حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ أَطَاعَنِي فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ عَصَى اللَّهَ، وَمَنْ أَطَاعَ أَمِيرِي فَقَدْ أَطَاعَنِي، وَمَنْ عَصَى أَمِيرِي فَقَدْ عَصَانِي " .
IsnādʿAbdān nous a rapporté, ʿAbd Allāh nous a informés, d'après Yūnus, d'après al-Zuhrī, Abū Salama ibn ʿAbd al-Raḥmān m'a informé qu'il a entendu Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée) dire que le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit
« Quiconque m'obéit a certes obéi à Allah ; quiconque me désobéit a certes désobéi à Allah. Quiconque obéit à mon commandant (amīr) m'a certes obéi ; quiconque désobéit à mon commandant m'a certes désobéi. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَلاَ كُلُّكُمْ رَاعٍ، وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، فَالإِمَامُ الَّذِي عَلَى النَّاسِ رَاعٍ وَهْوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِ بَيْتِهِ وَهْوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالْمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ عَلَى أَهْلِ بَيْتِ زَوْجِهَا وَوَلَدِهِ وَهِيَ مَسْئُولَةٌ عَنْهُمْ، وَعَبْدُ الرَّجُلِ رَاعٍ عَلَى مَالِ سَيِّدِهِ وَهْوَ مَسْئُولٌ عَنْهُ، أَلاَ فَكُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ " .
IsnādIsmāʿīl nous a rapporté, Mālik m'a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar (qu'Allah les agrée tous deux)
Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Certes, chacun d'entre vous est un berger, et chacun d'entre vous est responsable de son troupeau. L'imam qui a autorité sur les gens est un berger, et il est responsable de son troupeau. L'homme est un berger vis-à-vis des gens de sa maison, et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère vis-à-vis de la maison de son mari et de ses enfants, et elle est responsable d'eux. Le serviteur de l'homme est un berger vis-à-vis des biens de son maître, et il est responsable de cela. Certes, chacun d'entre vous est un berger et chacun d'entre vous est responsable de son troupeau. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ كَانَ مُحَمَّدُ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ يُحَدِّثُ أَنَّهُ بَلَغَ مُعَاوِيَةَ وَهْوَ عِنْدَهُ فِي وَفْدٍ مِنْ قُرَيْشٍ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَمْرٍو يُحَدِّثُ أَنَّهُ سَيَكُونُ مَلِكٌ مِنْ قَحْطَانَ فَغَضِبَ، فَقَامَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّهُ بَلَغَنِي أَنَّ رِجَالاً مِنْكُمْ يُحَدِّثُونَ أَحَادِيثَ لَيْسَتْ فِي كِتَابِ اللَّهِ، وَلاَ تُؤْثَرُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأُولَئِكَ جُهَّالُكُمْ، فَإِيَّاكُمْ وَالأَمَانِيَّ الَّتِي تُضِلُّ أَهْلَهَا، فَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ هَذَا الأَمْرَ فِي قُرَيْشٍ، لاَ يُعَادِيهِمْ أَحَدٌ إِلاَّ كَبَّهُ اللَّهُ عَلَى وَجْهِهِ مَا أَقَامُوا الدِّينَ " . تَابَعَهُ نُعَيْمٌ عَنِ ابْنِ الْمُبَارَكِ عَنْ مَعْمَرٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرٍ.
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté : Shuʿayb nous a informés, d'après al-Zuhrī, qui a dit : Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭʿim rapportait qu'il était parvenu à Muʿāwiya – alors que celui-ci était en sa présence, dans une délégation des Quraysh – que ʿAbd Allāh ibn ʿAmr racontait qu'il y aurait un roi issu de Qaḥṭān. Il se mit en colère, se leva, loua Dieu comme Il le mérite, puis dit : « Ce qui suit : il m'est parvenu que des hommes parmi vous rapportent des propos qui ne sont ni dans le Livre de Dieu ni transmis du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) ; ceux-là sont les ignorants parmi vous. Méfiez-vous des illusions qui égarent leurs adeptes. J'ai entendu le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) dire : "Cette affaire (le califat) est dans les Quraysh : nul ne leur sera hostile sans que Dieu ne le jette face contre terre, tant qu'ils maintiennent la religion." » Nuʿaym l'a suivi d'après Ibn al-Mubārak, d'après Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après Muḥammad ibn Jubayr.
« Cette affaire (le califat) est dans les Quraysh : nul ne leur sera hostile sans que Dieu ne le jette face contre terre, tant qu'ils maintiennent la religion. »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ مُحَمَّدٍ، سَمِعْتُ أَبِي يَقُولُ، قَالَ ابْنُ عُمَرَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَزَالُ الأَمْرُ فِي قُرَيْشٍ مَا بَقِيَ مِنْهُمُ اثْنَانِ " .
