Chapitre
بَابُ مَا جَاءَ فِي قَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى: {فَإِذَا قُضِيَتِ الصَّلاَةُ فَانْتَشِرُوا فِي الأَرْضِ وَابْتَغُوا مِنْ فَضْلِ اللَّهِ وَاذْكُرُوا اللَّهَ كَثِيرًا لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ وَإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا وَتَرَكُوكَ قَائِمًا قُلْ مَا عِنْدَ اللَّهِ خَيْرٌ مِنَ اللَّهْوِ وَمِنَ التِّجَارَةِ وَاللَّهُ خَيْرُ الرَّازِقِينَ}
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، حَدَّثَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، وَأَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ إِنَّكُمْ تَقُولُونَ إِنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ يُكْثِرُ الْحَدِيثَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. وَتَقُولُونَ مَا بَالُ الْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ لاَ يُحَدِّثُونَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمِثْلِ حَدِيثِ أَبِي هُرَيْرَةَ وَإِنَّ إِخْوَتِي مِنَ الْمُهَاجِرِينَ كَانَ يَشْغَلُهُمْ صَفْقٌ بِالأَسْوَاقِ، وَكُنْتُ أَلْزَمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى مِلْءِ بَطْنِي، فَأَشْهَدُ إِذَا غَابُوا وَأَحْفَظُ إِذَا نَسُوا، وَكَانَ يَشْغَلُ إِخْوَتِي مِنَ الأَنْصَارِ عَمَلُ أَمْوَالِهِمْ، وَكُنْتُ امْرَأً مِسْكِينًا مِنْ مَسَاكِينِ الصُّفَّةِ أَعِي حِينَ يَنْسَوْنَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي حَدِيثٍ يُحَدِّثُهُ " إِنَّهُ لَنْ يَبْسُطَ أَحَدٌ ثَوْبَهُ حَتَّى أَقْضِيَ مَقَالَتِي هَذِهِ، ثُمَّ يَجْمَعَ إِلَيْهِ ثَوْبَهُ إِلاَّ وَعَى مَا أَقُولُ " . فَبَسَطْتُ نَمِرَةً عَلَىَّ، حَتَّى إِذَا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ جَمَعْتُهَا إِلَى صَدْرِي، فَمَا نَسِيتُ مِنْ مَقَالَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تِلْكَ مِنْ شَىْءٍ.
IsnādAbū al-Yamān nous a raconté, Shuʿayb nous a raconté, d'après al-Zuhrī, qui a dit : Saʿīd ibn al-Musayyab et Abū Salama ibn ʿAbd al-Raḥmān m'ont informé qu'Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée) a dit
« Vous dites qu'Abū Hurayra rapporte beaucoup de hadiths du Messager d'Allah (paix et salut sur lui), et vous vous demandez pourquoi les émigrés (al-muhājirūn) et les auxiliaires (al-ansār) ne rapportent pas autant de hadiths du Messager d'Allah qu'Abū Hurayra. Or, mes frères parmi les émigrés étaient occupés par leurs transactions dans les marchés, tandis que moi, je suivais assidûment le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) le ventre vide. Ainsi, j'étais présent lorsqu'ils étaient absents, et je retenais lorsqu'ils oubliaient. Quant à mes frères parmi les auxiliaires, ils étaient occupés par la gestion de leurs biens, alors que j'étais un pauvre parmi les pauvres de la Ṣuffa (les gens démunis qui séjournaient dans la mosquée du Prophète) : je retenais quand ils oubliaient. Et le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit dans un hadith qu'il rapportait : « Personne n'étendra son vêtement avant que j'aie terminé mon propos, puis ne le ramènera à lui, sans qu'il retienne ce que je dis. » J'ai donc étendu sur moi une étoffe rayée ; lorsque le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) eut terminé son propos, je la ramenai contre ma poitrine, et je n'oubliai rien de ce propos du Messager d'Allah (paix et salut sur lui). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، قَالَ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ ـ رضى الله عنه ـ لَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ آخَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنِي وَبَيْنَ سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ فَقَالَ سَعْدُ بْنُ الرَّبِيعِ إِنِّي أَكْثَرُ الأَنْصَارِ مَالاً، فَأَقْسِمُ لَكَ نِصْفَ مَالِي، وَانْظُرْ أَىَّ زَوْجَتَىَّ هَوِيتَ نَزَلْتُ لَكَ عَنْهَا، فَإِذَا حَلَّتْ تَزَوَّجْتَهَا. قَالَ فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ لاَ حَاجَةَ لِي فِي ذَلِكَ، هَلْ مِنْ سُوقٍ فِيهِ تِجَارَةٌ قَالَ سُوقُ قَيْنُقَاعَ. قَالَ فَغَدَا إِلَيْهِ عَبْدُ الرَّحْمَنِ، فَأَتَى بِأَقِطٍ وَسَمْنٍ ـ قَالَ ـ ثُمَّ تَابَعَ الْغُدُوَّ، فَمَا لَبِثَ أَنْ جَاءَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ عَلَيْهِ أَثَرُ صُفْرَةٍ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تَزَوَّجْتَ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " وَمَنْ ". قَالَ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ. قَالَ " كَمْ سُقْتَ ". قَالَ زِنَةَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ أَوْ نَوَاةً مِنْ ذَهَبٍ. فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ ".
IsnādD'après ce que nous a rapporté ʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿAbd Allāh, qui l'a reçu d'Ibrāhīm ibn Saʿd, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf (qu'Allah l'agrée) a dit :
« Lorsque nous arrivâmes à Médine, le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) établit un lien de fraternité entre Saʿd ibn al-Rabīʿ et moi. Saʿd ibn al-Rabīʿ dit alors : "Je suis l'un des Ansār (habitants de Médine) les plus riches ; je vais te donner la moitié de mes biens. Regarde laquelle de mes deux femmes te plaît : je te la cède, et dès qu'elle sera licenciée (par divorce), tu pourras l'épouser." ʿAbd al-Raḥmān répondit : "Je n'ai besoin de rien de tout cela. Y a-t-il un marché où l'on puisse commercer ?" On lui dit : "Le marché de Qaynuqāʿ." ʿAbd al-Raḥmān s'y rendit dès le matin et rapporta du lait caillé (aqiṭ) et du beurre clarifié (samn). Puis il continua à y aller matin après matin. Peu de temps après, ʿAbd al-Raḥmān revint avec des traces de parfum jaune (sur lui). Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) lui demanda : "T'es-tu marié ?" Il répondit : "Oui." Le Prophète dit : "Avec qui ?" Il dit : "Une femme des Ansār." Il demanda : "Quelle dot lui as-tu versée ?" Il dit : "Le poids d'un noyau (nawāt) d'or — ou un noyau d'or." Alors le Prophète (paix et salut sur lui) lui dit : "Organise un repas de noces, fût-ce avec une brebis." »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَدِمَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ الْمَدِينَةَ فَآخَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَهُ وَبَيْنَ سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ الأَنْصَارِيِّ، وَكَانَ سَعْدٌ ذَا غِنًى، فَقَالَ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ أُقَاسِمُكَ مَالِي نِصْفَيْنِ، وَأُزَوِّجُكَ. قَالَ بَارَكَ اللَّهُ لَكَ فِي أَهْلِكَ وَمَالِكَ، دُلُّونِي عَلَى السُّوقِ. فَمَا رَجَعَ حَتَّى اسْتَفْضَلَ أَقِطًا وَسَمْنًا، فَأَتَى بِهِ أَهْلَ مَنْزِلِهِ، فَمَكَثْنَا يَسِيرًا ـ أَوْ مَا شَاءَ اللَّهُ ـ فَجَاءَ وَعَلَيْهِ وَضَرٌ مِنْ صُفْرَةٍ، فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَهْيَمْ ". قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ. قَالَ " مَا سُقْتَ إِلَيْهَا ". قَالَ نَوَاةً مِنْ ذَهَبٍ، أَوْ وَزْنَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ. قَالَ " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ ".
IsnādAḥmad ibn Yūnus nous a rapporté, Zuhayr nous a rapporté, Ḥumayd nous a rapporté, d'après Anas (qu'Allah l'agrée)
Il a dit : « ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf arriva à Médine. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) établit un lien de fraternité entre lui et Saʿd ibn al-Rabīʿ al-Anṣārī. Or Saʿd était riche. Il dit à ʿAbd al-Raḥmān : « Je partage ma richesse en deux avec toi et je te marie. » ʿAbd al-Raḥmān répondit : « Qu'Allah te bénisse dans ta famille et tes biens. Indiquez-moi plutôt le marché. » Il revint [du marché] après avoir gagné du lait caillé sec (aqiṭ) et du beurre clarifié (samn) qu'il apporta aux gens de sa maison. Nous restâmes un court laps de temps — ou ce qu'Allah voulut — puis il revint avec des traces de couleur jaune [de parfum]. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) lui demanda : « Qu'y a-t-il ? » Il répondit : « Ô Messager d'Allah, j'ai épousé une femme des Anṣār. » Il dit : « Quelle dot (mahr) lui as-tu versée ? » Il répondit : « Le poids d'un noyau (nawāt) d'or » — ou « un noyau d'or ». Le Prophète dit alors : « Offre un repas de noces (walīma), ne serait-ce qu'avec un mouton. » »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَتْ عُكَاظٌ وَمِجَنَّةُ وَذُو الْمَجَازِ أَسْوَاقًا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، فَلَمَّا كَانَ الإِسْلاَمُ فَكَأَنَّهُمْ تَأَثَّمُوا فِيهِ فَنَزَلَتْ {لَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَنْ تَبْتَغُوا فَضْلاً مِنْ رَبِّكُمْ } فِي مَوَاسِمِ الْحَجِّ، قَرَأَهَا ابْنُ عَبَّاسٍ.
