Chapitre
باب مَا جَاءَ فِي الدِّيَةِ كَمْ هِيَ مِنَ الإِبِلِ
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سَعِيدٍ الْكِنْدِيُّ الْكُوفِيُّ، أَخْبَرَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ، عَنِ الْحَجَّاجِ، عَنْ زَيْدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ خِشْفِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ مَسْعُودٍ، قَالَ قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي دِيَةِ الْخَطَإِ عِشْرِينَ بِنْتَ مَخَاضٍ وَعِشْرِينَ بَنِي مَخَاضٍ ذُكُورًا وَعِشْرِينَ بِنْتَ لَبُونٍ وَعِشْرِينَ جَذَعَةً وَعِشْرِينَ حِقَّةً . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو . حَدَّثَنَا أَبُو هِشَامٍ الرِّفَاعِيُّ، أَخْبَرَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ، وَأَبُو خَالِدٍ الأَحْمَرُ عَنِ الْحَجَّاجِ بْنِ أَرْطَاةَ، نَحْوَهُ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ مَسْعُودٍ لاَ نَعْرِفُهُ مَرْفُوعًا إِلاَّ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَقَدْ رُوِيَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ مَوْقُوفًا . وَقَدْ ذَهَبَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ إِلَى هَذَا وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَاقَ . وَقَدْ أَجْمَعَ أَهْلُ الْعِلْمِ عَلَى أَنَّ الدِّيَةَ تُؤْخَذُ فِي ثَلاَثِ سِنِينَ فِي كُلِّ سَنَةٍ ثُلُثُ الدِّيَةِ وَرَأَوْا أَنَّ دِيَةَ الْخَطَإِ عَلَى الْعَاقِلَةِ . وَرَأَى بَعْضُهُمْ أَنَّ الْعَاقِلَةَ قَرَابَةُ الرَّجُلِ مِنْ قِبَلِ أَبِيهِ . وَهُوَ قَوْلُ مَالِكٍ وَالشَّافِعِيِّ . وَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّمَا الدِّيَةُ عَلَى الرِّجَالِ دُونَ النِّسَاءِ وَالصِّبْيَانِ مِنَ الْعَصَبَةِ يُحَمَّلُ كُلُّ رَجُلٍ مِنْهُمْ رُبُعَ دِينَارٍ . وَقَدْ قَالَ بَعْضُهُمْ إِلَى نِصْفِ دِينَارٍ فَإِنْ تَمَّتِ الدِّيَةُ وَإِلاَّ نُظِرَ إِلَى أَقْرَبِ الْقَبَائِلِ مِنْهُمْ فَأُلْزِمُوا ذَلِكَ .
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Saʿīd al-Kindī al-Kūfī, nous a informé Ibn Abī Zāʾida, d'après al-Ḥajjāj, d'après Zayd ibn Jubayr, d'après Khishf ibn Mālik, qui a dit : « J'ai entendu Ibn Masʿūd dire : »
Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a statué au sujet du prix du sang (diya) pour l'homicide involontaire : vingt jeunes chamelles âgées d'un an (bint makhāḍ), vingt jeunes chamelles mâles âgées d'un an (ibn makhāḍ), vingt chamelles âgées de deux ans (bint labūn), vingt chamelles âgées de quatre ans (jadhaʿa), et vingt chamelles âgées de trois ans (ḥiqqa). » (Le narrateur) dit : « Et dans ce chapitre, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. » Nous a rapporté Abū Hishām al-Rifāʿī, nous a informé Ibn Abī Zāʾida et Abū Khālid al-Aḥmar, d'après al-Ḥajjāj ibn Arṭāt, un récit similaire. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Le hadith d'Ibn Masʿūd ne nous est connu comme élevé (marfūʿ, attribué au Prophète) que par cette voie, et il a été rapporté de ʿAbd Allāh comme arrêté (mawqūf, attribué au compagnon). Certains savants ont adopté cet avis, et c'est la position d'Aḥmad et d'Ishāq. Les savants sont unanimes sur le fait que la diya (prix du sang) est perçue sur trois ans, chaque année un tiers de la diya, et ils considèrent que la diya pour l'homicide involontaire incombe à la ʿāqila (groupe des parents agnatiques). Certains d'entre eux estiment que la ʿāqila est la parenté paternelle de l'homme, et c'est la position de Mālik et d'al-Shāfiʿī. D'autres disent que la diya incombe uniquement aux hommes, à l'exclusion des femmes et des enfants parmi les ʿaṣaba (parents agnatiques), chaque homme devant supporter un quart de dīnār. Certains ont dit jusqu'à un demi-dīnār ; si la diya est complète (ainsi), sinon on examine la tribu la plus proche d'eux et on leur impose cela.
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ سَعِيدٍ الدَّارِمِيُّ، أَخْبَرَنَا حَبَّانُ، وَهُوَ ابْنُ هِلاَلٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَاشِدٍ، أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ مُوسَى، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قَتَلَ مُؤْمِنًا مُتَعَمِّدًا دُفِعَ إِلَى أَوْلِيَاءِ الْمَقْتُولِ فَإِنْ شَاءُوا قَتَلُوا وَإِنْ شَاءُوا أَخَذُوا الدِّيَةَ وَهِيَ ثَلاَثُونَ حِقَّةً وَثَلاَثُونَ جَذَعَةً وَأَرْبَعُونَ خَلِفَةً وَمَا صَالَحُوا عَلَيْهِ فَهُوَ لَهُمْ " . وَذَلِكَ لِتَشْدِيدِ الْعَقْلِ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ .
IsnādAḥmad ibn Saʿīd al-Dārimī nous a raconté, Ḥabbān —qui est Ibn Hilāl— nous a rapporté, Muḥammad ibn Rāshid nous a raconté, Sulaymān ibn Mūsā nous a rapporté, d'après ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père
Le Messager d'Allah —qu'Allah prie sur lui et le salue— a dit : « Quiconque tue délibérément un croyant sera remis aux héritiers du tué ; s'ils veulent, ils le mettent à mort, et s'ils veulent, ils acceptent la diya (compensation légale) qui est de trente ḥiqqa (chamelles de trois ans), trente jadhaʿa (chamelles de quatre ans) et quarante khalifa (chamelles pleines), et tout ce sur quoi ils transigent leur appartient. » Et cela en raison de la rigueur du prix du sang (al-ʿaql). Abū ʿĪsā a dit : « Le hadith de ʿAbd Allāh ibn ʿAmr est un hadith ḥasan gharīb (bon et rare). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ هَانِئٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُسْلِمٍ الطَّائِفِيُّ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ جَعَلَ الدِّيَةَ اثْنَىْ عَشَرَ أَلْفًا .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshâr, d'après Muʿâdh ibn Hâni', d'après Muḥammad ibn Muslim al-Ṭâ'ifî, d'après ʿAmr ibn Dînâr, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
qu'il a fixé le prix du sang (diya) à douze mille (dirhams).
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْمَخْزُومِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ وَفِي حَدِيثِ ابْنِ عُيَيْنَةَ كَلاَمٌ أَكْثَرُ مِنْ هَذَا . قَالَ أَبُو عِيسَى وَلاَ نَعْلَمُ أَحَدًا يَذْكُرُ فِي هَذَا الْحَدِيثِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ غَيْرَ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا الْحَدِيثِ عِنْدَ بَعْضِ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَاقَ . وَرَأَى بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ الدِّيَةَ عَشَرَةَ آلاَفٍ وَهُوَ قَوْلُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَأَهْلِ الْكُوفَةِ . وَقَالَ الشَّافِعِيُّ لاَ أَعْرِفُ الدِّيَةَ إِلاَّ مِنَ الإِبِلِ وَهِيَ مِائَةٌ مِنَ الإِبِلِ أَوْ قِيمَتُهَا .
