حَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَحْمَدُ بْنُ عَمْرِو بْنِ سَرْحٍ أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرُو،
بْنُ الْحَارِثِ عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ الْمَكِّيِّ، أَنَّ عَامِرَ بْنَ وَاثِلَةَ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَسْعُودٍ،
يَقُولُ الشَّقِيُّ مَنْ شَقِيَ فِي بَطْنِ أُمِّهِ وَالسَّعِيدُ مَنْ وُعِظَ بِغَيْرِهِ . فَأَتَى رَجُلاً مِنْ أَصْحَابِ
رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُقَالُ لَهُ حُذَيْفَةُ بْنُ أَسِيدٍ الْغِفَارِيُّ فَحَدَّثَهُ بِذَلِكَ مِنْ قَوْلِ
ابْنِ مَسْعُودٍ فَقَالَ وَكَيْفَ يَشْقَى رَجُلٌ بِغَيْرِ عَمَلٍ فَقَالَ لَهُ الرَّجُلُ أَتَعْجَبُ مِنْ ذَلِكَ فَإِنِّي سَمِعْتُ
رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِذَا مَرَّ بِالنُّطْفَةِ ثِنْتَانِ وَأَرْبَعُونَ لَيْلَةً بَعَثَ اللَّهُ إِلَيْهَا
مَلَكًا فَصَوَّرَهَا وَخَلَقَ سَمْعَهَا وَبَصَرَهَا وَجِلْدَهَا وَلَحْمَهَا وَعِظَامَهَا ثُمَّ . قَالَ يَا رَبِّ أَذَكَرٌ
أَمْ أُنْثَى فَيَقْضِي رَبُّكَ مَا شَاءَ وَيَكْتُبُ الْمَلَكُ ثُمَّ يَقُولُ يَا رَبِّ أَجَلُهُ . فَيَقُولُ رَبُّكَ مَا شَاءَ
وَيَكْتُبُ الْمَلَكُ ثُمَّ يَقُولُ يَا رَبِّ رِزْقُهُ . فَيَقْضِي رَبُّكَ مَا شَاءَ وَيَكْتُبُ الْمَلَكُ ثُمَّ يَخْرُجُ الْمَلَكُ
بِالصَّحِيفَةِ فِي يَدِهِ فَلاَ يَزِيدُ عَلَى مَا أُمِرَ وَلاَ يَنْقُصُ " .
IsnādAbū al-Ṭāhir Aḥmad ibn ʿAmr ibn Sarḥ m’a rapporté : Ibn Wahb nous a informés : ʿAmr ibn al-Ḥārith m’a informé, d’après Abū al-Zubayr al-Makkī, que ʿĀmir ibn Wāthila lui a raconté qu’il a entendu ʿAbd Allāh ibn Masʿūd dire :
« Le damné est celui qui est damné dans le ventre de sa mère, et l'heureux est celui qui tire leçon des autres. » Puis il vint voir un homme parmi les Compagnons de l'Envoyé d'Allāh — qu'Allāh prie sur lui et lui donne la paix — appelé Ḥudhayfa ibn Asīd al-Ghifārī, et il lui rapporta cette parole d'Ibn Masʿūd. Alors il dit : « Comment un homme serait-il damné sans avoir accompli d’œuvres ? » L'homme (Ḥudhayfa) lui dit : « T'étonnes-tu de cela ? En vérité, j'ai entendu l'Envoyé d'Allāh — qu'Allāh prie sur lui et lui donne la paix — dire : “Lorsque quarante-deux nuits passent sur la goutte (nutfa, goutte de sperme), Allāh envoie vers elle un ange qui la façonne, crée son ouïe, sa vue, sa peau, sa chair et ses os. Ensuite, il dit : ‘Seigneur, mâle ou femelle ?’ Alors ton Seigneur décrète ce qu'Il veut, et l'ange écrit. Puis il dit : ‘Seigneur, sa durée de vie ?’ Ton Seigneur décrète ce qu'Il veut, et l'ange écrit. Puis il dit : ‘Seigneur, sa subsistance ?’ Ton Seigneur décrète ce qu'Il veut, et l'ange écrit. Ensuite, l'ange sort avec le rouleau (ṣaḥīfa) dans sa main, sans rien ajouter à ce qui lui a été ordonné ni rien retrancher.” »