Chapitre
باب بيان الإيمان والإسلام والإحسان ووجوب الإيمان بإثبات قدر الله سبحانه وتعالى وبيان الدليل على التبري ممن لا يؤمن بالقدر وإغلاظ القول في حقه
حَدَّثَنِي أَبُو خَيْثَمَةَ، زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ كَهْمَسٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، ح وَحَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاذٍ الْعَنْبَرِيُّ، - وَهَذَا حَدِيثُهُ - حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا كَهْمَسٌ، عَنِ ابْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، قَالَ كَانَ أَوَّلَ مَنْ قَالَ فِي الْقَدَرِ بِالْبَصْرَةِ مَعْبَدٌ الْجُهَنِيُّ فَانْطَلَقْتُ أَنَا وَحُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحِمْيَرِيُّ حَاجَّيْنِ أَوْ مُعْتَمِرَيْنِ فَقُلْنَا لَوْ لَقِينَا أَحَدًا مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْنَاهُ عَمَّا يَقُولُ هَؤُلاَءِ فِي الْقَدَرِ فَوُفِّقَ لَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ دَاخِلاً الْمَسْجِدَ فَاكْتَنَفْتُهُ أَنَا وَصَاحِبِي أَحَدُنَا عَنْ يَمِينِهِ وَالآخَرُ عَنْ شِمَالِهِ فَظَنَنْتُ أَنَّ صَاحِبِي سَيَكِلُ الْكَلاَمَ إِلَىَّ فَقُلْتُ أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ إِنَّهُ قَدْ ظَهَرَ قِبَلَنَا نَاسٌ يَقْرَءُونَ الْقُرْآنَ وَيَتَقَفَّرُونَ الْعِلْمَ - وَذَكَرَ مِنْ شَأْنِهِمْ - وَأَنَّهُمْ يَزْعُمُونَ أَنْ لاَ قَدَرَ وَأَنَّ الأَمْرَ أُنُفٌ . قَالَ فَإِذَا لَقِيتَ أُولَئِكَ فَأَخْبِرْهُمْ أَنِّي بَرِيءٌ مِنْهُمْ وَأَنَّهُمْ بُرَآءُ مِنِّي وَالَّذِي يَحْلِفُ بِهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ لَوْ أَنَّ لأَحَدِهِمْ مِثْلَ أُحُدٍ ذَهَبًا فَأَنْفَقَهُ مَا قَبِلَ اللَّهُ مِنْهُ حَتَّى يُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ ثُمَّ قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ذَاتَ يَوْمٍ إِذْ طَلَعَ عَلَيْنَا رَجُلٌ شَدِيدُ بَيَاضِ الثِّيَابِ شَدِيدُ سَوَادِ الشَّعَرِ لاَ يُرَى عَلَيْهِ أَثَرُ السَّفَرِ وَلاَ يَعْرِفُهُ مِنَّا أَحَدٌ حَتَّى جَلَسَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَسْنَدَ رُكْبَتَيْهِ إِلَى رُكْبَتَيْهِ وَوَضَعَ كَفَّيْهِ عَلَى فَخِذَيْهِ وَقَالَ يَا مُحَمَّدُ أَخْبِرْنِي عَنِ الإِسْلاَمِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الإِسْلاَمُ أَنْ تَشْهَدَ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ وَتُقِيمَ الصَّلاَةَ وَتُؤْتِيَ الزَّكَاةَ وَتَصُومَ رَمَضَانَ وَتَحُجَّ الْبَيْتَ إِنِ اسْتَطَعْتَ إِلَيْهِ سَبِيلاً . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ فَعَجِبْنَا لَهُ يَسْأَلُهُ وَيُصَدِّقُهُ . قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنِ الإِيمَانِ . قَالَ " أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ " . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنِ الإِحْسَانِ . قَالَ " أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ فَإِنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ " . قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنِ السَّاعَةِ . قَالَ " مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ " . قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنْ أَمَارَتِهَا . قَالَ " أَنْ تَلِدَ الأَمَةُ رَبَّتَهَا وَأَنْ تَرَى الْحُفَاةَ الْعُرَاةَ الْعَالَةَ رِعَاءَ الشَّاءِ يَتَطَاوَلُونَ فِي الْبُنْيَانِ " . قَالَ ثُمَّ انْطَلَقَ فَلَبِثْتُ مَلِيًّا ثُمَّ قَالَ لِي " يَا عُمَرُ أَتَدْرِي مَنِ السَّائِلُ " . قُلْتُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ . قَالَ " فَإِنَّهُ جِبْرِيلُ أَتَاكُمْ يُعَلِّمُكُمْ دِينَكُمْ " .
IsnādAbū Khaythama Zuhayr ibn Ḥarb m'a rapporté : Wakī‘ nous a rapportés d'après Kahmas, d'après ‘Abd Allāh ibn Burayda, d'après Yaḥyā ibn Ya‘mar — [autre isnād] — ‘Ubayd Allāh ibn Mu‘ādh al-‘Anbarī nous a rapportés — et ceci est son récit — : mon père nous a rapportés : Kahmas nous a rapportés d'après Ibn Burayda, d'après Yaḥyā ibn Ya‘mar
Il (Yaḥyā ibn Ya‘mar) a dit : « Le premier à parler du décret divin (al-qadar) à Baṣra fut Ma‘bad al-Juhanī. Je suis donc parti avec Ḥumayd ibn ‘Abd al-Raḥmān al-Ḥimyarī pour le pèlerinage ou pour la ‘umra, et nous nous sommes dit : « Si nous rencontrions un des Compagnons de l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — pour l'interroger sur ce que ces gens disent à propos du décret divin. » Il nous fut donné de rencontrer ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb alors qu'il entrait dans la mosquée. Mon compagnon et moi l'avons entouré, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Je pensai que mon compagnon me laisserait la parole, alors je dis : « Abā ‘Abd al-Raḥmān ! Il est apparu chez nous des gens qui récitent le Coran et se consacrent à la science » — et il mentionna leur cas — « et ils prétendent qu'il n'y a pas de décret divin et que l'affaire est une chose nouvelle (sans prédestination). » Il répondit : « Quand tu rencontreras ces gens, annonce-leur que je suis innocent d'eux et qu'ils sont innocents de moi. Par Celui par qui jure ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, si l'un d'eux possédait autant d'or que le mont Uḥud et le dépensait, Dieu ne l'accepterait pas de lui avant qu'il ne croie au décret divin (al-qadar). » Puis il dit : « Mon père ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb m'a raconté : Un jour que nous étions auprès de l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — un homme aux vêtements d'une blancheur éclatante et aux cheveux d'un noir profond, sans trace de voyage apparente et que personne parmi nous ne connaissait, apparut devant nous. Il s'assit près du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, appuya ses genoux contre les siens, posa ses mains sur ses cuisses et dit : « Ô Muḥammad, informe-moi sur l'islam. » L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « L'islam est que tu témoignes qu'il n'y a de divinité que Dieu et que Muḥammad est l'Envoyé de Dieu, que tu accomplisses la prière (ṣalāt), que tu verses l'aumône (zakāt), que tu jeûnes le Ramadan et que tu fasses le pèlerinage (ḥajj) à la Maison si tu en as les moyens. » Il dit : « Tu as dit vrai. » (Yaḥyā dit :) « Nous fûmes étonnés qu'il l'interroge et le déclare véridique. » Il dit : « Informe-moi sur la foi (īmān). » Il dit : « C'est que tu croies en Dieu, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, au Jour dernier, et que tu croies au décret divin (al-qadar), à son bien et à son mal. » Il dit : « Tu as dit vrai. » Il dit : « Informe-moi sur l'excellence (iḥsān). » Il dit : « C'est que tu adores Dieu comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » Il dit : « Informe-moi sur l'Heure (al-sā‘a). » Il dit : « Celui qui est interrogé n'en sait pas plus que celui qui interroge. » Il dit : « Informe-moi sur ses signes. » Il dit : « Que la servante enfante sa maîtresse, et que tu voies les va-nu-pieds, les nus, les nécessiteux, les bergers de moutons rivaliser dans la construction de bâtiments élevés. » Puis il partit. Je restai un moment, puis il (le Prophète) me dit : « Ô ‘Umar, sais-tu qui est l'interrogateur ? » Je dis : « Dieu et Son Envoyé le savent mieux. » Il dit : « C'est Gabriel qui est venu vous enseigner votre religion. » »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ الْغُبَرِيُّ، وَأَبُو كَامِلٍ الْجَحْدَرِيُّ وَأَحْمَدُ بْنُ عَبْدَةَ قَالُوا حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ مَطَرٍ الْوَرَّاقِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، قَالَ لَمَّا تَكَلَّمَ مَعْبَدٌ بِمَا تَكَلَّمَ بِهِ فِي شَأْنِ الْقَدَرِ أَنْكَرْنَا ذَلِكَ . قَالَ فَحَجَجْتُ أَنَا وَحُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحِمْيَرِيُّ حِجَّةً . وَسَاقُوا الْحَدِيثَ بِمَعْنَى حَدِيثِ كَهْمَسٍ وَإِسْنَادِهِ . وَفِيهِ بَعْضُ زِيَادَةٍ وَنُقْصَانُ أَحْرُفٍ .
IsnādMuḥammad ibn ʿUbayd al-Ghubarī, Abū Kāmil al-Jaḥdarī et Aḥmad ibn ʿAbada m'ont rapporté — ils ont dit : Ḥammād ibn Zayd nous a rapporté, d'après Maṭar al-Warrāq, d'après ʿAbd Allāh ibn Burayda, d'après Yaḥyā ibn Yaʿmar, qui a dit :
« Lorsque Maʿbad parla de ce qu'il dit au sujet du décret divin (al-qadar), nous condamnâmes cela. » Il dit : « Alors, moi et Ḥumayd ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Ḥimyarī accomplîmes le pèlerinage (ḥajj). » Et ils rapportèrent le hadith dans le sens du hadith de Kahmas et de son isnād (chaîne de transmission), avec quelques ajouts et omissions de lettres.
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ الْقَطَّانُ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، وَحُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالاَ لَقِينَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ فَذَكَرْنَا الْقَدَرَ وَمَا يَقُولُونَ فِيهِ . فَاقْتَصَّ الْحَدِيثَ كَنَحْوِ حَدِيثِهِمْ عَنْ عُمَرَ - رضى الله عنه - عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَفِيهِ شَىْءٌ مِنْ زِيَادَةٍ وَقَدْ نَقَصَ مِنْهُ شَيْئًا .
IsnādEt m'a rapporté Muḥammad ibn Ḥātim, nous a rapporté Yaḥyā ibn Saʿīd al-Qaṭṭān, nous a rapporté ʿUthmān ibn Ghiyāth, nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Burayda, d'après Yaḥyā ibn Yaʿmar et Ḥumayd ibn ʿAbd al-Raḥmān, qui ont dit : « Nous avons rencontré ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et nous avons mentionné le destin (al-qadar) et ce qu'ils disent à son sujet. » Puis il a raconté le hadith de manière similaire à leur hadith d'après ʿUmar - qu'Allah l'agrée - d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), avec quelque chose en plus et en ayant retranché quelque chose.
Puis il a raconté le hadith de manière similaire à leur hadith d'après ʿUmar - qu'Allah l'agrée - d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), avec quelque chose en plus et en ayant retranché quelque chose.
وَحَدَّثَنِي حَجَّاجُ بْنُ الشَّاعِرِ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنْ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَحْوِ حَدِيثِهِمْ .
IsnādEt m'a rapporté Ḥajjāj ibn al-Shā‘ir, nous a rapporté Yūnus ibn Muḥammad, nous a rapporté al-Mu‘tamir, d'après son père, d'après Yaḥyā ibn Ya‘mar, d'après Ibn ‘Umar, d'après ‘Umar, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui)
un hadith similaire à celui des autres narrateurs.
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، جَمِيعًا عَنِ ابْنِ عُلَيَّةَ، قَالَ زُهَيْرٌ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي حَيَّانَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ بْنِ عَمْرِو بْنِ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا بَارِزًا لِلنَّاسِ فَأَتَاهُ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِيمَانُ قَالَ " أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَكِتَابِهِ وَلِقَائِهِ وَرُسُلِهِ وَتُؤْمِنَ بِالْبَعْثِ الآخِرِ " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِسْلاَمُ قَالَ " الإِسْلاَمُ أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ وَلاَ تُشْرِكَ بِهِ شَيْئًا وَتُقِيمَ الصَّلاَةَ الْمَكْتُوبَةَ وَتُؤَدِّيَ الزَّكَاةَ الْمَفْرُوضَةَ وَتَصُومَ رَمَضَانَ " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِحْسَانُ قَالَ " أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ فَإِنَّكَ إِنْ لاَ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى السَّاعَةُ قَالَ " مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ وَلَكِنْ سَأُحَدِّثُكَ عَنْ أَشْرَاطِهَا إِذَا وَلَدَتِ الأَمَةُ رَبَّهَا فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا وَإِذَا كَانَتِ الْعُرَاةُ الْحُفَاةُ رُءُوسَ النَّاسِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا وَإِذَا تَطَاوَلَ رِعَاءُ الْبَهْمِ فِي الْبُنْيَانِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا فِي خَمْسٍ لاَ يَعْلَمُهُنَّ إِلاَّ اللَّهُ " . ثُمَّ تَلاَ صلى الله عليه وسلم { إِنَّ اللَّهَ عِنْدَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ وَيُنَزِّلُ الْغَيْثَ وَيَعْلَمُ مَا فِي الأَرْحَامِ وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ مَاذَا تَكْسِبُ غَدًا وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ بِأَىِّ أَرْضٍ تَمُوتُ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ} " . قَالَ ثُمَّ أَدْبَرَ الرَّجُلُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " رُدُّوا عَلَىَّ الرَّجُلَ " . فَأَخَذُوا لِيَرُدُّوهُ فَلَمْ يَرَوْا شَيْئًا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا جِبْرِيلُ جَاءَ لِيُعَلِّمَ النَّاسَ دِينَهُمْ " .