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, nous a rapporté Sufyān, d'après ʿAmr, d'après Ibn ʿAbbās (que Dieu les agrée tous deux) :
Il a dit : « ʿUkāẓ, Mijanna et Dhū l-Majāz étaient des marchés à l’époque préislamique (al-jāhiliyya). Lorsque vint l’islam, ils [les musulmans] les considérèrent comme un péché (taʾaththamū). Alors fut révélé [le verset] : « Il n’y a pas de péché pour vous à rechercher une faveur de votre Seigneur » (Coran 2:198) pendant les saisons du pèlerinage. C’est ainsi qu’Ibn ʿAbbās le récitait. »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، سَمِعْتُ النُّعْمَانَ بْنَ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنه ـ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ أَبِي فَرْوَةَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ النُّعْمَانَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ أَبِي فَرْوَةَ، سَمِعْتُ الشَّعْبِيَّ، سَمِعْتُ النُّعْمَانَ بْنَ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي فَرْوَةَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْحَلاَلُ بَيِّنٌ، وَالْحَرَامُ بَيِّنٌ وَبَيْنَهُمَا أُمُورٌ مُشْتَبِهَةٌ، فَمَنْ تَرَكَ مَا شُبِّهَ عَلَيْهِ مِنَ الإِثْمِ كَانَ لِمَا اسْتَبَانَ أَتْرَكَ، وَمَنِ اجْتَرَأَ عَلَى مَا يَشُكُّ فِيهِ مِنَ الإِثْمِ أَوْشَكَ أَنْ يُوَاقِعَ مَا اسْتَبَانَ، وَالْمَعَاصِي حِمَى اللَّهِ، مَنْ يَرْتَعْ حَوْلَ الْحِمَى يُوشِكْ أَنْ يُوَاقِعَهُ " .
IsnādM'en a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā, nous a rapporté Ibn Abī ʿAdī, d'après Ibn ʿAwn, d'après al-Shaʿbī, j'ai entendu al-Nuʿmān ibn Bashīr — qu'Allah l'agrée — dire : j'ai entendu le Prophète — sur lui la paix et le salut —. — Et par une autre chaîne : nous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, nous a rapporté Ibn ʿUyayna, d'après Abū Farwa, d'après al-Shaʿbī, dit : j'ai entendu al-Nuʿmān, d'après le Prophète — sur lui la paix et le salut —. — Et par une autre chaîne : nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, nous a rapporté Ibn ʿUyayna, d'après Abū Farwa, j'ai entendu al-Shaʿbī, j'ai entendu al-Nuʿmān ibn Bashīr — qu'Allah les agrée tous deux — d'après le Prophète — sur lui la paix et le salut —. — Et par une autre chaîne : nous a rapporté Muḥammad ibn Kathīr, nous a informés Sufyān, d'après Abū Farwa, d'après al-Shaʿbī, d'après al-Nuʿmān ibn Bashīr — qu'Allah l'agrée — dit : le Prophète — sur lui la paix et le salut — a dit :
« Le licite (al-ḥalāl) est évident, l'illicite (al-ḥarām) est évident, et entre les deux se trouvent des choses ambiguës (umūr mushtabiha). Quiconque s'abstient de ce qui est douteux dans le péché sera celui qui s'abstient le plus de ce qui est clairement [interdit]. Et quiconque ose s'aventurer dans ce qui est douteux dans le péché risque fort de tomber dans ce qui est clairement [interdit]. Les désobéissances sont le sanctuaire (ḥimā) d'Allah : quiconque fait paître [son troupeau] autour du sanctuaire risque fort d'y pénétrer. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ الْحَارِثِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ امْرَأَةً، سَوْدَاءَ جَاءَتْ، فَزَعَمَتْ أَنَّهَا أَرْضَعَتْهُمَا، فَذَكَرَ لِلنَّبِيِّ فَأَعْرَضَ عَنْهُ، وَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ " كَيْفَ وَقَدْ قِيلَ " . وَقَدْ كَانَتْ تَحْتَهُ ابْنَةُ أَبِي إِهَابٍ التَّمِيمِيِّ.
IsnādMuḥammad ibn Kathīr nous a rapporté, Sufyān nous a informés, ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Ḥusayn nous a informés, ʿAbd Allāh ibn Abī Mulayka nous a rapporté, d'après ʿUqba ibn al-Ḥārith (qu'Allah l'agrée)
Qu'une femme noire vint et prétendit qu'elle les avait allaités tous les deux. Il (ʿUqba) en parla au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), qui se détourna de lui (ʿUqba) en souriant. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Comment (pourrais-je admettre cela) alors qu'on a déjà dit (ce qui a été dit) ? » Or, il (ʿUqba) avait pour épouse la fille d'Abū Ihāb al-Tamīmī.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ قَزَعَةَ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ عُتْبَةُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ عَهِدَ إِلَى أَخِيهِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ أَنَّ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ مِنِّي فَاقْبِضْهُ. قَالَتْ فَلَمَّا كَانَ عَامَ الْفَتْحِ أَخَذَهُ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ وَقَالَ ابْنُ أَخِي، قَدْ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ. فَقَامَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ، فَقَالَ أَخِي، وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ. فَتَسَاوَقَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. فَقَالَ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْنُ أَخِي، كَانَ قَدْ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ. فَقَالَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُوَ لَكَ يَا عَبْدُ بْنَ زَمْعَةَ ". ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ، وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ". ثُمَّ قَالَ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " احْتَجِبِي مِنْهُ ". لِمَا رَأَى مِنْ شَبَهِهِ بِعُتْبَةَ، فَمَا رَآهَا حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ.
IsnādD'après Yaḥyā ibn Qazaʿa, d'après Mālik, d'après Ibn Šihāb, d'après ʿUrwa ibn al-Zubayr, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée) :
Elle a dit : « ʿUtba ibn Abī Waqqāṣ avait confié à son frère Saʿd ibn Abī Waqqāṣ : “Le fils de l'esclave de Zamʿa est de moi, alors prends-le sous ta garde.” » Elle a dit : « Lors de l'année de la conquête (de La Mecque), Saʿd ibn Abī Waqqāṣ le prit et dit : “C'est le fils de mon frère, car il m'avait confié cela à son sujet.” Alors ʿAbd ibn Zamʿa se leva et dit : “C'est mon frère et le fils de l'esclave de mon père, il est né sur sa couche.” Ils allèrent tous deux trouver le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Saʿd dit : “Ô Messager d'Allah, c'est le fils de mon frère ; il m'avait confié cela à son sujet.” ʿAbd ibn Zamʿa dit : “C'est mon frère et le fils de l'esclave de mon père, il est né sur sa couche.” Le Messager d'Allah (paix sur lui) dit alors : “Il est à toi, ô ʿAbd ibn Zamʿa.” Puis le Prophète (paix sur lui) dit : “L'enfant appartient au lit (du mari), et la pierre (c'est-à-dire la lapidation) est pour le fornicateur.” Ensuite, il dit à Sawda bint Zamʿa, l'épouse du Prophète (paix sur lui) : “Voile-toi devant lui” — en raison de la ressemblance qu'il voyait avec ʿUtba. Et elle ne le vit plus jusqu'à ce qu'elle rencontre Allah (c'est-à-dire jusqu'à sa mort). »
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي السَّفَرِ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ حَاتِمٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْمِعْرَاضِ فَقَالَ " إِذَا أَصَابَ بِحَدِّهِ فَكُلْ، وَإِذَا أَصَابَ بِعَرْضِهِ فَلاَ تَأْكُلْ، فَإِنَّهُ وَقِيذٌ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُرْسِلُ كَلْبِي وَأُسَمِّي، فَأَجِدُ مَعَهُ عَلَى الصَّيْدِ كَلْبًا آخَرَ لَمْ أُسَمِّ عَلَيْهِ، وَلاَ أَدْرِي أَيُّهُمَا أَخَذَ. قَالَ " لاَ تَأْكُلْ، إِنَّمَا سَمَّيْتَ عَلَى كَلْبِكَ وَلَمْ تُسَمِّ عَلَى الآخَرِ ".
IsnādAbū al-Walīd nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, il a dit : ʿAbd Allāh ibn Abī al-Safar m’a informé, d’après al-Shaʿbī, d’après ʿAdī ibn Ḥātim — qu’Allah l’agrée —
Il dit : « J’ai interrogé le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) au sujet du miʿrāḍ (flèche sans plume utilisée pour la chasse). Il répondit : “Si elle atteint [le gibier] par son tranchant, mange-en ; si elle l’atteint par son plat, n’en mange pas, car c’est une wāqidh (bête assommée et morte sans effusion de sang).” Je dis : “Ô Messager d’Allah, j’envoie mon chien [de chasse] et je prononce le nom d’Allah [sur lui] ; puis je trouve, auprès de la prise, un autre chien sur lequel je n’ai pas prononcé le nom d’Allah, et je ne sais lequel des deux a pris [le gibier].” Il répondit : “N’en mange pas ; tu n’as prononcé le nom d’Allah que sur ton chien, et non sur l’autre.” »
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَرَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِتَمْرَةٍ مَسْقُوطَةٍ فَقَالَ " لَوْلاَ أَنْ تَكُونَ صَدَقَةً لأَكَلْتُهَا ". وَقَالَ هَمَّامٌ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَجِدُ تَمْرَةً سَاقِطَةً عَلَى فِرَاشِي ".
