرَثَةِ فَالْعَقْلُ أَوْجَبُ فِي رَقَبَتِهِ مِنْ دَيْنِ سَيِّدِهِ وَدَيْنُ سَيِّدِهِ أَوْجَبُ مِنَ التَّدْبِيرِ الَّذِي إِنَّمَا هُوَ وَصِيَّةٌ فِي ثُلُثِ مَالِ الْمَيِّتِ فَلاَ يَنْبَغِي أَنْ يَجُوزَ شَىْءٌ مِنَ التَّدْبِيرِ وَعَلَى سَيِّدِ الْمُدَبَّرِ دَيْنٌ لَمْ يُقْضَ وَإِنَّمَا هُوَ وَصِيَّةٌ وَذَلِكَ أَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَالَ {مِنْ بَعْدِ وَصِيَّةٍ يُوصَى بِهَا أَوْ دَيْنٍ} . قَالَ مَالِكٌ فَإِنْ كَانَ فِي ثُلُثِ الْمَيِّتِ مَا يَعْتِقُ فِيهِ الْمُدَبَّرُ كُلُّهُ عَتَقَ وَكَانَ عَقْلُ جِنَايَتِهِ دَيْنًا عَلَيْهِ يُتَّبَعُ بِهِ بَعْدَ عِتْقِهِ وَإِنْ كَانَ ذَلِكَ الْعَقْلُ الدِّيَةَ كَامِلَةً وَذَلِكَ إِذَا لَمْ يَكُنْ عَلَى سَيِّدِهِ دَيْنٌ . وَقَالَ مَالِكٌ فِي الْمُدَبَّرِ إِذَا جَرَحَ رَجُلاً فَأَسْلَمَهُ سَيِّدُهُ إِلَى الْمَجْرُوحِ ثُمَّ هَلَكَ سَيِّدُهُ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ وَلَمْ يَتْرُكْ مَالاً غَيْرَهُ فَقَالَ الْوَرَثَةُ نَحْنُ نُسَلِّمُهُ إِلَى صَاحِبِ الْجُرْحِ . وَقَالَ صَاحِبُ الدَّيْنِ أَنَا أَزِيدُ عَلَى ذَلِكَ إِنَّهُ إِذَا زَادَ الْغَرِيمُ شَيْئًا فَهُوَ أَوْلَى بِهِ وَيُحَطُّ عَنِ الَّذِي عَلَيْهِ الدَّيْنُ قَدْرُ مَا زَادَ الْغَرِيمُ عَلَى دِيَةِ الْجَرْحِ فَإِنْ لَمْ يَزِدْ شَيْئًا لَمْ يَأْخُذِ الْعَبْدَ . وَقَالَ مَالِكٌ فِي الْمُدَبَّرِ إِذَا جَرَحَ وَلَهُ مَالٌ فَأَبَى سَيِّدُهُ أَنْ يَفْتَدِيَهُ فَإِنَّ الْمَجْرُوحَ يَأْخُذُ مَالَ الْمُدَبَّرِ فِي دِيَةِ جُرْحِهِ فَإِنْ كَانَ فِيهِ وَفَاءٌ اسْتَوْفَى الْمَجْرُوحُ دِيَةَ جُرْحِهِ وَرَدَّ الْمُدَبَّرَ إِلَى سَيِّدِهِ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ فِيهِ وَفَاءٌ اقْتَضَاهُ مِنْ دِيَةِ جُرْحِهِ وَاسْتَعْمَلَ الْمُدَبَّرَ بِمَا بَقِيَ لَهُ مِنْ دِيَةِ جُرْحِهِ .
IsnādMālik m’a rapporté qu’il lui est parvenu que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz
a jugé au sujet du mudabbar (esclave affranchi par acte différé à la mort du maître) s’il blesse quelqu’un : le maître a le droit de remettre la part qu’il possède de celui-ci au blessé, qui l’emploiera comme serviteur et le compensera par sa blessure sur le prix du sang (diya) de sa blessure. Si le mudabbar s’acquitte avant la mort de son maître, il retourne à son maître.