IsnādD'après Abū Hurayra, selon la chaîne de transmission : Abū Bakr ibn Abī Shayba et Zuhayr ibn Ḥarb, tous deux d'après Ibn ʿUlayya – Zuhayr dit : Ismāʿīl ibn Ibrāhīm nous a rapporté d'après Abū Ḥayyān, d'après Abū Zurʿa ibn ʿAmr ibn Jarīr, d'après Abū Hurayra
Un jour, le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) était sorti parmi les gens. Un homme vint à lui et dit : « Ô Messager d'Allah, qu'est-ce que la foi (īmān) ? » Il répondit : « Que tu croies en Allah, en Ses anges, en Son Livre, en Sa rencontre, en Ses messagers, et que tu croies en la Résurrection dernière. » L'homme dit : « Ô Messager d'Allah, qu'est-ce que l'islam (soumission) ? » Il répondit : « L'islam, c'est que tu adores Allah sans rien Lui associer, que tu accomplisses la prière prescrite, que tu t'acquittes de l'aumône légale (zakāt) obligatoire, et que tu jeûnes le mois de Ramadan. » L'homme dit : « Ô Messager d'Allah, qu'est-ce que la perfection spirituelle (iḥsān) ? » Il répondit : « Que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » L'homme dit : « Ô Messager d'Allah, quand viendra l'Heure (du Jugement) ? » Il répondit : « Celui qui est interrogé n'en sait pas plus que celui qui interroge. Mais je vais t'informer de ses signes précurseurs : lorsque l'esclave enfantera sa maîtresse, ce sera l'un de ses signes ; lorsque les va-nu-pieds et les nus deviendront les chefs des gens, ce sera l'un de ses signes ; lorsque les bergers de menu bétail rivaliseront dans la construction de grands édifices, ce sera l'un de ses signes. (Cela relève) de cinq choses que nul autre qu'Allah ne connaît. » Puis le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) récita : « La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah ; c'est Lui qui fait descendre la pluie ; Il sait ce qui est dans les matrices ; nulle âme ne sait ce qu'elle acquerra demain, et nulle âme ne sait en quelle terre elle mourra. Allah est certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur. » (Coran 31:34) L'homme s'en alla. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : « Ramenez-moi cet homme. » Ils voulurent le rattraper, mais ne virent rien. Alors le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : « C'est Gabriel (Jibrīl) qui est venu pour enseigner aux gens leur religion. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو حَيَّانَ التَّيْمِيُّ، بِهَذَا الإِسْنَادِ مِثْلَهُ غَيْرَ أَنَّ فِي رِوَايَتِهِ " إِذَا وَلَدَتِ الأَمَةُ بَعْلَهَا " يَعْنِي السَّرَارِيَّ .
IsnādD'après ce que nous a rapporté Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Numayr, qui l'a reçu de Muḥammad ibn Bishr, qui l'a reçu d'Abū Ḥayyān al-Taymī, par cette même chaîne de transmission (isnād) un récit similaire.
Toutefois, dans son récit, il y a : « Lorsque la femme esclave enfante sa maîtresse (baʿlahā) » — c'est-à-dire les concubines (al-sarārī).
حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عُمَارَةَ، - وَهُوَ ابْنُ الْقَعْقَاعِ - عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " سَلُونِي " فَهَابُوهُ أَنْ يَسْأَلُوهُ . فَجَاءَ رَجُلٌ فَجَلَسَ عِنْدَ رُكْبَتَيْهِ . فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِسْلاَمُ قَالَ " لاَ تُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا وَتُقِيمُ الصَّلاَةَ وَتُؤْتِي الزَّكَاةَ وَتَصُومُ رَمَضَانَ " . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِيمَانُ قَالَ " أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَكِتَابِهِ وَلِقَائِهِ وَرُسُلِهِ وَتُؤْمِنَ بِالْبَعْثِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ كُلِّهِ " . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِحْسَانُ قَالَ " أَنْ تَخْشَى اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ فَإِنَّكَ إِنْ لاَ تَكُنْ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ " . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى تَقُومُ السَّاعَةُ قَالَ " مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ وَسَأُحَدِّثُكَ عَنْ أَشْرَاطِهَا إِذَا رَأَيْتَ الْمَرْأَةَ تَلِدُ رَبَّهَا فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا وَإِذَا رَأَيْتَ الْحُفَاةَ الْعُرَاةَ الصُّمَّ الْبُكْمَ مُلُوكَ الأَرْضِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا وَإِذَا رَأَيْتَ رِعَاءَ الْبَهْمِ يَتَطَاوَلُونَ فِي الْبُنْيَانِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا فِي خَمْسٍ مِنَ الْغَيْبِ لاَ يَعْلَمُهُنَّ إِلاَّ اللَّهُ " . ثُمَّ قَرَأَ { إِنَّ اللَّهَ عِنْدَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ وَيُنَزِّلُ الْغَيْثَ وَيَعْلَمُ مَا فِي الأَرْحَامِ وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ مَاذَا تَكْسِبُ غَدًا وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ بِأَىِّ أَرْضٍ تَمُوتُ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ} قَالَ ثُمَّ قَامَ الرَّجُلُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " رُدُّوهُ عَلَىَّ " فَالْتُمِسَ فَلَمْ يَجِدُوهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا جِبْرِيلُ أَرَادَ أَنْ تَعَلَّمُوا إِذْ لَمْ تَسْأَلُوا " .
IsnādZuhayr ibn Ḥarb m’a rapporté, d’après Jarīr, d’après ʿUmāra ibn al-Qaʿqāʿ, d’après Abū Zurʿa, d’après Abū Hurayra
« Interrogez-moi », dit l’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut). Les gens furent saisis de crainte et n’osèrent l’interroger. Un homme vint alors et s’assit près de ses genoux. Il dit : « Ô Envoyé de Dieu, qu’est-ce que l’islām (soumission à Dieu) ? » Il répondit : « Que tu n’associes rien à Dieu, que tu accomplisses la prière (ṣalāt), que tu acquittes l’aumône légale (zakāt) et que tu jeûnes le mois de Ramaḍān. » L’homme dit : « Tu as dit vrai. » Puis il dit : « Ô Envoyé de Dieu, qu’est-ce que la foi (īmān) ? » Il répondit : « Que tu croies en Dieu, en Ses anges, en Son Livre, en Sa rencontre, en Ses messagers, que tu croies à la Résurrection et que tu croies au décret (qadar) tout entier. » L’homme dit : « Tu as dit vrai. » Puis il dit : « Ô Envoyé de Dieu, qu’est-ce que la perfection spirituelle (iḥsān) ? » Il répondit : « Que tu craignes Dieu comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » L’homme dit : « Tu as dit vrai. » Puis il dit : « Ô Envoyé de Dieu, quand viendra l’Heure ? » Il répondit : « Celui qui est interrogé à son sujet n’en sait pas plus que celui qui interroge. Mais je vais t’informer de ses signes avant-coureurs : lorsque tu verras la femme enfanter sa maîtresse, cela fait partie de ses signes ; lorsque tu verras les va-nu-pieds, les nus, les sourds et les muets devenir rois de la terre, cela fait partie de ses signes ; lorsque tu verras les gardiens de troupeaux se vanter à qui mieux mieux dans la construction, cela fait partie de ses signes. Il y a cinq choses de l’inconnaissable que nul ne connaît en dehors de Dieu. » Puis il récita : « Certes, c’est auprès de Dieu qu’est la science de l’Heure ; et c’est Lui qui fait descendre la pluie, et qui sait ce qui est dans les matrices ; et nul ne sait ce qu’il gagnera demain, et nul ne sait en quelle terre il mourra. Dieu est Omniscient et Parfaitement Connaisseur. » L’homme s’en alla. L’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ramenez-le-moi ! » On le chercha, mais on ne le trouva pas. L’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) dit alors : « C’était Gabriel (Jibrīl) : il a voulu que vous appreniez, puisque vous ne posiez pas de questions. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدِ بْنِ جَمِيلِ بْنِ طَرِيفِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الثَّقَفِيُّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، - فِيمَا قُرِئَ عَلَيْهِ - عَنْ أَبِي سُهَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ طَلْحَةَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ، يَقُولُ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَهْلِ نَجْدٍ ثَائِرُ الرَّأْسِ نَسْمَعُ دَوِيَّ صَوْتِهِ وَلاَ نَفْقَهُ مَا يَقُولُ حَتَّى دَنَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هُوَ يَسْأَلُ عَنِ الإِسْلاَمِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " خَمْسُ صَلَوَاتٍ فِي الْيَوْمِ وَاللَّيْلَةِ " . فَقَالَ هَلْ عَلَىَّ غَيْرُهُنَّ قَالَ " لاَ . إِلاَّ أَنْ تَطَّوَّعَ وَصِيَامُ شَهْرِ رَمَضَانَ " . فَقَالَ هَلْ عَلَىَّ غَيْرُهُ فَقَالَ " لاَ . إِلاَّ أَنْ تَطَّوَّعَ " . وَذَكَرَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الزَّكَاةَ فَقَالَ هَلْ عَلَىَّ غَيْرُهَا قَالَ " لاَ . إِلاَّ أَنْ تَطَّوَّعَ " قَالَ فَأَدْبَرَ الرَّجُلُ وَهُوَ يَقُولُ وَاللَّهِ لاَ أَزِيدُ عَلَى هَذَا وَلاَ أَنْقُصُ مِنْهُ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَفْلَحَ إِنْ صَدَقَ " .
IsnādQutayba ibn Saʿīd ibn Jamīl ibn Ṭarīf ibn ʿAbd Allāh al-Thaqafī nous a rapporté, d'après Mālik ibn Anas – selon ce qui lui a été récité – d'après Abū Suhayl, d'après son père, qu'il a entendu Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh dire :
Un homme des habitants du Najd, aux cheveux ébouriffés, vint auprès du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Nous entendions le bourdonnement de sa voix sans comprendre ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il s'approche du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Il l'interrogeait alors au sujet de l'islām (soumission à Allāh). Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dit : « Cinq prières (Ṣalawāt) dans le jour et la nuit. » L'homme dit : « Y a-t-il d'autres prières que je dois accomplir ? » Il répondit : « Non, sauf si tu veux faire des prières surérogatoires (taṭawwuʿ). Et le jeûne du mois de Ramaḍān. » L'homme dit : « Y a-t-il d'autre jeûne que je dois observer ? » Il répondit : « Non, sauf si tu veux faire du jeûne surérogatoire. » Et le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) lui mentionna l'aumône légale (zakāt). L'homme dit : « Y a-t-il d'autre aumône que je dois donner ? » Il répondit : « Non, sauf si tu veux faire une aumône surérogatoire. » L'homme s'en alla en disant : « Par Allāh, je n'ajouterai rien à cela et n'en retrancherai rien. » Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dit alors : « Il a réussi, s'il est véridique. »
حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ، وَقُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، جَمِيعًا عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ جَعْفَرٍ، عَنْ أَبِي سُهَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِهَذَا الْحَدِيثِ نَحْوَ حَدِيثِ مَالِكٍ غَيْرَ أَنَّهُ قَالَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَفْلَحَ وَأَبِيهِ إِنْ صَدَقَ " . أَوْ " دَخَلَ الْجَنَّةَ وَأَبِيهِ إِنْ صَدَقَ " .
