Isnād1 — Nous a rapporté Muḥammad b. Mūsā b. al-Mutawakkil (que Dieu l’agrée) qui dit : nous a rapporté ʿAlī b. Ibrāhīm b. Hāshim, d’après son père, d’après al-Ṣaqr b. Dulaf, d’après Yāsir le serviteur, qui dit : j’ai entendu Abā al-Ḥasan ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā (sur lui la paix) dire :
Quiconque assimile Dieu le Très-Haut à Ses créatures est un associateur (mushrik), et quiconque Lui attribue ce qu’Il a interdit est un mécréant (kāfir).
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿImrān al-Daqqāq (que Dieu l'agrée) : nous a rapporté Muḥammad ibn Hārūn al-Ṣūfī : nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn Mūsā al-Rūyānī : nous a rapporté ʿAbd al-ʿAẓīm ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan ibn Zayd ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib (sur eux la paix), d'après Ibrāhīm ibn Abī Maḥmūd, qui a dit :
ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (sur lui la paix) a dit, au sujet de la parole de Dieu Très-Haut : « Ce jour-là, des visages rayonnants regarderont vers leur Seigneur » (Coran 75:22-23) : « Il entend par là : resplendissants, ils attendent la récompense de leur Seigneur. »
IsnādNous a rapporté Muḥammad b. Mūsā b. al-Mutawakkil — que Dieu l'agrée — : Nous a rapporté ʿAlī b. Ibrāhīm b. Hāshim, d'après son père, d'après al-Rayyān b. al-Ṣalt, d'après ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā, d'après son père, d'après ses pères, d'après le Commandeur des croyants — sur eux la paix — qui a dit : Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sa Famille — a dit :
Dieu — que Sa majesté soit exaltée — a dit : « Ne croit pas en Moi celui qui interprète Ma parole par son opinion ; ne Me connaît pas celui qui Me compare à Ma création ; et ne suit pas Ma religion celui qui emploie l'analogie (qiyās) dans Ma religion. »
IsnādNous a rapporté ʿAbd al-Wāḥid ibn Muḥammad ibn ʿAbdūs al-ʿAṭṭār al-Nīsābūrī, que Dieu l’agrée, à Nishapur, au mois de Shaʿbān de l’an 352 ; il dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Qutayba al-Nīsābūrī, d’après al-Faḍl ibn Shādhān, qui dit : j’ai entendu al-Riḍā (que la paix soit sur lui) dire dans son invocation :
Gloire à Celui qui a créé les créatures par Sa puissance, Qui a parfait ce qu’Il a créé par Sa sagesse, Qui a placé chaque chose en son lieu par Sa science. Gloire à Celui qui connaît la trahison des yeux et ce que cachent les poitrines. Rien n’est semblable à Lui, et Il est l’Audient, le Clairvoyant.
IsnādNous a rapporté al-Ḥusayn ibn Ibrāhīm ibn Aḥmad ibn Hishām al-Mukattib — que Dieu l'agrée — qui dit : nous a rapporté Abū al-Ḥusayn Muḥammad ibn Jaʿfar al-Kūfī al-Asadī qui dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Ismāʿīl al-Barmakī qui dit : nous a rapporté al-Ḥusayn ibn al-Ḥasan, d'après Bakr ibn Ṣāliḥ, d'après al-Ḥasan ibn Saʿīd, d'après Abū al-Ḥasan al-Riḍā — sur lui la paix —
Au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux : « Le jour où la jambe sera découverte et où ils seront appelés à la prosternation » (Coran 68:42) — il dit : « Il s'agit d'un voile de lumière qui sera levé : les croyants tomberont prosternés, tandis que les reins des hypocrites seront soudés, de sorte qu'ils ne pourront pas se prosterner. »
IsnādMon père — que Dieu l'agrée — nous a rapporté : Saʿd ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté : Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā nous a rapporté, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Khazzār, d'après Abū al-Ḥasan al-Riḍā (sur lui la paix)
Le jour de la Résurrection, l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) tiendra fermement la hujza de Dieu, nous tiendrons fermement la hujza de notre Prophète, et nos partisans (shīʿa) tiendront fermement notre hujza. Puis il (l'Imam al-Riḍā) dit : « La hujza est la lumière (nūr) ». Et il dit dans un autre hadith : « Le sens de hujza est la religion (dīn). »
IsnādNous a rapporté Abū ʿAbd Allāh al-Ḥusayn b. Muḥammad al-Ashnānī al-Rāzī al-ʿAdl à Balkh : nous a rapporté Mahrawayh al-Qazwīnī, d'après Dāwūd b. Sulaymān al-Farrā’, d'après ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā (que la paix soit sur lui), d'après son père, d'après ses pères, d'après ʿAlī (que la paix soit sur lui), qui dit : l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) a dit :
IsnādEt par cette chaîne, d'après Muḥammad ibn Sinān
Il dit : « Je l'ai interrogé — c'est-à-dire al-Riḍā (sur lui la paix) — à propos du nom : qu'est-ce que c'est ? Il a dit : « Un attribut d'un décrit. »
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn ʿAlī Mājīlawayh — que Dieu l'agrée — qui dit : nous a rapporté ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après Mukhtār ibn Muḥammad ibn al-Mukhtār al-Hamadānī, d'après al-Fatḥ ibn Yazīd al-Jurjānī, d'après Abū al-Ḥasan, sur lui la paix, qui dit : je l'interrogeai sur la connaissance minimale (d'al-maʿrifa), il dit :
La reconnaissance qu'il n'y a d'autre divinité que Lui, qu'Il n'a ni semblable ni pareil, qu'Il est éternel (qadīm), établi, existant, non absent, et que rien n'est comparable à Lui.
Isnād30 — Nous a rapporté ʿAlī b. Aḥmad b. Muḥammad b. ʿImrān al-Daqqāq (que Dieu l’agrée) : nous a rapporté Muḥammad b. Abī l-Kūfī : nous a rapporté Muḥammad b. Ismāʿīl al-Barmakī : m’a rapporté al-Ḥusayn b. al-Ḥasan : m’a rapporté Bakr b. Ziyād, d’après ʿAbd al-ʿAzīz b. al-Muhtadī, qui dit :
J’interrogeai al-Riḍā (sur lui la paix) au sujet de l’Unicité divine (tawḥīd). Il dit : « Quiconque récite “Dis : Lui, Dieu, est Un [Sourate 112]” et y croit, a certes connu l’Unicité divine. » Je dis : « Comment la récite-t-il ? » Il dit : « Comme les gens la récitent » — et il y ajouta : « Ainsi est Dieu, mon Seigneur ; ainsi est Dieu, mon Seigneur ; ainsi est Dieu, mon Seigneur » — trois fois.
IsnādNous a rapporté al-Ḥusayn ibn Aḥmad ibn Idrīs — que Dieu l’agrée — d’après son père, qui dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Bundār, d’après ʿAlī al-Kūfī, d’après Muḥammad ibn ʿAlī al-Khurāsānī, serviteur d’al-Riḍā (que la paix soit sur lui), qui dit :
Un certain zindīq (hérétique dualiste) dit à Abū al-Ḥasan (ʿAlī al-Riḍā, que la paix soit sur lui) : « Dit-on de Dieu qu’Il est une chose (shay’) ? » Il répondit : « Oui, et Il s’est Lui-même désigné ainsi dans Son Livre, lorsqu’Il dit : “Dis : ‘Quelle est la plus grande des choses en témoignage ?’ Dis : ‘Dieu est témoin entre moi et vous.’” (Coran 6:19). Il est donc une chose (shay’), mais rien ne Lui ressemble (laysa ka-mithlihi shay’). »
IsnādAḥmad b. Muḥammad b. Yaḥyā al-ʿAṭṭār — que Dieu l'agrée — nous a rapporté : Saʿd b. ʿAbd Allāh nous a rapporté : Ibrāhīm b. Hāshim nous a rapporté, d'après ʿAlī b. Maʿbad, d'après al-Ḥusayn b. Khālid, d'après Abū al-Ḥasan ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā (que la paix soit sur lui)
Un homme entra chez lui et lui dit : « Ô fils du Messager de Dieu, quel est l'argument de la création temporelle du monde ? » Il répondit : « Toi-même, tu n'étais pas, puis tu fus, et tu sais que tu ne t'es pas créé toi-même, et que ne t'a pas non plus créé quelqu'un qui te ressemble. »
IsnādRapporté par ʿAbd al-Wāḥid b. Muḥammad b. ʿAbdūs al-Naysābūrī al-ʿAṭṭār (que Dieu l’agrée) qui dit : rapporté par Muḥammad b. Qutayba al-Naysābūrī, d’après Ḥamdān b. Sulaymān qui dit :
J’écrivis à al-Riḍā (sur lui la paix) pour l’interroger au sujet des actes des serviteurs : sont-ils créés ou incréés ? Il m’écrivit (sur lui la paix) : « Les actes des serviteurs sont prédéterminés dans la Science de Dieu (ʿazza wa jalla) deux mille ans avant la création des serviteurs. »
IsnādAbū Manṣūr Aḥmad ibn Ibrāhīm ibn Bakr al-Khūzī de Nīshāpūr nous a rapporté, disant : Abū Isḥāq Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn Marwān al-Khūrī nous a rapporté, disant : Jaʿfar ibn Muḥammad ibn Ziyād al-Faqīh al-Khūrī nous a rapporté, disant : Aḥmad ibn ʿAbd Allāh al-Jūyabārī al-Shaybānī nous a rapporté, d'après ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (sur lui la paix), d'après son père, d'après ses pères, d'après ʿAlī (sur eux la paix), qui a dit : le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille et lui donne la paix) a dit :
Certes, Dieu — Puissant et Majestueux — a fixé les décrets et disposé les dispositions deux mille ans avant qu'Il ne crée Adam.