IsnādSaʿīd ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Makhzūmī nous a raconté, d’après Sufyān ibn ʿUyayna, d’après ʿAmr ibn Dīnār, d’après ʿIkrima, d’après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) un récit similaire, mais sans mentionner Ibn ʿAbbās ; et dans le hadith d’Ibn ʿUyayna, il y a plus de propos que cela. Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit: « Nous ne connaissons personne qui mentionne dans ce hadith (le nom d’)Ibn ʿAbbās en dehors de Muḥammad ibn Muslim. […] L’application [de ce hadith] selon certains savants est [telle] – c’est l’avis d’Aḥmad et d’Isḥāq. Certains savants ont considéré que le prix du sang (diya) est de dix mille [dirhams] – c’est l’avis de Sufyān al-Thawrī et des gens de Kūfa. Al-Shāfiʿī a dit: « Je ne connais le prix du sang que (basé sur) les chameaux : c’est cent chameaux, ou leur valeur équivalente. »
Saʿīd ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Makhzūmī nous a raconté, d’après Sufyān ibn ʿUyayna, d’après ʿAmr ibn Dīnār, d’après ʿIkrima, d’après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) un récit similaire, mais sans mentionner Ibn ʿAbbās ; et dans le hadith d’Ibn ʿUyayna, il y a plus de propos que cela. Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit: « Nous ne connaissons personne qui mentionne dans ce hadith (le nom d’)Ibn ʿAbbās en dehors de Muḥammad ibn Muslim. […] L’application [de ce hadith] selon certains savants est [telle] – c’est l’avis d’Aḥmad et d’Isḥāq. Certains savants ont considéré que le prix du sang (diya) est de dix mille [dirhams] – c’est l’avis de Sufyān al-Thawrī et des gens de Kūfa. Al-Shāfiʿī a dit: « Je ne connais le prix du sang que (basé sur) les chameaux : c’est cent chameaux, ou leur valeur équivalente. »
حَدَّثَنَا حُمَيْدُ بْنُ مَسْعَدَةَ، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، أَخْبَرَنَا حُسَيْنٌ الْمُعَلِّمُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فِي الْمَوَاضِحِ خَمْسٌ خَمْسٌ " . قال أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ قَوْلُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَالشَّافِعِيِّ وَأَحْمَدَ وَإِسْحَاقَ أَنَّ فِي الْمُوضِحَةِ خَمْسًا مِنَ الإِبِلِ .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Ḥumayd ibn Masʿada, de Yazīd ibn Zurayʿ, de Ḥusayn al-Muʿallim, de ʿAmr ibn Shuʿayb, de son père, de son grand-père, que le Prophète (que la prière d'Allāh et Son salut soient sur lui) a dit :
« Pour les blessures atteignant l'os (al-mawāḍiḥ), (la compensation est de) cinq (chameaux) par blessure. »
حَدَّثَنَا أَبُو عَمَّارٍ، حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ مُوسَى، عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ وَاقِدٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَمْرٍو النَّحْوِيِّ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " دِيَةُ الأَصَابِعِ الْيَدَيْنِ وَالرِّجْلَيْنِ سَوَاءٌ عَشْرٌ مِنَ الإِبِلِ لِكُلِّ أُصْبُعٍ " . قَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي مُوسَى وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ عَبَّاسٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ وَبِهِ يَقُولُ سُفْيَانُ وَالشَّافِعِيُّ وَأَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ .
IsnādAbū ʿAmmār nous a rapporté, al-Faḍl ibn Mūsā nous a rapporté, d'après al-Ḥusayn ibn Wāqid, d'après Yazīd ibn ʿAmr al-Naḥwī, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās,
Il a dit : Le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « La compensation légale (diya) pour les doigts des mains et des pieds est égale : dix chamelles pour chaque doigt. » Abū ʿĪsā a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Abū Mūsā et ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. Abū ʿĪsā a dit : Le hadith d'Ibn ʿAbbās est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ gharīb (bon, authentique et peu connu) sous cette chaîne de transmission. Et c'est sur cette base que les gens de science appliquent la pratique ; c'est également l'avis de Sufyān, al-Shāfiʿī, Aḥmad et Isḥāq.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " هَذِهِ وَهَذِهِ سَوَاءٌ " . يَعْنِي الْخِنْصَرَ وَالإِبْهَامَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd et Muḥammad ibn Jaʿfar, tous deux ont dit : d'après Shuʿba, d'après Qatāda, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Il a dit : « Ceci et ceci sont égaux », c'est-à-dire l'auriculaire et le pouce. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan (bon) ṣaḥīḥ (authentique).
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ أَبِي إِسْحَاقَ، حَدَّثَنَا أَبُو السَّفَرِ، قَالَ دَقَّ رَجُلٌ مِنْ قُرَيْشٍ سِنَّ رَجُلٍ مِنَ الأَنْصَارِ فَاسْتَعْدَى عَلَيْهِ مُعَاوِيَةَ فَقَالَ لِمُعَاوِيَةَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ هَذَا دَقَّ سِنِّي . قَالَ مُعَاوِيَةُ إِنَّا سَنُرْضِيكَ وَأَلَحَّ الآخَرُ عَلَى مُعَاوِيَةَ فَأَبْرَمَهُ فَلَمْ يُرْضِهِ فَقَالَ لَهُ مُعَاوِيَةُ شَأْنَكَ بِصَاحِبِكَ . وَأَبُو الدَّرْدَاءِ جَالِسٌ عِنْدَهُ قَالَ أَبُو الدَّرْدَاءِ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَا مِنْ رَجُلٍ يُصَابُ بِشَيْءٍ فِي جَسَدِهِ فَيَتَصَدَّقُ بِهِ إِلاَّ رَفَعَهُ اللَّهُ بِهِ دَرَجَةً وَحَطَّ عَنْهُ بِهِ خَطِيئَةً " . قَالَ الأَنْصَارِيُّ أَأَنْتَ سَمِعْتَهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ سَمِعَتْهُ أُذُنَاىَ وَوَعَاهُ قَلْبِي . قَالَ فَإِنِّي أَذَرُهَا لَهُ . قَالَ مُعَاوِيَةُ لاَ جَرَمَ لاَ أُخَيِّبُكَ . فَأَمَرَ لَهُ بِمَالٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ إِلاَّ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ . وَلاَ أَعْرِفُ لأَبِي السَّفَرِ سَمَاعًا مِنْ أَبِي الدَّرْدَاءِ وَأَبُو السَّفَرِ اسْمُهُ سَعِيدُ بْنُ أَحْمَدَ وَيُقَالُ ابْنُ يُحْمِدَ الثَّوْرِيُّ .
IsnādAḥmad ibn Muḥammad nous a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak, d'après Yūnus ibn Abī Isḥāq, d'après Abū al-Safar, qui a dit :
Il a dit : « Un homme de Qurayš a cassé une dent d'un homme des Anṣār. Ce dernier porta plainte auprès de Muʿāwiya et lui dit : « Ô Prince des croyants, cet homme m'a cassé une dent. » Muʿāwiya répondit : « Nous allons te satisfaire. » Mais l'autre (le Qurayšite) insista auprès de Muʿāwiya et le pressa, sans pour autant le satisfaire. Alors Muʿāwiya lui dit : « Occupe-toi de ton affaire avec ton compagnon. » Or Abū al-Dardā' était assis auprès de lui. Abū al-Dardā' dit : « J'ai entendu le Messager d'Allāh (ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam) dire : « Il n'est pas un homme qui subit une atteinte dans son corps et en fait aumône (c'est-à-dire pardonne), sans qu'Allāh ne l'élève d'un degré et n'efface par cela un péché. » L'Anṣārī demanda : « Est-ce toi qui l'as entendu du Messager d'Allāh ? » Il répondit : « Mes deux oreilles l'ont entendu et mon cœur l'a retenu. » Il dit alors : « Je lui abandonne (ma dent). » Muʿāwiya dit : « En ce cas, il ne se peut que je te déçoive. » Et il ordonna qu'on lui donne de l'argent. » Abū ʿĪsā a dit : « Ce ḥadīth (tradition prophétique) est étrange (gharīb) ; nous ne le connaissons que par cette voie. Et je ne connais pas de transmission d'Abū al-Safar venant d'Abū al-Dardā'. Or Abū al-Safar, son nom est Saʿīd ibn Aḥmad, et on dit aussi Ibn Yuḥmid al-Thawrī. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ خَرَجَتْ جَارِيَةٌ عَلَيْهَا أَوْضَاحٌ فَأَخَذَهَا يَهُودِيٌّ فَرَضَخَ رَأْسَهَا بِحَجَرٍ وَأَخَذَ مَا عَلَيْهَا مِنَ الْحُلِيِّ . قَالَ فَأُدْرِكَتْ وَبِهَا رَمَقٌ فَأُتِيَ بِهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَنْ قَتَلَكِ أَفُلاَنٌ " . قَالَتْ بِرَأْسِهَا لاَ . قَالَ " فَفُلاَنٌ " . حَتَّى سُمِّيَ الْيَهُودِيُّ فَقَالَتْ بِرَأْسِهَا أَىْ نَعَمْ . قَالَ فَأُخِذَ فَاعْتَرَفَ فَأَمَرَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُضِخَ رَأْسُهُ بَيْنَ حَجَرَيْنِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ بَعْضِ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَاقَ . وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ لاَ قَوَدَ إِلاَّ بِالسَّيْفِ .