IsnādQabīṣa nous a rapporté, qui l’a reçu de Sufyān, d’après Manṣūr, d’après Ṭalḥa, d’après Anas (qu’Allah l’agrée) :
Il a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) passa près d’une datte tombée à terre et dit : “N’eût été la crainte qu’elle ne soit une aumône (ṣadaqa), je l’aurais mangée.” » Et Hammām a dit, d’après Abū Hurayra (qu’Allah l’agrée), d’après le Prophète (sur lui la paix et le salut), qu’il a dit : « Je trouve une datte tombée sur mon lit… »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، قَالَ شُكِيَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الرَّجُلُ يَجِدُ فِي الصَّلاَةِ شَيْئًا، أَيَقْطَعُ الصَّلاَةَ قَالَ " لاَ، حَتَّى يَسْمَعَ صَوْتًا أَوْ يَجِدَ رِيحًا " . وَقَالَ ابْنُ أَبِي حَفْصَةَ عَنِ الزُّهْرِيِّ لاَ وُضُوءَ إِلاَّ فِيمَا وَجَدْتَ الرِّيحَ أَوْ سَمِعْتَ الصَّوْتَ.
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, Ibn ʿUyayna nous a rapporté, d'après al-Zuhrī, d'après ʿAbbād ibn Tamīm, d'après son oncle
Il dit : « On se plaignit au Prophète (paix et salut sur lui) de l'homme qui ressent quelque chose (doute sur une émission de vent) pendant la prière, en demandant : “Doit-il interrompre sa prière ?” Il répondit : “Non, jusqu'à ce qu'il entende un son ou qu'il sente une odeur.” » Et Ibn Abī Ḥafṣa a dit, d'après al-Zuhrī : « Il n'y a d'ablution (wudūʾ) que pour ce pour quoi tu as senti une odeur ou entendu un son. »
حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ الْمِقْدَامِ الْعِجْلِيُّ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الطُّفَاوِيُّ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ،، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ قَوْمًا، قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ قَوْمًا يَأْتُونَنَا بِاللَّحْمِ لاَ نَدْرِي أَذَكَرُوا اسْمَ اللَّهِ عَلَيْهِ أَمْ لاَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " سَمُّوا اللَّهَ عَلَيْهِ وَكُلُوهُ " .
IsnādAḥmad ibn al-Miqdām al-ʿIjliy m’a rapporté, Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Ṭufāwiy nous a rapporté, Hishām ibn ʿUrwa nous a rapporté, d’après son père, d’après ʿĀʾisha (qu’Allah l’agrée) :
Des gens dirent : « Ô Messager d’Allah, voici que des gens nous apportent de la viande, et nous ne savons pas s’ils ont invoqué le Nom d’Allah dessus ou non. » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Invoquez le Nom d’Allah dessus et mangez-la. »
حَدَّثَنَا طَلْقُ بْنُ غَنَّامٍ، حَدَّثَنَا زَائِدَةُ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ سَالِمٍ، قَالَ حَدَّثَنِي جَابِرٌ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ نُصَلِّي مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِذْ أَقْبَلَتْ مِنَ الشَّأْمِ عِيرٌ، تَحْمِلُ طَعَامًا، فَالْتَفَتُوا إِلَيْهَا، حَتَّى مَا بَقِيَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ اثْنَا عَشَرَ رَجُلاً فَنَزَلَتْ {وَإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا}
IsnādNous a rapporté Ṭalq ibn Ghannām, nous a rapporté Zāʾida, d'après Ḥuṣayn, d'après Sālim, a dit : m'a rapporté Jābir — qu'Allah l'agrée —
Il a dit : « Alors que nous priions avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), voilà qu'une caravane en provenance du Shām (Syrie), chargée de nourriture, arriva. Les gens se tournèrent vers elle, au point qu'il ne resta avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) que douze hommes. Alors fut révélé [le verset] : « Et quand ils voient quelque commerce ou quelque divertissement, ils s'y dispersent » (Coran 62:11). »
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ الْمَقْبُرِيُّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " يَأْتِي عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ، لاَ يُبَالِي الْمَرْءُ مَا أَخَذَ مِنْهُ أَمِنَ الْحَلاَلِ أَمْ مِنَ الْحَرَامِ " .
IsnādÂdam nous a rapporté, d'après Ibn Abī Dhi'b, d'après Sa'īd al-Maqburī, d'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée), d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
Il viendra un temps pour les gens où l'homme ne se souciera plus de ce qu'il prend, que ce soit d'une source licite (ḥalāl) ou illicite (ḥarām).
حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي الْمِنْهَالِ، قَالَ كُنْتُ أَتَّجِرُ فِي الصَّرْفِ، فَسَأَلْتُ زَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. وَحَدَّثَنِي الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، وَعَامِرُ بْنُ مُصْعَبٍ، أَنَّهُمَا سَمِعَا أَبَا الْمِنْهَالِ، يَقُولُ سَأَلْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ وَزَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ عَنِ الصَّرْفِ، فَقَالاَ كُنَّا تَاجِرَيْنِ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الصَّرْفِ فَقَالَ " إِنْ كَانَ يَدًا بِيَدٍ فَلاَ بَأْسَ، وَإِنْ كَانَ نَسَاءً فَلاَ يَصْلُحُ " .
IsnādAbū ʿĀṣim nous a rapporté, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : « ʿAmr ibn Dīnār m'a informé, d'après Abū l-Minhāl, qui a dit : Je faisais du commerce de change, alors j'interrogeai Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée), et il dit : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit. » Et al-Faḍl ibn Yaʿqūb m'a rapporté, al-Ḥajjāj ibn Muḥammad nous a rapporté, Ibn Jurayj a dit : ʿAmr ibn Dīnār et ʿĀmir ibn Muṣʿab m'ont informé, qu'ils ont entendu Abū l-Minhāl dire : J'interrogeai al-Barāʾ ibn ʿĀzib et Zayd ibn Arqam au sujet du change, et ils dirent : Nous étions deux commerçants à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), et nous interrogeâmes le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet du change ; il dit : « Si c'est de main à main, il n'y a pas de mal ; si c'est à terme, cela n'est pas valable. »
« Si c'est de main à main, il n'y a pas de mal ; si c'est à terme, cela n'est pas valable. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا مَخْلَدُ بْنُ يَزِيدَ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ عُمَيْرٍ، أَنَّ أَبَا مُوسَى الأَشْعَرِيَّ، اسْتَأْذَنَ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ فَلَمْ يُؤْذَنْ لَهُ، وَكَأَنَّهُ كَانَ مَشْغُولاً فَرَجَعَ أَبُو مُوسَى، فَفَرَغَ عُمَرُ فَقَالَ أَلَمْ أَسْمَعْ صَوْتَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ قَيْسٍ ائْذَنُوا لَهُ قِيلَ قَدْ رَجَعَ. فَدَعَاهُ. فَقَالَ كُنَّا نُؤْمَرُ بِذَلِكَ. فَقَالَ تَأْتِينِي عَلَى ذَلِكَ بِالْبَيِّنَةِ. فَانْطَلَقَ إِلَى مَجْلِسِ الأَنْصَارِ، فَسَأَلَهُمْ. فَقَالُوا لاَ يَشْهَدُ لَكَ عَلَى هَذَا إِلاَّ أَصْغَرُنَا أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ. فَذَهَبَ بِأَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ. فَقَالَ عُمَرُ أَخَفِيَ عَلَىَّ مِنْ أَمْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَلْهَانِي الصَّفْقُ بِالأَسْوَاقِ. يَعْنِي الْخُرُوجَ إِلَى تِجَارَةٍ.
IsnādMuḥammad ibn Salām nous a rapporté : Makhlad ibn Yazīd nous a informés : Ibn Jurayj nous a informés, il a dit : ʿAṭāʾ m’a informé, d’après ʿUbayd ibn ʿUmayr, qu’Abū Mūsā al-Ashʿarī demanda la permission d’entrer chez ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb – qu’Allah l’agrée – mais ne fut pas autorisé, car il semblait occupé. Abū Mūsā s’en retourna donc. Lorsque ʿUmar eut terminé, il dit : « N’ai-je pas entendu la voix de ʿAbd Allāh ibn Qays ? Autorisez-le à entrer. » On lui répondit : « Il est déjà reparti. » Il le fit alors revenir et lui demanda (explication). Il répondit : « C’est ainsi que nous avons été ordonnés (de faire). » Il dit : « Apporte-moi une preuve de cela. » Il se rendit alors à l’assemblée des Anṣār (auxiliaires) et les interrogea. Ils dirent : « Seul le plus jeune d’entre nous, Abū Saʿīd al-Khudrī, témoignera en ta faveur. » Il vint donc avec Abū Saʿīd al-Khudrī. ʿUmar dit alors : « Est-ce que cela m’a été caché de l’ordre du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ? Le commerce sur les marchés m’a distrait » – c’est-à-dire le fait de se rendre au négoce.