IsnādRapporté par Yaḥyā ibn Ayyūb et Qutayba ibn Saʿīd, tous deux d'après Ismāʿīl ibn Jaʿfar, d'après Abū Suhayl, d'après son père, d'après Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Il a réussi, par son père, s'il a dit vrai ! » ou « Il est entré au Paradis, par son père, s'il a dit vrai ! »
حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ بُكَيْرٍ النَّاقِدُ، حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ أَبُو النَّضْرِ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ نُهِينَا أَنْ نَسْأَلَ، رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ شَىْءٍ فَكَانَ يُعْجِبُنَا أَنْ يَجِيءَ الرَّجُلُ مِنْ أَهْلِ الْبَادِيَةِ الْعَاقِلُ فَيَسْأَلَهُ وَنَحْنُ نَسْمَعُ فَجَاءَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْبَادِيَةِ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ أَتَانَا رَسُولُكَ فَزَعَمَ لَنَا أَنَّكَ تَزْعُمُ أَنَّ اللَّهَ أَرْسَلَكَ قَالَ " صَدَقَ " . قَالَ فَمَنْ خَلَقَ السَّمَاءَ قَالَ " اللَّهُ " . قَالَ فَمَنْ خَلَقَ الأَرْضَ قَالَ " اللَّهُ " . قَالَ فَمَنْ نَصَبَ هَذِهِ الْجِبَالَ وَجَعَلَ فِيهَا مَا جَعَلَ . قَالَ " اللَّهُ " . قَالَ فَبِالَّذِي خَلَقَ السَّمَاءَ وَخَلَقَ الأَرْضَ وَنَصَبَ هَذِهِ الْجِبَالَ آللَّهُ أَرْسَلَكَ قَالَ " نَعَمْ " . قَالَ وَزَعَمَ رَسُولُكَ أَنَّ عَلَيْنَا خَمْسَ صَلَوَاتٍ فِي يَوْمِنَا وَلَيْلَتِنَا . قَالَ " صَدَقَ " . قَالَ فَبِالَّذِي أَرْسَلَكَ آللَّهُ أَمْرَكَ بِهَذَا قَالَ " نَعَمْ " . قَالَ وَزَعَمَ رَسُولُكَ أَنَّ عَلَيْنَا زَكَاةً فِي أَمْوَالِنَا . قَالَ " صَدَقَ " . قَالَ فَبِالَّذِي أَرْسَلَكَ آللَّهُ أَمْرَكَ بِهَذَا قَالَ " نَعَمْ " . قَالَ وَزَعَمَ رَسُولُكَ أَنَّ عَلَيْنَا صَوْمَ شَهْرِ رَمَضَانَ فِي سَنَتِنَا . قَالَ " صَدَقَ " . قَالَ فَبِالَّذِي أَرْسَلَكَ آللَّهُ أَمَرَكَ بِهَذَا قَالَ " نَعَمْ " . قَالَ وَزَعَمَ رَسُولُكَ أَنَّ عَلَيْنَا حَجَّ الْبَيْتِ مَنِ اسْتَطَاعَ إِلَيْهِ سَبِيلاً . قَالَ " صَدَقَ " . قَالَ ثُمَّ وَلَّى . قَالَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَزِيدُ عَلَيْهِنَّ وَلاَ أَنْقُصُ مِنْهُنَّ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَئِنْ صَدَقَ لَيَدْخُلَنَّ الْجَنَّةَ " .
IsnādM’a rapporté ʿAmr ibn Muḥammad ibn Bukayr al-Nāqid, nous a rapporté Hāshim ibn al-Qāsim Abū al-Naḍr, nous a rapporté Sulaymān ibn al-Mughīra, d’après Thābit, d’après Anas ibn Mālik, lequel a dit :
Il dit : « Il nous était interdit d’interroger le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – sur quoi que ce soit. Aussi étions-nous ravis lorsqu’un homme sage, issu des campagnards (Ahl al-Bādiya), venait l’interroger, et nous l’écoutions. Or un homme des campagnards vint et dit : “Ô Muḥammad ! Ton messager est venu à nous et a prétendu que tu affirmes que Dieu t’a envoyé.” Le Prophète répondit : “Il a dit vrai.” L’homme demanda : “Qui a créé le ciel ?” Il répondit : “Dieu.” Il demanda : “Qui a créé la terre ?” Il répondit : “Dieu.” Il demanda : “Qui a dressé ces montagnes et y a placé ce qu’Il y a placé ?” Il répondit : “Dieu.” L’homme dit alors : “Par Celui qui a créé le ciel, créé la terre et dressé ces montagnes, est-ce Dieu qui t’a envoyé ?” Le Prophète répondit : “Oui.” L’homme dit : “Ton messager a prétendu que nous devons cinq prières (ṣalawāt) durant notre jour et notre nuit.” Le Prophète répondit : “Il a dit vrai.” L’homme demanda : “Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Dieu qui t’a ordonné cela ?” Il répondit : “Oui.” L’homme dit : “Ton messager a prétendu que nous devons une aumône légale (zakāt) sur nos biens.” Le Prophète répondit : “Il a dit vrai.” L’homme demanda : “Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Dieu qui t’a ordonné cela ?” Il répondit : “Oui.” L’homme dit : “Ton messager a prétendu que nous devons le jeûne du mois de Ramaḍān chaque année.” Le Prophète répondit : “Il a dit vrai.” L’homme demanda : “Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Dieu qui t’a ordonné cela ?” Il répondit : “Oui.” L’homme dit : “Ton messager a prétendu que nous devons le pèlerinage (ḥajj) à la Maison [sacrée] pour celui qui en a les moyens.” Le Prophète répondit : “Il a dit vrai.” Puis l’homme s’en retourna en disant : “Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ajouterai rien à ces [obligations] et n’en retrancherai rien.” Alors le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – dit : “S’il a dit vrai, il entrera au Paradis.” »
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ هَاشِمٍ الْعَبْدِيُّ، حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَنْ ثَابِتٍ، قَالَ قَالَ أَنَسٌ كُنَّا نُهِينَا فِي الْقُرْآنِ أَنْ نَسْأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ شَىْءٍ . وَسَاقَ الْحَدِيثَ بِمِثْلِهِ .
Nous étions interdits (dans le Coran) de poser une quelconque question au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Et il a rapporté le hadith de manière similaire.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عُثْمَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ طَلْحَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو أَيُّوبَ، أَنَّ أَعْرَابِيًّا، عَرَضَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ فِي سَفَرٍ . فَأَخَذَ بِخِطَامِ نَاقَتِهِ أَوْ بِزِمَامِهَا ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ - أَوْ يَا مُحَمَّدُ - أَخْبِرْنِي بِمَا يُقَرِّبُنِي مِنَ الْجَنَّةِ وَمَا يُبَاعِدُنِي مِنَ النَّارِ . قَالَ فَكَفَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ نَظَرَ فِي أَصْحَابِهِ ثُمَّ قَالَ " لَقَدْ وُفِّقَ - أَوْ لَقَدْ هُدِيَ - قَالَ كَيْفَ قُلْتَ " . قَالَ فَأَعَادَ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " تَعْبُدُ اللَّهَ لاَ تُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا وَتُقِيمُ الصَّلاَةَ وَتُؤْتِي الزَّكَاةَ وَتَصِلُ الرَّحِمَ دَعِ النَّاقَةَ " .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Numayr, nous a rapporté mon père, nous a rapporté ʿAmr ibn ʿUthmān, nous a rapporté Mūsā ibn Ṭalḥa, a dit : m'a rapporté Abū Ayyūb
Qu'un bédouin se présenta devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu'il était en voyage. Il saisit la bride de sa chamelle — ou son licou — puis dit : « Ô Messager d'Allah » — ou « Ô Muḥammad » — « Informe-moi de ce qui me rapproche du Paradis et de ce qui m'éloigne de l'Enfer. » Il (le rapporteur) dit : Alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'arrêta, puis regarda ses Compagnons, puis dit : « Il a certes été bien guidé » — ou « Il a certes été dirigé » — puis il dit : « Qu'as-tu dit ? » Il (le bédouin) répéta sa question. Alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Tu adores Allah sans rien Lui associer, tu accomplis la prière (ṣalāt), tu acquittes l'aumône légale (zakāt), et tu maintiens les liens de parenté. Lâche la chamelle ! »
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمٍ، وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ بِشْرٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُثْمَانَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَوْهَبٍ، وَأَبُوهُ، عُثْمَانُ أَنَّهُمَا سَمِعَا مُوسَى بْنَ طَلْحَةَ، يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمِثْلِ هَذَا الْحَدِيثِ .
un hadith semblable à celui-ci.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى التَّمِيمِيُّ، أَخْبَرَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، ح وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ مُوسَى بْنِ طَلْحَةَ، عَنْ أَبِي أَيُّوبَ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ دُلَّنِي عَلَى عَمَلٍ أَعْمَلُهُ يُدْنِينِي مِنَ الْجَنَّةِ وَيُبَاعِدُنِي مِنَ النَّارِ . قَالَ " تَعْبُدُ اللَّهَ لاَ تُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا وَتُقِيمُ الصَّلاَةَ وَتُؤْتِي الزَّكَاةَ وَتَصِلُ ذَا رَحِمِكَ " فَلَمَّا أَدْبَرَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنْ تَمَسَّكَ بِمَا أُمِرَ بِهِ دَخَلَ الْجَنَّةَ " . وَفِي رِوَايَةِ ابْنِ أَبِي شَيْبَةَ " إِنْ تَمَسَّكَ بِهِ " .
IsnādYaḥyā ibn Yaḥyā al-Tamīmī nous a rapporté, Abū al-Aḥwaṣ nous a informés — et par une autre chaîne (ḥ) : Abū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, Abū al-Aḥwaṣ nous a rapporté, d'après Abū Isḥāq, d'après Mūsā ibn Ṭalḥa, d'après Abū Ayyūb, qui a dit :
Un homme vint auprès du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) et dit : « Indique-moi une œuvre que je puisse accomplir, qui me rapproche du Paradis et m'éloigne du Feu. » Il dit : « Tu adores Allah sans rien Lui associer, tu accomplis la prière (ṣalāt), tu acquittes l'aumône légale (zakāt) et tu maintiens les liens de parenté (ṣilat al-raḥim). » Lorsque l'homme s'en alla, l'Envoyé d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « S'il s'attache fermement à ce qui lui a été ordonné, il entrera au Paradis. » — Et dans la version d'Ibn Abī Shayba : « S'il s'y attache fermement. »
وَحَدَّثَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ إِسْحَاقَ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ أَعْرَابِيًّا، جَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ دُلَّنِي عَلَى عَمَلٍ إِذَا عَمِلْتُهُ دَخَلْتُ الْجَنَّةَ . قَالَ " تَعْبُدُ اللَّهَ لاَ تُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا وَتُقِيمُ الصَّلاَةَ الْمَكْتُوبَةَ وَتُؤَدِّي الزَّكَاةَ الْمَفْرُوضَةَ وَتَصُومُ رَمَضَانَ " . قَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ أَزِيدُ عَلَى هَذَا شَيْئًا أَبَدًا وَلاَ أَنْقُصُ مِنْهُ . فَلَمَّا وَلَّى قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ سَرَّهُ أَنْ يَنْظُرَ إِلَى رَجُلٍ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ فَلْيَنْظُرْ إِلَى هَذَا " .
IsnādAbū Bakr ibn Isḥāq m'a rapporté, d'après ʿAffān, d'après Wuhayb, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Abū Zurʿa, d'après Abū Hurayra
Un bédouin vint auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : « Ô Messager d'Allah, indique-moi une œuvre qui, si je l'accomplis, me fera entrer au Paradis. » Il dit (le Prophète) : « Tu adores Allah sans rien Lui associer, tu accomplis la prière prescrite, tu t'acquittes de l'aumône légale (zakāt) obligatoire, et tu jeûnes le mois de Ramadan. » (Le bédouin) dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, je n'ajouterai jamais rien à cela et n'en retrancherai rien. » Lorsqu'il tourna le dos, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Quiconque souhaite voir un homme parmi les gens du Paradis, qu'il regarde celui-ci. »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَأَبُو كُرَيْبٍ - وَاللَّفْظُ لأَبِي كُرَيْبٍ - قَالاَ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم النُّعْمَانُ بْنُ قَوْقَلٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ إِذَا صَلَّيْتُ الْمَكْتُوبَةَ وَحَرَّمْتُ الْحَرَامَ وَأَحْلَلْتُ الْحَلاَلَ أَأَدْخُلُ الْجَنَّةَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " .
IsnādD'après Abū Bakr ibn Abī Shayba et Abū Kurayb – la formulation étant celle d'Abū Kurayb – qui dirent : Abū Muʿāwiya nous a rapporté, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Sufyān, d'après Jābir,
Jābir a dit : « Al-Nuʿmān ibn Qawqal vint trouver le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – et dit : "Ô Messager d'Allah, que penses-tu si j'accomplis les prières prescrites, que je déclare illicite ce qui est illicite et que je déclare licite ce qui est licite, entrerai-je au Paradis ?" Le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – répondit : "Oui." »
وَحَدَّثَنِي حَجَّاجُ بْنُ الشَّاعِرِ، وَالْقَاسِمُ بْنُ زَكَرِيَّاءَ، قَالاَ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ شَيْبَانَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، وَأَبِي، سُفْيَانَ عَنْ جَابِرٍ، قَالَ قَالَ النُّعْمَانُ بْنُ قَوْقَلٍ يَا رَسُولَ اللَّهِ . بِمِثْلِهِ . وَزَادَ فِيهِ وَلَمْ أَزِدْ عَلَى ذَلِكَ شَيْئًا .