IsnādD'après 'Alī ibn Ḥujr, d'après Yazīd ibn Hārūn, d'après Hammām, d'après Qatāda, d'après Anas
Il (Anas) a dit : « Une jeune fille portant des parures (awḍāḥ : ornements en argent pour les poignets et les chevilles) sortit. Un juif s'empara d'elle, lui fracassa la tête avec une pierre et prit les bijoux qu'elle portait. » Il (Anas) a dit : « On la retrouva alors qu'elle était encore en vie (avec un souffle de vie). On l'amena auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il demanda : “Qui t'a tuée ? Est-ce untel ?” Elle fit signe de la tête que non. Il demanda : “Est-ce untel ?” jusqu'à ce qu'on nommât le juif. Elle fit signe de la tête que oui. » Il (Anas) a dit : « On l'arrêta, il avoua, et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ordonna qu'on lui fracasse la tête entre deux pierres. » Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). » Certains savants appliquent cette pratique. C'est l'avis d'Aḥmad et d'Ishāq. D'autres savants disent : « Il n'y a de peine du talion (qawad) qu'avec l'épée. »
حَدَّثَنَا أَبُو سَلَمَةَ، يَحْيَى بْنُ خَلَفٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بَزِيعٍ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَزَوَالُ الدُّنْيَا أَهْوَنُ عَلَى اللَّهِ مِنْ قَتْلِ رَجُلٍ مُسْلِمٍ " .
IsnādAbū Salamah Yaḥyā ibn Khalaf et Muḥammad ibn 'Abd Allāh ibn Bazī' nous ont rapporté — ils ont dit : Ibn Abī 'Adī nous a rapporté, d'après Shu'bah, d'après Ya'lā ibn 'Aṭā', d'après son père, d'après 'Abd Allāh ibn 'Amr
que le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : « La disparition du monde est plus légère auprès d'Allah que le meurtre d'un homme musulman. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، نَحْوَهُ وَلَمْ يَرْفَعْهُ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَهَذَا أَصَحُّ مِنْ حَدِيثِ ابْنِ أَبِي عَدِيٍّ . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ سَعْدٍ، وَابْنِ، عَبَّاسٍ وَأَبِي سَعِيدٍ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَعُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ وَابْنِ مَسْعُودٍ وَبُرَيْدَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو هَكَذَا رَوَاهُ ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . وَرَوَى مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، وَغَيْرُ، وَاحِدٍ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ، فَلَمْ يَرْفَعْهُ وَهَكَذَا رَوَى سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ، عَنْ يَعْلَى بْنِ عَطَاءٍ، مَوْقُوفًا وَهَذَا أَصَحُّ مِنَ الْحَدِيثِ الْمَرْفُوعِ .
IsnādNous a raconté Muḥammad ibn Bashshār, nous a raconté Muḥammad ibn Jaʿfar, nous a raconté Shuʿba, d'après Yaʿlā ibn ʿAṭāʾ, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr
... un hadith similaire (au précédent), sans le remonter au Prophète (rapporté comme parole de ʿAbd Allāh ibn ʿAmr uniquement). Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ceci est plus authentique que le hadith d'Ibn Abī ʿAdī. » Il a dit : « Et dans ce chapitre, il y a des hadiths de Saʿd, Ibn ʿAbbās, Abū Saʿīd, Abū Hurayra, ʿUqba ibn ʿĀmir, Ibn Masʿūd et Burayda. » Abū ʿĪsā a dit : « Le hadith de ʿAbd Allāh ibn ʿAmr a été rapporté ainsi par Ibn Abī ʿAdī d'après Shuʿba, d'après Yaʿlā ibn ʿAṭāʾ, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Mais Muḥammad ibn Jaʿfar et d'autres l'ont rapporté d'après Shuʿba, d'après Yaʿlā ibn ʿAṭāʾ, sans le remonter au Prophète, et c'est ainsi que Sufyān al-Thawrī l'a rapporté d'après Yaʿlā ibn ʿAṭāʾ, comme une tradition arrêtée (mawqūf, attribuée à un Compagnon). Ceci est plus authentique que le hadith remonté (marfūʿ, attribué au Prophète). »
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أَوَّلَ مَا يُحْكَمُ بَيْنَ الْعِبَادِ فِي الدِّمَاءِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَهَكَذَا رَوَى غَيْرُ وَاحِدٍ عَنِ الأَعْمَشِ مَرْفُوعًا وَرَوَى بَعْضُهُمْ عَنِ الأَعْمَشِ وَلَمْ يَرْفَعُوهُ .
IsnādNous a rapporté Maḥmūd ibn Ghaylān, nous a rapporté Wahb ibn Jarīr, nous a rapporté Shuʿba, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, d'après ʿAbd Allāh (ibn Masʿūd), qu'il a dit :
Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « La première chose qui sera jugée entre les serviteurs (le Jour de la Résurrection) concerne le sang (les meurtres). » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Le hadith de ʿAbd Allāh est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Et ainsi l'ont rapporté plusieurs (transmetteurs) d'après al-Aʿmash, de manière élevée (marfūʿ, remontant au Prophète) ; et certains l'ont rapporté d'après al-Aʿmash sans l'élever (au Prophète).
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أَوَّلَ مَا يُقْضَى بَيْنَ الْعِبَادِ فِي الدِّمَاءِ " .
IsnādAbū Kurayb nous a rapporté, Wakīʿ nous a rapporté, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, d'après ʿAbd Allāh (Ibn Masʿūd),
Il a dit : Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « La première chose sur laquelle il sera jugé entre les serviteurs (le Jour de la Résurrection) concerne les homicides (le sang versé). »
حَدَّثَنَا الْحُسَيْنُ بْنُ حُرَيْثٍ، حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ مُوسَى، عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ وَاقِدٍ، عَنْ يَزِيدَ الرَّقَاشِيِّ، حَدَّثَنَا أَبُو الْحَكَمِ الْبَجَلِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ، وَأَبَا، هُرَيْرَةَ يَذْكُرَانِ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَوْ أَنَّ أَهْلَ السَّمَاءِ وَأَهْلَ الأَرْضِ اشْتَرَكُوا فِي دَمِ مُؤْمِنٍ لأَكَبَّهُمُ اللَّهُ فِي النَّارِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ . وَأَبُو الْحَكَمِ الْبَجَلِيُّ هُوَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي نُعْمٍ الْكُوفِيُّ.
IsnādAl-Ḥusayn ibn Ḥurayth nous a rapporté, al-Faḍl ibn Mūsā nous a rapporté, d'après al-Ḥusayn ibn Wāqid, d'après Yazīd al-Raqāshī, Abū al-Ḥakam al-Bajalī nous a rapporté, disant : j'ai entendu Abū Saʿīd al-Khudrī et Abū Hurayra mentionner d'après le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) qu'il a dit :
« Si les habitants des cieux et les habitants de la terre s'associaient pour verser le sang d'un croyant, Allāh les précipiterait tous dans le Feu. » Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est gharīb (peu répandu). Abū al-Ḥakam al-Bajalī est ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Nuʿm al-Kūfī.
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ، حَدَّثَنَا الْمُثَنَّى بْنُ الصَّبَّاحِ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، عَنْ سُرَاقَةَ بْنِ مَالِكِ بْنِ جُعْشُمٍ، قَالَ حَضَرْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُقِيدُ الأَبَ مِنِ ابْنِهِ وَلاَ يُقِيدُ الاِبْنَ مِنْ أَبِيهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ لاَ نَعْرِفُهُ مِنْ حَدِيثِ سُرَاقَةَ إِلاَّ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَلَيْسَ إِسْنَادُهُ بِصَحِيحٍ رَوَاهُ إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ عَنِ الْمُثَنَّى بْنِ الصَّبَّاحِ . وَالْمُثَنَّى بْنُ الصَّبَّاحِ يُضَعَّفُ فِي الْحَدِيثِ . وَقَدْ رَوَى هَذَا الْحَدِيثَ أَبُو خَالِدٍ الأَحْمَرُ عَنِ الْحَجَّاجِ بْنِ أَرْطَاةَ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ عَنْ عُمَرَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ مُرْسَلاً وَهَذَا حَدِيثٌ فِيهِ اضْطِرَابٌ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّ الأَبَ إِذَا قَتَلَ ابْنَهُ لاَ يُقْتَلُ بِهِ وَإِذَا قَذَفَ ابْنَهُ لاَ يُحَدُّ .