Abū Mūsā al-Ashʿarī demanda la permission d’entrer chez ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb – qu’Allah l’agrée – mais ne fut pas autorisé, car il semblait occupé. Abū Mūsā s’en retourna donc. Lorsque ʿUmar eut terminé, il dit : « N’ai-je pas entendu la voix de ʿAbd Allāh ibn Qays ? Autorisez-le à entrer. » On lui répondit : « Il est déjà reparti. » Il le fit alors revenir et lui demanda (explication). Il répondit : « C’est ainsi que nous avons été ordonnés (de faire). » Il dit : « Apporte-moi une preuve de cela. » Il se rendit donc à l’assemblée des Anṣār (auxiliaires) et les interrogea. Ils dirent : « Seul le plus jeune d’entre nous, Abū Saʿīd al-Khudrī, témoignera en ta faveur. » Il vint donc avec Abū Saʿīd al-Khudrī. ʿUmar dit alors : « Est-ce que cela m’a été caché de l’ordre du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ? Le commerce sur les marchés m’a distrait » – c’est-à-dire le fait de se rendre au négoce.
وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي جَعْفَرُ بْنُ رَبِيعَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ هُرْمُزَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ ذَكَرَ رَجُلاً مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ، خَرَجَ فِي الْبَحْرِ فَقَضَى حَاجَتَهُ. وَسَاقَ الْحَدِيثَ. حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ صَالِحٍ قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ بِهَذَا.
IsnādAl-Layth a dit : Jaʿfar ibn Rabīʿa m'a raconté, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Hurmuz, d'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée), d'après le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
qu'il a mentionné un homme des Fils d'Israël qui était sorti en mer et avait satisfait son besoin. Et il a poursuivi le hadith. ʿAbd Allāh ibn Ṣāliḥ m'a raconté : Al-Layth m'a raconté ceci.
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، قَالَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ فُضَيْلٍ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَقْبَلَتْ عِيرٌ، وَنَحْنُ نُصَلِّي مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الْجُمُعَةَ، فَانْفَضَّ النَّاسُ إِلاَّ اثْنَىْ عَشَرَ رَجُلاً، فَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ {وَإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا وَتَرَكُوكَ قَائِمًا }
IsnādMuḥammad m'a rapporté, disant : Muḥammad ibn Fuḍayl m'a rapporté, d'après Ḥuṣayn, d'après Sālim ibn Abī al-Jaʿd, d'après Jābir (qu'Allah l'agrée) :
Il a dit : « Une caravane arriva, alors que nous priions le vendredi (Ṣalāt al-Jumuʿa) avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui). Les gens se dispersèrent, ne laissant que douze hommes. C'est alors que ce verset fut révélé : "Et lorsqu'ils voient quelque commerce ou divertissement, ils s'y dispersent et te laissent debout." (Coran 62:11) »
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِذَا أَنْفَقَتِ الْمَرْأَةُ مِنْ طَعَامِ بَيْتِهَا، غَيْرَ مُفْسِدَةٍ، كَانَ لَهَا أَجْرُهَا بِمَا أَنْفَقَتْ، وَلِزَوْجِهَا بِمَا كَسَبَ، وَلِلْخَازِنِ مِثْلُ ذَلِكَ، لاَ يَنْقُصُ بَعْضُهُمْ أَجْرَ بَعْضٍ شَيْئًا " .
IsnādD'après ʿUthmān ibn Abī Shayba, d'après Jarīr, d'après Manṣūr, d'après Abū Wāʾil, d'après Masrūq, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée)
Elle a dit : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la femme dépense de la nourriture de sa maison, sans chercher à nuire, elle obtient une récompense pour ce qu'elle a dépensé, son mari obtient une récompense pour ce qu'il a acquis (par son travail), et l'intendant (ou le gardien) obtient une récompense similaire. Aucun d'eux ne diminue en rien la récompense des autres. »
حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا أَنْفَقَتِ الْمَرْأَةُ مِنْ كَسْبِ زَوْجِهَا عَنْ غَيْرِ أَمْرِهِ، فَلَهُ نِصْفُ أَجْرِهِ " .
IsnādYahyâ ibn Ja‘far m’a rapporté, ‘Abd ar-Razzâq nous a rapporté, d’après Ma‘mar, d’après Hammâm, qui a dit : « J’ai entendu Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporter du Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) »
« Lorsque la femme dépense des biens acquis par son mari sans son ordre, la moitié de la récompense lui revient (au mari). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي يَعْقُوبَ الْكِرْمَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَسَّانُ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ سَرَّهُ أَنْ يُبْسَطَ لَهُ رِزْقُهُ أَوْ يُنْسَأَ لَهُ فِي أَثَرِهِ فَلْيَصِلْ رَحِمَهُ " .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Muḥammad ibn Abī Yaʿqūb al-Kirmānī, qui l'a rapporté de Ḥassān, qui l'a rapporté de Yūnus, qui l'a rapporté de Muḥammad, d'après Anas ibn Mālik (qu'Allah soit satisfait de lui) :
Il a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : "Que celui que réjouit de voir sa subsistance élargie ou sa vie prolongée entretienne les liens de parenté." »
حَدَّثَنَا مُعَلَّى بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ ذَكَرْنَا عِنْدَ إِبْرَاهِيمَ الرَّهْنَ فِي السَّلَمِ فَقَالَ حَدَّثَنِي الأَسْوَدُ عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اشْتَرَى طَعَامًا مِنْ يَهُودِيٍّ إِلَى أَجَلٍ، وَرَهَنَهُ دِرْعًا مِنْ حَدِيدٍ.
IsnādMuʿallā ibn Asad nous a rapporté, ʿAbd al-Wāḥid nous a rapporté, al-Aʿmash nous a rapporté : « Nous évoquions chez Ibrāhīm le gage (al-rahn) dans le contrat de vente à livrer (al-salam). Alors il dit : al-Aswad m’a rapporté d’après ʿĀʾisha — que Dieu l’agrée — que le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) acheta des vivres à un Juif à terme, et lui donna en gage une cotte de mailles en fer. »
que le Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — acheta des vivres à un Juif à terme, et lui donna en gage une cotte de mailles en fer.
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسٍ، ح. حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ حَوْشَبٍ، حَدَّثَنَا أَسْبَاطٌ أَبُو الْيَسَعِ الْبَصْرِيُّ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ الدَّسْتَوَائِيُّ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ مَشَى إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِخُبْزِ شَعِيرٍ، وَإِهَالَةٍ سَنِخَةٍ، وَلَقَدْ رَهَنَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم دِرْعًا لَهُ بِالْمَدِينَةِ عِنْدَ يَهُودِيٍّ، وَأَخَذَ مِنْهُ شَعِيرًا لأَهْلِهِ، وَلَقَدْ سَمِعْتُهُ يَقُولُ " مَا أَمْسَى عِنْدَ آلِ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم صَاعُ بُرٍّ وَلاَ صَاعُ حَبٍّ، وَإِنَّ عِنْدَهُ لَتِسْعَ نِسْوَةٍ " .
IsnādMuslim nous a raconté, Hishām nous a raconté, Qatāda nous a raconté, d'après Anas (que Dieu l'agrée) ; et Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Ḥawshab m'a raconté, Asbāṭ Abū al-Yasaʿ al-Baṣrī nous a raconté, Hishām al-Dastawā'ī nous a raconté, d'après Qatāda, d'après Anas (que Dieu l'agrée)
qu'il se rendit auprès du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avec du pain d'orge et de la graisse rance. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avait bien mis en gage sa cotte de mailles à Médine chez un Juif, et en avait pris de l'orge pour sa famille. Et je l'ai entendu dire : « Le soir n'est jamais tombé chez la famille de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et le salue) avec un ṣāʿ (mesure) de blé ni un ṣāʿ de grain, alors qu'il avait neuf épouses. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ لَمَّا اسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ قَالَ لَقَدْ عَلِمَ قَوْمِي أَنَّ حِرْفَتِي لَمْ تَكُنْ تَعْجِزُ عَنْ مَئُونَةِ أَهْلِي، وَشُغِلْتُ بِأَمْرِ الْمُسْلِمِينَ، فَسَيَأْكُلُ آلُ أَبِي بَكْرٍ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَيَحْتَرِفُ لِلْمُسْلِمِينَ فِيهِ.
IsnādD'après Ismāʿīl ibn ʿAbd Allāh, qui rapporte d'après Ibn Wahb, d'après Yūnus, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn al-Zubayr, que ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée) a dit :
Lorsque Abū Bakr al-Ṣiddīq fut investi du califat, il dit : « Mes gens savent bien que mon métier n'était pas insuffisant pour subvenir aux besoins de ma famille ; mais j'ai été occupé par la gestion des affaires des musulmans. Désormais, la famille d'Abū Bakr tirera sa subsistance de ces biens (du trésor public) et travaillera pour les musulmans dans cette gestion. »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو الأَسْوَدِ، عَنْ عُرْوَةَ، قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ ـ رضى الله عنها ـ كَانَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عُمَّالَ أَنْفُسِهِمْ، وَكَانَ يَكُونُ لَهُمْ أَرْوَاحٌ فَقِيلَ لَهُمْ لَوِ اغْتَسَلْتُمْ. رَوَاهُ هَمَّامٌ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ.
Isnād« Muḥammad m'a rapporté, qui a eu de 'Abd Allāh ibn Yazīd, qui a eu de Sa'īd, qui a dit : Abū al-Aswad m'a rapporté, d'après 'Urwa, qui a dit : 'Ā'isha — qu'Allah l'agrée — a dit : »
« Les Compagnons de l'Envoyé d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) travaillaient de leurs propres mains, et ils avaient de la transpiration. On leur dit : « Si vous vous laviez (pour la prière du vendredi) ? » » — (Ce hadith) a été rapporté par Hammām, d'après Hishām, d'après son père, d'après 'Ā'isha.