… quelque chose de semblable. Et il y ajouta : « Je n'ai rien ajouté à cela. »
وَحَدَّثَنِي سَلَمَةُ بْنُ شَبِيبٍ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ أَعْيَنَ، حَدَّثَنَا مَعْقِلٌ، - وَهُوَ ابْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ - عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرٍ، أَنَّ رَجُلاً، سَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَرَأَيْتَ إِذَا صَلَّيْتُ الصَّلَوَاتِ الْمَكْتُوبَاتِ وَصُمْتُ رَمَضَانَ وَأَحْلَلْتُ الْحَلاَلَ وَحَرَّمْتُ الْحَرَامَ وَلَمْ أَزِدْ عَلَى ذَلِكَ شَيْئًا أَأَدْخُلُ الْجَنَّةَ قَالَ " نَعَمْ " . قَالَ وَاللَّهِ لاَ أَزِيدُ عَلَى ذَلِكَ شَيْئًا .
IsnādD'après Salama ibn Shabīb, qui tient d'al-Ḥasan ibn Aʿyan, qui tient de Maʿqil ibn ʿUbayd Allāh, d'après Abū l-Zubayr, d'après Jābir
Qu’un homme interrogea l’Envoyé d’Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) en disant : « Vois-tu, si j’accomplis les prières prescrites, jeûne le mois de Ramaḍān, déclare licite ce qui est licite et illicite ce qui est illicite, et n’ajoute rien de plus à cela, entrerai-je au Paradis ? » Il répondit : « Oui. » L’homme dit : « Par Allāh, je n’ajouterai rien de plus à cela. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ الْهَمْدَانِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو خَالِدٍ، - يَعْنِي سُلَيْمَانَ بْنَ حَيَّانَ الأَحْمَرَ - عَنْ أَبِي مَالِكٍ الأَشْجَعِيِّ، عَنْ سَعْدِ بْنِ عُبَيْدَةَ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسَةٍ عَلَى أَنْ يُوَحَّدَ اللَّهُ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ وَصِيَامِ رَمَضَانَ وَالْحَجِّ " . فَقَالَ رَجُلٌ الْحَجِّ وَصِيَامِ رَمَضَانَ قَالَ لاَ . صِيَامِ رَمَضَانَ وَالْحَجِّ . هَكَذَا سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Numayr al-Hamdānī, nous a rapporté Abū Khālid, c'est-à-dire Sulaymān ibn Ḥayyān al-Aḥmar, d'après Abū Mālik al-Ashjaʿī, d'après Saʿd ibn ʿUbayda, d'après Ibn ʿUmar, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Il a dit : « L'Islam a été bâti sur cinq (piliers) : que Dieu soit unique (l'adoration exclusive d'Allāh), l'accomplissement de la prière (ṣalāt), l'acquittement de l'aumône légale (zakāt), le jeûne de Ramaḍān et le pèlerinage (ḥajj). » Un homme dit alors : « Le pèlerinage et le jeûne de Ramaḍān ? » Il (Ibn ʿUmar) répondit : « Non : le jeûne de Ramaḍān et le pèlerinage. C'est ainsi que je l'ai entendu de la part du Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui). »
وَحَدَّثَنَا سَهْلُ بْنُ عُثْمَانَ الْعَسْكَرِيُّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ زَكَرِيَّاءَ، حَدَّثَنَا سَعْدُ بْنُ طَارِقٍ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعْدُ بْنُ عُبَيْدَةَ السُّلَمِيُّ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسٍ عَلَى أَنْ يُعْبَدَ اللَّهُ وَيُكْفَرَ بِمَا دُونَهُ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ وَحَجِّ الْبَيْتِ وَصَوْمِ رَمَضَانَ " .
IsnādSahl ibn ʿUthmān al-ʿAskarī nous a rapporté, qui a dit : Yaḥyā ibn Zakariyyā nous a rapporté, qui a dit : Saʿd ibn Ṭāriq nous a rapporté, qui a dit : Saʿd ibn ʿUbayda al-Sulamī m’a rapporté, d’après Ibn ʿUmar, d’après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui)
L'islam a été bâti sur cinq (piliers) : adorer Dieu et mécroire en ce qui est en dehors de Lui, accomplir la prière (ṣalāt), acquitter l'aumône légale (zakāt), faire le pèlerinage (ḥajj) à la Maison (sacrée), et jeûner (le mois de) Ramaḍān.
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاذٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا عَاصِمٌ، - وَهُوَ ابْنُ مُحَمَّدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ - عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسٍ شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ وَحَجِّ الْبَيْتِ وَصَوْمِ رَمَضَانَ " .
IsnādSelon ʿUbayd Allāh ibn Muʿādh, qui le tient de son père, qui le tient de ʿĀṣim ibn Muḥammad ibn Zayd ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, d’après son père, qui a rapporté que ʿAbd Allāh (ibn ʿUmar) a dit
Le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) a dit : « L'islam a été bâti sur cinq (piliers) : l'attestation qu'il n'y a de dieu qu'Allāh et que Muḥammad est Son serviteur et Son messager, l'accomplissement de la prière (ṣalāt), l'acquittement de l'aumône légale (zakāt), le pèlerinage à la Maison (ḥajj) et le jeûne de Ramaḍān. »
وَحَدَّثَنِي ابْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا حَنْظَلَةُ، قَالَ سَمِعْتُ عِكْرِمَةَ بْنَ خَالِدٍ، يُحَدِّثُ طَاوُسًا أَنَّ رَجُلاً، قَالَ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَلاَ تَغْزُو فَقَالَ إِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ الإِسْلاَمَ بُنِيَ عَلَى خَمْسٍ شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ وَصِيَامِ رَمَضَانَ وَحَجِّ الْبَيْتِ " .
IsnādEt Ibn Numayr m'a rapporté, il dit : mon père nous a rapporté, il dit : Ḥanẓala nous a rapporté, il dit : j'ai entendu ʿIkrima ibn Khālid rapporter à Ṭāwūs qu'un homme dit à ʿAbd Allāh ibn ʿUmar
« Ne pars-tu pas en expédition militaire ? » Il répondit : « J'ai entendu le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) dire : "L'islām a été bâti sur cinq [piliers] : l'attestation qu'il n'est de divinité qu'Allāh, l'accomplissement de la prière (ṣalāt), l'acquittement de l'aumône légale (zakāt), le jeûne de Ramaḍān et le pèlerinage (ḥajj) à la Maison [sacrée]." »
حَدَّثَنَا خَلَفُ بْنُ هِشَامٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ، ح وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، - وَاللَّفْظُ لَهُ - أَخْبَرَنَا عَبَّادُ بْنُ عَبَّادٍ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا هَذَا الْحَىَّ مِنْ رَبِيعَةَ وَقَدْ حَالَتْ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ كُفَّارُ مُضَرَ فَلاَ نَخْلُصُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي شَهْرِ الْحَرَامِ فَمُرْنَا بِأَمْرٍ نَعْمَلُ بِهِ وَنَدْعُو إِلَيْهِ مَنْ وَرَاءَنَا . قَالَ " آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ الإِيمَانِ بِاللَّهِ - ثُمَّ فَسَّرَهَا لَهُمْ فَقَالَ - شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ وَأَنْ تُؤَدُّوا خُمُسَ مَا غَنِمْتُمْ وَأَنْهَاكُمْ عَنِ الدُّبَّاءِ وَالْحَنْتَمِ وَالنَّقِيرِ وَالْمُقَيَّرِ " . زَادَ خَلَفٌ فِي رِوَايَتِهِ " شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ " . وَعَقَدَ وَاحِدَةً .
IsnādKhalaf ibn Hishām nous a rapporté, Ḥammād ibn Zayd nous a rapporté, d'après Abū Jamra, qui a dit : « J'ai entendu Ibn ʿAbbās dire… » — et Yaḥyā ibn Yaḥyā nous a rapporté (la formulation étant la sienne) : « ʿAbbād ibn ʿAbbād nous a informés, d'après Abū Jamra, d'après Ibn ʿAbbās, qui a dit : »
La délégation de ʿAbd al-Qays arriva auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : « Ô Messager d'Allah, nous appartenons à la tribu de Rabīʿa, mais les mécréants de Muḍar se sont interposés entre nous et toi ; nous ne pouvons parvenir jusqu'à toi qu'au cours du mois sacré. Ordonne-nous donc une chose que nous pratiquerons et à laquelle nous appellerons ceux qui sont derrière nous. » Il dit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre : la foi en Allah » — puis il leur en expliqua le sens en disant : « l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah, l'accomplissement de la prière (ṣalāt), l'acquittement de l'aumône légale (zakāt), et que vous versiez le quint (khums) de ce que vous avez gagné comme butin. Et je vous interdis [la boisson dans] les gourdes (al-dubbāʾ), les jarres vertes (al-ḥantam), les troncs creusés (al-naqīr) et les outres goudronnées (al-muqayyar). » — Khalaf ajouta dans sa version : « l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah », et il compta un [doigt].
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَمُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، وَأَلْفَاظُهُمْ، مُتَقَارِبَةٌ - قَالَ أَبُو بَكْرٍ حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، عَنْ شُعْبَةَ، وَقَالَ الآخَرَانِ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، - عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قَالَ كُنْتُ أُتَرْجِمُ بَيْنَ يَدَىِ ابْنِ عَبَّاسٍ وَبَيْنَ النَّاسِ فَأَتَتْهُ امْرَأَةٌ تَسْأَلُهُ عَنْ نَبِيذِ الْجَرِّ، فَقَالَ إِنَّ وَفْدَ عَبْدِ الْقَيْسِ أَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنِ الْوَفْدُ أَوْ مَنِ الْقَوْمُ " . قَالُوا رَبِيعَةُ . قَالَ " مَرْحَبًا بِالْقَوْمِ أَوْ بِالْوَفْدِ غَيْرَ خَزَايَا وَلاَ النَّدَامَى " . قَالَ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا نَأْتِيكَ مِنْ شُقَّةٍ بَعِيدَةٍ وَإِنَّ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ هَذَا الْحَىَّ مِنْ كُفَّارِ مُضَرَ وَإِنَّا لاَ نَسْتَطِيعُ أَنْ نَأْتِيَكَ إِلاَّ فِي شَهْرِ الْحَرَامِ فَمُرْنَا بِأَمْرٍ فَصْلٍ نُخْبِرْ بِهِ مَنْ وَرَاءَنَا نَدْخُلُ بِهِ الْجَنَّةَ . قَالَ فَأَمَرَهُمْ بِأَرْبَعٍ وَنَهَاهُمْ عَنْ أَرْبَعٍ . قَالَ أَمَرَهُمْ بِالإِيمَانِ بِاللَّهِ وَحْدَهُ . وَقَالَ " هَلْ تَدْرُونَ مَا الإِيمَانُ بِاللَّهِ " . قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ . قَالَ " شَهَادَةُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ وَإِقَامُ الصَّلاَةِ وَإِيتَاءُ الزَّكَاةِ وَصَوْمُ رَمَضَانَ وَأَنْ تُؤَدُّوا خُمُسًا مِنَ الْمَغْنَمِ " . وَنَهَاهُمْ عَنِ الدُّبَّاءِ وَالْحَنْتَمِ وَالْمُزَفَّتِ . قَالَ شُعْبَةُ وَرُبَّمَا قَالَ النَّقِيرِ . قَالَ شُعْبَةُ وَرُبَّمَا قَالَ الْمُقَيَّرِ . وَقَالَ " احْفَظُوهُ وَأَخْبِرُوا بِهِ مِنْ وَرَائِكُمْ " . وَقَالَ أَبُو بَكْرٍ فِي رِوَايَتِهِ " مَنْ وَرَاءَكُمْ " وَلَيْسَ فِي رِوَايَتِهِ الْمُقَيَّرِ .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba, Muḥammad ibn al-Muthannā et Muḥammad ibn Bashshār — leurs formulations sont proches — ont rapporté : Abū Bakr a dit : Ghandar nous a raconté d'après Shuʿba ; les deux autres ont dit : Muḥammad ibn Jaʿfar nous a raconté, Shuʿba nous a raconté d'après Abū Jamra
Abū Jamra a dit : Je servais d'interprète entre Ibn ʿAbbās et les gens. Une femme vint le consulter au sujet de la boisson fermentée dans les jarres vertes (nabīdh al-jarr). Il dit : « La délégation de ʿAbd al-Qays vint trouver le Messager d'Allāh (que la prière et le salut d'Allāh soient sur lui). Le Messager d'Allāh (que la prière et le salut d'Allāh soient sur lui) demanda : 'Qui sont les délégués ? — ou — Qui sont les gens ?' Ils répondirent : 'Rabīʿa.' Il dit : 'Bienvenue au peuple — ou à la délégation —, sans honte ni regret.' Puis ils dirent : 'Ô Messager d'Allāh, nous venons à toi d'une région lointaine, et entre nous et toi se trouvent ces gens des mécréants de Muḍar. Nous ne pouvons venir à toi que pendant le mois sacré. Ordonne-nous donc un commandement décisif que nous puissions communiquer à ceux qui sont derrière nous, et par lequel nous entrions au Paradis.' Il leur ordonna quatre choses et leur en interdit quatre. Il leur ordonna la foi en Allāh seul. Puis il dit : 'Savez-vous ce qu'est la foi en Allāh ?' Ils répondirent : 'Allāh et Son Messager savent mieux.' Il dit : 'L'attestation qu'il n'y a de dieu qu'Allāh et que Muḥammad est le Messager d'Allāh, l'accomplissement de la prière (ṣalāt), l'acquittement de l'aumône légale (zakāt), le jeûne de Ramadan, et que vous versiez le cinquième (khums) du butin.' Et il leur interdit (l'usage de) la calebasse (al-dubbāʾ), les jarres vertes (al-ḥantam), le récipient enduit de poix (al-muzaffat). » Shuʿba dit : « Et parfois il disait : 'le tronc évidé (al-naqīr)'. » Shuʿba dit : « Et parfois il disait : 'le récipient enduit de goudron (al-muqayyar)'. » Et il dit : « Retenez-le et informez-en ceux qui sont derrière vous. » Abū Bakr dit dans sa version : « Ceux qui sont après vous » ; et dans sa version, il n'y a pas (la mention) d'al-muqayyar.
وَحَدَّثَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاذٍ، حَدَّثَنَا أَبِي ح، وَحَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيُّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي قَالاَ، جَمِيعًا حَدَّثَنَا قُرَّةُ بْنُ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِهَذَا الْحَدِيثِ نَحْوَ حَدِيثِ شُعْبَةَ . وَقَالَ " أَنْهَاكُمْ عَمَّا يُنْبَذُ فِي الدُّبَّاءِ وَالنَّقِيرِ وَالْحَنْتَمِ وَالْمُزَفَّتِ " . وَزَادَ ابْنُ مُعَاذٍ فِي حَدِيثِهِ عَنْ أَبِيهِ قَالَ وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلأَشَجِّ أَشَجِّ عَبْدِ الْقَيْسِ " إِنَّ فِيكَ خَصْلَتَيْنِ يُحِبُّهُمَا اللَّهُ الْحِلْمُ وَالأَنَاةُ " .
IsnādD'après ce qui m'a été rapporté par ʿUbayd Allāh ibn Muʿādh, qui le tient de son père ; et également par Naṣr ibn ʿAlī al-Jahḍamī, qui dit : « Mon père me l'a rapporté » ; tous deux ont dit : « Nous a rapporté Qurra ibn Khālid, d'après Abū Jamra, d'après Ibn ʿAbbās, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) », un hadith similaire à celui de Shuʿba.
« Je vous interdis ce qui est infusé (nabīdh) dans les calebasses (dubbāʾ), les outres (naqīr), les jarres vertes (ḥantam) et les récipients goudronnés (muzaffat). » Et Ibn Muʿādh a ajouté dans son hadith, d'après son père : « Et l'Envoyé d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit à al-Ashajj, l'Ashajj de ʿAbd al-Qays : « Certes, tu possèdes deux qualités qu'Allāh aime : la clémence (ḥilm) et la pondération (anāh). »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُلَيَّةَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ حَدَّثَنَا مَنْ، لَقِيَ الْوَفْدَ الَّذِينَ قَدِمُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ عَبْدِ الْقَيْسِ . قَالَ سَعِيدٌ وَذَكَرَ قَتَادَةُ أَبَا نَضْرَةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ فِي حَدِيثِهِ هَذَا . أَنَّ أُنَاسًا مِنْ عَبْدِ الْقَيْسِ قَدِمُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا نَبِيَّ اللَّهِ إِنَّا حَىٌّ مِنْ رَبِيعَةَ وَبَيْنَنَا وَبَيْنَكَ كُفَّارُ مُضَرَ وَلاَ نَقْدِرُ عَلَيْكَ إِلاَّ فِي أَشْهُرِ الْحُرُمِ فَمُرْنَا بِأَمْرٍ نَأْمُرُ بِهِ مَنْ وَرَاءَنَا وَنَدْخُلُ بِهِ الْجَنَّةَ إِذَا نَحْنُ أَخَذْنَا بِهِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ اعْبُدُوا اللَّهَ وَلاَ تُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا وَأَقِيمُوا الصَّلاَةَ وَآتُوا الزَّكَاةَ وَصُومُوا رَمَضَانَ وَأَعْطُوا الْخُمُسَ مِنَ الْغَنَائِمِ وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ عَنِ الدُّبَّاءِ وَالْحَنْتَمِ وَالْمُزَفَّتِ وَالنَّقِيرِ " . قَالُوا يَا نَبِيَّ اللَّهِ مَا عِلْمُكَ بِالنَّقِيرِ قَالَ " بَلَى جِذْعٌ تَنْقُرُونَهُ فَتَقْذِفُونَ فِيهِ مِنَ الْقُطَيْعَاءِ - قَالَ سَعِيدٌ أَوْ قَالَ مِنَ التَّمْرِ - ثُمَّ تَصُبُّونَ فِيهِ مِنَ الْمَاءِ حَتَّى إِذَا سَكَنَ غَلَيَانُهُ شَرِبْتُمُوهُ حَتَّى إِنَّ أَحَدَكُمْ - أَوْ إِنَّ أَحَدَهُمْ - لَيَضْرِبُ ابْنَ عَمِّهِ بِالسَّيْفِ " . قَالَ وَفِي الْقَوْمِ رَجُلٌ أَصَابَتْهُ جِرَاحَةٌ كَذَلِكَ . قَالَ وَكُنْتُ أَخْبَأُهَا حَيَاءً مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ فَفِيمَ نَشْرَبُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " فِي أَسْقِيَةِ الأَدَمِ الَّتِي يُلاَثُ عَلَى أَفْوَاهِهَا " . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَرْضَنَا كَثِيرَةُ الْجِرْذَانِ وَلاَ تَبْقَى بِهَا أَسْقِيَةُ الأَدَمِ . فَقَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَإِنْ أَكَلَتْهَا الْجِرْذَانُ وَإِنْ أَكَلَتْهَا الْجِرْذَانُ وَإِنْ أَكَلَتْهَا الْجِرْذَانُ " . قَالَ وَقَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لأَشَجِّ عَبْدِ الْقَيْسِ " إِنَّ فِيكَ لَخَصْلَتَيْنِ يُحِبُّهُمَا اللَّهُ الْحِلْمُ وَالأَنَاةُ " .
IsnādNous a rapporté Yaḥyā ibn Ayyūb, nous a rapporté Ibn ʿUlayya, nous a rapportā Saʿīd ibn Abī ʿArūba, d'après Qatāda, qui a dit : « Nous a rapporté celui qui a rencontré la délégation de ʿAbd al-Qays venue auprès du Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut). » Saʿīd a dit : « Qatāda a mentionné Abū Naḍra, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, dans ce hadith. »
Des gens de ʿAbd al-Qays vinrent auprès du Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) et dirent : « Ô Prophète d'Allāh, nous sommes une tribu de Rabīʿa, et entre nous et toi se trouvent les mécréants de Muḍar ; nous ne pouvons parvenir jusqu'à toi que pendant les mois sacrés. Ordonne-nous donc une chose que nous puissions ordonner à ceux qui sont derrière nous et par laquelle nous entrerons au Paradis si nous la mettons en pratique. » Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) dit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre : adorez Allāh sans rien Lui associer, accomplissez la prière (ṣalāt), acquittez l'aumône légale (zakāt), jeûnez le mois de Ramaḍān et donnez le quint (khums) du butin. Et je vous interdis quatre choses : [les boissons dans les récipients suivants] : la courge (al-dubbāʾ), le hanam (al-ḥantam), le _muzafat_ (al-muzaffat) et le tronc évidé (al-naqīr). » Ils dirent : « Ô Prophète d'Allāh, que sais-tu du _naqīr_ (tronc évidé) ? » Il dit : « Certes, c'est un tronc que vous évidez, puis vous y jetez des dattes de bonne qualité » – Saʿīd dit : « ou il a dit "des dattes" » – « puis vous y versez de l'eau jusqu'à ce que son bouillonnement s'apaise, et vous le buvez au point que l'un de vous – ou l'un d'eux – frappe son cousin avec l'épée. » [Le rapporteur] dit : « Et parmi le groupe se trouvait un homme qui avait été blessé de cette manière. » Il dit : « Et je cachais cela par pudeur devant le Messager d'Allāh. » Je dis alors : « Dans quoi devons-nous boire, ô Messager d'Allāh ? » Il dit : « Dans des outres en cuir dont on ficelle les ouvertures. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allāh, notre terre est pleine de rats et les outres en cuir n'y durent pas. » Le Prophète d'Allāh (sur lui la paix et le salut) dit : « Même si les rats les mangent, même si les rats les mangent, même si les rats les mangent. » [Le rapporteur] dit : « Et le Prophète d'Allāh (sur lui la paix et le salut) dit à Ashajj de ʿAbd al-Qays : "Tu possèdes deux qualités qu'Allāh aime : la clémence et la pondération." »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ قَالاَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي غَيْرُ، وَاحِدٍ، لَقِيَ ذَاكَ الْوَفْدَ . وَذَكَرَ أَبَا نَضْرَةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّ وَفْدَ عَبْدِ الْقَيْسِ، لَمَّا قَدِمُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمِثْلِ حَدِيثِ ابْنِ عُلَيَّةَ غَيْرَ أَنَّ فِيهِ " وَتَذِيفُونَ فِيهِ مِنَ الْقُطَيْعَاءِ أَوِ التَّمْرِ وَالْمَاءِ " . وَلَمْ يَقُلْ قَالَ سَعِيدٌ أَوْ قَالَ مِنَ التَّمْرِ .
IsnādM'ont rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār, tous deux dirent : nous a rapporté Ibn Abī ʿAdīy, d'après Saʿīd, d'après Qatāda, qui dit : m'ont rapporté plusieurs personnes qui rencontrèrent cette délégation. Et il mentionna Abā Naḍra, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī
Que la délégation de ʿAbd al-Qays, lorsqu'ils arrivèrent auprès du Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue), [rapporta] un récit semblable à celui d'Ibn ʿUlayya, sauf qu'il contient : « ... et vous y mélangez, soit du qutayʿā' (sorte de raisin sec), soit des dattes et de l'eau. » Et il (Qatāda) n'a pas dit : « Saʿīd a dit » ni n'a dit : « ou des dattes. »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَكَّارٍ الْبَصْرِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، ح وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو قَزَعَةَ، أَنَّ أَبَا نَضْرَةَ، أَخْبَرَهُ وَحَسَنًا، أَخْبَرَهُمَا أَنَّ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ أَخْبَرَهُ أَنَّ وَفْدَ عَبْدِ الْقَيْسِ لَمَّا أَتَوْا نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالُوا يَا نَبِيَّ اللَّهِ جَعَلَنَا اللَّهُ فِدَاءَكَ مَاذَا يَصْلُحُ لَنَا مِنَ الأَشْرِبَةِ فَقَالَ " لاَ تَشْرَبُوا فِي النَّقِيرِ " . قَالُوا يَا نَبِيَّ اللَّهِ جَعَلَنَا اللَّهُ فِدَاءَكَ أَوَتَدْرِي مَا النَّقِيرُ قَالَ " نَعَمِ الْجِذْعُ يُنْقَرُ وَسَطُهُ وَلاَ فِي الدُّبَّاءِ وَلاَ فِي الْحَنْتَمَةِ وَعَلَيْكُمْ بِالْمُوكَى " .