IsnādʿAlī ibn Ḥujr nous a rapporté, Ismāʿīl ibn ʿAyyāsh nous a rapporté, al-Muthannā ibn al-Ṣabbāḥ nous a rapporté, d'après ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père, d'après Surāqa ibn Mālik ibn Juʿshum
Il a dit : « J'ai été présent auprès du Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) alors qu'il appliquait la peine de mort (qiṣāṣ) au père pour (le meurtre de) son fils, mais il n'appliquait pas la peine de mort au fils pour (le meurtre de) son père. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith ne nous est connu du hadith de Surāqa que par cette voie, et sa chaîne de transmission (isnād) n'est pas authentique (ṣaḥīḥ) ; il a été rapporté par Ismāʿīl ibn ʿAyyāsh d'après al-Muthannā ibn al-Ṣabbāḥ. Or al-Muthannā ibn al-Ṣabbāḥ est jugé faible (ḍaʿīf) dans le hadith. Ce hadith a également été rapporté par Abū Khālid al-Aḥmar, d'après al-Ḥajjāj ibn Arṭāʾa, d'après ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père, d'après ʿUmar, d'après le Prophète (paix et bénédiction sur lui). Il a aussi été rapporté de ʿAmr ibn Shuʿayb sous forme interrompue (mursal). Ce hadith comporte des contradictions (iḍṭirāb). La pratique (al-ʿamal) chez les gens de science est conforme à ceci : lorsque le père tue son fils, il n'est pas exécuté pour cela ; et lorsqu'il accuse son fils de fornication (qadhf), il ne subit pas la peine de la calomnie (ḥadd). »
حَدَّثَنَا أَبُو سَعِيدٍ الأَشَجُّ، حَدَّثَنَا الأَحْمَرُ، عَنِ الْحَجَّاجِ بْنِ أَرْطَاةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، عَنْ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ يُقَادُ الْوَالِدُ بِالْوَلَدِ " .
IsnādAbū Saʿīd al-Ashajj nous a rapporté, al-Aḥmar nous a rapporté, d'après al-Ḥajjāj ibn Arṭāʾa, d'après ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père, d'après ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, qui a dit :
J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire : « Le père n'est pas exécuté en représailles pour le meurtre de son enfant. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مُسْلِمٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ طَاوُسٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تُقَامُ الْحُدُودُ فِي الْمَسَاجِدِ وَلاَ يُقْتَلُ الْوَالِدُ بِالْوَلَدِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ لاَ نَعْرِفُهُ بِهَذَا الإِسْنَادِ مَرْفُوعًا إِلاَّ مِنْ حَدِيثِ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مُسْلِمٍ . وَإِسْمَاعِيلُ بْنُ مُسْلِمٍ الْمَكِّيُّ قَدْ تَكَلَّمَ فِيهِ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْ قِبَلِ حِفْظِهِ .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Muḥammad Ibn Bashshār, qui l'a reçu d'Ibn Abī ʿAdī, d'après Ismāʿīl Ibn Muslim, d'après ʿAmr Ibn Dīnār, d'après Ṭāwūs, d'après Ibn ʿAbbās, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
« Les peines légales (ḥudūd) ne doivent pas être appliquées dans les mosquées, et le père ne doit pas être mis à mort pour le meurtre de son enfant. »
حَدَّثَنَا هَنَّادٌ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُرَّةَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَحِلُّ دَمُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ يَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللَّهِ إِلاَّ بِإِحْدَى ثَلاَثٍ الثَّيِّبُ الزَّانِي وَالنَّفْسُ بِالنَّفْسِ وَالتَّارِكُ لِدِينِهِ الْمُفَارِقُ لِلْجَمَاعَةِ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عُثْمَانَ وَعَائِشَةَ وَابْنِ عَبَّاسٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ مَسْعُودٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après Hannād, d'après Abū Muʿāwiya, d'après al-Aʿmash, d'après ʿAbd Allāh ibn Murra, d'après Masrūq, d'après ʿAbd Allāh ibn Masʿūd, qui a dit :
Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui) a dit : « Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman qui atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allāh et que je suis le Messager d'Allāh, sauf pour trois (cas) : l'homme marié adultère, la vie pour la vie, et celui qui abandonne sa religion et se sépare de la communauté. » (Le transmetteur) a dit : « Et sur ce sujet, (il y a des récits) de ʿUthmān, ʿĀʾisha et Ibn ʿAbbās. » Abū ʿĪsā a dit : « Le hadith d'Ibn Masʿūd est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (beau et authentique). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مَعْدِيُّ بْنُ سُلَيْمَانَ، هُوَ الْبَصْرِيُّ عَنِ ابْنِ عَجْلاَنَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَلاَ مَنْ قَتَلَ نَفْسًا مُعَاهِدَةً لَهُ ذِمَّةُ اللَّهِ وَذِمَّةُ رَسُولِهِ فَقَدْ أَخْفَرَ بِذِمَّةِ اللَّهِ فَلاَ يَرَحْ رَائِحَةَ الْجَنَّةِ وَإِنَّ رِيحَهَا لَيُوجَدُ مِنْ مَسِيرَةِ سَبْعِينَ خَرِيفًا " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي بَكْرَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم .
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, Maʿdī ibn Sulaymān al-Baṣrī nous a rapporté, d'après Ibn ʿAjlān, d'après son père, d'après Abū Hurayra, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
« Quiconque tue une personne protégée par un pacte (muʿāhid) ayant l'engagement (dhimma) d'Allah et l'engagement de Son Messager, aura violé l'engagement d'Allah ; il ne sentira pas l'odeur du Paradis, alors que son odeur se perçoit d'une distance de soixante-dix automnes. »
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عَيَّاشٍ، عَنْ أَبِي سَعْدٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَدَى الْعَامِرِيَّيْنِ بِدِيَةِ الْمُسْلِمِينَ وَكَانَ لَهُمَا عَهْدٌ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ إِلاَّ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ . وَأَبُو سَعْدٍ الْبَقَّالُ اسْمُهُ سَعِيدُ بْنُ الْمَرْزُبَانِ .
IsnādD'après ce que nous a rapporté Abū Kurayb, d'après Yaḥyā ibn Ādam, d'après Abū Bakr ibn ʿAyyāsh, d'après Abū Saʿd, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās
Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) versa pour les deux hommes de ʿĀmir le prix du sang (diya) fixé pour les musulmans, bien qu'ils eussent une alliance (ʿahd) de la part du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith est étrange (ġarīb). Nous ne le connaissons que par cette chaîne de transmission. » Et Abū Saʿd al-Baqqāl, son nom est Saʿīd ibn al-Marzubān.
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، وَيَحْيَى بْنُ مُوسَى، قَالاَ حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ، حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ، حَدَّثَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا فَتَحَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مَكَّةَ قَامَ فِي النَّاسِ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " وَمَنْ قُتِلَ لَهُ قَتِيلٌ فَهُوَ بِخَيْرِ النَّظَرَيْنِ إِمَّا أَنْ يَعْفُوَ وَإِمَّا أَنْ يَقْتُلَ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ وَائِلِ بْنِ حُجْرٍ وَأَنَسٍ وَأَبِي شُرَيْحٍ خُوَيْلِدِ بْنِ عَمْرٍو .
IsnādNous a rapporté Maḥmūd b. Ghaylān et Yaḥyā b. Mūsā, tous deux ont dit : nous a rapporté al-Walīd b. Muslim, nous a rapporté al-Awzāʿī, m’a rapporté Yaḥyā b. Abī Kathīr, m’a rapporté Abū Salama, m’a rapporté Abū Hurayra, a dit :
Lorsque Dieu accorda la conquête de La Mecque à Son Messager, il se leva parmi les gens, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : « Quiconque a eu un parent tué (par un autre) a le choix entre deux bonnes décisions : soit pardonner, soit exécuter la peine capitale (talion). » (Le transmetteur) a dit : Au chapitre (à ce sujet) il y a (des hadiths) de Wāʾil b. Ḥujr, d’Anas et d’Abū Shurayḥ Khuwaylid b. ʿAmr.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيُّ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْكَعْبِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ اللَّهَ حَرَّمَ مَكَّةَ وَلَمْ يُحَرِّمْهَا النَّاسُ مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يَسْفِكَنَّ فِيهَا دَمًا وَلاَ يَعْضِدَنَّ فِيهَا شَجَرًا فَإِنْ تَرَخَّصَ مُتَرَخِّصٌ فَقَالَ أُحِلَّتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . فَإِنَّ اللَّهَ أَحَلَّهَا لِي وَلَمْ يُحِلَّهَا لِلنَّاسِ وَإِنَّمَا أُحِلَّتْ لِي سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ ثُمَّ هِيَ حَرَامٌ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ ثُمَّ إِنَّكُمْ مَعْشَرَ خُزَاعَةَ قَتَلْتُمْ هَذَا الرَّجُلَ مِنْ هُذَيْلٍ وَإِنِّي عَاقِلُهُ فَمَنْ قُتِلَ لَهُ قَتِيلٌ بَعْدَ الْيَوْمِ فَأَهْلُهُ بَيْنَ خِيرَتَيْنِ إِمَّا أَنْ يَقْتُلُوا أَوْ يَأْخُذُوا الْعَقْلَ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَحَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَرَوَاهُ شَيْبَانُ أَيْضًا عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ مِثْلَ هَذَا . - وَرُوِيَ عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْخُزَاعِيِّ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قُتِلَ لَهُ قَتِيلٌ فَلَهُ أَنْ يَقْتُلَ أَوْ يَعْفُوَ أَوْ يَأْخُذَ الدِّيَةَ " . وَذَهَبَ إِلَى هَذَا بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَاقَ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, nous a rapporté Yaḥyā ibn Saʿīd, nous a rapporté Ibn Abī Dhiʾb, m’a rapporté Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d’après Abū Shurayḥ al-Kaʿbī
Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah a rendu La Mecque sacrée, et ce ne sont pas les hommes qui l'ont rendue sacrée. Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier n'y verse pas de sang et n'y coupe pas d'arbre. Si quelqu'un cherche à prendre une licence (pour enfreindre ce sacré) en disant : “Cela a été rendu permis au Messager d'Allah”, [qu'il sache] qu'Allah me l'a rendue permise, mais ne l'a rendue permise à personne d'autre. Elle ne m'a été rendue permise qu'une partie de jour, puis elle est sacrée jusqu'au Jour de la Résurrection. Ensuite, ô peuple de Khuzāʿa, vous avez tué cet homme de Hudhayl ; or je vais payer son prix du sang (ʿaql). Désormais, quiconque est tué après ce jour, sa famille a le choix entre deux choses : soit tuer (le meurtrier), soit accepter le prix du sang. » »
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قُتِلَ رَجُلٌ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَدُفِعَ الْقَاتِلُ إِلَى وَلِيِّهِ فَقَالَ الْقَاتِلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا أَرَدْتُ قَتْلَهُ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا إِنَّهُ إِنْ كَانَ صَادِقًا فَقَتَلْتَهُ دَخَلْتَ النَّارَ " . فَخَلَّى عَنْهُ الرَّجُلُ . قَالَ وَكَانَ مَكْتُوفًا بِنِسْعَةٍ . قَالَ فَخَرَجَ يَجُرُّ نِسْعَتَهُ . قَالَ فَكَانَ يُسَمَّى ذَا النِّسْعَةِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَالنِّسْعَةُ حَبْلٌ .