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عِيسَى، عَنْ ثَوْرٍ، عَنْ خَالِدِ بْنِ مَعْدَانَ، عَنِ الْمِقْدَامِ ـ رضى الله عنه ـ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَا أَكَلَ أَحَدٌ طَعَامًا قَطُّ خَيْرًا مِنْ أَنْ يَأْكُلَ مِنْ عَمَلِ يَدِهِ، وَإِنَّ نَبِيَّ اللَّهِ دَاوُدَ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ كَانَ يَأْكُلُ مِنْ عَمَلِ يَدِهِ " .
IsnādIbrāhīm ibn Mūsā nous a rapporté, ʿĪsā nous a informés, d’après Thawr, d’après Khālid ibn Maʿdān, d’après al-Miqdām (que Dieu l’agrée), d’après le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui)
« Jamais personne n’a mangé de nourriture meilleure que celle qu’il gagne par le travail de ses propres mains. Et le prophète de Dieu, David (sur lui la paix), mangeait du travail de ses mains. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَنَّ دَاوُدَ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ كَانَ لاَ يَأْكُلُ إِلاَّ مِنْ عَمَلِ يَدِهِ " .
IsnādYahyā ibn Mūsā nous a rapporté, d'après ʿAbd al-Razzāq, qui a reçu de Maʿmar, d'après Hammām ibn Munabbih, qu'Abū Hurayra a rapporté du Messager de Dieu — que la prière et la paix soient sur lui —
« David — que la paix soit sur lui — ne mangeait que du travail de sa main. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي عُبَيْدٍ، مَوْلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لأَنْ يَحْتَطِبَ أَحَدُكُمْ حُزْمَةً عَلَى ظَهْرِهِ خَيْرٌ مِنْ أَنْ يَسْأَلَ أَحَدًا، فَيُعْطِيَهُ أَوْ يَمْنَعَهُ " .
IsnādYahyā ibn Bukayr nous a raconté : « Al-Layth nous a raconté, d'après ʿUqayl, d'après Ibn Shihāb, d'après Abū ʿUbayd, affranchi de ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qu'il a entendu Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée) dire : »
Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Que l'un d'entre vous aille ramasser un fagot de bois sur son dos est meilleur que de mendier auprès de quelqu'un, qui lui donnerait ou le repousserait. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ الزُّبَيْرِ بْنِ الْعَوَّامِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لأَنْ يَأْخُذَ أَحَدُكُمْ أَحْبُلَهُ خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَسْأَلَ النَّاسَ " .
IsnādNous a rapporté Yaḥyā ibn Mūsā, qui a rapporté de Wakīʿ, qui a rapporté de Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après al-Zubayr ibn al-ʿAwwām (qu'Allah l'agrée), qui a dit :
Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Que l'un de vous prenne ses cordes (pour aller chercher du bois) est meilleur pour lui que de mendier auprès des gens. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَيَّاشٍ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، مُحَمَّدُ بْنُ مُطَرِّفٍ قَالَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " رَحِمَ اللَّهُ رَجُلاً سَمْحًا إِذَا بَاعَ، وَإِذَا اشْتَرَى، وَإِذَا اقْتَضَى " .
IsnādD'après ʿAlī ibn ʿAyyāsh, d'après Abū Ghassān Muḥammad ibn Muṭarrif, qui a dit : Muḥammad ibn al-Munkadir m'a rapporté, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh (que Dieu les agrée tous deux)
Le Messager de Dieu (prière et salut sur lui) a dit : « Que Dieu fasse miséricorde à un homme généreux lorsqu'il vend, lorsqu'il achète et lorsqu'il réclame son dû. »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا مَنْصُورٌ، أَنَّ رِبْعِيَّ بْنَ حِرَاشٍ، حَدَّثَهُ أَنَّ حُذَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ حَدَّثَهُ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " تَلَقَّتِ الْمَلاَئِكَةُ رُوحَ رَجُلٍ مِمَّنْ كَانَ قَبْلَكُمْ قَالُوا أَعَمِلْتَ مِنَ الْخَيْرِ شَيْئًا قَالَ كُنْتُ آمُرُ فِتْيَانِي أَنْ يُنْظِرُوا وَيَتَجَاوَزُوا عَنِ الْمُوسِرِ قَالَ قَالَ فَتَجَاوَزُوا عَنْهُ ". وَقَالَ أَبُو مَالِكٍ عَنْ رِبْعِيٍّ " كُنْتُ أُيَسِّرُ عَلَى الْمُوسِرِ وَأُنْظِرُ الْمُعْسِرَ ". وَتَابَعَهُ شُعْبَةُ عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ عَنْ رِبْعِيٍّ. وَقَالَ أَبُو عَوَانَةَ عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ عَنْ رِبْعِيٍّ " أُنْظِرُ الْمُوسِرَ، وَأَتَجَاوَزُ عَنِ الْمُعْسِرِ ". وَقَالَ نُعَيْمُ بْنُ أَبِي هِنْدٍ عَنْ رِبْعِيٍّ " فَأَقْبَلُ مِنَ الْمُوسِرِ، وَأَتَجَاوَزُ عَنِ الْمُعْسِرِ ".
IsnādAḥmad b. Yūnus nous a rapportés, Zuhayr nous a rapportés, Manṣūr nous a rapportés, d'après Ribʿī b. Ḥirāsh, d'après Ḥudhayfa — qu'Allah l'agrée — qui a dit :
Le Prophète — sur lui la paix et le salut — a dit : « Les anges accueillirent l'âme d'un homme parmi ceux d'avant vous ; ils dirent : "As-tu accompli quelque bien ?" Il répondit : "J'ordonnais à mes serviteurs d'accorder des délais et de faire remise aux aisés." (Le Prophète) dit : « Alors ils lui firent remise. » » Abū Mālik a rapporté d'après Ribʿī : « Je facilitais pour l'aisé et j'accordais un délai au nécessiteux. » Shuʿba l'a suivi d'après ʿAbd al-Malik d'après Ribʿī. Abū ʿAwāna a dit d'après ʿAbd al-Malik d'après Ribʿī : « J'accordais un délai à l'aisé et je faisais remise au nécessiteux. » Nuʿaym b. Abī Hind a dit d'après Ribʿī : « Je prenais de l'aisé et je faisais remise au nécessiteux. »
حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عَمَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمْزَةَ، حَدَّثَنَا الزُّبَيْدِيُّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " كَانَ تَاجِرٌ يُدَايِنُ النَّاسَ، فَإِذَا رَأَى مُعْسِرًا قَالَ لِفِتْيَانِهِ تَجَاوَزُوا عَنْهُ، لَعَلَّ اللَّهَ أَنْ يَتَجَاوَزَ عَنَّا، فَتَجَاوَزَ اللَّهُ عَنْهُ " .
IsnādHishām ibn ʿAmmār nous a rapporté, de Yaḥyā ibn Ḥamza, d’al-Zubaydī, d’al-Zuhrī, de ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh, qu’il a entendu Abū Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporter du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qu’il a dit :
« Un commerçant accordait des crédits aux gens. Lorsqu’il voyait un homme dans la gêne, il disait à ses serviteurs : “Faites-lui remise [de sa dette], peut-être qu’Allah nous fera remise [de nos péchés].” Alors Allah lui fit remise [et lui pardonna]. »
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ صَالِحٍ أَبِي الْخَلِيلِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَارِثِ، رَفَعَهُ إِلَى حَكِيمِ بْنِ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْبَيِّعَانِ بِالْخِيَارِ مَا لَمْ يَتَفَرَّقَا ـ أَوْ قَالَ حَتَّى يَتَفَرَّقَا ـ فَإِنْ صَدَقَا وَبَيَّنَا بُورِكَ لَهُمَا فِي بَيْعِهِمَا، وَإِنْ كَتَمَا وَكَذَبَا مُحِقَتْ بَرَكَةُ بَيْعِهِمَا " .
IsnādD'après Sulaymān ibn Ḥarb, d'après Shuʿba, d'après Qatāda, d'après Ṣāliḥ Abū al-Khalīl, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥārith, qui l'a élevé jusqu'à Ḥakīm ibn Ḥizām (qu'Allah l'agrée),
Le Messager d'Allah (prières et paix sur lui) a dit : « Les deux parties à une vente ont le choix (option de rétractation) tant qu'elles ne se sont pas séparées — ou il a dit : jusqu'à ce qu'elles se séparent —. Si elles sont sincères et transparentes, la bénédiction leur est accordée dans leur vente ; mais si elles dissimulent et mentent, la bénédiction de leur vente est anéantie. »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا نُرْزَقُ تَمْرَ الْجَمْعِ، وَهْوَ الْخِلْطُ مِنَ التَّمْرِ، وَكُنَّا نَبِيعُ صَاعَيْنِ بِصَاعٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ صَاعَيْنِ بِصَاعٍ، وَلاَ دِرْهَمَيْنِ بِدِرْهَمٍ " .