Mālik a dit : l’avis établi chez nous concernant le mudabbar qui blesse, puis son maître meurt sans laisser d’autre bien que lui, est qu’un tiers de cet esclave est affranchi ; ensuite le prix du sang de la blessure est divisé en trois : un tiers incombe au tiers qui a été affranchi, et les deux tiers incombent aux deux tiers restés entre les mains des héritiers. S’ils veulent, ils livrent leur part de l’esclave au plaignant ; s’ils veulent, ils lui versent les deux tiers du prix du sang et gardent leur part de l’esclave. Cela, parce que le prix du sang de cette blessure n’était qu’une agression commise par l’esclave, et non une dette du maître ; ce que l’esclave a causé n’annule donc pas ce que le maître a fait en matière d’affranchissement ou d’acte de tadbīr (affranchissement différé).
Si le maître de l’esclave a en outre une dette envers des gens, en plus de l’agression de l’esclave, on vend du mudabbar une portion correspondant au prix du sang de la blessure et à la dette ; on commence par le prix du sang dû pour l’agression de l’esclave, qui est prélevé sur le prix de vente de l’esclave ; puis on règle la dette du maître ; ensuite on considère ce qui reste de l’esclave : un tiers en est affranchi et les deux tiers restent aux héritiers. En effet, l’agression de l’esclave a priorité sur la dette du maître.
Mālik a dit : voici un exemple : si un homme meurt en laissant un mudabbar valant cent cinquante dinars, et que cet esclave a causé à un homme libre une blessure crânienne mettant l’os à nu (mūḍiḥa), dont le prix du sang est de cinquante dinars, et que le maître de l’esclave avait une dette de cinquante dinars ; dans ce cas, on commence par les cinquante dinars du prix du sang de la blessure, qui sont prélevés sur le prix de l’esclave ; puis on règle la dette du maître ; ensuite on considère ce qui reste de l’esclave : un tiers en est affranchi et les deux tiers restent aux héritiers. Le prix du sang a donc plus de droit sur sa personne que la dette du maître, et la dette du maître a plus de droit que le tadbīr, qui n’est qu’un legs (waṣiyya) dans le tiers des biens du défunt. Il ne convient donc pas qu’aucune partie du tadbīr soit exécutée tant que le maître du mudabbar a une dette impayée ; ce n’est en effet qu’un legs, car Allah (béni et exalté soit-Il) a dit : « après exécution du testament qu’il a fait ou acquittement de sa dette » (Coran 4:12).
Mālik a dit : si le tiers des biens du défunt permet d’affranchir entièrement le mudabbar, celui-ci est affranchi, et le prix du sang de son agression devient une dette à sa charge, qu’il devra acquitter après son affranchissement, même si ce prix du sang est la diya complète, et ce, à condition que le maître n’ait pas de dette.
Mālik a dit au sujet du mudabbar qui a blessé un homme, et que son maître l’a livré au blessé, puis le maître meurt [endetté] sans laisser d’autre bien : si les héritiers disent : « Nous le livrons au plaignant », et que le créancier dit : « J’ajoute à cela [une somme] », alors, si le créancier ajoute quelque chose, il a priorité sur l’esclave ; et on déduit de la dette du défunt le montant que le créancier a ajouté au prix du sang de la blessure. S’il n’ajoute rien, il ne prend pas l’esclave.
Mālik a dit au sujet du mudabbar qui blesse et possède des biens : si son maître refuse de le racheter, le blessé prend les biens du mudabbar pour le prix du sang de sa blessure ; si cela suffit, le blessé perçoit intégralement le prix du sang de sa blessure et rend le mudabbar à son maître ; si cela ne suffit pas, il prélève ce qu’il peut sur le prix du sang de sa blessure et emploie le mudabbar comme serviteur pour le reste du prix du sang qui lui est dû.