IsnādNous a rapporté al-Ḥusayn b. Ibrāhīm b. Aḥmad al-Muʾaddib — que Dieu l'agrée — : nous a rapporté ʿAlī b. Ibrāhīm b. Hāshim, d'après son père, d'après ʿAlī b. Maʿbad, d'après al-Ḥusayn b. Khālid, d'après ʿAlī b. Mūsā ar-Riḍā (sur lui la paix), d'après son père Mūsā b. Jaʿfar (sur lui la paix), d'après son père Jaʿfar b. Muḥammad (sur lui la paix), d'après son père Muḥammad b. ʿAlī (sur lui la paix), d'après son père al-Ḥusayn b. ʿAlī (sur lui la paix), d'après son père ʿAlī b. Abī Ṭālib (sur lui la paix), qui a dit :
IsnādNous a rapporté le juge Abū ʿAlī al-Ḥusayn b. Aḥmad al-Bayhaqī, qui a dit : m’a rapporté Muḥammad b. Yaḥyā al-Ṣūlī, qui a dit : nous a rapporté Abū Dhakwān, qui a dit : j’ai entendu Ibrāhīm b. al-ʿAbbās dire : j’ai entendu al-Riḍā (la paix soit sur lui), alors qu’un homme l’interrogeait
« Dieu impose-t-Il aux serviteurs ce qu’ils ne peuvent supporter ? » Il répondit : « Il est plus juste que cela. » L’homme dit : « Alors sont-ils capables de tout ce qu’ils veulent ? » Il répondit : « Ils sont plus impuissants que cela. »
IsnādNous a rapporté Jaʿfar ibn Muḥammad ibn Masrūr (que Dieu l'agrée) : nous a rapporté al-Ḥusayn ibn Muḥammad ibn ʿĀmir, d'après Muʿallā ibn Muḥammad al-Baṣrī, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Washshā', d'après Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai et dis : « Dieu a-t-il délégué l'affaire aux serviteurs (tafwīḍ) ? » Il répondit : « Dieu est plus auguste que cela. » Je dis : « Les contraint-Il donc aux péchés (jabr) ? » Il répondit : « Dieu est plus juste et plus sage que cela. » Puis il dit : « Dieu — Puissant et Majestueux — a dit : 'Ô fils d'Adam, Je suis plus en droit de revendiquer tes bonnes actions que toi-même, et tu es plus en droit de revendiquer tes mauvaises actions que Moi. Tu as commis les péchés par Ma force que J'ai placée en toi.' »
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn Isḥāq al-Muʾaddib — que Dieu l'agrée — disant : Nous a rapporté Aḥmad ibn ʿAlī al-Anṣārī, d'après ʿAbd al-Salām ibn Ṣāliḥ al-Harawī, disant : J'ai entendu Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Mūsā ibn Jaʿfar — que la paix soit sur lui — dire :
« Quiconque professe la contrainte (al-jabr) [c'est-à-dire la prédestination absolue], ne lui donnez rien de l'aumône légale (zakāt) et n'acceptez pas son témoignage. En vérité, Dieu — béni et exalté soit-Il — n'impose à aucune âme que ce qu'elle peut supporter et ne la charge pas au-delà de sa capacité. Nulle âme n'acquiert [de péché] que contre elle-même, et nulle âme porteuse de fardeau ne porte le fardeau d'une autre. »
Isnād3 - Ahmad ibn Ziyad ibn Jaʿfar al-Hamadhanī (que Dieu l'agrée) a dit : ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim nous a rapporté, d'après son père, d'après Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après ʿAbd al-Salām ibn Ṣāliḥ al-Harawī
Il dit : J'ai dit à ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (que la paix soit sur eux deux) : Ô fils du Messager de Dieu, que dis-tu du hadith que les gens du hadith rapportent : « Les croyants visiteront leur Seigneur depuis leurs demeures au Paradis » ? Il (que la paix soit sur lui) dit : Ô Abā al-Ṣalt, Dieu, Béni et Très-Haut, a préféré Son prophète Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sa Famille et leur accorde la paix) à toutes Ses créatures parmi les prophètes et les anges, et Il a fait de l'obéissance à lui une obéissance à Lui, et du fait de le suivre un fait de Le suivre, et de la visite à lui en ce monde et dans l'Au-delà une visite à Lui. Il a dit, Puissant et Majestueux : « Quiconque obéit au Messager a certes obéi à Dieu » (Coran 4:80). Il a dit : « Ceux qui te prêtent serment ne font que prêter serment à Dieu ; la main de Dieu est au-dessus de leurs mains » (Coran 48:10). Et le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille et leur accorde la paix) a dit : « Quiconque me visite de mon vivant ou après ma mort a certes visité Dieu Très-Haut. » Et le rang du Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille et leur accorde la paix) au Paradis est le plus élevé des rangs : quiconque le visite dans son rang au Paradis depuis sa demeure a certes visité Dieu, Béni et Très-Haut. Il dit : Je lui dis alors : Ô fils du Messager de Dieu, quel est le sens du récit qu'ils ont rapporté : « La récompense de 'Il n'y a de dieu que Dieu' est la vision de la Face de Dieu Très-Haut » ? Il (que la paix soit sur lui) dit : Ô Abā al-Ṣalt, quiconque décrit Dieu Très-Haut avec un visage semblable aux visages a certes mécru. Mais la Face de Dieu Très-Haut, ce sont Ses prophètes, Ses messagers et Ses preuves (que les prières de Dieu soient sur eux) ; ce sont eux par l'intermédiaire desquels on se tourne vers Dieu, Puissant et Majestueux, vers Sa religion et Sa connaissance. Et Dieu Très-Haut a dit : « Tout ce qui est sur elle (la terre) est voué à disparaître, et seule subsiste la Face de ton Seigneur, pleine de majesté et de générosité » (Coran 55:26-27). Et Il a dit, Puissant et Majestueux : « Toute chose périt, sauf Sa Face » (Coran 28:88). Ainsi, la vision des prophètes de Dieu Très-Haut, de Ses messagers et de Ses preuves (que la paix soit sur eux) dans leurs rangs est une récompense immense pour les croyants au Jour de la Résurrection. Et le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille et leur accorde la paix) a dit : « Quiconque hait les gens de ma Maison (Ahl al-Bayt) et ma Progéniture (ʿItratī) ne me verra pas et je ne le verrai pas au Jour de la Résurrection. » Et il a dit : « Parmi vous se trouve celui qui ne me verra pas après qu'il m'aura quitté. » Ô Abā al-Ṣalt, Dieu, Béni et Très-Haut, ne se laisse pas décrire par un lieu, et on ne Le perçoit ni par les regards ni par les imaginations. Il dit : Je lui dis : Ô fils du Messager de Dieu, informe-moi au sujet du Paradis et de l’Enfer : sont-ils aujourd'hui créés ? Il dit : Oui. Et certes le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille et leur accorde la paix) est entré au Paradis et a vu l’Enfer lors de son ascension (Miʿrāj) vers le ciel. Il dit : Je lui dis : Des gens disent pourtant qu'ils sont, aujourd'hui, déterminés sans être créés. Il (que la paix soit sur lui) dit : Ni eux ne sont de nous, ni nous ne sommes d'eux. Quiconque nie la création du Paradis et de l’Enfer a traité le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille et leur accorde la paix) de menteur, et nous a traités de menteurs ; il n'a rien à voir avec notre walāya (autorité spirituelle) et il sera éternellement dans le feu de la Géhenne. Dieu Très-Haut a dit : « Voici l’Enfer que les criminels traitaient de mensonge ; ils circuleront entre elle et une eau bouillante » (Coran 55:43-44). Et le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille et leur accorde la paix) a dit : « Lorsque je fus élevé vers le ciel, Gabriel (que la paix soit sur lui) me prit par la main et me fit entrer au Paradis ; il me tendit de ses dattes fraîches et j’en mangeai, et cela se transforma en une goutte dans mes reins. Lorsque je redescendis sur terre, j’eus commerce avec Khadīja, et elle conçut Fāṭima (que la paix soit sur elle) : Fāṭima est une ḥūrā (femme du Paradis) sous forme humaine ; chaque fois que j’aspire à l’odeur du Paradis, je hume l’odeur de ma fille Fāṭima (que la paix soit sur elle). »
IsnādMuhammad ibn al-Ḥasan ibn Aḥmad ibn al-Walīd — que Dieu l’agrée — nous a rapporté : il a dit : Muḥammad ibn al-Ḥasan aṣ-Ṣaffār nous a rapporté, il a dit : Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid nous a rapporté, d’après certains de nos compagnons, qui a dit :
Abū al-Ḥasan ar-Riḍā (sur lui la paix) passa devant une des tombes des gens de sa maison. Il posa sa main dessus, puis dit : « Ô mon Dieu, Ta puissance s’est manifestée sans apparaître affaiblie ; ils T’ont donc ignoré et T’ont mesuré, mais la mesure [qu’ils T’ont appliquée] est autre que ce par quoi ils T’ont décrit. Et je suis innocent, ô mon Dieu, de ceux qui T’ont cherché par l’assimilationnisme (tashbīh). Rien n’est semblable à Toi. Ô mon Dieu, jamais ils ne T’atteindront. Ce qui est apparent parmi Tes bienfaits en eux est leur preuve contre Toi, s’ils Te connaissaient. Et Ta création, ô mon Dieu, est un espace ample pour qu’ils T’atteignent ; mais ils T’ont plutôt égalé à Ta création. Or, même après cela, ils ne T’ont pas connu, et ils ont pris certains de Tes signes comme un seigneur, et c’est ainsi qu’ils T’ont décrit. Sois donc exalté, mon Seigneur, au-dessus de ce par quoi les assimilationnistes (mushabbihūn) T’ont décrit. »
IsnādNous a rapporté mon père — que Dieu l'agrée — disant : nous a rapporté Saʿd ibn ʿAbd Allāh disant : nous a rapporté Muḥammad ibn al-Ḥusayn ibn Abī al-Khaṭṭāb, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr
Il a dit : Un groupe de gens venus de l'au-delà du fleuve (Transoxiane) se rendit auprès d'Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui) et lui dit : « Nous sommes venus te poser trois questions. Si tu y réponds, nous saurons que tu es savant. » Il dit : « Demandez. » Ils dirent : « Informe-nous au sujet de Dieu Très-Haut : où était-Il, comment était-Il, et sur quoi s'appuyait-Il ? » Il (que la paix soit sur lui) dit : « Certes, Dieu Très-Haut est Celui qui “commenta” le comment, donc Il est sans comment ; et Il “oùa” le où, donc Il est sans où ; et Son appui était sur Sa puissance. » Ils dirent : « Nous témoignons que tu es savant. » L'auteur de ce livre dit : Par sa parole « Et Son appui était sur Sa puissance », il entend « sur Son Essence (dhāt) », car la puissance est parmi les attributs de l'Essence de Dieu Très-Haut.
IsnādNous a rapporté Muhammad b. Aḥmad al-Sanānī — que Dieu l’agrée — qui dit : nous a rapporté Muḥammad b. ʿAbd Allāh al-Kūfī qui dit : nous a rapporté Muḥammad b. Ismāʿīl al-Barmakī qui dit : nous a rapporté al-Ḥusayn b. al-Ḥasan qui dit : nous a rapporté Muḥammad b. ʿĪsā, d’après Muḥammad b. ʿArafa qui dit : je dis à al-Riḍā — sur lui la paix — :
« Dieu a-t-Il créé les choses par le pouvoir (qudra) ou sans pouvoir ? » Il — sur lui la paix — dit : « Il n’est pas licite qu’Il ait créé les choses par le pouvoir, car si tu dis : “Il a créé les choses par le pouvoir”, c’est comme si tu faisais du pouvoir une chose distincte de Lui et que tu en faisais un instrument par lequel Il a créé les choses, et ceci est un polythéisme (shirk). Et si tu dis : “Il a créé les choses sans pouvoir”, alors tu Le décris seulement comme Celui qui les a faites avec capacité et puissance (qudra) ; mais Il n’est ni faible, ni impuissant, ni besoin d’autre que Lui. Au contraire, Il — gloire à Lui — est puissant (qādir) par Son essence, non par un pouvoir (qudra). »
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Wahhāb al-Qurashī, qui dit : nous a rapporté Aḥmad ibn al-Faḍl ibn al-Mughīra, qui dit : nous a rapporté Abū Naṣr Manṣūr ibn ʿAbd Allāh ibn Ibrāhīm al-Iṣfahānī, qui dit : nous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, qui dit : nous a rapporté al-Ḥusayn ibn Bashshār, d'après Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (que la paix soit sur eux deux), qui dit :
Je l'interrogeai : « Dieu sait-Il la chose qui n'a pas été, si elle avait été, comment elle aurait été ? » Il dit : « Dieu Très-Haut est le Connaisseur des choses avant la venue à l'être des choses. Il dit, Puissant et Majestueux : “Nous copions ce que vous faisiez” (Coran 45:29). Et Il dit aux gens de l'Enfer : “Si on les renvoyait (sur terre), ils reviendraient à ce qui leur a été interdit, et ils sont menteurs” (Coran 6:28). Il a donc su, Puissant et Majestueux, que s'Il les renvoyait, ils reviendraient à ce qui leur a été interdit. Et quant aux anges, lorsqu'ils dirent : “Vas-Tu y placer quelqu'un qui y sèmera la corruption et répandra le sang, tandis que nous Te glorifions par Ta louange et Te sanctifions ?” Il dit : “Je sais ce que vous ne savez pas” (Coran 2:30). Ainsi, Dieu Puissant et Majestueux n'a cessé d'avoir une science précédant les choses, éternellement avant qu'Il ne les crée. Béni soit Dieu, notre Seigneur, et qu'Il soit élevé d'un immense élévissement ! Il a créé les choses alors que Sa science les précédait, comme Il l'a voulu. Tel est notre Seigneur : Il n'a cessé d'être Savant, Audient, Voyant. »