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, Shaybān nous a rapporté, d'après Yaḥyā, d'après Abū Salama, d'après Abū Saʿīd (que Dieu l'agrée)
Il a dit : « On nous donnait des dattes de type « jamʿ » (dattes de médiocre qualité, mélangées) et nous vendions deux ṣāʿ (mesure de capacité) pour un ṣāʿ. Alors le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « Non, [pas] deux ṣāʿ pour un ṣāʿ, ni deux dirhams pour un dirham. » »
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي شَقِيقٌ، عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ يُكْنَى أَبَا شُعَيْبٍ فَقَالَ لِغُلاَمٍ لَهُ قَصَّابٍ اجْعَلْ لِي طَعَامًا يَكْفِي خَمْسَةً، فَإِنِّي أُرِيدُ أَنْ أَدْعُوَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَامِسَ خَمْسَةٍ، فَإِنِّي قَدْ عَرَفْتُ فِي وَجْهِهِ الْجُوعَ. فَدَعَاهُمْ، فَجَاءَ مَعَهُمْ رَجُلٌ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ هَذَا قَدْ تَبِعَنَا، فَإِنْ شِئْتَ أَنْ تَأْذَنَ لَهُ فَأْذَنْ لَهُ، وَإِنْ شِئْتَ أَنْ يَرْجِعَ رَجَعَ " . فَقَالَ لاَ، بَلْ قَدْ أَذِنْتُ لَهُ.
IsnādNous a rapporté ʿUmar ibn Ḥafṣ, qui a rapporté de son père, qui a rapporté d'al-Aʿmash, qui a dit : m'a rapporté Shaqīq, d'après Abū Masʿūd,
Il a dit : « Un homme des Anṣār, surnommé Abū Shuʿayb, vint et dit à son esclave boucher : « Prépare-moi un repas suffisant pour cinq personnes, car je veux inviter le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) en tant que cinquième de cinq, et j'ai vu sur son visage les signes de la faim. » Il les invita donc, et un homme vint avec eux. Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit alors : « Celui-ci nous a suivis. Si tu veux lui permettre (de rester), permets-le-lui ; et si tu veux qu'il retourne (d'où il vient), qu'il retourne. » Il répondit : « Non, plutôt je lui ai déjà permis. »
حَدَّثَنَا بَدَلُ بْنُ الْمُحَبَّرِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا الْخَلِيلِ، يُحَدِّثُ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ حَكِيمِ بْنِ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْبَيِّعَانِ بِالْخِيَارِ مَا لَمْ يَتَفَرَّقَا ـ أَوْ قَالَ حَتَّى يَتَفَرَّقَا ـ فَإِنْ صَدَقَا وَبَيَّنَا بُورِكَ لَهُمَا فِي بَيْعِهِمَا، وَإِنْ كَتَمَا وَكَذَبَا مُحِقَتْ بَرَكَةُ بَيْعِهِمَا " .
IsnādBadal ibn al-Muḥabbar nous a raconté, Shuʿba nous a raconté, d'après Qatāda, qui a dit : j'ai entendu Abū al-Khalīl rapporter d'après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥārith, d'après Ḥakīm ibn Ḥizām — qu'Allah l'agrée —, d'après le Prophète — sur lui la prière et la paix —
Il a dit : « Les deux parties à la vente ont le choix (option de rétractation) tant qu'elles ne se sont pas séparées » — ou il a dit : « jusqu'à ce qu'elles se soient séparées —. Si elles sont sincères et transparentes, la bénédiction leur est accordée dans leur vente ; mais si elles dissimulent et mentent, la bénédiction de leur vente est anéantie. »
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ الْمَقْبُرِيُّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَيَأْتِيَنَّ عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ لاَ يُبَالِي الْمَرْءُ بِمَا أَخَذَ الْمَالَ، أَمِنْ حَلاَلٍ أَمْ مِنْ حَرَامٍ " .
IsnādNous a rapporté Âdam, qui a rapporté d’Ibn Abī Dhīʾb, qui a rapporté de Saʿīd al-Maqburī, d’après Abū Hurayra, d’après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) :
Il viendra assurément un temps où les gens ne se soucieront pas de la provenance de leurs biens : [les ont-ils acquis] de manière licite (ḥalāl) ou illicite (ḥarām) ?
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ لَمَّا نَزَلَتْ آخِرُ الْبَقَرَةِ قَرَأَهُنَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَيْهِمْ فِي الْمَسْجِدِ، ثُمَّ حَرَّمَ التِّجَارَةَ فِي الْخَمْرِ.
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté : Ghundar nous a rapporté : Shuʿba nous a rapporté, d'après Manṣūr, d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, d'après ʿĀʾisha — qu'Allah l'agrée —
Elle a dit : « Lorsque les derniers versets de la sourate al-Baqara (La Vache) furent révélés, le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — les récita aux gens dans la mosquée, puis il interdit le commerce du vin (khamr). »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، حَدَّثَنَا أَبُو رَجَاءٍ، عَنْ سَمُرَةَ بْنِ جُنْدُبٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " رَأَيْتُ اللَّيْلَةَ رَجُلَيْنِ أَتَيَانِي، فَأَخْرَجَانِي إِلَى أَرْضٍ مُقَدَّسَةٍ، فَانْطَلَقْنَا حَتَّى أَتَيْنَا عَلَى نَهَرٍ مِنْ دَمٍ فِيهِ رَجُلٌ قَائِمٌ، وَعَلَى وَسَطِ النَّهْرِ رَجُلٌ بَيْنَ يَدَيْهِ حِجَارَةٌ، فَأَقْبَلَ الرَّجُلُ الَّذِي فِي النَّهَرِ فَإِذَا أَرَادَ الرَّجُلُ أَنْ يَخْرُجَ رَمَى الرَّجُلُ بِحَجَرٍ فِي فِيهِ فَرَدَّهُ حَيْثُ كَانَ، فَجَعَلَ كُلَّمَا جَاءَ لِيَخْرُجَ رَمَى فِي فِيهِ بِحَجَرٍ، فَيَرْجِعُ كَمَا كَانَ، فَقُلْتُ مَا هَذَا فَقَالَ الَّذِي رَأَيْتَهُ فِي النَّهَرِ آكِلُ الرِّبَا " .
IsnādNous a rapporté Mūsā ibn Ismāʿīl, nous a rapporté Jarīr ibn Ḥāzim, nous a rapporté Abū Rajāʾ, d'après Samura ibn Jundub — qu'Allah l'agrée —
Il a dit : Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit : « Cette nuit, j'ai vu deux hommes qui sont venus à moi et m'ont emmené vers une terre sanctifiée. Nous sommes partis jusqu'à arriver à une rivière de sang dans laquelle se tenait un homme debout, et au milieu de la rivière se trouvait un homme devant lequel il y avait des pierres. L'homme qui était dans la rivière s'approchait, et quand il voulait en sortir, l'homme (sur la rive) lui lançait une pierre dans la bouche, le faisant revenir à sa place. Chaque fois qu'il tentait de sortir, on lui jetait une pierre dans la bouche, et il retournait comme il était. J'ai dit : "Qu'est-ce que cela ?" Il a répondu : "Celui que tu as vu dans la rivière est le mangeur d'intérêt usuraire (ribā)." »
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَوْنِ بْنِ أَبِي جُحَيْفَةَ، قَالَ رَأَيْتُ أَبِي اشْتَرَى عَبْدًا حَجَّامًا، فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ثَمَنِ الْكَلْبِ، وَثَمَنِ الدَّمِ، وَنَهَى عَنِ الْوَاشِمَةِ وَالْمَوْشُومَةِ، وَآكِلِ الرِّبَا، وَمُوكِلِهِ، وَلَعَنَ الْمُصَوِّرَ.
IsnādAbū al-Walīd nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté d'après ʿAwn ibn Abī Juḥayfa, qui a dit :
« J'ai vu mon père acheter un esclave qui était ḥajjām (pratiquant la hijāma, la saignée thérapeutique). Je l'interrogeai à ce sujet, et il dit : "Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a interdit le prix du chien, le prix du sang, il a interdit la tatoueuse et la tatouée, le mangeur de ribā (usure) et celui qui le fait manger, et il a maudit le faiseur d'images." »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ ابْنُ الْمُسَيَّبِ إِنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " الْحَلِفُ مُنَفِّقَةٌ لِلسِّلْعَةِ مُمْحِقَةٌ لِلْبَرَكَةِ " .
IsnādYaḥyā ibn Bukayr nous a raconté, al-Layth nous a raconté, d'après Yūnus, d'après Ibn Shihāb, [qui a dit] : Ibn al-Musayyib a rapporté qu'Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée) a dit :
« J'ai entendu le Messager d'Allah (prière et salut sur lui) dire : "Le serment fait écouler la marchandise, mais il anéantit la bénédiction." »
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا الْعَوَّامُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلاً، أَقَامَ سِلْعَةً، وَهُوَ فِي السُّوقِ، فَحَلَفَ بِاللَّهِ لَقَدْ أَعْطَى بِهَا مَا لَمْ يُعْطَ، لِيُوقِعَ فِيهَا رَجُلاً مِنَ الْمُسْلِمِينَ، فَنَزَلَتْ {إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ وَأَيْمَانِهِمْ ثَمَنًا قَلِيلاً }
IsnādD'après ce que nous a rapporté ʿAmr ibn Muḥammad, qui l'a reçu de Hushaym, qui l'a reçu d'al-ʿAwwām, d'après Ibrāhīm ibn ʿAbd al-Raḥmān, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Awfā (que Dieu l'agrée) :
Un homme exposa une marchandise sur le marché et jura par Dieu qu'il avait déjà reçu pour elle un prix qu'il n'avait en réalité pas reçu, afin d'attirer un homme parmi les musulmans (à l'acheter). Alors fut révélé le verset : « Ceux qui vendent à vil prix l'engagement pris envers Dieu et leurs serments… » (Coran 3:77)
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَلِيُّ بْنُ حُسَيْنٍ، أَنَّ حُسَيْنَ بْنَ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّ عَلِيًّا ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ قَالَ كَانَتْ لِي شَارِفٌ مِنْ نَصِيبِي مِنَ الْمَغْنَمِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَعْطَانِي شَارِفًا مِنَ الْخُمْسِ، فَلَمَّا أَرَدْتُ أَنْ أَبْتَنِيَ بِفَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ بِنْتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاعَدْتُ رَجُلاً صَوَّاغًا مِنْ بَنِي قَيْنُقَاعَ أَنْ يَرْتَحِلَ مَعِي فَنَأْتِيَ بِإِذْخِرٍ أَرَدْتُ أَنْ أَبِيعَهُ مِنَ الصَّوَّاغِينَ، وَأَسْتَعِينَ بِهِ فِي وَلِيمَةِ عُرُسِي.