IsnādAbū Kurayb nous a rapporté, Abū Muʿāwiya nous a rapporté, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra
Il a dit : « Un homme fut tué à l'époque du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Le meurtrier fut remis à son ayant droit [le tuteur de la victime]. Le meurtrier dit : “Ô Messager d'Allah, par Allah, je n'avais pas l'intention de le tuer.” Alors le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : “Sache que s'il est véridique, tu l'as tué et tu entreras en Enfer.” Alors l'homme [l'ayant droit] le relâcha. » Il a dit : « Il était ligoté avec une nisʿa (courroie). » Il a dit : « Il sortit en traînant sa nisʿa. » Il a dit : « On l'appela “Dhū al-Nisʿa” (l'homme à la courroie). » Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). » Et al-nisʿa est une corde.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ مَرْثَدٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا بَعَثَ أَمِيرًا عَلَى جَيْشٍ أَوْصَاهُ فِي خَاصَّةِ نَفْسِهِ بِتَقْوَى اللَّهِ وَمَنْ مَعَهُ مِنَ الْمُسْلِمِينَ خَيْرًا فَقَالَ " اغْزُوا بِسْمِ اللَّهِ وَفِي سَبِيلِ اللَّهِ قَاتِلُوا مَنْ كَفَرَ بِاللَّهِ اغْزُوا وَلاَ تَغُلُّوا وَلاَ تَغْدِرُوا وَلاَ تُمَثِّلُوا وَلاَ تَقْتُلُوا وَلِيدًا " . وَفِي الْحَدِيثِ قِصَّةٌ . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ وَشَدَّادِ بْنِ أَوْسٍ وَعِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ وَأَنَسٍ وَسَمُرَةَ وَالْمُغِيرَةِ وَيَعْلَى بْنِ مُرَّةَ وَأَبِي أَيُّوبَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ بُرَيْدَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَكَرِهَ أَهْلُ الْعِلْمِ الْمُثْلَةَ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī, d'après Sufyān, d'après ʿAlqama ibn Marthad, d'après Sulaymān ibn Burayda, d'après son père, qui a dit :
Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait coutume, lorsqu'il envoyait un commandant à la tête d'une armée, de lui recommander personnellement la crainte d'Allah (taqwā) et de bien traiter les musulmans qui l'accompagnaient. Il disait : « Menez la guerre au nom d'Allah et dans la voie d'Allah. Combattez ceux qui mécroient en Allah. Menez la guerre, ne détournez pas le butin (ghulūl), ne trahissez pas, ne mutilez pas les corps (muthla) et ne tuez pas d'enfant. » Le hadith comporte un récit plus long. [L'auteur] a dit : « Sur ce sujet, [on rapporte également des hadiths] d'après ʿAbd Allāh ibn Masʿūd, Shaddād ibn Aws, ʿImrān ibn Ḥuṣayn, Anas, Samura, al-Mughīra, Yaʿlā ibn Murra et Abū Ayyūb. » Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit : « Le hadith de Burayda est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). » Les gens de science ont réprouvé la mutilation (muthla).
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَبِي الأَشْعَثِ الصَّنْعَانِيِّ، عَنْ شَدَّادِ بْنِ أَوْسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ اللَّهَ كَتَبَ الإِحْسَانَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ فَإِذَا قَتَلْتُمْ فَأَحْسِنُوا الْقِتْلَةَ وَإِذَا ذَبَحْتُمْ فَأَحْسِنُوا الذِّبْحَةَ وَلْيُحِدَّ أَحَدُكُمْ شَفْرَتَهُ وَلْيُرِحْ ذَبِيحَتَهُ " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . أَبُو الأَشْعَثِ الصَّنْعَانِيُّ اسْمُهُ شُرَحْبِيلُ بْنُ آدَةَ .
IsnādAḥmad ibn Manīʿ nous a rapporté — Hushaym nous a rapporté — Khālid nous a rapporté — d'après Abū Qilāba — d'après Abū al-Ashʿath al-Ṣanʿānī — d'après Shaddād ibn Aws — que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit :
« Certes, Allah a prescrit l'excellence (al-iḥsān) en toute chose. Ainsi, lorsque vous mettez à mort, faites-le d'une bonne manière ; et lorsque vous égorgez (une bête), faites-le d'une bonne manière. Que l'un de vous aiguise sa lame et qu'il épargne à sa bête (une longue) souffrance. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سَعِيدٍ الْكِنْدِيُّ الْكُوفِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْجَنِينِ بِغُرَّةٍ عَبْدٍ أَوْ أَمَةٍ . فَقَالَ الَّذِي قُضِيَ عَلَيْهِ أَنُعْطِي مَنْ لاَ شَرِبَ وَلاَ أَكَلَ وَلاَ صَاحَ فَاسْتَهَلَّ فَمِثْلُ ذَلِكَ يُطَلُّ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ هَذَا لَيَقُولُ بِقَوْلِ شَاعِرٍ بَلْ فِيهِ غُرَّةٌ عَبْدٌ أَوْ أَمَةٌ " . وَفِي الْبَابِ عَنْ حَمَلِ بْنِ مَالِكِ بْنِ النَّابِغَةِ وَالْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ . وَقَالَ بَعْضُهُمُ الْغُرَّةُ عَبْدٌ أَوْ أَمَةٌ أَوْ خَمْسُمِائَةِ دِرْهَمٍ . وَقَالَ بَعْضُهُمْ أَوْ فَرَسٌ أَوْ بَغْلٌ .