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿImrān ad-Daqqāq — que Dieu l'agrée — qui dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Abī ʿAbd Allāh al-Kūfī, d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl al-Barmakī, qui dit : nous a rapporté al-Faḍl ibn Sulaymān al-Kūfī, d'après Khālid, qui dit : j'ai entendu ar-Riḍā (sur lui la paix) dire :
Dieu Très-Haut n'a cessé d'être savant, puissant, vivant, éternel, audient et voyant. Alors je lui dis : « Ô fils du Messager de Dieu, il y a des gens qui disent : Dieu n'a cessé d'être savant par une science, puissant par une puissance, vivant par une vie, éternel par une éternité, audient par une ouïe et voyant par une vue. » Il (sur lui la paix) dit : « Celui qui dit cela et le professe comme religion, il a pris avec Dieu d'autres divinités ; il n'est en rien de notre walāya (autorité spirituelle). » Puis il (sur lui la paix) dit : « Dieu — Puissant et Majestueux — n'a cessé d'être savant, puissant, vivant, éternel, audient et voyant par Son essence. Il est bien au-dessus de ce que disent les associateurs et les assimilationnistes (mushabbiha), d'une transcendance immense. »
Isnād
Je dis à Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) : « Informe-moi au sujet de l’irāda (volonté) : celle de Dieu Très-Haut et celle des créatures. » Il dit : « L’irāda (volonté) de la créature est la réflexion intime et ce qui lui apparaît ensuite comme acte. Quant à Dieu — Puissant et Majestueux — Son irāda (volonté) est Son acte d’instaurer (iḥdāth) autre que cela, car Il ne délibère pas, ne projette pas et ne réfléchit pas. Ces attributs Lui sont niés et appartiennent aux attributs des créatures. Ainsi, l’irāda (volonté) de Dieu Très-Haut est l’acte lui-même, rien d’autre : Il dit à une chose : “Sois !” et elle est, sans parole, sans articulation par une langue, sans décision et sans réflexion, et sans modalité, comme Lui-même est sans modalité. »
IsnādAḥmad ibn Ziyād ibn Jaʿfar al-Hamadhānī — que Dieu l'agrée — a dit : nous a rapporté ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après son père, d'après ʿAlī ibn Maʿbad, d'après al-Ḥusayn ibn Khālid
Il dit : Je dis à ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) : « Ô fils du Messager de Dieu, les gens rapportent que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) a dit : “Dieu — Puissant et Majestueux — a créé Adam à Son image” ? » Il répondit : « Que Dieu les combatte ! Ils ont supprimé le début du hadith. En effet, le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) passa près de deux hommes qui s’insultaient, et il entendit l’un d’eux dire à l’autre : “Que Dieu enlaidisse ton visage et le visage de celui qui te ressemble.” Alors, le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa famille) lui dit : “Ô serviteur de Dieu, ne dis pas cela à ton frère, car Dieu — Puissant et Majestueux — a créé Adam à Son image.” »
IsnādMuhammad b. Muhammad b. ʿIṣām al-Kulaynī, que Dieu l’agrée, a dit : Muhammad b. Yaʿqūb al-Kulaynī nous a raconté, qui a dit : Aḥmad b. Idrīs nous a raconté, d’après Aḥmad b. Muhammad b. ʿĪsā, d’après ʿAlī b. Sayf, d’après Muhammad b. ʿUbayda, qui a dit :
J’interrogeai al-Riḍā (sur lui la paix) au sujet de la parole de Dieu – Puissant et Majestueux – adressée à Iblīs : « Qu’est-ce qui t’a empêché de te prosterner devant ce que J’ai créé de Mes deux mains ? » Il (sur lui la paix) dit : « Cela signifie : par Ma puissance et Ma force. » L’auteur de ce livre a dit : J’ai entendu certains maîtres shīʿites mentionner à propos de ce verset que les Imams (sur eux la paix) s’arrêtaient à Sa parole : « Qu’est-ce qui t’a empêché de te prosterner devant ce que J’ai créé », puis ils poursuivaient par Sa parole – Puissant et Majestueux – : « De Mes deux mains ? As-tu montré de l’orgueil ou fais-tu partie des élevés ? » Il a dit : Cela ressemble à la parole de celui qui dit : « Avec mon épée il me combat, et avec ma lance il me transperce. » C’est comme si Dieu – Puissant et Majestueux – disait : « Par Ma grâce sur toi et Mon bienfait envers toi, tu as trouvé la force de montrer de l’orgueil et de la désobéissance. »
IsnādNous a rapporté Abū al-ʿAbbās Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn Isḥāq al-Ṭāliqānī (que Dieu agrée de lui) : nous a rapporté Abū Saʿīd al-Ḥasan ibn ʿAlī al-ʿAdawī : nous a rapporté al-Haytham ibn ʿAbd Allāh al-Rummānī : nous a rapporté ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (sur eux la paix), d’après son père Mūsā ibn Jaʿfar, d’après son père Jaʿfar ibn Muḥammad, d’après son père Muḥammad ibn ʿAlī, d’après son père ʿAlī ibn al-Ḥusayn, d’après son père al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib (sur eux la paix), qui a dit :
Le Commandeur des croyants (ʿAlī, sur lui la paix) prononça un sermon devant les gens dans la mosquée de Kūfa et dit : Louange à Dieu, qui était sans être issu d’une chose, et qui n’a tiré d’aucune chose ce qui a été. Lui qui prend pour témoins le fait que les choses sont créées pour attester de Son éternité, la fragilité dont Il les a marquées pour attester de Sa puissance, et la corruption à laquelle Il les a vouées pour attester de Sa permanence. Aucun lieu n’est vide de Lui au point qu’on Le saisisse par un « où », Il n’a de ressemblance avec aucun modèle au point qu’on Le décrive par un « comment », et Il n’est absent d’aucun lieu au point qu’on Le connaisse par un « dans quel endroit ». Il est distinct de tout ce qu’Il a créé dans les attributs, inaccessible à la perception en raison de ce qu’Il a innové comme diversité des essences, et Il est, par Sa grandeur et Sa majesté, au-delà de toutes les modalités d’état. Il est interdit aux intelligences perçantes de Le renouveler (dans l’esprit), aux pensées pénétrantes de Le qualifier, et aux regards profonds de Le représenter. Les lieux ne Le contiennent pas à cause de Sa grandeur, les mesures ne Le déterminent pas à cause de Sa majesté, et les échelles ne Le limitent pas à cause de Sa suprématie. Il échappe aux imaginations pour qu’elles Le cernent, aux entendements pour qu’ils Le saisissent, et aux esprits pour qu’ils Le figurent. Les aspirations des intellects ont désespéré de parvenir à Le cerner, les mers des sciences ont tari d’indiquer vers Lui par une étreinte, et les plus subtils des disputeurs sont revenus, dans leur petitesse, de toute prétention à décrire Sa puissance. Il est Un, non par un nombre ; Éternel, non par une durée ; Subsistant par Lui-même, non par un support. Il n’est d’aucun genre, de sorte que les genres Lui soient comparables ; Il n’est d’aucune forme, de sorte que les formes Lui ressemblent ; Il n’est pas comme les choses, de sorte que les attributs Lui soient applicables. Les intelligences se sont égarées dans les flots du courant de Le saisir, les imaginations ont été déconcertées à l’idée d’embrasser la mention de Son éternité, les entendements ont été impuissants à ressentir la description de Sa puissance, et les esprits se sont noyés dans les abîmes des orbes de Sa royauté. Il est tout-puissant par Ses bienfaits, inaccessible par Sa grandeur, Souverain sur toutes choses. Aucun temps ne L’use, aucune durée ne Le fait vieillir, aucune description ne Le cerne. Les assises des difficultés se sont soumises à Lui au lieu même de leurs fondements stables, les piliers des causes Lui ont obéi jusqu’aux confins de leurs sommets élevés. Il prend pour témoins la totalité des genres pour attester de Sa seigneurie, leur impuissance pour attester de Sa puissance, leur caractère créé pour attester de Son antériorité, leur disparition pour attester de Sa pérennité. Ainsi, ils n’ont aucune échappatoire à Sa perception d’eux, ni aucune issue à Son embrassement d’eux, ni aucun voile à Son dénombrement d’eux, ni aucune résistance à Sa puissance sur eux. Il suffit que la perfection de l’œuvre soit pour eux un signe, que la composition de la nature sur eux soit une preuve, que la création novatrice d’eux soit une indication de Son antériorité, que la maîtrise de l’artisanat sur eux soit une leçon. Il n’a aucune limite qui Lui soit attribuée, aucun semblable qui Lui soit donné, et aucune chose n’est voilée de Lui. Qu’Il est élevé, d’une élévation immense, au-dessus de l’attribution de comparaisons et d’attributs créés ! Et j’atteste qu’il n’est de dieu que Lui, par foi en Sa seigneurie et en opposition à celui qui Le nie, et j’atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son messager, établi dans la meilleure des demeures, transmis de reins généreux en matrices pures, issu des mines les plus nobles par son origine, des plus excellents des terrains par sa pousse, de la cime la plus inaccessible et de la racine la plus puissante, de l’arbre dont Dieu a façonné Ses prophètes et choisi Ses intimes — arbre au bois odorant, au tronc équilibré, aux branches élevées, aux rameaux verdoyants, aux fruits mûrs, aux fruits généreux. Il fut planté dans la générosité, poussa dans le sanctuaire (La Mecque), s’y ramifia et y fructifia, y grandit et s’y imposa, puis s’éleva et s’exalta, jusqu’à ce que Dieu Très-Haut l’honorât par l’Esprit fidèle (l’ange Gabriel), la Lumière éclatante et le Livre manifeste. Il lui soumit le Burāq (la monture céleste), les anges lui serrèrent la main, il terrassa les démons, il détruisit les idoles et les divinités adorées en dehors de Lui. Sa tradition fut la droiture, sa conduite la justice, son jugement la vérité. Il proclama ce que son Seigneur lui ordonna et transmit ce dont Il l’avait chargé, jusqu’à ce que son appel proclamât clairement l’Unicité divine et qu’il manifestât parmi les créatures qu’il n’est de dieu que Dieu, Seul, sans associé. Ainsi l’Unicité Lui fut exclusivement dédiée, la Seigneurie Lui fut purifiée. Dieu manifesta par l’Unicité (tawḥīd) Sa preuve et éleva par l’islam son rang. Dieu — Puissant et Majestueux — choisit pour Son Prophète ce qu’Il possédait auprès de Lui comme esprit, degré et moyen d’intercession (wasīla). Que Dieu répande Ses bénédictions sur lui et sur sa Famille purifiée.
Isnād16 — Nous a rapporté Muḥammad b. Aḥmad al-Sanānī, que Dieu l’agrée, a dit : nous a rapporté Muḥammad b. Abī ʿAbdillāh al-Kūfī, d’après Sahl b. Ziyād al-Ādamī, d’après ʿAbd al-ʿAẓīm b. ʿAbdillāh al-Ḥasanī, que Dieu l’agrée, d’après Ibrāhīm b. Abī Maḥmūd, qui dit : j’ai interrogé Abū al-Ḥasan al-Riḍā, sur lui la paix, au sujet de la parole de Dieu Très-Haut : « Et Il les a laissés dans des ténèbres où ils ne voient pas ».
Il dit : « En vérité, Dieu, Béni et Très-Haut, ne peut être décrit par l’abandon comme le sont Ses créatures ; mais lorsqu’Il sait qu’ils ne reviendront pas de la mécréance et de l’égarement, Il leur retire l’assistance et la grâce (luṭf) et les laisse à leur propre choix. » Il dit : « Et je L’interrogeai au sujet de la parole de Dieu, Puissant et Majestueux : “Dieu a scellé leurs cœurs et leur ouïe.” Il dit : “Le scellement (khatm) est l’empreinte (ṭabʿ) sur les cœurs des mécréants, en châtiment de leur mécréance, comme Dieu Puissant et Majestueux a dit : ‘Mais Dieu les a scellés à cause de leur mécréance, si bien qu’ils ne croient que peu.’” » Il dit : « Et je L’interrogeai au sujet de Dieu Puissant et Majestueux : “Contraint-Il Ses serviteurs aux péchés ?” Il répondit : “Au contraire, Il leur donne le choix et leur accorde un délai jusqu’à ce qu’ils se repentent.” Je dis : “Leur impose-t-Il ce qu’ils ne peuvent supporter ?” Il dit : “Comment ferait-Il cela, alors qu’Il dit : ‘Et ton Seigneur n’est point injuste envers les serviteurs’ ?” Puis il dit, sur lui la paix : “Mon père Mūsā b. Jaʿfar, sur eux deux la paix, m’a rapporté d’après son père Jaʿfar b. Muḥammad, sur eux deux la paix, qu’il a dit : ‘Quiconque prétend que Dieu Très-Haut contraint Ses serviteurs aux péchés ou leur impose ce qu’ils ne peuvent supporter : ne mangez pas de sa bête immolée, n’acceptez pas son témoignage, ne priez pas derrière lui et ne lui donnez rien de la zakāt (aumône légale).’”