IsnādAḥmad ibn Yūnus nous a rapporté, ʿĀṣim ibn Muḥammad nous a rapporté, j'ai entendu mon père dire : Ibn ʿUmar a dit :
Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « La direction (des affaires) restera dans (la tribu de) Quraych tant qu'il en subsistera deux (hommes). »
حَدَّثَنَا شِهَابُ بْنُ عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حُمَيْدٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ حَسَدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ، رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَسَلَّطَهُ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الْحَقِّ، وَآخَرُ آتَاهُ اللَّهُ حِكْمَةً فَهْوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا " .
IsnādD'après Shihāb ibn ʿAbbād, d'après Ibrāhīm ibn Ḥumayd, d'après Ismāʿīl, d'après Qays, d'après ʿAbd Allāh (Ibn Masʿūd)
Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Il n'y a d'envie (légitime) que dans deux cas : un homme à qui Allah a donné une richesse et qu'Il a autorisé à la dépenser dans la vérité (dans les œuvres de bien), et un autre à qui Allah a donné la sagesse (la science religieuse), et qui juge par elle et l'enseigne. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اسْمَعُوا وَأَطِيعُوا وَإِنِ اسْتُعْمِلَ عَلَيْكُمْ عَبْدٌ حَبَشِيٌّ كَأَنَّ رَأْسَهُ زَبِيبَةٌ " .
IsnādMosaddad nous a rapporté, qui l’a reçu de Yaḥyā, d’après Shuʿba, d’après Abū al-Tayyāḥ, d’après Anas ibn Mālik (qu’Allah l’agrée) :
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Écoutez et obéissez, même si l’on place sur vous comme gouverneur un esclave abyssin dont la tête ressemble à un raisin sec. »
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنِ الْجَعْدِ، عَنْ أَبِي رَجَاءٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، يَرْوِيهِ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ رَأَى مِنْ أَمِيرِهِ شَيْئًا فَكَرِهَهُ فَلْيَصْبِرْ، فَإِنَّهُ لَيْسَ أَحَدٌ يُفَارِقُ الْجَمَاعَةَ شِبْرًا فَيَمُوتُ إِلاَّ مَاتَ مِيتَةً جَاهِلِيَّةً " .
IsnādNous a rapporté Sulaymān ibn Ḥarb, nous a rapporté Ḥammād, d'après al-Jaʿd, d'après Abū Rajā', d'après Ibn ʿAbbās, qui le transmet :
« Quiconque voit de son dirigeant quelque chose qu'il réprouve, qu'il patiente, car quiconque se sépare de la communauté (al-jamāʿa) de la largeur d'un empan et meurt, ne meurt que de la mort de l'époque préislamique (jāhiliyya). »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " السَّمْعُ وَالطَّاعَةُ عَلَى الْمَرْءِ الْمُسْلِمِ، فِيمَا أَحَبَّ وَكَرِهَ، مَا لَمْ يُؤْمَرْ بِمَعْصِيَةٍ، فَإِذَا أُمِرَ بِمَعْصِيَةٍ فَلاَ سَمْعَ وَلاَ طَاعَةَ " .
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿUbayd Allāh, m'a rapporté Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh (qu'Allah l'agrée), d'après le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui)
L'écoute et l'obéissance incombent au musulman, dans ce qu'il aime et ce qu'il déteste, tant qu'il n'est pas ordonné à une désobéissance (maʿṣiya). Lorsqu'il est ordonné à une désobéissance, il n'y a ni écoute ni obéissance.
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا سَعْدُ بْنُ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً، وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ وَأَمَرَهُمْ أَنْ يُطِيعُوهُ، فَغَضِبَ عَلَيْهِمْ وَقَالَ أَلَيْسَ قَدْ أَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ تُطِيعُونِي قَالُوا بَلَى. قَالَ عَزَمْتُ عَلَيْكُمْ لَمَا جَمَعْتُمْ حَطَبًا وَأَوْقَدْتُمْ نَارًا، ثُمَّ دَخَلْتُمْ فِيهَا، فَجَمَعُوا حَطَبًا فَأَوْقَدُوا، فَلَمَّا هَمُّوا بِالدُّخُولِ فَقَامَ يَنْظُرُ بَعْضُهُمْ إِلَى بَعْضٍ، قَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّمَا تَبِعْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِرَارًا مِنَ النَّارِ، أَفَنَدْخُلُهَا، فَبَيْنَمَا هُمْ كَذَلِكَ إِذْ خَمَدَتِ النَّارُ، وَسَكَنَ غَضَبُهُ، فَذُكِرَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لَوْ دَخَلُوهَا مَا خَرَجُوا مِنْهَا أَبَدًا، إِنَّمَا الطَّاعَةُ فِي الْمَعْرُوفِ " .