IsnādM'a rapporté Muḥammad ibn Bakkār al-Baṣrī, a rapporté Abū ʿĀṣim, d'après Ibn Jurayj ; et m'a rapporté Muḥammad ibn Rāfiʿ – et cette version est la sienne – a rapporté ʿAbd al-Razzāq, nous a informés Ibn Jurayj, a dit : m'a informé Abū Qazaʿa, qu'Abū Naḍra l'avait informé ainsi que Ḥasan, [les deux] avaient été informés qu'Abū Saʿīd al-Khudrī l'avait informé
Que la délégation de ʿAbd al-Qays, lorsqu'elle vint auprès du Prophète de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue), dit : « Ô Prophète de Dieu, que Dieu nous fasse sacrifice pour toi ! Quelles boissons nous sont licites ? » Il répondit : « Ne buvez pas dans le naqīr (tronc creusé). » Ils dirent : « Ô Prophète de Dieu, que Dieu nous fasse sacrifice pour toi ! Sais-tu ce qu'est le naqīr ? » Il dit : « Oui, c'est le tronc dont on creuse l'intérieur ; et ne buvez pas non plus dans le dubā' (courge séchée) ni dans le ḥantam (jarre verte). Et usez du mūkā (outre en cuir dont l'ouverture est liée). »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَأَبُو كُرَيْبٍ وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ جَمِيعًا عَنْ وَكِيعٍ، - قَالَ أَبُو بَكْرٍ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، - عَنْ زَكَرِيَّاءَ بْنِ إِسْحَاقَ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ مُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ، - قَالَ أَبُو بَكْرٍ رُبَّمَا قَالَ وَكِيعٌ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ مُعَاذًا، - قَالَ بَعَثَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّكَ تَأْتِي قَوْمًا مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ . فَادْعُهُمْ إِلَى شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللَّهِ فَإِنْ هُمْ أَطَاعُوا لِذَلِكَ فَأَعْلِمْهُمْ أَنَّ اللَّهَ افْتَرَضَ عَلَيْهِمْ خَمْسَ صَلَوَاتٍ فِي كُلِّ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ فَإِنْ هُمْ أَطَاعُوا لِذَلِكَ فَأَعْلِمْهُمْ أَنَّ اللَّهَ افْتَرَضَ عَلَيْهِمْ صَدَقَةً تُؤْخَذُ مِنْ أَغْنِيَائِهِمْ فَتُرَدُّ فِي فُقَرَائِهِمْ فَإِنْ هُمْ أَطَاعُوا لِذَلِكَ فَإِيَّاكَ وَكَرَائِمَ أَمْوَالِهِمْ وَاتَّقِ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ فَإِنَّهُ لَيْسَ بَيْنَهَا وَبَيْنَ اللَّهِ حِجَابٌ " .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba, Abū Kurayb et Isḥāq ibn Ibrāhīm tous de Wakīʿ — Abū Bakr a dit : Wakīʿ nous a rapporté de Zakariyyā ibn Isḥāq, qui a dit : Yaḥyā ibn ʿAbd Allāh ibn Ṣayfī m’a rapporté d’Abū Maʿbad, d’Ibn ʿAbbās, d’après Muʿādh ibn Jabal — Abū Bakr a dit : peut-être Wakīʿ a-t-il dit : d’Ibn ʿAbbās que Muʿādh a dit :
L’Envoyé d’Allāh (que la paix et la bénédiction d’Allāh soient sur lui) m’a envoyé en disant : « Tu te rends chez des gens du Livre (Gens de l’Écriture). Appelle-les à témoigner qu’il n’y a de divinité qu’Allāh et que je suis l’Envoyé d’Allāh. S’ils obéissent à cela, alors informe-les qu’Allāh leur a prescrit cinq prières (ṣalawāt) chaque jour et chaque nuit. S’ils obéissent à cela, alors informe-les qu’Allāh leur a prescrit une aumône légale (ṣadaqa) qui est prélevée sur leurs riches et redistribuée à leurs pauvres. S’ils obéissent à cela, alors prends garde à ne pas toucher à leurs biens les plus précieux, et crains la prière de l’opprimé, car entre elle et Allāh il n’y a aucun voile. »
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ السَّرِيِّ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ بْنُ إِسْحَاقَ، ح وَحَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنْ زَكَرِيَّاءَ بْنِ إِسْحَاقَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ مُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ فَقَالَ " إِنَّكَ سَتَأْتِي قَوْمًا " بِمِثْلِ حَدِيثِ وَكِيعٍ .
« Tu vas trouver un peuple… » — de façon similaire au hadith de Wakīʿ (sous-entendu : la suite est rapportée comme une variante d'un autre récit).
حَدَّثَنَا أُمَيَّةُ بْنُ بِسْطَامَ الْعَيْشِيُّ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا رَوْحٌ، - وَهُوَ ابْنُ الْقَاسِمِ - عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أُمَيَّةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا بَعَثَ مُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ قَالَ " إِنَّكَ تَقْدَمُ عَلَى قَوْمٍ أَهْلِ كِتَابٍ فَلْيَكُنْ أَوَّلَ مَا تَدْعُوهُمْ إِلَيْهِ عِبَادَةُ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ فَإِذَا عَرَفُوا اللَّهَ فَأَخْبِرْهُمْ أَنَّ اللَّهَ فَرَضَ عَلَيْهِمْ خَمْسَ صَلَوَاتٍ فِي يَوْمِهِمْ وَلَيْلَتِهِمْ فَإِذَا فَعَلُوا فَأَخْبِرْهُمْ أَنَّ اللَّهَ قَدْ فَرَضَ عَلَيْهِمْ زَكَاةً تُؤْخَذُ مِنْ أَغْنِيَائِهِمْ فَتُرَدُّ عَلَى فُقَرَائِهِمْ فَإِذَا أَطَاعُوا بِهَا فَخُذْ مِنْهُمْ وَتَوَقَّ كَرَائِمَ أَمْوَالِهِمْ " .
IsnādUmayya ibn Bisṭām al-ʿAyshī nous a rapporté : Yazīd ibn Zurayʿ nous a rapporté : Rawḥ — fils d'al-Qāsim — nous a rapporté, d'après Ismāʿīl ibn Umayya, d'après Yaḥyā ibn ʿAbd Allāh ibn Ṣayfī, d'après Abū Maʿbad, d'après Ibn ʿAbbās, que le Messager d'Allāh — qu'Allāh prie sur lui et le salue — lorsqu'il envoya Muʿādh au Yémen, dit :
« Tu vas arriver chez des gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les appelles soit donc l'adoration d'Allāh — Puissant et Majestueux. Lorsqu'ils auront reconnu Allāh, informe-les qu'Allāh leur a prescrit cinq prières (ṣalawāt) dans leur jour et leur nuit. Lorsqu'ils les auront accomplies, informe-les qu'Allāh leur a prescrit une aumône légale (zakāt) qui sera prélevée de leurs riches et redistribuée à leurs pauvres. S'ils obtempèrent à cela, prélève-la d'eux, mais évite leurs biens les plus précieux. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ بَعْدَهُ وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنَ الْعَرَبِ قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ لأَبِي بَكْرٍ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ فَقَدْ عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ إِلاَّ بِحَقِّهِ وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ " . فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَاللَّهِ لأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عِقَالاً كَانُوا يُؤَدُّونَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهِ . فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَأَيْتُ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ .
IsnādQutayba ibn Saʿīd nous a rapporté : Layth ibn Saʿd nous a rapporté, d'après ʿUqayl, d'après al-Zuhrī, qui a dit : ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd m'a informé, d'après Abū Hurayra
Il a dit : « Lorsque l'Envoyé d'Allāh (que la prière et le salut d'Allāh soient sur lui) mourut et qu'Abū Bakr fut désigné comme calife après lui, et que certains parmi les Arabes apostasièrent, ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit à Abū Bakr : “Comment combats-tu les gens alors que l'Envoyé d'Allāh a dit : « Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : “Il n'y a de divinité qu'Allāh”. Quiconque dit “Il n'y a de divinité qu'Allāh” a préservé de moi ses biens et sa personne, sauf par un droit qui y est attaché ; et son compte revient à Allāh. »” Abū Bakr répondit : “Par Allāh ! Je combattrai certes quiconque dissocie la prière (ṣalāt) de l'aumône légale (zakāt), car l'aumône légale est un droit sur les biens. Par Allāh ! Si ils me refusaient une corde de chameau (ʿiqāl) qu'ils remettaient à l'Envoyé d'Allāh, je les combattrais pour ce refus.” Alors ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit : “Par Allāh ! Il n'y a pas de doute que j'ai vu Allāh, Puissant et Majestueux, ouvrir la poitrine d'Abū Bakr au combat, et j'ai su alors que c'était la vérité.” »
وَحَدَّثَنَا أَبُو الطَّاهِرِ، وَحَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى، وَأَحْمَدُ بْنُ عِيسَى، قَالَ أَحْمَدُ حَدَّثَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ إِلاَّ بِحَقِّهِ وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ " .
IsnādD'après Abū al-Ṭāhir, Ḥarmala ibn Yaḥyā et Aḥmad ibn ʿĪsā — Aḥmad a dit : « nous a rapporté », et les deux autres ont dit : « nous a informés » — Ibn Wahb a dit : « m'a informé Yūnus, d'après Ibn Shihāb, qui a dit : m'a rapporté Saʿīd ibn al-Musayyab, qu'Abū Hurayra l'a informé »
que le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : "Il n'y a de divinité qu'Allah". Quiconque dit "Il n'y a de divinité qu'Allah" préserve de moi ses biens et sa personne, sauf pour un droit qui y est attaché ; et son compte incombe à Allah. »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عَبْدَةَ الضَّبِّيُّ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، - يَعْنِي الدَّرَاوَرْدِيَّ - عَنِ الْعَلاَءِ، ح وَحَدَّثَنَا أُمَيَّةُ بْنُ بِسْطَامَ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا رَوْحٌ، عَنِ الْعَلاَءِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَعْقُوبَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَشْهَدُوا أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَيُؤْمِنُوا بِي وَبِمَا جِئْتُ بِهِ فَإِذَا فَعَلُوا ذَلِكَ عَصَمُوا مِنِّي دِمَاءَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إِلاَّ بِحَقِّهَا وَحِسَابُهُمْ عَلَى اللَّهِ " .
IsnādAḥmad ibn ʿAbdata al-Ḍabbī nous a rapporté : ʿAbd al-ʿAzīz — c'est-à-dire al-Darāwardī — nous a informé, d'après al-ʿAlā'. Et selon une autre chaîne : Umayya ibn Bisṭām — et le texte est le sien — nous a rapporté : Yazīd ibn Zurayʿ nous a rapporté : Rawḥ nous a rapporté, d'après al-ʿAlā' ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn Yaʿqūb, d'après son père, d'après Abū Hurayra, d'après le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui)
« J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'est de dieu qu'Allāh, qu'ils croient en moi et en ce que j'ai apporté. Lorsqu'ils auront fait cela, ils préservent de moi leurs vies et leurs biens, sauf pour [une cause] qui les rend légitimes, et leur jugement incombe à Allāh. »
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ غِيَاثٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ جَابِرٍ، وَعَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالاَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ " . بِمِثْلِ حَدِيثِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ح وَحَدَّثَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، ح وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، - يَعْنِي ابْنَ مَهْدِيٍّ - قَالاَ جَمِيعًا حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ فَإِذَا قَالُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ عَصَمُوا مِنِّي دِمَاءَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إِلاَّ بِحَقِّهَا وَحِسَابُهُمْ عَلَى اللَّهِ " . ثُمَّ قَرَأَ { إِنَّمَا أَنْتَ مُذَكِّرٌ * لَسْتَ عَلَيْهِمْ بِمُسَيْطِرٍ}
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, Ḥafṣ ibn Ghiyāth nous a rapporté d'après al-Aʿmash, d'après Abū Sufyān, d'après Jābir, et d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra — tous deux ont dit :
Le Messager d'Allāh (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam) a dit : « J'ai reçu l'ordre de combattre les gens… » — de manière similaire au ḥadīth d'Ibn al-Musayyab d'après Abū Hurayra. [Indication de chaîne de transmission :] Abū Bakr ibn Abī Shayba m'a rapporté, Wakīʿ nous a rapporté. Et Muḥammad ibn al-Muthannā m'a rapporté, ʿAbd al-Raḥmān — c'est-à-dire Ibn Mahdī — nous a rapporté, tous deux ont dit : Sufyān nous a rapporté d'après Abū al-Zubayr, d'après Jābir, qui a dit : le Messager d'Allāh (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam) a dit : « J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : Il n'y a de dieu qu'Allāh. Lorsqu'ils disent : Il n'y a de dieu qu'Allāh, ils préservent de moi leur sang et leurs biens, sauf en vertu du droit [islamique], et leur jugement appartient à Allāh. » Puis il récita : « Tu n'es qu'un avertisseur, tu n'as pas d'autorité sur eux » (Coran 88:21-22).
حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ الْمِسْمَعِيُّ، مَالِكُ بْنُ عَبْدِ الْوَاحِدِ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ الصَّبَّاحِ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ وَاقِدِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَشْهَدُوا أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ وَيُقِيمُوا الصَّلاَةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ فَإِذَا فَعَلُوا عَصَمُوا مِنِّي دِمَاءَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إِلاَّ بِحَقِّهَا وَحِسَابُهُمْ عَلَى اللَّهِ " .
IsnādAbū Ghassān al-Mismaʿī Mālik ibn ʿAbd al-Wāḥid nous a rapporté : ʿAbd al-Malik ibn al-Ṣabbāḥ nous a rapporté, d’après Shuʿba, d’après Wāqid ibn Muḥammad ibn Zayd ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, d’après son père, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qui a dit :
Le Messager d'Allāh (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam) a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils attestent qu’il n’est de divinité qu’Allāh et que Muḥammad est le Messager d’Allāh, qu’ils accomplissent la prière (ṣalāt) et s’acquittent de l’aumône légale (zakāt). S’ils le font, ils préservent de moi leur sang et leurs biens, sauf en vertu d’un droit [qui les rendrait licites], et leur règlement incombe à Allāh. »
وَحَدَّثَنَا سُوَيْدُ بْنُ سَعِيدٍ، وَابْنُ أَبِي عُمَرَ، قَالاَ حَدَّثَنَا مَرْوَانُ، - يَعْنِيَانِ الْفَزَارِيَّ - عَنْ أَبِي مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَكَفَرَ بِمَا يُعْبَدُ مِنْ دُونِ اللَّهِ حَرُمَ مَالُهُ وَدَمُهُ وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ " .
IsnādEt Suwayd ibn Saʿīd et Ibn Abī ʿUmar nous ont rapporté, tous deux disant : Marwān al-Fazārī nous a rapporté, d'après Abū Mālik, d'après son père,
Il dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) dire : "Quiconque dit 'Il n'y a de divinité qu'Allah' et mécroit en ce qui est adoré en dehors d'Allah, son bien et son sang deviennent sacrés, et son jugement incombe à Allah." »
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو خَالِدٍ الأَحْمَرُ، ح وَحَدَّثَنِيهِ زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، كِلاَهُمَا عَنْ أَبِي مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ وَحَّدَ اللَّهَ " ثُمَّ ذَكَرَ بِمِثْلِهِ .
« Quiconque unit Dieu (l'unicité divine, tawḥīd)… » puis il mentionna un récit similaire.
وَحَدَّثَنِي حَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى التُّجِيبِيُّ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ لَمَّا حَضَرَتْ أَبَا طَالِبٍ الْوَفَاةُ جَاءَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَوَجَدَ عِنْدَهُ أَبَا جَهْلٍ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي أُمَيَّةَ بْنِ الْمُغِيرَةِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا عَمِّ قُلْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ . كَلِمَةً أَشْهَدُ لَكَ بِهَا عِنْدَ اللَّهِ " . فَقَالَ أَبُو جَهْلٍ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أُمَيَّةَ يَا أَبَا طَالِبٍ أَتَرْغَبُ عَنْ مِلَّةِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ . فَلَمْ يَزَلْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعْرِضُهَا عَلَيْهِ وَيُعِيدُ لَهُ تِلْكَ الْمَقَالَةَ حَتَّى قَالَ أَبُو طَالِبٍ آخِرَ مَا كَلَّمَهُمْ هُوَ عَلَى مِلَّةِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ . وَأَبَى أَنْ يَقُولَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا وَاللَّهِ لأَسْتَغْفِرَنَّ لَكَ مَا لَمْ أُنْهَ عَنْكَ " . فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُوا أُولِي قُرْبَى مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ} . وَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى فِي أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم { إِنَّكَ لاَ تَهْدِي مَنْ أَحْبَبْتَ وَلَكِنَّ اللَّهَ يَهْدِي مَنْ يَشَاءُ وَهُوَ أَعْلَمُ بِالْمُهْتَدِينَ} .
IsnādCe hadith me fut rapporté par Ḥarmala b. Yaḥyā al-Tujībī ; nous informa ʿAbd Allāh b. Wahb ; me rapporta Yūnus, d’après Ibn Šihāb ; m’informa Saʿīd b. al-Musayyab, d’après son père, qui dit :
« Lorsque la mort se présenta à Abū Ṭālib, l’Envoyé de Dieu (صلى الله عليه وسلم) vint à lui et trouva chez lui Abū Jahl et ʿAbd Allāh b. Abī Umayya b. al-Mughīra. Alors l’Envoyé de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Ô mon oncle ! Dis : « Il n’y a de dieu que Dieu », une parole que j’attesterai pour toi auprès de Dieu.” Abū Jahl et ʿAbd Allāh b. Abī Umayya dirent : “Ô Abū Ṭālib ! Répudies-tu la religion de ʿAbd al-Muṭṭalib ? ” L’Envoyé de Dieu (صلى الله عليه وسلم) ne cessa de la lui proposer et de répéter cette parole, jusqu’à ce qu’Abū Ṭālib déclarât, en dernier lieu ce qu’il leur dit, qu’il était sur la religion de ʿAbd al-Muṭṭalib, et il refusa de dire « Il n’y a de dieu que Dieu ». Alors l’Envoyé de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Par Dieu, je demanderai certes le pardon pour toi aussi longtemps que je n’en serai pas empêché.” Et Dieu (عز وجل) révéla : « Il n’appartient ni au Prophète ni aux croyants d’implorer le pardon pour les associateurs, fussent-ils des proches, après qu’il leur est apparu que ce sont les gens de la Fournaise » (Coran 9:113). Et Dieu Très-Haut révéla au sujet d’Abū Ṭālib, en disant à l’Envoyé de Dieu (صلى الله عليه وسلم) : « Tu ne guides pas celui que tu aimes, mais Dieu guide qui Il veut ; et Il connaît mieux les bien-guidés » (Coran 28:56). »
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، قَالاَ أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، ح وَحَدَّثَنَا حَسَنٌ الْحُلْوَانِيُّ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، - وَهُوَ ابْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ سَعْدٍ - قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ صَالِحٍ، كِلاَهُمَا عَنِ الزُّهْرِيِّ، بِهَذَا الإِسْنَادِ مِثْلَهُ غَيْرَ أَنَّ حَدِيثَ صَالِحٍ انْتَهَى عِنْدَ قَوْلِهِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ فِيهِ . وَلَمْ يَذْكُرِ الآيَتَيْنِ . وَقَالَ فِي حَدِيثِهِ وَيَعُودَانِ فِي تِلْكَ الْمَقَالَةِ . وَفِي حَدِيثِ مَعْمَرٍ مَكَانَ هَذِهِ الْكَلِمَةِ فَلَمْ يَزَالاَ بِهِ .
IsnādIshāq ibn Ibrāhīm et ʿAbd ibn Ḥumayd nous ont rapporté, tous deux ont dit: ʿAbd al-Razzāq nous a informé, Maʿmar nous a informé. (ET) Ḥasan al-Ḥulwānī et ʿAbd ibn Ḥumayd nous ont rapporté, tous deux ont dit: Yaʿqūb – c'est-à-dire Ibn Ibrāhīm ibn Saʿd – nous a rapporté, il a dit: mon père m'a rapporté, d'après Ṣāliḥ, tous deux (Maʿmar et Ṣāliḥ) d'après al-Zuhrī, avec cette même chaîne de transmission un hadith similaire.
Sauf que le hadith de Ṣāliḥ s'arrêtait à sa parole: « Alors Allah – Puissant et Majestueux – révéla à son sujet » et il ne mentionna pas les deux versets. Et il dit dans son hadith: « et ils reviennent à cette parole ». Et dans le hadith de Maʿmar, à la place de ce mot, il y a: « et ils ne cessèrent de le [harceler] ».
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبَّادٍ، وَابْنُ أَبِي عُمَرَ، قَالاَ حَدَّثَنَا مَرْوَانُ، عَنْ يَزِيدَ، - وَهُوَ ابْنُ كَيْسَانَ - عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِعَمِّهِ عِنْدَ الْمَوْتِ " قُلْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ أَشْهَدُ لَكَ بِهَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ " . فَأَبَى فَأَنْزَلَ اللَّهُ { إِنَّكَ لاَ تَهْدِي مَنْ أَحْبَبْتَ} الآيَةَ .
IsnādMuḥammad ibn ʿAbbād et Ibn Abī ʿUmar nous ont rapporté, ils ont dit : Marwān nous a rapporté, d'après Yazīd — et il s'agit d'Ibn Kaysān — d'après Abū Ḥāzim, d'après Abū Hurayra, qui a dit :
Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui) dit à son oncle au moment de la mort : « Dis : « Il n'y a de divinité qu'Allāh », afin que j'atteste en ta faveur par elle au Jour de la Résurrection. » Mais il refusa. Alors Allāh révéla : « Tu ne guides pas celui que tu aimes » — le verset.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمِ بْنِ مَيْمُونٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ كَيْسَانَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ الأَشْجَعِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِعَمِّهِ " قُلْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ أَشْهَدُ لَكَ بِهَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ " . قَالَ لَوْلاَ أَنْ تُعَيِّرَنِي قُرَيْشٌ يَقُولُونَ إِنَّمَا حَمَلَهُ عَلَى ذَلِكَ الْجَزَعُ لأَقْرَرْتُ بِهَا عَيْنَكَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ { إِنَّكَ لاَ تَهْدِي مَنْ أَحْبَبْتَ وَلَكِنَّ اللَّهَ يَهْدِي مَنْ يَشَاءُ}
IsnādMuḥammad ibn Ḥātim ibn Maymūn nous a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Yazīd ibn Kaysān, d'après Abū Ḥāzim al-Ashjaʿī, d'après Abū Hurayra
Il a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit à son oncle : « Dis : “Il n'y a de dieu qu'Allah”, afin que je témoigne pour toi par elle au Jour de la Résurrection. » Il (son oncle) répondit : « Si ce n'était que les Quraysh ne me couvrent de honte, disant : “C'est seulement l'angoisse qui l'a poussé à cela”, j'aurais réjoui tes yeux par elle. » Alors Allah révéla : « Certes, tu ne guides pas celui que tu aimes, mais Allah guide qui Il veut. » »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، كِلاَهُمَا عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، - قَالَ أَبُو بَكْرٍ حَدَّثَنَا ابْنُ عُلَيَّةَ، - عَنْ خَالِدٍ، قَالَ حَدَّثَنِي الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ، عَنْ حُمْرَانَ، عَنْ عُثْمَانَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ مَاتَ وَهُوَ يَعْلَمُ أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ دَخَلَ الْجَنَّةَ " .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba et Zuhayr ibn Ḥarb nous ont rapporté, tous deux d'après Ismāʿīl ibn Ibrāhīm — Abū Bakr a dit : Ibn ʿUlayya nous a raconté — d'après Khālid qui a dit : Al-Walīd ibn Muslim m'a raconté d'après Ḥumrān, d'après ʿUthmān, qui a dit :
Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : « Quiconque meurt en sachant qu'il n'y a de divinité que Dieu (lā ilāha illā Allāh) entre au Paradis. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ الْمُقَدَّمِيُّ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ الْحَذَّاءُ، عَنِ الْوَلِيدِ أَبِي بِشْرٍ، قَالَ سَمِعْتُ حُمْرَانَ، يَقُولُ سَمِعْتُ عُثْمَانَ، يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ مِثْلَهُ سَوَاءً .
IsnādD'après Muḥammad ibn Abī Bakr al-Muqaddamī, d'après Bishr ibn al-Mufaḍḍal, d'après Khālid al-Ḥadhdhā', d'après al-Walīd Abū Bishr, qui a dit : « J'ai entendu Ḥumrān dire : J'ai entendu ʿUthmān dire : J'ai entendu le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dire la même chose, exactement. »
« … la même chose, exactement. »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ النَّضْرِ بْنِ أَبِي النَّضْرِ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو النَّضْرِ، هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ الأَشْجَعِيُّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ مِغْوَلٍ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ مُصَرِّفٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي مَسِيرٍ - قَالَ - فَنَفِدَتْ أَزْوَادُ الْقَوْمِ قَالَ حَتَّى هَمَّ بِنَحْرِ بَعْضِ حَمَائِلِهِمْ - قَالَ - فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ جَمَعْتَ مَا بَقِيَ مِنْ أَزْوَادِ الْقَوْمِ فَدَعَوْتَ اللَّهَ عَلَيْهَا . قَالَ فَفَعَلَ - قَالَ - فَجَاءَ ذُو الْبُرِّ بِبُرِّهِ وَذُو التَّمْرِ بِتَمْرِهِ - قَالَ وَقَالَ مُجَاهِدٌ وَذُو النَّوَاةِ بِنَوَاهُ - قُلْتُ وَمَا كَانُوا يَصْنَعُونَ بِالنَّوَى قَالَ كَانُوا يَمُصُّونَهُ وَيَشْرَبُونَ عَلَيْهِ الْمَاءَ . قَالَ فَدَعَا عَلَيْهَا - قَالَ - حَتَّى مَلأَ الْقَوْمُ أَزْوِدَتَهُمْ - قَالَ - فَقَالَ عِنْدَ ذَلِكَ " أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللَّهِ لاَ يَلْقَى اللَّهَ بِهِمَا عَبْدٌ غَيْرَ شَاكٍّ فِيهِمَا إِلاَّ دَخَلَ الْجَنَّةَ " .