IsnādTamīm ibn ʿAbd Allāh ibn Tamīm al-Qurashī — que Dieu l'agrée — a rapporté : mon père nous a rapporté d'après Aḥmad ibn ʿAlī al-Anṣārī, d'après Yazīd ibn ʿUmayr ibn Muʿāwiya al-Shāmī, qui a dit :
J'entrai chez ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (sur lui la paix) à Marw et lui dis : « Ô fils du Messager de Dieu, on nous a rapporté d'après al-Ṣādiq Jaʿfar ibn Muḥammad (sur eux deux la paix) qu'il a dit : “Il n'y a ni contrainte absolue (jabr) ni délégation totale (tafwīḍ), mais plutôt une position entre les deux (amr bayn amrayn).” Quelle en est la signification ? » Il dit : « Quiconque prétend que Dieu accomplit nos actes puis nous châtie pour eux, celui-là professe la contrainte absolue (jabr). Et quiconque prétend que Dieu — Puissant et Majestueux — a délégué l'affaire de la création et de la subsistance à Ses preuves (ḥujaj, les Imams) — sur eux la paix —, celui-là professe la délégation totale (tafwīḍ). Or, celui qui professe la contrainte absolue est mécréant (kāfir), et celui qui professe la délégation totale est associateur (mushrik). » Je lui dis : « Ô fils du Messager de Dieu, qu'est-ce donc que la position entre les deux ? » Il dit : « L'existence d'un chemin (sabīl) pour accomplir ce qui leur a été ordonné et pour abandonner ce qui leur a été interdit. » Je lui dis : « Dieu — Puissant et Majestueux — a-t-Il une volonté (mashīʾa) et un vouloir (irāda) à cet égard ? » Il dit : « Quant aux actes d'obéissance (ṭāʿāt), la volonté et le vouloir de Dieu à leur égard consistent en l'ordre de les accomplir, l'agrément à leur sujet et l'assistance pour les réaliser. Quant aux actes de désobéissance (maʿāṣī), Sa volonté et Son vouloir consistent en l'interdiction de les commettre, le courroux à leur encontre et l'abandon (khidhlān) dans leur perpétration. » Je dis : « Dieu a-t-Il un décret (qaḍāʾ) à leur égard ? » Il dit : « Oui, il n'est aucun acte que les serviteurs accomplissent, bien ou mal, sans que Dieu n'ait un décret à son sujet. » Je dis : « Quelle est la signification de ce décret ? » Il dit : « Le jugement (ḥukm) sur eux en fonction de ce qu'ils méritent pour leurs actes comme récompense et châtiment en ce monde et dans l'au-delà. »
IsnādMuhammad ibn Muhammad ibn ʿIṣām — que Dieu l'agrée — rapporte : Muhammad ibn Yaʿqūb al-Kulaynī nous a raconté : ʿAlī ibn Muḥammad connu sous le nom de ʿAllān nous a raconté : Abū Ḥāmid ʿImrān ibn Mūsā ibn Ibrāhīm nous a raconté, d'après Ḥusayn ibn al-Qāsim al-Raqqām, d'après al-Qāsim ibn Muslim, d'après son frère ʿAbd al-ʿAzīz ibn Muslim, qui dit : J'ai interrogé al-Riḍā (la paix soit sur lui)
au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Ils ont oublié Dieu, alors [Dieu] les a oubliés » (Coran 9:67). Il dit alors : Dieu — Exalté — n'oublie pas et ne commet pas d'inadvertance ; seule la créature contingente (al-makhlūq al-muḥdath) oublie et commet des inadvertances. N'entends-tu pas Sa parole — Puissant et Majestueux — : « Et ton Seigneur n'est point oublieux » (Coran 19:64) ? En vérité, Il rétribue celui qui L'a oublié et a oublié la rencontre de son Jour en leur faisant s'oublier eux-mêmes, comme Dieu — Puissant et Majestueux — l'a dit : « Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu ; alors [Dieu] leur a fait oublier leur propre personne : ceux-là sont les pervers » (Coran 59:19). Et Il dit — Exalté — : « Aujourd'hui donc Nous vous oublions comme vous avez oublié la rencontre de votre Jour que voici » (Coran 45:34), c'est-à-dire : Nous les abandonnons comme ils ont abandonné de se préparer à la rencontre de leur Jour.
L'auteur de ce livre dit : Sa parole « Nous les abandonnons » signifie que Nous ne leur accordons pas la récompense de celui qui espérait la rencontre de son Jour, car l'abandon (tark) ne peut être attribué à Dieu — Exalté —. Quant à la parole de Dieu — Exalté — : « Et Il les a laissés dans les ténèbres où ils ne voient pas » (Coran 2:17), cela signifie qu'Il ne les précipite pas dans le châtiment et qu'Il leur accorde un délai afin qu'ils se repentent.
IsnādNous a rapporté Muḥammad b. Aḥmad b. Ibrāhīm al-Maʿādhī, qui a dit : nous a rapporté Aḥmad b. Muḥammad b. Saʿīd al-Kūfī al-Hamdānī, qui a dit : nous a rapporté ʿAlī b. al-Ḥasan b. ʿAlī b. Faḍḍāl, d’après son père
Il a dit : j’ai interrogé ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Non ! En vérité, ce jour-là ils seront voilés de leur Seigneur » (Coran 83:15). Il a répondu : Certes, Dieu — Béni et Très-Haut — n’est pas décrit par un lieu qu’Il occuperait et dans lequel Ses serviteurs seraient voilés de Lui. Mais ce verset signifie qu’ils seront voilés de la récompense de leur Seigneur. Il a dit : Et je L’ai interrogé au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Et ton Seigneur viendra, ainsi que les Anges, rang par rang » (Coran 89:22). Il a répondu : Dieu — Puissant et Majestueux — n’est pas décrit par la venue et le départ — exalté soit-Il au-dessus du déplacement. Par cela, Il veut seulement dire : « Et l’ordre de ton Seigneur viendra, ainsi que les Anges, rang par rang. » Il a dit : Et je L’ai interrogé au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Attendent-ils seulement que Dieu vienne à eux sous des ombrages de nuées, ainsi que les Anges ? » (Coran 2:210). Il a dit : Il signifie : « Attendent-ils seulement que leur viennent les Anges sous des ombrages de nuées ? » — et c’est ainsi que ce verset a été révélé. Il a dit : Et je L’ai interrogé au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Dieu s’est moqué d’eux » (Coran 2:15), et de Sa parole : « Il se moque d’eux » (Coran 9:79), et de Sa parole — exalté soit-Il — : « Ils ont tramé une ruse, et Dieu a tramé une ruse » (Coran 3:54), et de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Ils cherchent à tromper Dieu, mais c’est Lui qui les trompe » (Coran 4:142). Il a répondu : En vérité, Dieu — Puissant et Majestueux — ne se moque pas, ne raille pas, ne russe pas et ne trompe pas. Mais Lui — Puissant et Majestueux — les rétribue par la rétribution de la moquerie, la rétribution de la raillerie, la rétribution de la ruse et de la tromperie. Exalté soit Dieu, d’une hautaine élévation, au-dessus de ce que disent les injustes.
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿImrān al-Daqqāq — que Dieu l'agrée —, qui dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Hārūn al-Ṣūfī, qui dit : nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn Mūsā ibn Ayyūb al-Rūyānī, d'après ʿAbd al-ʿAẓīm ibn ʿAbd Allāh al-Ḥasanī — que Dieu l'agrée —, d'après Ibrāhīm ibn Abī Maḥmūd
Il dit : Je dis à al-Riḍā — que la paix soit sur lui — : « Ô fils du Messager de Dieu, que dis-tu du hadith que les gens rapportent du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — selon lequel il a dit : “Dieu — béni et exalté soit-Il — descend chaque nuit jusqu'au ciel le plus proche” ? » Il dit — que la paix soit sur lui : « Que Dieu maudisse ceux qui déplacent les paroles de leurs places ! Par Dieu, le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — n'a pas dit cela. Il a seulement dit — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille : “Dieu — béni et exalté soit-Il — fait descendre un ange jusqu'au ciel le plus proche chaque nuit, durant le dernier tiers [de la nuit], et la nuit du vendredi au début de la nuit ; Il lui ordonne alors d'appeler : 'Y a-t-il un demandeur ? Je lui donnerai. Y a-t-il un repenti ? J'accueillerai son repentir. Y a-t-il un implorant pardon ? Je lui pardonnerai. Ô toi qui recherches le bien, avance ! Ô toi qui recherches le mal, arrête-toi !' Il ne cesse d'appeler ainsi jusqu'à l'apparition de l'aube ; et lorsque l'aube se lève, il retourne à sa place dans la royauté céleste.' Mon père me l'a rapporté d'après mon grand-père, d'après ses pères, d'après le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille. »
Moïse fils d'ʿImrān (que la paix soit sur lui), lorsqu'il s'entretint en privé avec son Seigneur (Puissant et Majestueux), dit : « Seigneur, es-Tu loin de moi, que je T'appelle à voix haute, ou es-Tu proche, que je Te parle en confidence ? » Dieu (Glorifiée soit Sa grandeur) lui révéla : « Je suis le compagnon intime de celui qui se souvient de Moi. » Moïse (que la paix soit sur lui) dit : « Seigneur, il m'arrive d'être dans une situation où je Te juge trop grand pour me souvenir de Toi en elle. » Il dit : « Ô Moïse ! Souviens-toi de Moi en toute situation. »
IsnādMuhammad ibn ʿAlī Mājīlawayh — qu'Allah l'agrée — rapporte : ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim nous a rapporté, d’après al-Mukhtār ibn Muhammad ibn al-Mukhtār al-Hamadānī, d’après al-Fatḥ ibn Yazīd al-Jurjānī, d’après Abū al-Ḥasan (l’Imam al-Kāẓim) — sur lui la paix — qui a dit :
Je l’ai entendu dire au sujet d’Allah — Puissant et Majestueux — : « Il est le Subtil (al-Laṭīf), le Parfaitement Informé (al-Khabīr), l’Audient (as-Samīʿ), le Clairvoyant (al-Baṣīr), l’Unique (al-Wāḥid), le Seul (al-Aḥad), l’Immuable (aṣ-Ṣamad) ; Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré, et nul n’est égal à Lui. Il est l’Initiateur des choses, Celui qui donne corps aux corps et Celui qui forme les formes. S’Il était comme ils le disent, le Créateur ne serait pas distingué de la créature, ni l’Initiateur de ce qui est initié. Il y a une différence entre Celui qui donne un corps, une forme et une origine, et ce à quoi Il donne corps, forme et origine — car rien ne Lui ressemble et Il ne ressemble à rien. » Je dis : « Oui, qu’Allah me fasse sacrifice pour toi ! Mais tu as dit : “le Seul, l’Immuable” et tu as dit : “Il ne ressemble à rien”, alors qu’Allah est Un (wāḥid) et que l’homme est aussi un (wāḥid) ; l’unicité ne se ressemble-t-elle pas ? » Il dit : « Ô Fatḥ, tu t’égares — qu’Allah te raffermisse ! La ressemblance ne concerne que les significations ; quant aux noms, ils sont identiques et ils sont une indication sur le nommé. En effet, l’homme, bien qu’on dise de lui “un”, on signifie par là qu’il est un seul corps, qu’il n’est pas deux. Mais l’homme lui-même n’est pas un (au sens absolu), car ses membres sont différents, ses couleurs sont multiples et différentes, et il est composé de parties dissemblables : son sang n’est pas sa chair, sa chair n’est pas son sang, ses nerfs ne sont pas ses veines, son cheveu n’est pas sa peau, son noir n’est pas son blanc ; et ainsi pour le reste des créatures. L’homme est un dans le nom, mais non un dans la signification. Quant à Allah — Sa gloire est immense —, Il est Un, et nul autre que Lui n’est un ; il n’y a en Lui ni différence, ni disparité, ni augmentation, ni diminution. Quant à l’homme créé, fabriqué, composé de parties différentes et de substances diverses, il est, par cet assemblage, une chose une. » Je dis : « Que je sois sacrifié pour toi ! Tu m’as soulagé — qu’Allah te soulage ! Quant à ta parole : “le Subtil, le Parfaitement Informé”, explique-la moi comme tu as expliqué “l’Unique”. Car je sais que Sa subtilité (luṭf) est différente de la subtilité de Ses créatures, par distinction, mais j’aimerais que tu me l’exposes. » Il dit alors : « Ô Fatḥ, nous L’avons appelé “le Subtil” (al-Laṭīf) à cause de la créature subtile et de Sa connaissance de la chose subtile et non subtile. Parmi les créatures subtiles, il y a les petits animaux, comme les moustiques, les tiques et ce qui est plus petit qu’eux — ce que les yeux distinguent à peine, voire chez lesquels on ne distingue presque pas, à cause de leur petitesse, le mâle de la femelle, ni le nouveau-né de l’ancien. Quand nous avons vu la petitesse de cela dans sa subtilité, sa guidance vers l’accouplement, sa fuite devant la mort, sa collecte de ce qui lui convient depuis les profondeurs des mers, l’écorce des arbres, les déserts et les plaines arides, la compréhension réciproque de certains d’entre eux par leur langage et ce par quoi leurs petits les comprennent, leur transport de la nourriture vers eux, puis la composition de leurs couleurs — rouge avec jaune, blanc avec vert —, et ce que nos yeux distinguent à peine dans la perfection de leur création, ce que nos yeux ne voient pas et que nos mains ne touchent pas, nous avons su que le Créateur de cette création est Subtil : Il a agi avec subtilité dans la création de ce que nous avons nommé, sans travail, sans outil et sans instrument. Et tout artisan d’une chose la fabrique à partir d’une chose, tandis qu’Allah est le Créateur, le Subtil, le Magnifique : Il a créé et fabriqué sans aucune chose. »
IsnādAbū Jaʿfar Muḥammad b. ʿAlī b. al-Ḥusayn b. Mūsā b. Bābawayh a rapporté, d’après son père (que Dieu l’agrée), d’après Aḥmad b. Idrīs, d’après al-Ḥusayn b. ʿAbd Allāh, d’après Muḥammad b. ʿUbayd Allāh, Mūsā b. ʿUmar et al-Ḥasan b. ʿAlī b. Abī ʿUthmān, d’après Muḥammad b. Sinān qui a dit :
— J’ai interrogé Abū al-Ḥasan ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) : « Dieu avait-Il connaissance de Lui-même avant de créer les créatures ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai dit : « Se voyait-Il et S’entendait-Il ? » Il a dit : « Il n’avait nul besoin de cela, car Il n’interrogeait pas Sa propre essence et ne Lui demandait rien. Lui-même est Son Essence, et Son Essence est Lui ; Sa puissance est pénétrante. Il n’a donc pas besoin de nommer Son essence ; cependant Il a choisi pour Lui-même des noms (destinés) à autre que Lui, afin que l’on L’invoque par eux, car si l’on ne L’invoque pas par Son nom, Il n’est pas connu. Le premier nom qu’Il a choisi pour Lui-même est al-ʿAlī al-ʿAẓīm (le Très-Haut, l’Immense), car il est le plus élevé de tous les noms. Sa signification est Allāh ; le nom al-ʿAlī al-ʿAẓīm est le premier de Ses noms, parce qu’Il est le Très-Haut, élevé au-dessus de toute chose. »
IsnādNous a rapporté Muhammad ibn Bakrān al-Naqqāsh, que Dieu l'agrée, à Kūfa en l'an 354, nous a rapporté Aḥmad ibn Muḥammad ibn Saʿīd al-Hamadānī, client des Banū Hāshim, qui a dit : nous a rapporté ʿAlī ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Faḍḍāl, d'après son père, d'après Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (sur eux deux la paix), qui a dit :
La première des créatures de Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — qu'Il créa pour faire connaître Sa création est l'écriture, les lettres de l'alphabet. Et lorsqu'un homme est frappé sur la tête avec un bâton, et qu'il prétend ne pouvoir articuler certaines paroles, la règle à son sujet est de lui présenter les lettres de l'alphabet ; puis on lui donne le prix du sang (diya) à proportion de celles qu'il n'aura pu articuler.