IsnādNous a rapporté ʿUmar ibn Ḥafṣ ibn Ghiyāth, nous a rapporté mon père, nous a rapporté al-Aʿmash, nous a rapporté Saʿd ibn ʿUbayda, d'après Abū ʿAbd al-Raḥmān, d'après ʿAlī (qu'Allah l'agrée) :
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition militaire, et mit à leur tête un homme des Anṣār (auxiliaires de Médine). Il leur ordonna de lui obéir. Cet homme se mit en colère contre eux et dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne vous a-t-il pas ordonné de m'obéir ? » Ils répondirent : « Si. » Il dit : « Je vous ordonne solennellement de rassembler du bois, d'allumer un feu, puis d'y entrer. » Ils rassemblèrent donc du bois et allumèrent un feu. Quand ils s'apprêtèrent à y entrer, ils se regardèrent les uns les autres. Certains d'entre eux dirent : « Nous n'avons suivi le Prophète (sur lui la paix et le salut) que pour fuir le feu (de l'Enfer). Allons-nous donc y entrer ? » Pendant qu'ils étaient ainsi, le feu s'éteignit et la colère de l'homme s'apaisa. L'affaire fut rapportée au Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « S'ils y étaient entrés, ils n'en seraient jamais sortis. L'obéissance n'est due que dans ce qui est convenable (maʿrūf). »
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ سَمُرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ لاَ تَسْأَلِ الإِمَارَةَ، فَإِنَّكَ إِنْ أُعْطِيتَهَا عَنْ مَسْأَلَةٍ وُكِلْتَ إِلَيْهَا، وَإِنْ أُعْطِيتَهَا عَنْ غَيْرِ مَسْأَلَةٍ أُعِنْتَ عَلَيْهَا، وَإِذَا حَلَفْتَ عَلَى يَمِينٍ فَرَأَيْتَ غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا، فَكَفِّرْ يَمِينَكَ، وَأْتِ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ " .
IsnādD'après Ḥajjāj ibn Minhāl, d'après Jarīr ibn Ḥāzim, d'après al-Ḥasan, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Samura
Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « Ô ʿAbd al-Raḥmān, ne demande pas le commandement (al-imāra). Car si tu l'obtiens par la demande, tu y seras livré à toi-même ; mais si tu l'obtiens sans la demander, tu y seras assisté. Et si tu prononces un serment puis que tu vois une autre chose meilleure que celle-ci, expie ton serment et fais ce qui est meilleur. »
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، عَنِ الْحَسَنِ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَمُرَةَ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ سَمُرَةَ، لاَ تَسْأَلِ الإِمَارَةَ، فَإِنْ أُعْطِيتَهَا عَنْ مَسْأَلَةٍ وُكِلْتَ إِلَيْهَا، وَإِنْ أُعْطِيتَهَا عَنْ غَيْرِ مَسْأَلَةٍ أُعِنْتَ عَلَيْهَا، وَإِذَا حَلَفْتَ عَلَى يَمِينٍ فَرَأَيْتَ غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا، فَأْتِ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ، وَكَفِّرْ عَنْ يَمِينِكَ " .
IsnādAbū Maʿmar nous a rapporté, ʿAbd al-Wārith nous a rapporté, Yūnus nous a rapporté, d'après al-Ḥasan, qui a dit : ʿAbd al-Raḥmān ibn Samura m'a rapporté, qui a dit :
Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) m'a dit : « Ô ʿAbd al-Raḥmān ibn Samura, ne demande pas le commandement (al-imāra, l'autorité) ; car si tu l'obtiens par demande, tu y seras livré à toi-même ; mais si tu l'obtiens sans le demander, tu y seras aidé. Et si tu prêtes un serment, puis tu vois qu'autre chose est meilleur que cela, accomplis alors ce qui est meilleur et expie ton serment. »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّكُمْ سَتَحْرِصُونَ عَلَى الإِمَارَةِ، وَسَتَكُونُ نَدَامَةً يَوْمَ الْقِيَامَةِ، فَنِعْمَ الْمُرْضِعَةُ وَبِئْسَتِ الْفَاطِمَةُ " .
وَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ حُمْرَانَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْحَمِيدِ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ عُمَرَ بْنِ الْحَكَمِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَوْلَهُ.
IsnādAḥmad ibn Yūnus nous a rapporté, d'après Ibn Abī Dh̲i'b, d'après Sa‘īd al-Maqburī, d'après Abū Hurayra, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
« Vous serez avides du commandement, et il sera source de regret au Jour de la Résurrection. Quelle excellente nourrice, et quelle mauvaise mère sevrant ! »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَخَلْتُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَا وَرَجُلاَنِ مِنْ قَوْمِي فَقَالَ أَحَدُ الرَّجُلَيْنِ أَمِّرْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ. وَقَالَ الآخَرُ مِثْلَهُ. فَقَالَ " إِنَّا لاَ نُوَلِّي هَذَا مَنْ سَأَلَهُ، وَلاَ مَنْ حَرَصَ عَلَيْهِ " .