IsnādD'après ʿAlī ibn Saʿīd al-Kindī al-Kūfī, d'après Ibn Abī Zāʾida, d'après Muḥammad ibn ʿAmr, d'après Abū Salama, d'après Abū Hurayra, a dit :
Il a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a jugé pour le fœtus (avorté) une compensation (ghurra) consistant en un esclave mâle ou une esclave femelle. » Alors celui contre qui la sentence fut rendue dit : « Allons-nous donner une compensation pour celui qui n'a ni bu, ni mangé, ni crié, ni vagi ? Une telle chose devrait être laissée sans effet ! » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Cet homme parle à la manière d'un poète ! Non, une compensation (ghurra) est due : un esclave mâle ou une esclave femelle. » Et dans ce chapitre, (on rapporte) d'après Ḥamal ibn Mālik ibn al-Nābigha et al-Mughīra ibn Shuʿba. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Le hadith d'Abū Hurayra est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). » Et c'est sur cela que les savants pratiquent. Certains ont dit : « La ghurra (compensation) est un esclave mâle ou une esclave femelle, ou cinq cents dirhams. » D'autres ont dit : « Ou un cheval, ou une mule. »
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ الْخَلاَّلُ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ نَضْلَةَ، عَنِ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، أَنَّ امْرَأَتَيْنِ، كَانَتَا ضَرَّتَيْنِ فَرَمَتْ إِحْدَاهُمَا الأُخْرَى بِحَجَرٍ أَوْ عَمُودِ فُسْطَاطٍ فَأَلْقَتْ جَنِينَهَا فَقَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْجَنِينِ غُرَّةٌ عَبْدٌ أَوْ أَمَةٌ وَجَعَلَهُ عَلَى عَصَبَةِ الْمَرْأَةِ . قَالَ الْحَسَنُ وَأَخْبَرَنَا زَيْدُ بْنُ حُبَابٍ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ مَنْصُورٍ، بِهَذَا الْحَدِيثِ نَحْوَهُ . هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Khallāl, d'après Wahb ibn Jarīr, d'après Shuʿba, d'après Manṣūr, d'après Ibrāhīm, d'après ʿUbayd ibn Naḍla, d'après al-Mughīra ibn Shuʿba :
Deux femmes étaient coépouses. L'une d'elles lança sur l'autre une pierre ou un poteau de tente, ce qui provoqua la chute de son fœtus. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) jugea que, pour le fœtus, [la compensation est] une ghurra (rançon) : un esclave ou une servante, et il imposa cela aux ʿāṣiba (parents par le sang, côté paternel) de la femme [coupable]. Al-Ḥasan dit : « Et Zayd ibn Ḥubāb nous a rapporté, d'après Sufyān, d'après Manṣūr, un hadith similaire à celui-ci. Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَنْبَأَنَا مُطَرِّفٌ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، حَدَّثَنَا أَبُو جُحَيْفَةَ، قَالَ قُلْتُ لِعَلِيٍّ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ هَلْ عِنْدَكُمْ سَوْدَاءُ فِي بَيْضَاءَ لَيْسَ فِي كِتَابِ اللَّهِ قَالَ لاَ وَالَّذِي فَلَقَ الْحَبَّةَ وَبَرَأَ النَّسَمَةَ مَا عَلِمْتُهُ إِلاَّ فَهْمًا يُعْطِيهِ اللَّهُ رَجُلاً فِي الْقُرْآنِ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ . قُلْتُ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ قَالَ فِيهَا الْعَقْلُ وَفِكَاكُ الأَسِيرِ وَأَنْ لاَ يُقْتَلَ مُؤْمِنٌ بِكَافِرٍ . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَلِيٍّ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ بَعْضِ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ قَوْلُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَمَالِكِ بْنِ أَنَسٍ وَالشَّافِعِيِّ وَأَحْمَدَ وَإِسْحَاقَ قَالُوا لاَ يُقْتَلُ مُؤْمِنٌ بِكَافِرٍ . وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ يُقْتَلُ الْمُسْلِمُ بِالْمُعَاهِدِ . وَالْقَوْلُ الأَوَّلُ أَصَحُّ .
IsnādAḥmad ibn Manīʿ nous a rapporté, Hushaym nous a rapporté, Muṭarrif nous a informés d’après al-Shaʿbī, Abū Juḥayfa nous a rapporté,
Il a dit : J’ai dit à ʿAlī : « Ô Commandeur des croyants ! Possédez-vous quelque chose de noir sur blanc [c’est-à-dire un enseignement écrit autre que le Coran] qui ne se trouve pas dans le Livre d’Allah ? » Il a répondu : « Non, par Celui qui fend la graine et crée l’âme ! Je n’en connais pas, si ce n’est la compréhension qu’Allah donne à un homme dans le Coran, et ce qui est dans ce feuillet. » J’ai dit : « Et qu’y a-t-il dans ce feuillet ? » Il a dit : « Il y a la compensation pour le sang [ou la justice pénale], le rachat du prisonnier, et le fait qu’un croyant ne doit pas être exécuté pour un mécréant. » [Le transmetteur] a dit : Et dans ce chapitre, il y a [un hadith] d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit : Le hadith de ʿAlī est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Et l’on agit selon cela chez certains gens de science ; c’est l’avis de Sufyān al-Thawrī, Mālik ibn Anas, al-Shāfiʿī, Aḥmad et Isḥāq, qui disent : « Un croyant ne doit pas être exécuté pour un mécréant. » Et certains gens de science disent : « Le musulman est exécuté pour le protégé [par un pacte]. » Or, la première opinion est plus correcte.
حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ أَحْمَدَ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يُقْتَلُ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ " . وَبِهَذَا الإِسْنَادِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " دِيَةُ عَقْلِ الْكَافِرِ نِصْفُ دِيَةِ عَقْلِ الْمُؤْمِنِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو فِي هَذَا الْبَابِ حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَاخْتَلَفَ أَهْلُ الْعِلْمِ فِي دِيَةِ الْيَهُودِيِّ وَالنَّصْرَانِيِّ فَذَهَبَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ فِي دِيَةِ الْيَهُودِيِّ وَالنَّصْرَانِيِّ إِلَى مَا رُوِيَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . وَقَالَ عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ دِيَةُ الْيَهُودِيِّ وَالنَّصْرَانِيِّ نِصْفُ دِيَةِ الْمُسْلِمِ . وَبِهَذَا يَقُولُ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ وَرُوِيَ عَنْ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ أَنَّهُ قَالَ دِيَةُ الْيَهُودِيِّ وَالنَّصْرَانِيِّ أَرْبَعَةُ آلاَفِ دِرْهَمٍ وَدِيَةُ الْمَجُوسِيِّ ثَمَانُمِائَةِ دِرْهَمٍ . وَبِهَذَا يَقُولُ مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ وَالشَّافِعِيُّ وَإِسْحَاقُ . وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ دِيَةُ الْيَهُودِيِّ وَالنَّصْرَانِيِّ مِثْلُ دِيَةِ الْمُسْلِمِ . وَهُوَ قَوْلُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَأَهْلِ الْكُوفَةِ .
Isnād« Nous a rapporté ʿĪsā ibn Aḥmad, nous a rapporté Ibn Wahb, d’après Usāma ibn Zayd, d’après ʿAmr ibn Shuʿayb, d’après son père, d’après son grand-père »
« Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un musulman n’est pas mis à mort pour un mécréant. » Et par cette même chaîne de transmission, d’après le Prophète (sur lui la paix et le salut), il a dit : « Le prix du sang (diya) du mécréant est la moitié du prix du sang du croyant. » Abū ʿĪsā a dit : « Le hadith de ʿAbd Allāh ibn ʿAmr à ce sujet est un hadith ḥasan (bon). » Les savants ont divergé au sujet du prix du sang du juif et du chrétien : certains savants, pour le prix du sang du juif et du chrétien, se sont tournés vers ce qui a été rapporté du Prophète (sur lui la paix et le salut). Et ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz a dit : « Le prix du sang du juif et du chrétien est la moitié du prix du sang du musulman. » C’est ce que dit Aḥmad ibn Ḥanbal. Et il a été rapporté de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb qu’il a dit : « Le prix du sang du juif et du chrétien est de quatre mille dirhams, et le prix du sang du mage (majūsī) est de huit cents dirhams. » C’est ce que disent Mālik ibn Anas, al-Shāfiʿī et Isḥāq. Et certains savants ont dit : « Le prix du sang du juif et du chrétien est équivalent au prix du sang du musulman. » C’est l’avis de Sufyān al-Thawrī et des gens de Kūfa.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ سَمُرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ قَتَلَ عَبْدَهُ قَتَلْنَاهُ وَمَنْ جَدَعَ عَبْدَهُ جَدَعْنَاهُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ وَقَدْ ذَهَبَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنَ التَّابِعِينَ مِنْهُمْ إِبْرَاهِيمُ النَّخَعِيُّ إِلَى هَذَا وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْهُمُ الْحَسَنُ الْبَصْرِيُّ وَعَطَاءُ بْنُ أَبِي رَبَاحٍ لَيْسَ بَيْنَ الْحُرِّ وَالْعَبْدِ قِصَاصٌ فِي النَّفْسِ وَلاَ فِيمَا دُونَ النَّفْسِ . وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ وَإِسْحَاقَ . وَقَالَ بَعْضُهُمْ إِذَا قَتَلَ عَبْدَهُ لاَ يُقْتَلُ بِهِ وَإِذَا قَتَلَ عَبْدَ غَيْرِهِ قُتِلَ بِهِ . وَهُوَ قَوْلُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَأَهْلِ الْكُوفَةِ .
