وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ الْحُصَيْنِ، عَنْ وَاقِدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ عَنْ مَحْمُودِ بْنِ لَبِيدٍ الأَنْصَارِيِّ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، حِينَ قَدِمَ الشَّامَ شَكَا إِلَيْهِ أَهْلُ الشَّامِ وَبَاءَ الأَرْضِ وَثِقَلَهَا وَقَالُوا لاَ يُصْلِحُنَا إِلاَّ هَذَا الشَّرَابُ . فَقَالَ عُمَرُ اشْرَبُوا هَذَا الْعَسَلَ . قَالُوا لاَ يُصْلِحُنَا الْعَسَلُ . فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الأَرْضِ هَلْ لَكَ أَنْ نَجْعَلَ لَكَ مِنْ هَذَا الشَّرَابِ شَيْئًا لاَ يُسْكِرُ قَالَ نَعَمْ . فَطَبَخُوهُ حَتَّى ذَهَبَ مِنْهُ الثُّلُثَانِ وَبَقِيَ الثُّلُثُ فَأَتَوْا بِهِ عُمَرَ فَأَدْخَلَ فِيهِ عُمَرُ إِصْبَعَهُ ثُمَّ رَفَعَ يَدَهُ فَتَبِعَهَا يَتَمَطَّطُ فَقَالَ هَذَا الطِّلاَءُ هَذَا مِثْلُ طِلاَءِ الإِبِلِ . فَأَمَرَهُمْ عُمَرُ أَنْ يَشْرَبُوهُ فَقَالَ لَهُ عُبَادَةُ بْنُ الصَّامِتِ أَحْلَلْتَهَا وَاللَّهِ . فَقَالَ عُمَرُ كَلاَّ وَاللَّهِ اللَّهُمَّ إِنِّي لاَ أُحِلُّ لَهُمْ شَيْئًا حَرَّمْتَهُ عَلَيْهِمْ وَلاَ أُحَرِّمُ عَلَيْهِمْ شَيْئًا أَحْلَلْتَهُ لَهُمْ .
IsnādEt il m'a rapporté d'après Mālik, d'après Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn, d'après Wāqid ibn ʿAmr ibn Saʿd ibn Muʿādh, que celui-ci a informé d'après Maḥmūd ibn Labīd al-Anṣārī,
Que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, lorsqu'il arriva au Shām (Syrie), les habitants du Shām se plaignirent auprès de lui de l'insalubrité de la terre et de son poids (sur leur santé), et dirent : « Rien ne nous convient sauf cette boisson (fermentée). » ʿUmar dit : « Buvez ce miel. » Ils répondirent : « Le miel ne nous convient pas. » Alors un homme de la région lui dit : « Acceptes-tu que nous te préparions de cette boisson une chose qui ne rend pas ivre ? » Il dit : « Oui. » Ils la firent cuire jusqu'à ce que les deux tiers s'en aillent et qu'il en reste un tiers. Ils l'apportèrent à ʿUmar, qui y plongea son doigt, puis leva sa main, et cela s'étira (comme du sirop). Il dit : « Ceci est le ṭilāʾ (réduction ; boisson cuite), c'est comme le ṭilāʾ des chameaux (une boisson non fermentée). » Alors ʿUmar leur ordonna de la boire. ʿUbāda ibn al-Ṣāmit lui dit : « Par Allah, tu l'as rendue licite ! » ʿUmar dit : « Non, par Allah ! Ô Allah, je ne rends licite pour eux rien que Tu leur aies interdit, et je ne leur interdis rien que Tu leur aies rendu licite. »