حَدَّثَنَا هَنَّادٌ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، قَالَ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ حَمَّادِ بْنِ سَلَمَةَ، ح وَقَالَ أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، أَنْبَأَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي الْعُشَرَاءِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَمَا تَكُونُ الذَّكَاةُ إِلاَّ فِي الْحَلْقِ وَاللَّبَّةِ قَالَ " لَوْ طَعَنْتَ فِي فَخِذِهَا لأَجْزَأَ عَنْكَ " . قَالَ أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ قَالَ يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ هَذَا فِي الضَّرُورَةِ . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيِبٌ لاَ نَعْرِفُهُ إِلاَّ مِنْ حَدِيثِ حَمَّادِ بْنِ سَلَمَةَ . وَلاَ نَعْرِفُ لأَبِي الْعُشَرَاءِ عَنْ أَبِيهِ غَيْرَ هَذَا الْحَدِيثِ وَاخْتَلَفُوا فِي اسْمِ أَبِي الْعُشَرَاءِ فَقَالَ بَعْضُهُمُ اسْمُهُ أُسَامَةُ بْنُ قِهْطِمٍ وَيُقَالُ اسْمُهُ يَسَارُ بْنُ بَرْزٍ وَيُقَالُ ابْنُ بَلْزٍ وَيُقَالُ اسْمُهُ عُطَارِدٌ نُسِبَ إِلَى جَدِّهِ .
IsnādRapporté par Sahl ibn Bakkar, d'après Wuhayb, d'après 'Amr ibn Yahya, d'après 'Abbas as-Sa'idi, d'après Abu Humaid as-Sa'idi (le récit principal). Variantes citées : Sulayman ibn Bilal rapportant d'après 'Amr ; Sulayman rapportant d'après Sa'd ibn Sa'id d'après 'Umara ibn Ghaziya d'après 'Abbas d'après son père d'après le Prophète. Remarques de transmetteurs : Ibn Bakkar commente l'expression « ashrafa 'ala al-madinah » (il approcha/admira Médine) ; Abu 'Abdullah précise la définition de « bustan »/« hadīqa » (voir contexte).
Nous avons combattu aux côtés du Prophète صلى الله عليه وسلم lors de l'expédition de Tabuk. Quand nous arrivâmes à Wadi al-Qura, voici qu'une femme se trouvait dans son jardin. Le Prophète dit à ses compagnons : « Récoltez. » Le Messager d'Allah estima (le produit) à dix wasq et dit à la femme : « Compte ce qui en sortira. » Lorsqu'on arriva à Tabuk, il dit : « Sachez que cette nuit soufflera un vent violent ; que personne ne se lève ; et que celui qui a un chameau l'attache. » Nous l'avons attaché ; un vent violent souffla et un homme fut emporté/jeté par le vent jusqu'au mont Tayy (Jabal Tayy). Le roi d'Aylah offrit au Prophète une mule blanche, le couvrit d'un manteau et lui remit un écrit/de la part de son peuple. Quand nous revînmes à Wadi al-Qura, le Prophète demanda à la femme : « Combien a donné ton jardin ? » Elle répondit : « Dix wasq », comme l'avait estimé le Messager d'Allah. Le Prophète dit alors : « Je suis pressé de retourner à Médine ; que celui d'entre vous qui veut hâter le départ avec moi, qu'il hâte. » En approchant de Médine (selon la note d'Ibn Bakkar), il dit : « Ceci est Taba'. » En voyant Uhud, il dit : « Ceci est Uhud : une montagne qui nous aime et que nous aimons. » Puis il annonça quelles sont, selon lui, les meilleures habitations des Ansar : les maisons des Banû an-Najjâr, puis celles des Banû 'Abd al-Ashhal, puis celles des Banû Sa'ida (ou les maisons des Banû al-Harith ibn al-Khazraj) — et dans toutes les maisons des Ansar il y a du bien. (Remarque finale d'Abu 'Abdullah dans le recueil : tout jardin entouré d'un mur est appelé hadīqa ; ce qui n'a pas de mur n'est pas désigné ainsi.)