Et mon père m'a rapporté, d'après son père, d'après son grand-père, d'après le Commandeur des croyants (sur lui la paix), au sujet de (ا ب ت ث) : il a dit : Alif est les bienfaits de Dieu, Bā' est la splendeur de Dieu, Tā' est l'accomplissement de l'ordre par le Qā'im (le Résurrecteur) de la famille de Muḥammad (sur lui la paix), et Thā' est la récompense des croyants pour leurs œuvres pies.
(ج ح خ) : Jīm est la beauté de Dieu et la majesté de Dieu, Ḥā' est la clémence de Dieu envers les pécheurs, et Khā' est l'oubli de la mention des gens de désobéissance auprès de Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié.
(د ذ) : Dāl est la religion de Dieu, et Dhāl vient de Dhū al-Jalāl (le Possesseur de Majesté).
(ر ز) : Rā' vient d'al-Ra'ūf al-Raḥīm (le Clément, le Miséricordieux), et Zāy est les convulsions du Jour de la Résurrection.
(س ش) : Sīn est la splendeur de Dieu, et Shīn est : Dieu a voulu ce qu'Il a voulu et a décrété ce qu'Il a décrété, et « vous ne voulez rien que si Dieu veut ».
(ص ض) : Ṣād vient de Ṣādiq al-Wa'd (le Véridique en Sa promesse) concernant le fait de faire passer les gens sur le Sirāṭ (le pont) et de retenir les injustes auprès du guet-apens (al-mirṣād) ; et Ḍād signifie : s'est égaré celui qui s'oppose à Muḥammad et à la famille de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sur sa famille).
(ط ظ) : Ṭā' est « Ṭūbā » (félicité) pour les croyants et le beau retour ; et Ẓā' est la bonne opinion que les croyants ont de Lui, et la mauvaise opinion que les mécréants ont de Lui.
(ع غ) : ʿAyn vient d'al-ʿĀlim (le Savant), et Ghayn vient d'al-Ghayy (l'égarement).
(ف ق) : Fā' est une troupe parmi les troupes du Feu, et Qāf est le Coran ; à Dieu [incombe] son rassemblement et sa lecture.
(ك ل) : Kāf vient d'al-Kāfī (le Suffisant), et Lām est le verbiage des mécréants dans leurs inventions de mensonge contre Dieu.
(م ن) : Mīm est la royauté de Dieu au Jour où nul autre que Lui n'est roi, et Il dit — exalté et magnifié : « À qui appartient la royauté aujourd'hui ? » Puis Il fait parler les esprits de Ses prophètes, de Ses messagers et de Ses preuves (ḥujaj) et ils disent : « À Dieu, l'Unique, le Dominateur suprême. » Alors Il dit — que Sa majesté est grande : « Aujourd'hui chaque âme sera rétribuée pour ce qu'elle aura acquis, point d'injustice aujourd'hui, car Dieu est prompt à compter. » Et Nūn est le don de Dieu aux croyants et Son châtiment contre les mécréants.
(و ه) : Wāw est « malheur à celui qui désobéit à Dieu », et Hā' est « il compte peu auprès de Dieu celui qui Lui désobéit ».
(ﻻ ي) : Lām Alif est « il n'y a de dieu que Dieu », et c'est la parole de sincérité ; tout serviteur qui la dit sincèrement, le Paradis lui devient obligatoire. Et Yā' est la main de Dieu au-dessus de Sa création, déployée par la subsistance ; gloire à Lui et qu'Il est élevé au-dessus de ce qu'ils Lui associent !
Puis il (sur lui la paix) a dit : Dieu — béni et exalté soit-Il — a fait descendre ce Coran avec ces lettres que tous les Arabes emploient couramment. Puis Il a dit : « Dis : "Si les hommes et les djinns se rassemblaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien de semblable, même s'ils s'entraidaient les uns les autres." »
IsnādNous a rapporté ʿAbd al-Wāḥid b. Muḥammad b. ʿAbdūs al-ʿAṭṭār — que Dieu l'agrée — disant : nous a rapporté ʿAlī b. Muḥammad b. Qutayba al-Nīsābūrī, d'après Ḥamdān b. Sulaymān b. al-Nīsābūrī
Il dit : J'interrogeai al-Riḍā (sur lui la paix) au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Quiconque Dieu veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l'islam » (Coran 6:125). Il dit : « Celui que Dieu veut guider, par sa foi en ce monde, vers Son Jardin et Sa Demeure d'Honneur dans l'Au-delà, Il lui ouvre la poitrine à la soumission à Dieu [al-taslīm li-Llāh], à la confiance en Lui [al-thiqa bihi] et à la quiétude en ce qu'Il lui a promis comme récompense, jusqu'à ce qu'il s'en apaise. Et celui qu'Il veut égarer, de Son Jardin et de Sa Demeure d'Honneur dans l'Au-delà, pour sa mécréance envers Lui [kufrihi bihi] et sa désobéissance envers Lui en ce monde, Il rend sa poitrine étroite et resserrée, jusqu'à ce qu'il doute dans sa mécréance et que son cœur soit troublé dans sa croyance, au point qu'il devienne comme s'il s'élevait vers le ciel. Ainsi Dieu met la souillure [al-rijs] sur ceux qui ne croient pas »
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn ʿAlī Mājīlawayh (que Dieu l’agrée) : m’a rapporté mon oncle Muḥammad ibn Abī al-Qāsim : m’a rapporté Abū Samīnat al-Kūfī al-Ṣayrafī, d’après Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Khurāsānī, serviteur d’al-Riḍā (sur lui la paix), qui dit :
Un homme parmi les zindīqs (dualistes / hérétiques) entra chez al-Riḍā (sur lui la paix) alors qu’un groupe se trouvait auprès de lui. Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) lui dit : « Vois-tu, si la parole était votre parole et qu’elle n’est pas comme vous dites, ne serions-nous pas, vous et nous, sur un pied d’égalité dans la religion (sharʿan), et ce que nous avons prié, jeûné, acquitté l’aumône légale (zakāt) et professé (notre foi) ne nous nuirait-il pas ? » L’homme se tut. Puis Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Si la parole est notre parole – et c’est notre parole – comme nous le disons, n’êtes-vous pas perdus et nous sauvés ? » L’homme dit : « Que Dieu te fasse miséricorde ! Indique-moi donc comment Il est ? Et où Il est ? » Il dit : « Malheur à toi ! Ce vers quoi tu es allé est une erreur. Il est le “où” du lieu (ayyana al-ayna) et Il était sans lieu (lā ayna). Il est le “comment” du comment (kayyafa al-kayfa) et Il était sans comment (lā kayfa). Il n’est donc connu ni par une modalité (kayfūfiyya), ni par une localisation (aynūniyya), ni par un sens (ḥāssa), et Il n’est comparé à rien. » L’homme dit : « Alors Il n’est rien, s’Il n’est perçu par aucun des sens. » Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit alors : « Malheur à toi ! Lorsque tes sens ont été incapables de Le percevoir, tu as nié Sa seigneurie (rubūbiyya). Quant à nous, lorsque nos sens sont incapables de Le percevoir, nous avons la certitude qu’Il est notre Seigneur et qu’Il est une chose différente des choses. » L’homme dit : « Informe-moi : quand a-t-Il été ? » Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Informe-moi : quand n’a-t-Il pas été, et je t’informerai quand Il a été. » L’homme dit : « Quelle est la preuve de Son existence ? » Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Moi, lorsque j’ai considéré mon corps et qu’il ne m’a pas été possible d’y ajouter ou d’en retrancher dans la largeur et la longueur, ni d’en écarter les choses nuisibles ni d’y attirer les avantages, j’ai su que cette construction a un constructeur, et je L’ai reconnu – avec ce que je vois de la rotation de la sphère céleste par Sa puissance, la formation des nuages, la direction des vents, le cours du soleil, de la lune et des étoiles, et autres signes merveilleux et parfaits – j’ai su qu’il y a pour tout cela un Déterminateur et un Créateur. » L’homme dit : « Pourquoi S’est-Il voilé ? » Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Le voile (al-ḥijāb) pour les créatures est à cause de l’abondance de leurs péchés. Quant à Lui, aucun secret ne Lui est caché dans les moments de la nuit et du jour. » Il dit : « Pourquoi le sens de la vue ne Le perçoit-Il pas ? » Il dit : « Pour la distinction entre Lui et Ses créatures, que le sens de la vue perçoit, qu’elles soient d’entre elles ou autres. De plus, Il est plus auguste (ajallu) que d’être perçu par une vue, ou d’être embrassé par une imagination (wahm), ou d’être saisi par un intellect (ʿaql). » Il dit : « Définis-Le moi. » Il dit : « Il n’a pas de limite (ḥadd). » Il dit : « Pourquoi ? » Il dit : « Parce que toute chose limitée (maḥdūd) est finie quant à une limite (mutanāhin ilā ḥadd), et si elle admet la limitation (taḥdīd), elle admet l’augmentation ; si elle admet l’augmentation, elle admet la diminution. Donc Il n’est ni limité, ni susceptible d’augmentation, ni de diminution, ni de division, ni d’être imaginé. » L’homme dit : « Informe-moi au sujet de votre parole : “Il est Latīf (Subtil / Doux), Samīʿ (Audient), Baṣīr (Voyant), ʿAlīm (Scient) et Ḥakīm (Sage).” L’Audient est-il autrement que par une oreille, le Voyant autrement que par un œil, le Subtil/Doux autrement que par l’action des mains, et le Sage/Savant autrement que par l’artisanat ? » Alors Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) dit : « Le “Subtil” (al-laṭīf) parmi nous a la signification de l’acquisition de l’artisanat (ittiḫādh al-ṣunʿa). Ne vois-tu pas l’homme qui acquiert quelque chose et y met de la subtilité (fa-yalṭufu) dans son acquisition ? On dit alors : “Qu’il est subtil, untel !” Comment donc ne dirait-on pas du Créateur auguste (al-khāliq al-jalīl) : “Subtil (Laṭīf)” ? Car Il a créé des créatures subtiles et augustes, et a composé dans l’animal ses âmes (arwāḥ), et a créé chaque espèce distincte de son espèce dans la forme, et certaines ne ressemblent point aux autres ; chacune a une subtilité (luṭf) de la part du Créateur Subtil et Connaisseur (al-khabīr) dans la composition de sa forme. Puis nous avons considéré les arbres et ce qu’ils portent de fruits savoureux, comestibles ou non, et nous avons dit alors : “Notre Créateur est Subtil (Laṭīf), non pas comme la subtilité de Ses créatures dans leur artisanat.” Et nous avons dit : “Il est Samīʿ (Audient)” parce que les voix de Ses créatures, depuis le Trône jusqu’au sol, de la fourmi jusqu’à ce qui est plus grand, sur terre et en mer, ne Lui sont pas cachées, et leurs langues ne se confondent pas pour Lui. Nous avons dit alors : “Il est Audient (Samīʿ), non par une oreille.” Et nous avons dit : “Il est Voyant (Baṣīr), non par une vue (baṣar)” parce qu’Il voit la trace de la fourmi noire dans la nuit obscure sur le rocher noir, et Il voit la démarche de la fourmi dans la nuit ténébreuse, et Il voit ses préjudices et ses avantages, la trace de son accouplement, ses petits et sa descendance. Nous avons dit alors : “Il est Voyant, non comme la vue de Ses créatures.”