IsnādNous a rapporté Qutayba, qui a rapporté d'Abū ʿAwāna, d'après Qatāda, d'après al-Ḥasan, d'après Samura
Il (Samura) a dit : « L'Envoyé d'Allāh (sur lui la paix et le salut) a dit : “Quiconque tue son esclave, nous le tuons ; et quiconque mutile son esclave (en lui coupant le nez, l'oreille ou un membre), nous le mutilons.” » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan gharīb (beau et rare). Certains savants parmi les successeurs (des Compagnons), dont Ibrāhīm al-Nakhaʿī, ont adopté cette opinion. D'autres savants, parmi lesquels al-Ḥasan al-Baṣrī et ʿAṭāʾ b. Abī Rabāḥ, ont dit : « Il n'y a pas de loi du talion (qiṣāṣ) entre l'homme libre et l'esclave, ni pour la vie (l'âme) ni pour ce qui est en dessous de la vie (les membres). » C'est l'avis d'Aḥmad (b. Ḥanbal) et d'Ishāq (b. Rāhwayh). Certains ont dit : « Si un homme tue son propre esclave, il n'est pas tué pour cela ; mais s'il tue l'esclave d'autrui, il est tué pour cela. » C'est l'avis de Sufyān al-Thawrī et des gens de Kūfa.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، وَأَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، وَأَبُو عَمَّارٍ وَغَيْرُ وَاحِدٍ قَالُوا حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ عُمَرَ، كَانَ يَقُولُ الدِّيَةُ عَلَى الْعَاقِلَةِ وَلاَ تَرِثُ الْمَرْأَةُ مِنْ دِيَةِ زَوْجِهَا شَيْئًا . حَتَّى أَخْبَرَهُ الضَّحَّاكُ بْنُ سُفْيَانَ الْكِلاَبِيُّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَتَبَ إِلَيْهِ " أَنْ وَرِّثِ امْرَأَةَ أَشْيَمَ الضِّبَابِيِّ مِنْ دِيَةِ زَوْجِهَا " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ .
IsnādQutayba, Aḥmad ibn Manīʿ, Abū ʿAmmār et plusieurs autres nous ont rapporté : ils ont dit : Sufyān ibn ʿUyayna nous a rapporté, d'après al-Zuhrī, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab, que ʿUmar disait : « Le prix du sang incombe à la ʿāqila (groupe agnatique) et la femme n'hérite rien du prix du sang de son mari », jusqu'à ce que al-Ḍaḥḥāk ibn Sufyān al-Kilābī l'informe que le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — lui avait écrit : « Fais hériter la femme d’Ashym al-Ḍibābī du prix du sang de son mari. » Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Et c'est selon cela que les savants pratiquent.
« Le prix du sang incombe à la ʿāqila (groupe agnatique) et la femme n'hérite rien du prix du sang de son mari », jusqu'à ce que al-Ḍaḥḥāk ibn Sufyān al-Kilābī l'informe que le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — lui avait écrit : « Fais hériter la femme d’Ashym al-Ḍibābī du prix du sang de son mari. » Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Et c'est selon cela que les savants pratiquent.
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ خَشْرَمٍ، أَنْبَأَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ سَمِعْتُ زُرَارَةَ بْنَ أَوْفَى، يُحَدِّثُ عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ، أَنَّ رَجُلاً، عَضَّ يَدَ رَجُلٍ فَنَزَعَ يَدَهُ فَوَقَعَتْ ثَنِيَّتَاهُ فَاخْتَصَمُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " يَعَضُّ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ كَمَا يَعَضُّ الْفَحْلُ لاَ دِيَةَ لَكَ " . فَأَنْزَلَ اللَّهُ (وَالْجُرُوحَ قِصَاصٌ ) . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ يَعْلَى بْنِ أُمَيَّةَ وَسَلَمَةَ بْنِ أُمَيَّةَ وَهُمَا أَخَوَانِ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après ʿAlī ibn Khashram, de ʿĪsā ibn Yūnus, de Shuʿba, de Qatāda, qui a dit : j'ai entendu Zurāra ibn Awfā rapporter d'après ʿImrān ibn Ḥuṣayn qu'un homme mordit la main d'un autre ; ce dernier retira sa main, et les deux incisives (du mordeur) tombèrent. Ils portèrent le litige au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), qui dit :
« L'un de vous mord-il son frère comme un étalon mord ? Pas de compensation pour toi. » Alors Allah révéla (le verset) : « Les blessures tombent sous la loi du talion. » Il (l'imām al-Tirmidhī) a dit : « De ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté d'après Yaʿlā ibn Umayya et Salama ibn Umayya, qui sont deux frères. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Le hadith de ʿImrān ibn Ḥuṣayn est un hadith ḥasan (bon) ṣaḥīḥ (authentique). »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سَعِيدٍ الْكِنْدِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ بَهْزِ بْنِ حَكِيمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حَبَسَ رَجُلاً فِي تُهْمَةٍ ثُمَّ خَلَّى عَنْهُ . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ بَهْزٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَقَدْ رَوَى إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ بَهْزِ بْنِ حَكِيمٍ هَذَا الْحَدِيثَ أَتَمَّ مِنْ هَذَا وَأَطْوَلَ .
IsnādRapporté par ʿAlī ibn Saʿīd al-Kindī : Ibn al-Mubārak nous a rapporté, d'après Maʿmar, d'après Bahz ibn Ḥakīm, d'après son père, d'après son grand-père, que le Prophète صلى الله عليه وسلم a retenu un homme soupçonné puis l'a relâché. Il dit : « À ce sujet, il y a aussi un hadith d'Abū Hurayra. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Le hadith de Bahz, d'après son père, d'après son grand-père, est un hadith ḥasan (bon). » Ismāʿīl ibn Ibrāhīm a rapporté ce hadith d'après Bahz ibn Ḥakīm de manière plus complète et plus longue que ceci.
« Le Prophète صلى الله عليه وسلم a retenu un homme soupçonné puis l'a relâché. » Il dit : « À ce sujet, il y a aussi un hadith d'Abū Hurayra. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Le hadith de Bahz, d'après son père, d'après son grand-père, est un hadith ḥasan (bon). » Et Ismāʿīl ibn Ibrāhīm a rapporté ce hadith d'après Bahz ibn Ḥakīm de manière plus complète et plus longue que ceci.
حَدَّثَنَا سَلَمَةُ بْنُ شَبِيبٍ، وَحَاتِمُ بْنُ سِيَاهٍ الْمَرْوَزِيُّ، وَغَيْرُ، وَاحِدٍ، قَالُوا حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَوْفٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَمْرِو بْنِ سَهْلٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ نُفَيْلٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قُتِلَ دُونَ مَالِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ وَمَنْ سَرَقَ مِنَ الأَرْضِ شِبْرًا طُوِّقَهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ مِنْ سَبْعِ أَرَضِينَ " . وَزَادَ حَاتِمُ بْنُ سِيَاهٍ الْمَرْوَزِيُّ فِي هَذَا الْحَدِيثِ قَالَ مَعْمَرٌ بَلَغَنِي عَنِ الزُّهْرِيِّ وَلَمْ أَسْمَعْ مِنْهُ زَادَ فِي هَذَا الْحَدِيثِ " مَنْ قُتِلَ دُونَ مَالِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ " . وَهَكَذَا رَوَى شُعَيْبُ بْنُ أَبِي حَمْزَةَ هَذَا الْحَدِيثَ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَمْرِو بْنِ سَهْلٍ عَنْ سَعِيدِ بْنِ زَيْدٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . وَرَوَى سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ زَيْدٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ سُفْيَانُ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَمْرِو بْنِ سَهْلٍ . وَهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādSalamah ibn Shabīb, Ḥātim ibn Siyāh al-Marwazī et plusieurs autres nous ont rapporté, disant : « ʿAbd ar-Razzāq nous a rapporté, d’après Maʿmar, d’après az-Zuhrī, d’après Ṭalḥah ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAwf, d’après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAmr ibn Sahl, d’après Saʿīd ibn Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl, d’après le Prophète (sur lui la paix et le salut). »
« Quiconque est tué en défendant ses biens est un martyr, et quiconque usurpe (ou vole) ne serait-ce qu’un empan de terre, il sera ceint [de celui-ci] au Jour de la Résurrection, [venant] des sept terres (couches terrestres). » Et Ḥātim ibn Siyāh al-Marwazī a ajouté à ce hadith : Maʿmar a dit : « Il m’est parvenu d’az-Zuhrī, sans l’avoir entendu directement de lui », [et il] a ajouté à ce hadith : « Quiconque est tué en défendant ses biens est un martyr. » Et c’est ainsi que Shuʿayb ibn Abī Ḥamzah a rapporté ce hadith d’après az-Zuhrī, d’après Ṭalḥah ibn ʿAbd Allāh, d’après ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAmr ibn Sahl, d’après Saʿīd ibn Zayd, d’après le Prophète (sur lui la paix et le salut). Et Sufyān ibn ʿUyaynah a rapporté d’après az-Zuhrī, d’après Ṭalḥah ibn ʿAbd Allāh, d’après Saʿīd ibn Zayd, d’après le Prophète (sur lui la paix et le salut), et Sufyān n’a pas mentionné dans cette chaîne ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAmr ibn Sahl. Ce hadith est ḥasan (bon) ṣaḥīḥ (authentique).