IsnādAbū Bakr ibn al-Naḍr ibn Abī al-Naḍr nous a rapporté, il a dit : Abū al-Naḍr Hāshim ibn al-Qāsim m'a rapporté, il a dit : ʿUbayd Allāh al-Ashjaʿī nous a rapporté, d'après Mālik ibn Mighwal, d'après Ṭalḥa ibn Muṣarrif, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra
Il a dit : « Nous étions avec le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) au cours d'un voyage. » Il a dit : « Les provisions des gens vinrent à s'épuiser, au point qu'ils songèrent à sacrifier certaines de leurs montures. » Il a dit : « ʿUmar dit : "Ô Messager d'Allah, si tu rassemblais ce qui reste des provisions du peuple et que tu invoquais Allah sur elles ?" » Il a dit : « Il le fit. » Il a dit : « Alors, celui qui avait du blé vint avec son blé, celui qui avait des dattes vint avec ses dattes. » Il a dit : « Et Mujāhid dit : "Et celui qui avait des noyaux vint avec ses noyaux." » Je [le narrateur] dis : « Que faisaient-ils des noyaux ? » Il répondit : « Ils les suçaient et buvaient de l'eau par-dessus. » Il a dit : « Il invoqua donc Allah sur ces provisions. » Il a dit : « Jusqu'à ce que les gens remplissent leurs outres. » Il a dit : « Alors, à ce moment-là, il dit : "J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah. Aucun serviteur ne rencontre Allah avec ces deux attestations, sans avoir de doute à leur sujet, sans qu'il n'entre au Paradis." »
حَدَّثَنَا سَهْلُ بْنُ عُثْمَانَ، وَأَبُو كُرَيْبٍ مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ جَمِيعًا عَنْ أَبِي مُعَاوِيَةَ، - قَالَ أَبُو كُرَيْبٍ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، - عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَوْ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، - شَكَّ الأَعْمَشُ - قَالَ لَمَّا كَانَ غَزْوَةُ تَبُوكَ أَصَابَ النَّاسَ مَجَاعَةٌ . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ أَذِنْتَ لَنَا فَنَحَرْنَا نَوَاضِحَنَا فَأَكَلْنَا وَادَّهَنَّا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " افْعَلُوا " . قَالَ فَجَاءَ عُمَرُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنْ فَعَلْتَ قَلَّ الظَّهْرُ وَلَكِنِ ادْعُهُمْ بِفَضْلِ أَزْوَادِهِمْ ثُمَّ ادْعُ اللَّهَ لَهُمْ عَلَيْهَا بِالْبَرَكَةِ لَعَلَّ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَ فِي ذَلِكَ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . قَالَ فَدَعَا بِنِطَعٍ فَبَسَطَهُ ثُمَّ دَعَا بِفَضْلِ أَزْوَادِهِمْ - قَالَ - فَجَعَلَ الرَّجُلُ يَجِيءُ بِكَفِّ ذُرَةٍ - قَالَ - وَيَجِيءُ الآخَرُ بَكَفِّ تَمْرٍ - قَالَ - وَيَجِيءُ الآخَرُ بِكِسْرَةٍ حَتَّى اجْتَمَعَ عَلَى النِّطَعِ مِنْ ذَلِكَ شَىْءٌ يَسِيرٌ - قَالَ - فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَيْهِ بِالْبَرَكَةِ ثُمَّ قَالَ " خُذُوا فِي أَوْعِيَتِكُمْ " . قَالَ فَأَخَذُوا فِي أَوْعِيَتِهِمْ حَتَّى مَا تَرَكُوا فِي الْعَسْكَرِ وِعَاءً إِلاَّ مَلأُوهُ - قَالَ - فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا وَفَضِلَتْ فَضْلَةٌ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللَّهِ لاَ يَلْقَى اللَّهَ بِهِمَا عَبْدٌ غَيْرَ شَاكٍّ فَيُحْجَبَ عَنِ الْجَنَّةِ " .
IsnādSahl ibn ʿUthmān et Abū Kurayb Muḥammad ibn al-ʿAlāʾ, tous deux d'après Abū Muʿāwiya – Abū Kurayb a dit : « Abū Muʿāwiya nous a raconté, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra ou d'après Abū Saʿīd (al-Aʿmash a douté) : »
Il a dit : « Lors de l'expédition de Tabūk (la bataille de Tabūk), les gens furent frappés par la famine. Ils dirent : “Ô Messager d'Allāh, si tu nous le permettais, nous immolerions nos chamelles de bât, nous mangerions et nous oindrions d'huile.” Le Messager d'Allāh — qu'Allāh prie sur lui et le salue — dit : “Faites-le.” Il [Abū Hurayra ou Abū Saʿīd] dit : Alors ʿUmar vint et dit : “Ô Messager d'Allāh, si tu fais cela, les montures diminueront. Mais plutôt, invite-les à apporter le surplus de leurs provisions, puis invoque Allāh pour qu'Il y mette la bénédiction (baraka). Peut-être qu'Allāh mettra là-dedans [une abondance].” Le Messager d'Allāh — qu'Allāh prie sur lui et le salue — dit : “Oui.” Il dit : Alors il demanda une grande natte en cuir (niṭʿ), l'étendit, puis demanda le surplus de leurs provisions. — Il dit : Un homme vint avec une poignée de maïs (dhura), un autre avec une poignée de dattes (tamr), un autre avec un morceau de pain (kisra), jusqu'à ce qu'il y ait, sur la natte, de cela une petite chose. — Il dit : Alors le Messager d'Allāh — qu'Allāh prie sur lui et le salue — invoqua sur cela la bénédiction, puis dit : “Prenez dans vos récipients.” Il dit : Ils prirent dans leurs récipients, jusqu'à ce qu'ils ne laissèrent dans le campement aucun récipient sans le remplir. — Il dit : Ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, et il resta un surplus. Alors le Messager d'Allāh — qu'Allāh prie sur lui et le salue — dit : “J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allāh et que je suis le Messager d'Allāh. Tout serviteur qui rencontre Allāh avec ces deux [attestations] sans douter ne sera pas empêché d'entrer au Paradis.” »
حَدَّثَنَا دَاوُدُ بْنُ رُشَيْدٍ، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ، - يَعْنِي ابْنَ مُسْلِمٍ - عَنِ ابْنِ جَابِرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عُمَيْرُ بْنُ هَانِئٍ، قَالَ حَدَّثَنِي جُنَادَةُ بْنُ أَبِي أُمَيَّةَ، حَدَّثَنَا عُبَادَةُ بْنُ الصَّامِتِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ قَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ وَأَنَّ عِيسَى عَبْدُ اللَّهِ وَابْنُ أَمَتِهِ وَكَلِمَتُهُ أَلْقَاهَا إِلَى مَرْيَمَ وَرُوحٌ مِنْهُ وَأَنَّ الْجَنَّةَ حَقٌّ وَأَنَّ النَّارَ حَقٌّ أَدْخَلَهُ اللَّهُ مِنْ أَىِّ أَبْوَابِ الْجَنَّةِ الثَّمَانِيَةِ شَاءَ " .
IsnādD’après Dāwūd ibn Rushayd, d’après al-Walīd (c’est-à-dire ibn Muslim), d’après Ibn Jābir, qui a dit : « ʿUmayr ibn Hāni’ m’a raconté, qui a dit : Junāda ibn Abī Umayya m’a raconté, qui a dit : ʿUbāda ibn al-Ṣāmit nous a raconté, qui a dit : le Messager d’Allāh (que la prière et la paix d’Allāh soient sur lui) a dit : »
« Quiconque dit : “J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allāh, Lui seul, sans associé, que Muḥammad est Son serviteur et Son messager, que Jésus est le serviteur d’Allāh, le fils de Sa servante, Sa parole qu’Il a insufflée à Marie, et un esprit venant de Lui ; et que le Paradis est une vérité, et que l’Enfer est une vérité”, Allāh le fera entrer par l’une quelconque des huit portes du Paradis qu’Il voudra. »
وَحَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الدَّوْرَقِيُّ، حَدَّثَنَا مُبَشِّرُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، عَنِ الأَوْزَاعِيِّ، عَنْ عُمَيْرِ بْنِ هَانِئٍ، فِي هَذَا الإِسْنَادِ بِمِثْلِهِ غَيْرَ أَنَّهُ قَالَ " أَدْخَلَهُ اللَّهُ الْجَنَّةَ عَلَى مَا كَانَ مِنْ عَمَلٍ " . وَلَمْ يَذْكُرْ " مِنْ أَىِّ أَبْوَابِ الْجَنَّةِ الثَّمَانِيَةِ شَاءَ " .
IsnādAḥmad ibn Ibrāhīm al-Dawraqī m’a rapporté, il a dit : Mubashshir ibn Ismā‘īl nous a rapporté, d’après al-Awzā‘ī, d’après ‘Umayr ibn Hānī’, avec une chaîne similaire, un récit analogue.
« Qu’Allah le fasse entrer au Paradis selon l’œuvre qu’il a accomplie. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنِ ابْنِ عَجْلاَنَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنِ ابْنِ مُحَيْرِيزٍ، عَنِ الصُّنَابِحِيِّ، عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ، أَنَّهُ قَالَ دَخَلْتُ عَلَيْهِ وَهُوَ فِي الْمَوْتِ فَبَكَيْتُ فَقَالَ مَهْلاً لِمَ تَبْكِي فَوَاللَّهِ لَئِنِ اسْتُشْهِدْتُ لأَشْهَدَنَّ لَكَ وَلَئِنْ شُفِّعْتُ لأَشْفَعَنَّ لَكَ وَلَئِنِ اسْتَطَعْتُ لأَنْفَعَنَّكَ ثُمَّ قَالَ وَاللَّهِ مَا مِنْ حَدِيثٍ سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَكُمْ فِيهِ خَيْرٌ إِلاَّ حَدَّثْتُكُمُوهُ إِلاَّ حَدِيثًا وَاحِدًا وَسَوْفَ أُحَدِّثُكُمُوهُ الْيَوْمَ وَقَدْ أُحِيطَ بِنَفْسِي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ شَهِدَ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ حَرَّمَ اللَّهُ عَلَيْهِ النَّارَ " .
IsnādNous a rapporté Qutayba ibn Saʿīd : nous a rapporté Layth, d'après Ibn ʿAjlān, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Ḥabbān, d'après Ibn Muḥayrīz, d'après al-Ṣunābiḥī, d'après ʿUbāda ibn al-Ṣāmit
… qu'il a dit : « Je suis entré chez lui alors qu'il était à l'article de la mort, et je pleurai. Il dit : “Doucement ! Pourquoi pleures-tu ? Par Allah, si je suis témoin (au Jour du Jugement), je témoignerai pour toi ; si j'intercède, j'intercéderai pour toi ; et si j'en ai le pouvoir, je te serai utile.” Puis il dit : “Par Allah, il n'est aucune parole (ḥadīth) que j'aie entendue du Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et qui contienne pour vous un bien, que je ne vous aie rapportée, à l'exception d'une seule parole. Et aujourd'hui je vais vous la rapporter, alors qu'on a enserré mon âme (c'est-à-dire que je suis mourant). J'ai entendu le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — dire : “Quiconque atteste qu'il n'est de divinité qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah, Allah lui interdit le Feu.” »
حَدَّثَنَا هَدَّابُ بْنُ خَالِدٍ الأَزْدِيُّ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، عَنْ مُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ، قَالَ كُنْتُ رِدْفَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيْسَ بَيْنِي وَبَيْنَهُ إِلاَّ مُؤْخِرَةُ الرَّحْلِ فَقَالَ " يَا مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ " . قُلْتُ لَبَّيْكَ رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ . ثُمَّ سَارَ سَاعَةً ثُمَّ قَالَ " يَا مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ " . قُلْتُ لَبَّيْكَ رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ . ثُمَّ سَارَ سَاعَةَ ثُمَّ قَالَ " يَا مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ " . قُلْتُ لَبَّيْكَ رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ . قَالَ " هَلْ تَدْرِي مَا حَقُّ اللَّهِ عَلَى الْعِبَادِ " . قَالَ قُلْتُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ . قَالَ " فَإِنَّ حَقَّ اللَّهِ عَلَى الْعِبَادِ أَنْ يَعْبُدُوهُ وَلاَ يُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا " . ثُمَّ سَارَ سَاعَةً ثُمَّ قَالَ " يَا مُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ " . قُلْتُ لَبَّيْكَ رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ . قَالَ " هَلْ تَدْرِي مَا حَقُّ الْعِبَادِ عَلَى اللَّهِ إِذَا فَعَلُوا ذَلِكَ " . قَالَ قُلْتُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ . قَالَ " أَنْ لاَ يُعَذِّبَهُمْ " .
IsnādNous a rapporté Haddāb ibn Khālid al-Azdī, qui a reçu de Hammām, qui a reçu de Qatāda, qui a reçu d'Anas ibn Mālik, d'après Muʿādh ibn Jabal
Il a dit : « J'étais en croupe derrière le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui), il n'y avait entre lui et moi que l'arrière de la selle. Il dit : « Ô Muʿādh ibn Jabal ! » Je répondis : « Me voici, ô Messager d'Allah, et à Ton service ! » Puis il chemina un moment, puis il dit : « Ô Muʿādh ibn Jabal ! » Je répondis : « Me voici, ô Messager d'Allah, et à Ton service ! » Puis il chemina un moment, puis il dit : « Ô Muʿādh ibn Jabal ! » Je répondis : « Me voici, ô Messager d'Allah, et à Ton service ! » Il dit : « Sais-tu quel est le droit d'Allah sur Ses serviteurs ? » Je dis : « Allah et Son Messager le savent mieux. » Il dit : « Le droit d'Allah sur Ses serviteurs est qu'ils L'adorent sans rien Lui associer. » Puis il chemina un moment, puis il dit : « Ô Muʿādh ibn Jabal ! » Je répondis : « Me voici, ô Messager d'Allah, et à Ton service ! » Il dit : « Sais-tu quel est le droit des serviteurs sur Allah, s'ils font cela ? » Je dis : « Allah et Son Messager le savent mieux. » Il dit : « C'est qu'Il ne les châtie pas. » »