IsnādTamīm ibn ʿAbd Allāh ibn Tamīm al-Qurashī nous a rapporté, disant : mon père nous a rapporté, d'après Aḥmad ibn ʿAlī al-Anṣārī, d'après Abū l-Ṣalt ʿAbd al-Salām ibn Ṣāliḥ al-Harawī, qui dit : al-Ma’mūn interrogea Abū l-Ḥasan ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (sur lui la paix) au sujet de la Parole de Dieu – Puissant et Majestueux – « Et c'est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, alors que Son Trône était sur l'eau, pour vous éprouver, qui parmi vous est le meilleur en œuvre » et il dit : … Ensuite, il lui dit : Ô fils du Messager de Dieu, quel est le sens de la Parole de Dieu – Sa gloire est grande – « Et si ton Seigneur l'avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru sans exception. Est-ce toi qui contraindrais les gens jusqu'à ce qu'ils soient croyants ? Il n'appartient à aucune âme de croire, si ce n'est par la permission de Dieu. » Al-Riḍā (sur lui la paix) dit : mon père Mūsā ibn Jaʿfar m'a rapporté, d'après son père Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père Muḥammad ibn ʿAlī, d'après son père ʿAlī ibn al-Ḥusayn, d'après son père al-Ḥasan ibn ʿAlī, d'après son père ʿAlī ibn Abī Ṭālib (sur eux la paix), qui dit : … Alors al-Ma’mūn dit : Tu m'as soulagé, qu'Allah te soulage. Ensuite, informe-moi au sujet de la Parole de Dieu – Puissant et Majestueux – « Ceux dont les yeux étaient voilés sur Mon Rappel et qui ne pouvaient entendre » Alors il dit : …
Dieu – Béni et Très-Haut – a créé le Trône, l’eau et les Anges avant la création des cieux et de la terre. Les Anges tiraient donc argument d’eux-mêmes, du Trône et de l’eau pour connaître Dieu – Puissant et Majestueux –. Ensuite, Il plaça Son Trône sur l’eau afin de manifester par cela Sa puissance aux Anges, pour qu’ils sachent qu’Il est sur toute chose Omnipotent. Puis, Il éleva le Trône par Sa puissance, le transporta et le plaça au-dessus des sept cieux. Ensuite, Il créa les cieux et la terre en six jours, tout en dominant Son Trône ; or Il était capable de les créer en un clin d’œil, mais Dieu – Puissant et Majestueux – les créa en six jours pour montrer aux Anges ce qu’Il crée parmi elles, chose après chose, afin qu’ils tirent argument de la nouveauté de ce qui advient à propos de Dieu – que Sa mention soit exaltée –, fois après fois. Dieu n’a pas créé le Trône par besoin qu’Il en aurait, car Il se passe du Trône et de tout ce qu’Il a créé ; Il n’est pas décrit comme étant sur le Trône, car Il n’est pas un corps – qu’Il soit élevé au-dessus de la description de Ses créatures, d’une très haute élévation. Quant à Sa parole – Puissant et Majestueux – « pour vous éprouver, qui parmi vous est le meilleur en œuvre », Dieu – Puissant et Majestueux – a créé Ses créatures pour les éprouver par l’imposition de Son obéissance et de Son adoration, non pas à titre de mise à l’épreuve et d’expérimentation, car il n’a cessé d’être savant de toute chose. Alors al-Ma’mūn dit : Tu m’as soulagé, ô Abū l-Ḥasan, qu’Allah te soulage. En vérité, les musulmans dirent au Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) : « Si tu contraignais, ô Messager de Dieu, ceux que tu peux parmi les gens à l’islam, notre nombre augmenterait et nous serions plus forts contre notre ennemi. » Le Messager de Dieu dit : « Je ne voudrais pas rencontrer Dieu – Puissant et Majestueux – avec une innovation à propos de laquelle Il ne m’a rien révélé, et je ne suis pas de ceux qui se donnent de la peine sans raison. » Alors Dieu – Puissant et Majestueux – révéla sur lui : « Ô Muhammad, si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru sans exception », par voie de contrainte et d’obligation en ce monde, de même qu’ils croiront lors de la vision directe et de la vue du châtiment dans l’au-delà. « Et si Je faisais cela avec eux, ils ne mériteraient de Ma part ni récompense ni louange ; mais Je veux d’eux qu’ils croient de leur plein gré, non contraints, pour mériter de Ma part la proximité, l’honneur et la demeure éternelle dans le Jardin de l’Éternité. » « Est-ce toi qui contraindrais les gens jusqu’à ce qu’ils soient croyants ? » Quant à Sa parole – Puissant et Majestueux – « Il n’appartient à aucune âme de croire, si ce n’est par la permission de Dieu », cela n’est pas sur le mode de l’interdiction de la foi pour elle, mais selon le sens qu’elle ne pouvait croire que par la permission de Dieu ; et Sa permission est Son ordre à elle de croire tant qu’elle est astreinte à la charge légale et au culte ; Sa contrainte d’elle à la foi se produit lorsqu’elle n’est plus soumise à la charge légale et au culte. Alors al-Ma’mūn dit : Tu m’as soulagé, ô Abū l-Ḥasan, qu’Allah te soulage. Informe-moi donc au sujet de la Parole de Dieu – Puissant et Majestueux – : « Ceux dont les yeux étaient voilés sur Mon Rappel et qui ne pouvaient entendre. » Il dit : « Le voile de l’œil n’empêche pas le Rappel, car le Rappel n’est pas vu par l’œil ; mais Dieu – Puissant et Majestueux – a comparé ceux qui mécroient en la walāya (autorité spirituelle) de ʿAlī ibn Abī Ṭālib (sur lui la paix) à des aveugles, car ils trouvaient pesante la parole du Prophète (que Dieu prie sur lui et sa famille) à son sujet et ne pouvaient l’entendre. » Alors al-Ma’mūn dit : Tu m’as soulagé, qu’Allah te soulage.
IsnādMon père — que Dieu l'agrée — nous a rapporté : Saʿd ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté : ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim nous a rapporté, d'après ʿAlī ibn Maʿbad, d'après al-Ḥusayn ibn Khālid, d'après ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā — sur lui la paix —, d'après son père, d'après ses pères — sur eux la paix — : Le Commandeur des croyants — sur lui la paix — a dit : L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — a dit :
« Quiconque ne croit pas en mon Bassin (ḥawḍ), que Dieu ne l'abreuve pas de mon Bassin ; et quiconque ne croit pas en mon intercession (shafāʿa), que Dieu ne lui accorde pas mon intercession. » Puis il — sur lui la paix — dit : « Mon intercession est seulement pour les auteurs des péchés majeurs (kabāʾir) parmi ma communauté ; quant aux bienfaiteurs (muḥsinūn), il n'y a pas de voie contre eux. » Al-Ḥusayn ibn Khālid dit : Je dis à al-Riḍā — sur lui la paix — : « Ô fils de l'Envoyé de Dieu, quel est le sens de la parole de Dieu — Puissant et Grand — : "Ils n'intercèdent que pour celui qu'Il agrée" (Coran 21:28) ? » Il dit : « Ils n'intercèdent que pour celui dont Dieu a agréé la religion. » L'auteur (al-muṣannif) dit : Le croyant (muʾmin) est celui qui se réjouit de sa bonne action et que sa mauvaise action attriste, selon la parole du Prophète — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — : « Celui que sa bonne action réjouit et que sa mauvaise action attriste, celui-là est croyant. » Et lorsqu'une mauvaise action l'attriste, il s'en repent ; le repentir (nadam) est un retour (tawba), et le repenti (tāʾib) mérite l'intercession et le pardon (ghufrān). Quant à celui que sa mauvaise action n'attriste pas, il n'est pas croyant ; et s'il n'est pas croyant, il ne mérite pas l'intercession, car Dieu n'agrée pas sa religion.
IsnādMuhammad b. al-Qāsim al-Mufassir – que Dieu l’agrée – rapporte : m’ont rapporté Yūsuf b. Muhammad b. Ziyād et ʿAlī b. Muhammad b. Sayyār, d’après leurs deux pères [respectifs], d’après al-Ḥasan b. ʿAlī, d’après son père ʿAlī b. Muhammad, d’après son père Muhammad b. ʿAlī, d’après son père ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā (sur lui la paix !), d’après son père Mūsā b. Jaʿfar, d’après son père Jaʿfar b. Muhammad, d’après son père Muhammad b. ʿAlī, d’après son père ʿAlī b. al-Ḥusayn (sur eux la paix !)
À propos de la parole de Dieu – Puissant et Majestueux – : « Celui qui a fait pour vous de la terre un lit et du ciel une voûte » (Coran 2:22), il (l’Imam) dit : « Il l’a rendue conforme à vos natures, appropriée à vos corps. Il ne l’a pas rendue d’une chaleur et d’une ardeur extrêmes qui vous brûleraient, ni d’un froid extrême qui vous glacerait, ni d’une odeur extrêmement agréable qui vous fendrait les têtes, ni d’une puanteur extrême qui vous détruirait, ni d’une mollesse extrême comme l’eau qui vous noierait, ni d’une dureté extrême qui vous opposerait une résistance pour vos demeures, vos constructions et les tombes de vos morts. Mais Il – Puissant et Majestueux – y a mis une fermeté grâce à laquelle vous tirez profit, et sur laquelle vos corps et vos édifices tiennent ; et Il y a mis ce par quoi elle se laisse creuser pour vos maisons, vos tombes et beaucoup de vos avantages. Voilà pourquoi Il a fait pour vous de la terre un lit. Puis Il dit : « et du ciel une voûte » : un toit préservé au-dessus de vous, dans lequel Il fait tourner son soleil, sa lune et ses étoiles pour vos profits. Puis Dieu – Puissant et Majestueux – dit : « et du ciel Il fit descendre de l’eau » (Coran 2:22) : il s’agit de la pluie qu’Il fait descendre d’en haut pour atteindre les sommets de vos montagnes, vos collines, vos hauteurs et vos vallées ; puis Il la répartit en bruine, en averse, en ondée et en rosée afin que vos terres l’absorbent, et Il n’a pas fait descendre cette pluie sur vous en une seule masse qui gâterait vos terres, vos arbres, vos cultures et vos fruits. Puis Dieu – Puissant et Majestueux – dit : « et Il en a fait sortir des fruits comme subsistance pour vous » (Coran 2:22) : il s’agit de ce qu’Il fait sortir de la terre comme subsistance pour vous. « Ne donnez donc pas d’égaux à Dieu » (Coran 2:22), c’est-à-dire des semblables et des pareils parmi les idoles, qui ne raisonnent pas, n’entendent pas, ne voient pas et ne peuvent rien, alors que vous savez qu’elles ne peuvent rien [produire] de ces bienfaits insignes que votre Seigneur – Béni et Très-Haut – vous a accordés.