IsnādNous a rapporté ʿAbdān, nous a informés ʿAbd Allāh, nous a informés Yūnus, d’après Ibn Shihāb, a dit : m’a informé ʿAlī ibn Ḥusayn que Ḥusayn ibn ʿAlī — qu’Allah les agrée tous deux — lui a rapporté que ʿAlī — sur lui la paix — a dit :
« J’avais une chamelle âgée provenant de ma part du butin, et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) m’avait donné une chamelle âgée provenant du quint (khums : le cinquième du butin réservé à Allah et à Son Messager). Lorsque je voulus épouser Fāṭima — sur elle la paix — la fille du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), je pris rendez-vous avec un homme, orfèvre parmi les Banū Qaynuqāʿ, pour qu’il parte avec moi ; nous devions aller chercher de l’idhkhir (herbe aromatique) que je voulais vendre aux orfèvres, afin de m’aider (par son produit) à financer le repas de noces. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ اللَّهَ حَرَّمَ مَكَّةَ، وَلَمْ تَحِلَّ لأَحَدٍ قَبْلِي، وَلاَ لأَحَدٍ بَعْدِي، وَإِنَّمَا حَلَّتْ لِي سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، وَلاَ يُخْتَلَى خَلاَهَا، وَلاَ يُعْضَدُ شَجَرُهَا، وَلاَ يُنَفَّرُ صَيْدُهَا وَلاَ يُلْتَقَطُ لُقَطَتُهَا إِلاَّ لِمُعَرِّفٍ ". وَقَالَ عَبَّاسُ بْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ إِلاَّ الإِذْخِرَ لِصَاغَتِنَا وَلِسُقُفِ بُيُوتِنَا. فَقَالَ " إِلاَّ الإِذْخِرَ ". فَقَالَ عِكْرِمَةُ هَلْ تَدْرِي مَا يُنَفَّرُ صَيْدُهَا هُوَ أَنْ تُنَحِّيَهُ مِنَ الظِّلِّ، وَتَنْزِلَ مَكَانَهُ. قَالَ عَبْدُ الْوَهَّابِ عَنْ خَالِدٍ لِصَاغَتِنَا وَقُبُورِنَا.
IsnādIshāq nous a rapporté, Khālid ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté, d'après Khālid, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās (que Dieu les agrée tous deux),
que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : « Dieu a déclaré sacré le territoire de La Mecque ; il n'a été licite (d'y violer son caractère sacré) pour personne avant moi, ni pour personne après moi. Il ne m'a été rendu licite qu'une heure durant un jour. On n'y arrache pas son herbe, on n'y coupe pas ses arbres, on n'en fait pas fuir le gibier, et on n'y ramasse pas les objets perdus, sauf pour les identifier (et les rendre à leur propriétaire). » Al-ʿAbbās ibn ʿAbd al-Muṭṭalib dit : « Excepté l’Idhkhir (une herbe aromatique), pour nos forgerons et pour les toits de nos maisons. » Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit alors : « Excepté l’Idhkhir. » ʿIkrima dit : « Sais-tu ce que signifie “en faire fuir le gibier” ? C'est le déloger de son ombre pour t'installer à sa place. » ʿAbd al-Wahhāb rapporta d'après Khālid : « pour nos forgerons et pour nos tombes. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ خَبَّابٍ، قَالَ كُنْتُ قَيْنًا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَكَانَ لِي عَلَى الْعَاصِ بْنِ وَائِلٍ دَيْنٌ، فَأَتَيْتُهُ أَتَقَاضَاهُ قَالَ لاَ أُعْطِيكَ حَتَّى تَكْفُرَ بِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ لاَ أَكْفُرُ حَتَّى يُمِيتَكَ اللَّهُ، ثُمَّ تُبْعَثَ. قَالَ دَعْنِي حَتَّى أَمُوتَ وَأُبْعَثَ، فَسَأُوتَى مَالاً وَوَلَدًا فَأَقْضِيَكَ فَنَزَلَتْ {أَفَرَأَيْتَ الَّذِي كَفَرَ بِآيَاتِنَا وَقَالَ لأُوتَيَنَّ مَالاً وَوَلَدًا * أَطَّلَعَ الْغَيْبَ أَمِ اتَّخَذَ عِنْدَ الرَّحْمَنِ عَهْدًا }
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après Ibn Abī ʿAdī, d'après Shuʿba, d'après Sulaymān, d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, d'après Khabbāb
Khabbāb (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais forgeron à l'époque préislamique (al-Jāhiliyya), et al-ʿĀṣ ibn Wāʾil me devait une dette. Je vins donc le trouver pour lui réclamer mon dû. Il me dit : « Je ne te paierai pas avant que tu ne mécroies en Muḥammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » Je répondis : « Je ne mécroirai pas avant qu'Allah ne te fasse mourir, puis que tu sois ressuscité. » Il dit : « Laisse-moi donc : quand je serai mort et ressuscité, on me donnera des biens et des enfants, et je te rembourserai. » Alors fut révélé (le verset) : « As-tu vu celui qui a mécru en Nos signes et dit : "On me donnera certes des biens et des enfants" ? A-t-il vu l'Inconnaissable ou a-t-il pris un engagement avec le Tout Miséricordieux ? » (Coran 19:77-78) »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ إِنَّ خَيَّاطًا دَعَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِطَعَامٍ صَنَعَهُ، قَالَ أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ فَذَهَبْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى ذَلِكَ الطَّعَامِ، فَقَرَّبَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خُبْزًا وَمَرَقًا فِيهِ دُبَّاءٌ وَقَدِيدٌ، فَرَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَتَتَبَّعُ الدُّبَّاءَ مِنْ حَوَالَىِ الْقَصْعَةِ ـ قَالَ ـ فَلَمْ أَزَلْ أُحِبُّ الدُّبَّاءَ مِنْ يَوْمِئِذٍ.
IsnādD'après ce que nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Yūsuf, qui l'a reçu de Mālik, d'après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, qui a entendu Anas ibn Mālik (qu'Allah l'agrée) dire :
« Un tailleur invita le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à un repas qu'il avait préparé. Anas ibn Mālik dit : “Je partis avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce repas. L'homme servit au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) du pain et un bouillon contenant de la courge (dubbā') et de la viande séchée (qadīd). Alors je vis le Prophète (sur lui la paix et le salut) chercher la courge autour du plat.” Anas ajouta : “Et depuis ce jour, je n'ai cessé d'aimer la courge.” »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، قَالَ سَمِعْتُ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَتِ امْرَأَةٌ بِبُرْدَةٍ ـ قَالَ أَتَدْرُونَ مَا الْبُرْدَةُ فَقِيلَ لَهُ نَعَمْ، هِيَ الشَّمْلَةُ، مَنْسُوجٌ فِي حَاشِيَتِهَا ـ قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي نَسَجْتُ هَذِهِ بِيَدِي أَكْسُوكَهَا. فَأَخَذَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُحْتَاجًا إِلَيْهَا. فَخَرَجَ إِلَيْنَا وَإِنَّهَا إِزَارُهُ. فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ يَا رَسُولَ اللَّهِ، اكْسُنِيهَا، فَقَالَ " نَعَمْ " . فَجَلَسَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَجْلِسِ، ثُمَّ رَجَعَ فَطَوَاهَا، ثُمَّ أَرْسَلَ بِهَا إِلَيْهِ. فَقَالَ لَهُ الْقَوْمُ مَا أَحْسَنْتَ، سَأَلْتَهَا إِيَّاهُ، لَقَدْ عَلِمْتَ أَنَّهُ لاَ يَرُدُّ سَائِلاً. فَقَالَ الرَّجُلُ وَاللَّهِ مَا سَأَلْتُهُ إِلاَّ لِتَكُونَ كَفَنِي يَوْمَ أَمُوتُ. قَالَ سَهْلٌ فَكَانَتْ كَفَنَهُ.