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ الْعَقَدِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ الْمُطَّلِبِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَسَنِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ طَلْحَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قُتِلَ دُونَ مَالِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَلِيٍّ وَسَعِيدِ بْنِ زَيْدٍ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَابْنِ عُمَرَ وَابْنِ عَبَّاسٍ وَجَابِرٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو حَدِيثٌ حَسَنٌ وَقَدْ رُوِيَ عَنْهُ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ . وَقَدْ رَخَّصَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ لِلرَّجُلِ أَنْ يُقَاتِلَ عَنْ نَفْسِهِ وَمَالِهِ . وَقَالَ ابْنُ الْمُبَارَكِ يُقَاتِلُ عَنْ مَالِهِ وَلَوْ دِرْهَمَيْنِ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après Abū ʿĀmir al-ʿAqadī, d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn al-Muṭṭalib, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan, d'après Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn Ṭalḥa, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui)
Il a dit : « Quiconque est tué en défendant ses biens est un martyr. » Il a dit : « Ce chapitre comprend aussi des hadiths de ʿAlī, Saʿīd ibn Zayd, Abū Hurayra, Ibn ʿUmar, Ibn ʿAbbās et Jābir. » Abū ʿĪsā a dit : « Le hadith de ʿAbd Allāh ibn ʿAmr est un hadith ḥasan (bon). Il a été rapporté de lui par plusieurs voies. » Certains savants ont autorisé un homme à combattre pour défendre sa vie et ses biens. Ibn al-Mubārak a dit : « Il combat pour ses biens, même pour deux dirhams. »
حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ إِسْحَاقَ الْهَمْدَانِيُّ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ الْكُوفِيُّ، شَيْخٌ ثِقَةٌ عَنْ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَسَنِ بْنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ طَلْحَةَ، قَالَ سُفْيَانُ وَأَثْنَى عَلَيْهِ خَيْرًا قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَمْرٍو يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ أُرِيدَ مَالُهُ بِغَيْرِ حَقٍّ فَقَاتَلَ فَقُتِلَ فَهُوَ شَهِيدٌ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādHārūn ibn Isḥāq al-Hamdānī nous a rapporté, il a dit : Muḥammad ibn ʿAbd al-Wahhāb al-Kūfī, un shaykh digne de confiance, nous a rapporté d'après Sufyān al-Thawrī, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, il a dit : Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn Ṭalḥa m'a rapporté — Sufyān a fait son éloge — il a dit : j'ai entendu ʿAbd Allāh ibn ʿAmr dire :
« Quiconque voit ses biens convoités injustement, combat (pour les défendre) et est tué, alors il est un martyr (shahīd). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَسَنِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ طَلْحَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ .
IsnādD'après ce que nous a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, qui l'a rapporté de ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī, qui l'a rapporté de Sufyān, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan, d'après Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn Ṭalḥa, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui), un récit similaire.
un récit similaire.
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ سَعْدٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَمَّارِ بْنِ يَاسِرٍ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَوْفٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ زَيْدٍ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ قُتِلَ دُونَ مَالِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ وَمَنْ قُتِلَ دُونَ دِينِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ وَمَنْ قُتِلَ دُونَ دَمِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ وَمَنْ قُتِلَ دُونَ أَهْلِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَهَكَذَا رَوَى غَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ سَعْدٍ نَحْوَ هَذَا . وَيَعْقُوبُ هُوَ ابْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ الزُّهْرِيُّ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, a dit : m’a rapporté Yaʿqūb ibn Ibrāhīm ibn Saʿd, nous a rapporté mon père, d’après son père, d’après Abū ʿUbayda ibn Muḥammad ibn ʿAmmār ibn Yāsir, d’après Ṭalḥa ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAwf, d’après Saʿīd ibn Zayd
Il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dire : "Celui qui est tué pour défendre ses biens est un martyr ; celui qui est tué pour défendre sa religion est un martyr ; celui qui est tué pour défendre sa vie est un martyr ; et celui qui est tué pour défendre sa famille est un martyr." » Il a dit (le compilateur) : « Ce hadith est ḥasan (bon). Et c’est ainsi que plusieurs autres l’ont rapporté d’après Ibrāhīm ibn Saʿd, de la même manière. Et Yaʿqūb est le fils d’Ibrāhīm ibn Saʿd ibn Ibrāhīm ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf al-Zuhrī. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ، قَالَ يَحْيَى وَحَسِبْتُ عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، أَنَّهُمَا قَالاَ خَرَجَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَهْلِ بْنِ زَيْدٍ وَمُحَيِّصَةُ بْنُ مَسْعُودِ بْنِ زَيْدٍ حَتَّى إِذَا كَانَا بِخَيْبَرَ تَفَرَّقَا فِي بَعْضِ مَا هُنَاكَ ثُمَّ إِنَّ مُحَيِّصَةَ وَجَدَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سَهْلٍ قَتِيلاً قَدْ قُتِلَ فَدَفَنَهُ ثُمَّ أَقْبَلَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هُوَ وَحُوَيِّصَةُ بْنُ مَسْعُودٍ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَهْلٍ وَكَانَ أَصْغَرَ الْقَوْمِ ذَهَبَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ لِيَتَكَلَّمَ قَبْلَ صَاحِبَيْهِ قَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كَبِّرِ الْكُبْرَ " . فَصَمَتَ وَتَكَلَّمَ صَاحِبَاهُ ثُمَّ تَكَلَّمَ مَعَهُمَا فَذَكَرُوا لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقْتَلَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَهْلٍ فَقَالَ لَهُمْ " أَتَحْلِفُونَ خَمْسِينَ يَمِينًا فَتَسْتَحِقُّونَ صَاحِبَكُمْ أَوْ قَاتِلَكُمْ " . قَالُوا وَكَيْفَ نَحْلِفُ وَلَمْ نَشْهَدْ قَالَ " فَتُبَرِّئُكُمْ يَهُودُ بِخَمْسِينَ يَمِينًا " . قَالُوا وَكَيْفَ نَقْبَلُ أَيْمَانَ قَوْمٍ كُفَّارٍ فَلَمَّا رَأَى ذَلِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْطَى عَقْلَهُ . حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ الْخَلاَّلُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، أَخْبَرَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ، وَرَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، نَحْوَ هَذَا الْحَدِيثِ بِمَعْنَاهُ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا الْحَدِيثِ عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ فِي الْقَسَامَةِ وَقَدْ رَأَى بَعْضُ فُقَهَاءِ الْمَدِينَةِ الْقَوَدَ بِالْقَسَامَةِ . وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْ أَهْلِ الْكُوفَةِ وَغَيْرِهِمْ إِنَّ الْقَسَامَةَ لاَ تُوجِبُ الْقَوَدَ وَإِنَّمَا تُوجِبُ الدِّيَةَ . آخِرُ أَبْوَابِ الدِّيَاتِ وَالْحَمْدُ لِلَّهِ .
IsnādNous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth ibn Saʿd, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Bushayr ibn Yasār, d'après Sahl ibn Abī Ḥathma — Yaḥyā dit : « Et je crois également d'après Rāfiʿ ibn Khadīj »
Tous deux dirent : « ʿAbd Allāh ibn Sahl ibn Zayd et Muḥayyiṣa ibn Masʿūd ibn Zayd partirent jusqu'à ce qu'ils soient à Khaybar. Ils se séparèrent dans un de ces lieux. Puis Muḥayyiṣa trouva ʿAbd Allāh ibn Sahl tué, assassiné. Il l'enterra. Ensuite, il vint auprès du Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) avec Ḥuwayyiṣa ibn Masʿūd et ʿAbd al-Raḥmān ibn Sahl – ce dernier étant le plus jeune du groupe. ʿAbd al-Raḥmān commença à parler avant ses deux compagnons. Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Laisse parler le plus âgé (litt. « magnifie le grand ») ! » Alors il se tut, et ses deux compagnons parlèrent, puis il parla à leur suite. Ils évoquèrent auprès du Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) le meurtre de ʿAbd Allāh ibn Sahl. Il leur dit : « Allez-vous prêter cinquante serments et ainsi mériter [le droit] à votre compagnon – ou à votre assassin ? » Ils dirent : « Comment pouvons-nous jurer alors que nous n'avons pas été témoins ? » Il dit : « Alors les Juifs vous innocenteront par cinquante serments. » Ils dirent : « Comment accepterions-nous les serments de gens mécréants ? » Lorsque le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) vit cela, il accorda le prix du sang (la compensation légale). » Nous a rapporté al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Khallāl, nous a rapporté Yazīd ibn Hārūn, nous a informé Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Bushayr ibn Yasār, d'après Sahl ibn Abī Ḥathma et Rāfiʿ ibn Khadīj, un hadith similaire à celui-ci, avec le même sens. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). » La pratique est fondée sur ce hadith chez les savants concernant la qasāma (serment collectif en cas d'homicide). Certains jurisconsultes de Médine ont admis la peine capitale (qiṣāṣ) par le biais de la qasāma. D'autres savants, parmi les gens de Kūfa et d'ailleurs, ont dit que la qasāma n'entraîne pas la peine capitale, mais seulement le prix du sang (diya). Fin des chapitres sur les prix du sang. Louange à Allāh.