IsnādNous a rapporté Muḥammad b. Aḥmad al-Sanānī — que Dieu soit satisfait de lui — disant : nous a rapporté Muḥammad b. Abī ʿAbd Allāh al-Kūfī disant : nous a rapporté Sahl b. Ziyād al-Adamī, d'après ʿAbd al-ʿAẓīm b. ʿAbd Allāh al-Ḥasanī, d'après l'Imam ʿAlī b. Muḥammad [al-Hādī], d'après Muḥammad b. ʿAlī [al-Jawād], d'après son père ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā — sur lui la paix — disant :
Un jour, Abū Ḥanīfa sortit de chez al-Ṣādiq [Jaʿfar b. Muḥammad] et rencontra Mūsā b. Jaʿfar — sur lui la paix — qui lui dit : « Ô jeune homme, de qui provient le péché ? » Il — sur lui la paix — répondit : « Il n'échappe à trois cas : ou bien il provient de Dieu — Puissant et Majestueux — mais il n'en est rien ; or il ne convient pas au Généreux de châtier Son serviteur pour ce que celui-ci n'a pas acquis. Ou bien il provient de Dieu — Puissant et Majestueux — et du serviteur ; mais il ne convient pas à l'associé fort d'opprimer l'associé faible. Ou bien il provient du serviteur et c'est bien de lui ; alors si Dieu le châtie, c'est pour son péché, et s'Il lui pardonne, c'est par Sa générosité et Sa munificence. »
IsnādNous rapporta ʿAlī ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿImrān al-Daqqāq, que Dieu l’agrée, dit : nous rapporta Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Ṭā’ī, dit : me rapporta Abū Saʿīd Sahl ibn Ziyād al-Adamī al-Rāzī, d’après ʿAlī ibn Jaʿfar al-Kūfī : j’entendis mon maître ʿAlī ibn Muḥammad (sur lui la paix) dire : me rapporta mon père Muḥammad ibn ʿAlī, d’après son père al-Riḍā ʿAlī ibn Mūsā, d’après son père Mūsā ibn Jaʿfar, d’après son père Jaʿfar ibn Muḥammad, d’après son père Muḥammad ibn ʿAlī, d’après son père ʿAlī ibn al-Ḥusayn, d’après son père al-Ḥusayn ibn ʿAlī (sur eux la paix). Et nous rapporta Muḥammad ibn ʿUmar le ḥāfiẓ (mémorisateur) al-Baghdādī, dit : me rapporta Abū al-Qāsim Isḥāq ibn Jaʿfar al-ʿAlawī, dit : me rapporta mon père Jaʿfar ibn Muḥammad ibn ʿAlī, d’après Sulaymān ibn Muḥammad al-Qurashī, d’après Ismāʿīl ibn Abī Ziyād, d’après Jaʿfar ibn Muḥammad, d’après son père, d’après son grand-père al-Ḥusayn, d’après ʿAlī (sur lui la paix). Et nous rapporta Abū al-Ḥusayn Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn Isḥāq al-Fārsī al-Gharā’imī, dit : nous rapporta Abū Saʿīd Aḥmad ibn Muḥammad ibn Rumayḥ al-Nasawī à Jurjān, dit : nous rapporta ʿAbd al-ʿAzīz ibn Isḥāq ibn Jaʿfar à Baghdād, dit : me rapporta ʿAbd al-Wahhāb ibn ʿĪsā al-Marwazī, dit : me rapporta al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Muḥammad al-Balawī, dit : me rapporta Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Nujayḥ, d’après Jaʿfar ibn Muḥammad, d’après son père, d’après son grand-père, d’après son père (sur lui la paix). Et nous rapporta Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Qaṭṭān, dit : nous rapporta al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Sukkarī, dit : nous rapporta Muḥammad ibn Zakariyyā al-Jawharī, dit : nous rapporta al-ʿAbbās ibn Bakkār al-Ḍabbī, dit : nous rapporta Abū Bakr al-Hudhalī, d’après ʿIkrima, d’après Ibn ʿAbbās
Il dit : « Lorsque le Commandeur des croyants ʿAlī ibn Abī Ṭālib (sur lui la paix) revint de Ṣiffīn, un vieillard parmi ceux qui avaient assisté à la bataille avec lui se leva et dit : “Ô Commandeur des croyants, informe-nous sur notre marche : était-ce par un décret (qaḍā’) de Dieu et une prédestination (qadar) ?” » Et al-Riḍā dit dans sa tradition d’après ses pères, d’après al-Ḥusayn ibn ʿAlī (sur eux deux la paix) : « Un homme des gens d’Irak entra chez le Commandeur des croyants et dit : “Informe-nous sur notre sortie vers les gens du Shām : était-ce par un décret de Dieu et une prédestination ?” Alors le Commandeur des croyants (sur lui la paix) lui dit : “Oui, ô vieillard ! Par Dieu, vous n’avez gravi aucune pente ni descendu aucun fond de vallée que ce ne fût par un décret de Dieu et une prédestination.” Le vieillard dit : “C’est auprès de Dieu que je compte ma peine, ô Commandeur des croyants.” Il dit : “Doucement, ô vieillard ! Peut-être penses-tu à un décret irrévocable et une prédestination contraignante ! S’il en était ainsi, la récompense et le châtiment, le commandement et l’interdiction, la répréhension seraient abolis ; le sens de la promesse et de la menace tomberait ; il n’y aurait ni blâme pour le malfaisant ni louange pour le bienfaisant ; le bienfaisant mériterait davantage le blâme que le pécheur, et le pécheur mériterait davantage la bienfaisance que le bienfaisant. Telle est la parole des adorateurs des idoles, des adversaires du Tout-Miséricordieux, des qadarites (partisans du libre arbitre absolu) de cette communauté et de ses mazdéens. Ô vieillard ! Dieu — Puissant et Majestueux — a imposé une charge de façon à laisser un choix, a interdit en mettant en garde, a donné beaucoup pour peu ; Il n’a pas été désobéi parce que vaincu, ni obéi parce que contraint ; Il n’a pas créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux en vain. ‘Telle est la pensée de ceux qui ont mécru : malheur à ceux qui ont mécru, à cause du Feu’ (Coran 38:27).” » Il dit : « Alors le vieillard se leva en disant : “Au jour du Salut, du Tout-Miséricordieux, pardon ! Tu es l’Imam par l’obéissance duquel nous espérons ; que ton Seigneur te récompense de notre part en bien ! Tu as clarifié de notre religion ce qui était confus ; j’étais plongé dans la perversité et la désobéissance. Il n’y a donc pas d’excuse pour commettre une turpitude ; si oui, j’aurais alors, ô gens, adoré Satan ! Non, non ! Ni celui qui accepte ce qu’Il interdit ne Le fait tomber dans le meurtre injuste et tyrannique du saint (walī) ; et Il n’a ni aimé ni voulu la perversité ; Celui qui possède le Trône, Dieu, l’a déclaré clairement. Comment aimerait-Il, alors que Sa résolution est établie ?” » L’auteur de ce livre dit : « Muḥammad ibn ʿUmar le ḥāfiẓ n’a mentionné à la fin de ce hadith de la poésie que les deux premiers vers. »
IsnādNous a rapporté al-Ḥusayn b. Muḥammad al-Ashnānī al-Rāzī l-ʿAdl à Balkh : Nous a rapporté ʿAlī b. Mihrawayh al-Qazwīnī : Nous a rapporté Dāwūd b. Sulaymān al-Farrāʾ : Nous a rapporté ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā (sur lui la paix), d’après son père, d’après ses pères, d’après al-Ḥusayn b. ʿAlī (sur eux la paix) :
Il a dit : « Un Juif interrogea ʿAlī b. Abī Ṭālib (sur lui la paix) et dit : “Informe-moi de ce qui n’est pas pour Dieu, et de ce qui n’est pas auprès de Dieu, et de ce que Dieu ne sait pas.” ʿAlī (sur lui la paix) répondit : “Quant à ce que Dieu ne sait pas, c’est votre parole, ô assemblée des Juifs : ‘Uzayr (Esdras) est le fils de Dieu’ — or Dieu Très-Haut ne se sait [aucun] enfant. Quant à ta parole ‘ce qui n’est pas pour Dieu’, c’est que Dieu n’a point d’associé. Et quant à ta parole ‘ce qui n’est pas auprès de Dieu Très-Haut’, c’est qu’il n’y a pas auprès de Dieu d’injustice envers les serviteurs.” Le Juif dit alors : “J’atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu, et j’atteste que Muḥammad est le Messager de Dieu.” »
Un homme interrogea Abū al-Ḥasan (l'Imam ʿAlī ar-Riḍā, la paix sur lui) alors qu'il était en circumambulation (ṭawāf) et lui dit : « Informe-moi au sujet du Généreux (al-jawād). » Il répondit : « Ta parole a deux aspects. Si tu interroges au sujet de la créature, le généreux est celui qui s'acquitte de ce que Dieu — Puissant et Majestueux — lui a imposé comme obligation, et l'avare est celui qui est avare de ce que Dieu lui a imposé. Et si tu entends le Créateur, Il est le Généreux lorsqu'Il donne et Il est le Généreux lorsqu'Il refuse, car s'Il donne à un serviteur, Il lui donne ce qui n'est pas à lui, et s'Il refuse, Il refuse ce qui n'est pas à Lui. »
J'ai entendu le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille et le salue) dire : « Dieu — que Sa majesté soit exaltée — a dit : "Que celui qui n'agrée pas Mon décret et ne croit pas en Ma prédestination cherche une autre divinité que Moi." » Et le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : « Dans tout décret de Dieu — puissant et majestueux — il y a un bien pour le croyant. »
IsnādAbū al-Ḥasan Muḥammad b. ʿAmr b. ʿAlī al-Baṣrī nous a rapporté, [disant] : Abū al-Ḥasan al-Ḥasan b. al-Maythamī nous a rapporté, [disant] : Abū al-Ḥasan ʿAlī b. Mahrawayh al-Qazwīnī nous a rapporté, [disant] : Abū al-Ġāzī nous a rapporté, [disant] : Abū al-Ḥasan ʿAlī b. Mūsā al-Riḍā (que la paix soit sur lui) nous a rapporté, [disant] : mon père Mūsā b. Jaʿfar (que la paix soit sur lui) nous a rapporté, [disant] : mon père Jaʿfar b. Muḥammad (que la paix soit sur lui) nous a rapporté, [disant] : mon père Muḥammad b. ʿAlī (que la paix soit sur lui) nous a rapporté, [disant] : mon père ʿAlī b. al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) nous a rapporté, [disant] : mon père al-Ḥusayn b. ʿAlī (que la paix soit sur lui) nous a rapporté, [disant] : j’ai entendu mon père ʿAlī b. Abī Ṭālib (que la paix soit sur lui) dire :
Les actions sont de trois catégories : les obligations (farāʾiḍ), les vertus surérogatoires (faḍāʾil) et les désobéissances (maʿāṣī). Quant aux obligations, elles sont par ordre de Dieu Très-Haut, par l’agrément de Dieu, par Son décret (qaḍāʾ), par Sa prédestination (taqdīr), par Sa volonté (mashīʾa) et par Sa science (ʿilm). Quant aux vertus surérogatoires, elles ne sont pas par ordre de Dieu, mais [elles sont] par l’agrément de Dieu, par le décret de Dieu, par la prédestination de Dieu, par la volonté de Dieu et par la science de Dieu. Quant aux désobéissances, elles ne sont pas par ordre de Dieu, mais [elles sont] par le décret de Dieu, par la prédestination de Dieu, par la volonté de Dieu et par Sa science ; ensuite Il châtie pour elles.
IsnādNous a rapporté Aḥmad ibn Ibrāhīm ibn Hārūn al-Fāmī dans la mosquée de Kūfa : nous a rapporté Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar al-Ḥimyarī, d’après son père, qui dit : nous a rapporté Ibrāhīm ibn Hāshim, d’après ʿAlī ibn Maʿbad, d’après al-Ḥusayn ibn Khālid, d’après Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Mūsā al-Riḍā (que la paix soit sur lui).