IsnādYaḥyā ibn Bukayr nous a rapporté : Yaʿqūb ibn ʿAbd al-Raḥmān nous a rapporté, d’après Abū Ḥāzim, qui dit : j’ai entendu Sahl ibn Saʿd — qu’Allah l’agrée —
« Une femme vint avec une burda (manteau rayé du Yémen) — le narrateur dit : savez-vous ce qu’est une burda ? On lui répondit : oui, c’est un manteau en laine, dont la bordure est tissée —. Elle dit : Ô Messager d’Allah, j’ai tissé ceci de mes propres mains pour te l’offrir. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) le prit car il en avait besoin. Puis il sortit vers nous, et ce vêtement était son pagne (izār). Un homme parmi l’assistance dit : Ô Messager d’Allah, fais-moi porter cet habit. Il répondit : “Oui.” Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) s’assit dans l’assemblée, puis rentra, le plia et le lui envoya. Les gens dirent à cet homme : Tu n’as pas bien agi ; tu le lui as demandé, alors que tu sais qu’il ne refuse jamais une demande ! L’homme répondit : Par Allah, je ne le lui ai demandé que pour qu’il soit mon linceul (kafan) le jour de ma mort. Sahl dit : Et ce fut effectivement son linceul. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، قَالَ أَتَى رِجَالٌ إِلَى سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ يَسْأَلُونَهُ عَنِ الْمِنْبَرِ، فَقَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى فُلاَنَةَ ـ امْرَأَةٍ قَدْ سَمَّاهَا سَهْلٌ ـ " أَنْ مُرِي غُلاَمَكِ النَّجَّارَ، يَعْمَلُ لِي أَعْوَادًا أَجْلِسُ عَلَيْهِنَّ إِذَا كَلَّمْتُ النَّاسَ " . فَأَمَرَتْهُ يَعْمَلُهَا مِنْ طَرْفَاءِ الْغَابَةِ ثُمَّ جَاءَ بِهَا، فَأَرْسَلَتْ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِهَا، فَأَمَرَ بِهَا فَوُضِعَتْ، فَجَلَسَ عَلَيْهِ.
IsnādQutayba ibn Saʿīd nous a rapporté, ʿAbd al-ʿAzīz nous a rapporté, d'après Abū Ḥāzim
Des hommes vinrent trouver Sahl ibn Saʿd et l'interrogèrent au sujet de la chaire (minbar). Il dit : « L'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya dire à une telle — une femme que Sahl nomma — : “Ordonne à ton esclave charpentier de me fabriquer des planches (élevées) sur lesquelles je m'assiérai lorsque je parlerai aux gens.” Elle lui ordonna donc de les fabriquer en tamaris de Ghāba (forêt proche de Médine). Puis il les apporta, et elle les envoya à l'Envoyé d'Allah. Il ordonna qu'on les place, puis s'assit dessus. »
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ أَيْمَنَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ قَالَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلاَ أَجْعَلُ لَكَ شَيْئًا تَقْعُدُ عَلَيْهِ فَإِنَّ لِي غُلاَمًا نَجَّارًا. قَالَ " إِنْ شِئْتِ ". قَالَ فَعَمِلَتْ لَهُ الْمِنْبَرَ، فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ الْجُمُعَةِ قَعَدَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ الَّذِي صُنِعَ، فَصَاحَتِ النَّخْلَةُ الَّتِي كَانَ يَخْطُبُ عِنْدَهَا حَتَّى كَادَتْ أَنْ تَنْشَقَّ، فَنَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَخَذَهَا فَضَمَّهَا إِلَيْهِ، فَجَعَلَتْ تَئِنُّ أَنِينَ الصَّبِيِّ الَّذِي يُسَكَّتُ حَتَّى اسْتَقَرَّتْ. قَالَ " بَكَتْ عَلَى مَا كَانَتْ تَسْمَعُ مِنَ الذِّكْرِ ".
IsnādKhallād ibn Yaḥyā nous a rapporté, d'après ʿAbd al-Wāḥid ibn Ayman, d'après son père, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh (que Dieu les agrée tous deux)
Une femme des Anṣār (auxiliaires médinois) dit au Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) : « Ô Messager de Dieu, ne te fabriquerais-je pas une chose sur laquelle t’asseoir ? Car j’ai un jeune esclave charpentier. » Il dit : « Si tu veux. » Jābir dit : Elle lui fabriqua donc la chaire (minbar). Le vendredi venu, le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) s’assit sur la chaire qui avait été fabriquée. Alors le tronc de palmier auprès duquel il avait l’habitude de prononcer le sermon (khuṭba) se mit à crier, au point de manquer se fendre. Le Prophète descendit jusqu’à le prendre et le serra contre lui ; il se mit à gémir comme un enfant que l’on apaise, jusqu’à ce qu’il se calme. Il dit : « Il a pleuré à cause du dhikr (mention de Dieu) qu’il avait l’habitude d’entendre. »
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ عِيسَى، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ الأَسْوَدِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتِ اشْتَرَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ يَهُودِيٍّ طَعَامًا بِنَسِيئَةٍ، وَرَهَنَهُ دِرْعَهُ.
IsnādYūsuf ibn ʿĪsā nous a rapporté, Abū Muʿāwiya nous a rapporté, al-Aʿmash nous a rapporté, d'après Ibrāhīm, d'après al-Aswad, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée) :
Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) acheta de la nourriture à un Juif à crédit et lui remit sa cotte de mailles en gage.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنْتُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي غَزَاةٍ، فَأَبْطَأَ بِي جَمَلِي وَأَعْيَا، فَأَتَى عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " جَابِرٌ ". فَقُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " مَا شَأْنُكَ ". قُلْتُ أَبْطَأَ عَلَىَّ جَمَلِي وَأَعْيَا، فَتَخَلَّفْتُ. فَنَزَلَ يَحْجُنُهُ بِمِحْجَنِهِ، ثُمَّ قَالَ " ارْكَبْ ". فَرَكِبْتُ، فَلَقَدْ رَأَيْتُهُ أَكُفُّهُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " تَزَوَّجْتَ ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " بِكْرًا أَمْ ثَيِّبًا ". قُلْتُ بَلْ ثَيِّبًا. قَالَ " أَفَلاَ جَارِيَةً تُلاَعِبُهَا وَتُلاَعِبُكَ ". قُلْتُ إِنَّ لِي أَخَوَاتٍ، فَأَحْبَبْتُ أَنْ أَتَزَوَّجَ امْرَأَةً تَجْمَعُهُنَّ، وَتَمْشُطُهُنَّ، وَتَقُومُ عَلَيْهِنَّ. قَالَ " أَمَّا إِنَّكَ قَادِمٌ، فَإِذَا قَدِمْتَ فَالْكَيْسَ الْكَيْسَ ". ثُمَّ قَالَ " أَتَبِيعُ جَمَلَكَ ". قُلْتُ نَعَمْ. فَاشْتَرَاهُ مِنِّي بِأُوقِيَّةٍ، ثُمَّ قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَبْلِي، وَقَدِمْتُ بِالْغَدَاةِ، فَجِئْنَا إِلَى الْمَسْجِدِ، فَوَجَدْتُهُ عَلَى باب الْمَسْجِدِ، قَالَ " الآنَ قَدِمْتَ ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " فَدَعْ جَمَلَكَ، فَادْخُلْ فَصَلِّ رَكْعَتَيْنِ ". فَدَخَلْتُ فَصَلَّيْتُ، فَأَمَرَ بِلاَلاً أَنْ يَزِنَ لَهُ أُوقِيَّةً. فَوَزَنَ لِي بِلاَلٌ، فَأَرْجَحَ فِي الْمِيزَانِ، فَانْطَلَقْتُ حَتَّى وَلَّيْتُ فَقَالَ " ادْعُ لِي جَابِرًا ". قُلْتُ الآنَ يَرُدُّ عَلَىَّ الْجَمَلَ، وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْهُ. قَالَ " خُذْ جَمَلَكَ وَلَكَ ثَمَنُهُ ".
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, disant : ʿAbd al-Wahhāb nous a rapporté, disant : ʿUbayd Allāh nous a rapporté, d'après Wahb ibn Kaysān, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh (qu'Allah les agrée tous deux) — qui a dit :
« Je participais avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) à une expédition militaire. Mon chameau prit du retard et se fatigua. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) vint à moi et dit : 'Jābir ?' Je répondis : 'Oui.' Il dit : 'Qu'as-tu ?' Je dis : 'Mon chameau a pris du retard et s'est fatigué, et je me suis attardé.' Il descendit alors et le piqua avec son bâton recourbé, puis dit : 'Monte.' Je montai, et je le vis (le chameau) que je retenais devant le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui). Il dit : 'T'es-tu marié ?' Je dis : 'Oui.' Il dit : 'Une vierge ou une veuve ?' Je dis : 'Une veuve.' Il dit : 'N'as-tu donc pas (épousé) une jeune fille avec qui tu joues et qui joue avec toi ?' Je dis : 'J'ai des sœurs ; j'ai aimé épouser une femme qui les rassemble, les coiffe et s'occupe d'elles.' Il dit : 'Quant à toi, tu vas arriver (à Médine). Lorsque tu arriveras, (agis avec) sagesse, sagesse.' Puis il dit : 'Vends-tu ton chameau ?' Je dis : 'Oui.' Il me l'acheta pour une ūqiyya (once d'argent). Ensuite, le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) arriva avant moi, et j'arrivai au matin. Nous vînmes à la mosquée et je le trouvai à la porte de la mosquée. Il dit : 'Maintenant es-tu arrivé ?' Je dis : 'Oui.' Il dit : 'Laisse ton chameau, entre et prie deux rakʿa (unités de prière).' J'entrai et priai. Il ordonna à Bilāl de lui peser une ūqiyya, et Bilāl me pesa (l'argent) en faisant pencher la balance (en ma faveur). Je partis et, alors que je m'éloignais, il dit : 'Appelle-moi Jābir.' Je me dis : 'Maintenant il va me rendre le chameau' — et il n'y avait rien que je détestais plus que lui (le chameau). Il dit : 'Prends ton chameau et garde son prix.' »