Il dit : Je lui dis : « Ô fils du Messager de Dieu, les gens nous attribuent la croyance au tashbīh (anthropomorphisme) et au jabr (prédestination coercitive) à cause des hadiths rapportés à ce sujet d'après tes Pères les Imams (que la paix soit sur eux). » Il répondit : « Ô Ibn Khālid, informe-moi : les hadiths rapportés d'après mes Pères les Imams (que la paix soit sur eux) au sujet de l'anthropomorphisme et de la prédestination coercitive sont-ils plus nombreux, ou les hadiths rapportés à ce sujet d'après le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) ? » Je dis : « Plutôt ce qui est rapporté d'après le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) à ce sujet est plus nombreux. » Il dit : « Qu'ils disent donc que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) professait l'anthropomorphisme et la prédestination coercitive, alors ! » Je lui dis : « Eux, ils disent que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) n'a rien dit de tel, et que cela n'a été que rapporté mensongèrement sur son compte. » Il dit : « Qu'ils disent donc de mes Pères les Imams (que la paix soit sur eux) qu'ils n'ont rien dit de tel, et que cela n'a été que rapporté mensongèrement sur leur compte ! » Puis il (que la paix soit sur lui) dit : « Quiconque professe l'anthropomorphisme et la prédestination coercitive est un mécréant polythéiste, et nous sommes innocents de lui en ce monde et dans l'Au-delà. Ô Ibn Khālid, ce sont les extrémistes (ghulāt) qui ont fabriqué les hadiths sur nous concernant l'anthropomorphisme et la prédestination coercitive, eux qui ont minimisé la grandeur de Dieu le Très-Haut. Quiconque les aime nous hait ; quiconque les hait nous aime. Quiconque s'allie à eux nous déclare la guerre ; quiconque leur déclare la guerre s'allie à nous. Quiconque les maintient nous rompt ; quiconque les rompt nous maintient. Quiconque les traite durement nous traite avec piété ; quiconque les traite avec piété nous traite durement. Quiconque les honore nous humilie ; quiconque les humilie nous honore. Quiconque les accepte nous rejette ; quiconque les rejette nous accepte. Quiconque leur fait du bien nous fait du mal ; quiconque leur fait du mal nous fait du bien. Quiconque les croit nous traite de menteurs ; quiconque les traite de menteurs nous croit. Quiconque leur donne nous prive ; quiconque les prive nous donne. Ô Ibn Khālid, que celui qui fait partie de notre shīʿa (parti) ne prenne jamais parmi eux un allié ni un secoureur ! »
IsnādMon père — que Dieu l'agrée — nous a rapporté : Saʿd ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté : Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid al-Barqī nous a rapporté, d'après son père, d'après Sulaymān ibn Jaʿfar al-Jaʿfarī, d'après Abū al-Ḥasan al-Riḍā — sur lui la paix — qui a dit :
La prédestination (jabr) et le libre arbitre absolu (tafwīḍ) furent évoqués en sa présence. Il dit alors : « Ne voulez-vous pas que je vous donne sur ce sujet un principe fondamental (aṣl) sur lequel vous ne divergerez pas et que nul ne pourra contester face à vous sans que vous ne le terrassiez ? » Nous dîmes : « Si tu le juges bon. » Il dit : « En vérité, Dieu — Puissant et Majestueux — n'est pas obéi par contrainte, ni désobéi par Suprématie (sur Lui). Il n'a pas non plus abandonné les serviteurs à eux-mêmes dans Son royaume. Il est le Possesseur de ce dont Il leur a donné possession, et le Puissant sur ce sur quoi Il leur a donné pouvoir. Si les serviteurs entreprennent de Lui obéir, Dieu ne les en empêche ni ne les en détourne. Et s'ils entreprennent de Lui désobéir, s'Il veut les en empêcher, Il le fait ; et s'Il ne les en empêche pas et qu'ils commettent (le péché), ce n'est pas Lui qui les y a introduits. » Puis il — sur lui la paix — dit : « Quiconque saisit les limites de cette parole aura vaincu quiconque s'oppose à lui. »
IsnādNous a rapporté mon père (que Dieu l'agrée) et Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn Aḥmad ibn al-Walīd (que Dieu l'agrée), ils ont dit : nous a rapporté Saʿd ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr al-Bizanṭī, d'après Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui), qui a dit :
Je lui dis : « Nos compagnons, certains disent [qu'il y a] la contrainte (al-jabr) et d'autres disent [qu'il y a] la capacité (al-istiṭāʿa). » Il me dit : « Écris : Dieu (béni et exalté soit-Il) a dit : "Ô fils d'Adam, c'est par Ma volonté (mashīyatī) que tu es celui qui veut pour toi-même ce que tu veux ; c'est par Ma force (quwwatī) que tu as accompli envers Moi Mes obligations ; c'est par Ma grâce (niʿmatī) que tu as trouvé la force de Me désobéir. Je t'ai fait doué d'ouïe, de vue, de force. Ce qui t'atteint de bien (ḥasana) vient de Dieu, et ce qui t'atteint de mal (sayyi'a) vient de toi-même. Et cela parce que Je suis plus digne de tes bonnes actions que toi-même, et tu es plus digne de tes mauvaises actions que Moi. Et cela parce que Je ne suis pas interrogé sur ce que Je fais, tandis qu'eux seront interrogés." Voilà que Je t'ai ordonné tout ce que tu désires. »
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿImrān al-Daqqāq – que Dieu l'agrée –, disant : nous a rapporté Muḥammad ibn Yaʿqūb al-Kulaynī, disant : nous a rapporté ʿAlī ibn Muḥammad, connu sous le nom de ʿAllān, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après al-Ḥusayn ibn Khālid, d'après Abū al-Ḥasan al-Riḍā – sur lui la paix –, qu'il a dit :
Sache – que Dieu t'enseigne le bien – que Dieu, Béni et Très-Haut, est Éternel sans commencement (qadīm), et l'éternité sans commencement (al-qidam) est un attribut qui indique à l'homme doué d'intellect qu'il n'y a rien avant Lui et rien avec Lui dans Sa pérennité. Il nous est donc manifeste, par la reconnaissance de la majorité, que le miracle de l'attribut est qu'il n'y a rien avant Dieu et rien avec Dieu dans Sa permanence, et s'annule la parole de celui qui prétend qu'il y avait quelque chose avant Lui ou qu'il y avait quelque chose avec Lui dans Sa permanence. Il n'est pas possible que cela soit un créateur pour Lui, car cela n'a cessé d'être avec Lui ; comment donc serait-il créateur de ce qui n'a cessé d'être avec Lui ? Et s'il y avait quelque chose avant Lui, cette chose serait le Premier, non pas Lui ; et le Premier serait plus digne d'être le créateur du premier second.
Puis Il s'est décrit Lui-même – Béni et Très-Haut – par des noms, invitant la création lorsqu'Il les créa, les soumettant à Ses ordres et les éprouvant, à L'invoquer par ces noms. Il s'est nommé Lui-même : Audient (samīʿ), Voyant (baṣīr), Puissant (qādir), Dominateur (qāhir), Vivant (ḥayy), Éternel (qayyūm), Manifeste (ẓāhir), Caché (bāṭin), Subtil (laṭīf), Informé (khabīr), Fort (qawīy), Puissant par la force (ʿazīz), Sage (ḥakīm), Savant (ʿalīm) et autres noms semblables. Lorsque les exagérateurs menteurs (ghālūn) virent cela parmi Ses noms, et qu'ils nous avaient entendu rapporter de Dieu qu'il n'y a rien de semblable à Lui et rien de la création dans Son état, ils dirent : « Informez-nous, puisque vous prétendez qu'il n'y a pas de semblable à Dieu ni d'équivalent à Lui, comment avez-vous partagé avec Lui Ses plus beaux noms (al-asmāʾ al-ḥusnā) en vous nommant par tous ces noms ? Car cela est une preuve que vous êtes semblables à Lui dans tous Ses états ou dans certains d'entre eux à l'exclusion d'autres, puisque les noms bons vous rassemblent. » Il leur fut dit : « Dieu, Béni et Très-Haut, a imposé aux serviteurs des noms parmi Ses noms avec des significations différentes ; c'est comme le fait qu'un seul nom rassemble deux significations différentes. La preuve en est la parole des gens, permise et courante chez eux – et c'est avec cela que Dieu, Puissant et Majestueux, s'est adressé aux créatures, leur parlant par ce qu'ils comprennent, afin que ce soit pour eux une preuve (ḥujja) pour la perte de ce qu'ils ont perdu. On dit d'ailleurs à un homme : « chien » (kalb), « âne » (ḥimār), « taureau » (thawr), « ivresse » (sukkara), « ténèbres » (ʿalqama), « lion » (asad), tout cela en un sens contraire, car les noms ne s'appliquent pas selon leurs significations sur lesquelles ils ont été fondés, puisque l'homme n'est ni un lion ni un chien. Comprends cela, que Dieu te fasse miséricorde.
Et Dieu n'est nommé Savant (ʿālim) que non par une science surgie (ʿilm ḥādith) par laquelle Il connaîtrait les choses et s'aiderait pour préserver ce qui vient à la suite de Son commandement et la délibération sur ce qu'Il crée parmi Ses créatures et ce qu'Il anéantit de ce qui a passé parmi Ses créatures qu'Il a anéanties – car si cette science ne se trouvait pas en Lui et Lui faisait défaut, Il serait ignorant et faible, comme nous voyons que les savants parmi les créatures ne sont appelés savants que par une science surgie, alors qu'avant cela ils étaient ignorants, et parfois la science des choses les quitte et ils retournent à l'ignorance. Dieu n'est appelé Savant que parce qu'Il n'ignore rien ; ainsi, le nom de science rassemble le Créateur et la créature, mais la signification diffère, comme tu le vois.
Notre Seigneur est appelé Audient (samīʿ) non par un organe par lequel Il entend le son sans voir, comme notre organe par lequel nous entendons ne peut pas voir ; mais Il – Puissant et Majestueux – a informé qu'aucun son ne Lui est caché, non selon la manière par laquelle nous sommes nommés nous-mêmes. Ainsi, le nom d'audient nous rassemble, mais la signification diffère.
De même, le Voyant (baṣīr) n'est pas par un organe par lequel Il voit, comme nous voyons par un organe de nous-mêmes que nous n'utilisons pas pour autre chose ; mais Dieu est Voyant en ce qu'Il n'ignore aucune personne regardée. Ainsi, le nom nous rassemble, mais la signification diffère.
Il est Tenant (qāʾim), non au sens de se dresser ou de se tenir sur une jambe avec effort comme les choses se tiennent ; mais Il a informé qu'Il est qāʾim, signifiant qu'Il est Gardien (ḥāfiẓ), comme on dit : « Un tel est le qāʾim (celui qui prend en charge) notre affaire. » Et Lui – Puissant et Majestueux – est al-Qāʾim (Celui qui veille) sur chaque âme selon ce qu'elle a acquis. Le terme qāʾim, dans le langage des gens, signifie aussi le permanent (al-bāqī), et il exprime aussi la suffisance, comme quand tu dis à un homme : « Prends en charge (qum bi-amr) l'affaire d'un tel », c'est-à-dire suffis-toi à lui. Quant au qāʾim parmi nous, il est celui qui se tient debout. Ainsi, le nom nous rassemble, mais la signification ne nous rassemble pas.
Quant au Subtil (laṭīf), il n'est pas au sens de petitesse, minceur ou taille réduite, mais cela renvoie à la pénétration dans les choses et à l'impossibilité d'être saisi, comme on dit : « Cette chose m'est devenue subtile (laṭufa ʿannī) » et « Un tel est subtil dans sa doctrine et sa parole », ce qui t'informe qu'il est caché au point d'éblouir l'intellect, d'échapper à la quête et de devenir profond et raffiné, que l'imagination ne peut saisir. Ainsi Dieu, Béni et Très-Haut, est subtil (laṭufa) au point de ne pouvoir être saisi par une limite ni d'être délimité par une description. Or la subtilité (al-laṭāfa) chez nous est la petitesse et la quantité réduite. Ainsi, le nom nous rassemble, mais la signification diffère.
Quant à l'Informé (khabīr), c'est Celui à qui rien n'échappe et dont rien ne se perd, non par expérience ni par observation des choses qui Lui fournirait la science, car si l'expérience et l'observation Lui apportaient la science, sans elles Il serait ignorant – alors que Dieu n'a cessé d'être Informé de ce qu'Il crée. L'informé parmi les hommes est celui qui s'informe après ignorance et qui apprend. Ainsi, le nom nous rassemble, mais la signification diffère.
Quant au Manifeste (ẓāhir), ce n'est pas parce qu'Il domine les choses en montant sur elles, en s'asseyant dessus ou en grimpant sur leurs sommets, mais cela est dû à Sa domination (qahr), à Sa supériorité sur les choses et à Sa puissance sur elles, comme on dit : « J'ai triomphé (ẓahartu) de mes ennemis » et « Dieu m'a fait triompher (aẓharanī) de mon adversaire », ce qui exprime la victoire et la domination. Ainsi est la manifestation (ẓuhūr) de Dieu sur les choses. Un autre aspect est qu'Il est Manifeste pour quiconque Le veut : rien ne Lui est caché, et Il est le Gérant (mudabbir) de tout ce que l'on voit. Quel Manifeste est plus manifeste et plus clair en Son commandement que Dieu, Béni et Très-Haut ? Car tu ne manques jamais de trouver Son œuvre, où que tu te tournes, et en toi-même se trouvent de Ses traces qui te suffisent. Or le manifeste parmi nous est celui qui apparaît par lui-même et est connu par sa limite. Ainsi, le nom nous rassemble, mais la signification diffère.
Quant au Caché (bāṭin), ce n'est pas au sens de s'enfoncer dans les choses en pénétrant en elles, mais cela vient de Sa connaissance intime des choses, de Sa préservation et de Sa gestion, comme on dit : « Je l'ai pénétré (abṭantuhu) », c'est-à-dire je l'ai informé et j'ai connu le secret caché de lui. Le caché parmi nous a le sens de ce qui s'enfonce dans la chose et se dissimule. Ainsi, le nom nous rassemble, mais la signification diffère.
Quant au Dominateur (qāhir), ce n'est pas par effort, peine, ruse, dissimulation ou tromperie, comme les serviteurs se dominent les uns les autres – le dominé parmi eux redevient dominateur et le dominateur redevient dominé – mais cela vient de Dieu, Béni et Très-Haut, en ce que toute Sa création est revêtue de soumission à Son égard et d'incapacité à résister à ce qu'Il veut par elle ; elle ne sort de cela ne serait-ce qu'un clin d'œil, sinon qu'Il lui dit « Sois » et elle est. Or le dominateur parmi nous est selon ce que j'ai mentionné et décrit. Ainsi, le nom nous rassemble, mais la signification diffère.
Il en va de même pour tous les noms, même si nous ne les avons pas tous énumérés. Ce que nous t'avons exposé suffit pour la réflexion. Dieu est notre aide et ton aide dans notre guidance et notre succès. »