IsnādMuḥammad ibn al-ʿAlā' nous a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté, d'après Burayd, d'après Abū Burda, d'après Abū Mūsā (qu'Allah l'agrée)
Il a dit : « Je suis entré chez le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), moi et deux hommes de mon peuple. L'un des deux hommes dit : “Confie-nous une autorité, ô Messager d'Allah !” L'autre dit la même chose. Alors il (le Prophète) dit : “En vérité, nous ne confions pas cette (charge) à celui qui la demande, ni à celui qui y aspire avec avidité.” »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَشْهَبِ، عَنِ الْحَسَنِ، أَنَّ عُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ زِيَادٍ، عَادَ مَعْقِلَ بْنَ يَسَارٍ فِي مَرَضِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ فَقَالَ لَهُ مَعْقِلٌ إِنِّي مُحَدِّثُكَ حَدِيثًا سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَا مِنْ عَبْدٍ اسْتَرْعَاهُ اللَّهُ رَعِيَّةً، فَلَمْ يَحُطْهَا بِنَصِيحَةٍ، إِلاَّ لَمْ يَجِدْ رَائِحَةَ الْجَنَّةِ " .
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, Abū al-Ashhab nous a rapporté, d'après al-Ḥasan, que ʿUbayd Allāh ibn Ziyād rendit visite à Maʿqil ibn Yasār lors de la maladie dont il mourut. Maʿqil lui dit : « Je vais te rapporter un hadith que j'ai entendu du Messager d'Allāh (ﷺ). J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : »
« Il n'est aucun serviteur à qui Allāh confie la charge de sujets et qui ne les entoure pas de sa sollicitude (naṣīḥa), sans qu'il ne trouve l'odeur du Paradis. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، أَخْبَرَنَا حُسَيْنٌ الْجُعْفِيُّ، قَالَ زَائِدَةُ ذَكَرَهُ عَنْ هِشَامٍ، عَنِ الْحَسَنِ، قَالَ أَتَيْنَا مَعْقِلَ بْنَ يَسَارٍ نَعُودُهُ فَدَخَلَ عُبَيْدُ اللَّهِ فَقَالَ لَهُ مَعْقِلٌ أُحَدِّثُكَ حَدِيثًا سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا مِنْ وَالٍ يَلِي رَعِيَّةً مِنَ الْمُسْلِمِينَ، فَيَمُوتُ وَهْوَ غَاشٌّ لَهُمْ، إِلاَّ حَرَّمَ اللَّهُ عَلَيْهِ الْجَنَّةَ " .
IsnādIshāq ibn Manṣūr nous a raconté ; Ḥusayn al-Juʿfī nous a informés, disant : Zāʾida le mentionna d'après Hishām, d'après al-Ḥasan, qui dit : « Nous sommes allés visiter Maʿqil ibn Yasār malade, et ʿUbayd Allāh entra. Maʿqil lui dit : “Je vais te rapporter un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allāh (que la prière et la paix d’Allāh soient sur lui).” » Il dit :
« Il n’est aucun gouverneur qui gouverne des sujets musulmans, puis meurt alors qu’il les trompe, sans qu’Allāh ne lui interdise le Paradis. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ الْوَاسِطِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنِ الْجُرَيْرِيِّ، عَنِ طَرِيفٍ أَبِي تَمِيمَةَ، قَالَ شَهِدْتُ صَفْوَانَ وَجُنْدَبًا وَأَصْحَابَهُ وَهْوَ يُوصِيهِمْ فَقَالُوا هَلْ سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شَيْئًا قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ " مَنْ سَمَّعَ سَمَّعَ اللَّهُ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ـ قَالَ ـ وَمَنْ يُشَاقِقْ يَشْقُقِ اللَّهُ عَلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ". فَقَالُوا أَوْصِنَا. فَقَالَ" إِنَّ أَوَّلَ مَا يُنْتِنُ مِنَ الإِنْسَانِ بَطْنُهُ، فَمَنِ اسْتَطَاعَ أَنْ لاَ يَأْكُلَ إِلاَّ طَيِّبًا فَلْيَفْعَلْ، وَمَنِ اسْتَطَاعَ أَنْ لاَ يُحَالَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْجَنَّةِ بِمِلْءِ كَفِّهِ مِنْ دَمٍ أَهْرَاقَهُ فَلْيَفْعَلْ ". قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ اللَّهِ مَنْ يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جُنْدَبٌ قَالَ نَعَمْ جُنْدَبٌ.
IsnādIshāq al-Wāsiṭī nous a rapporté, Khālid nous a rapporté, d'après al-Jurayrī, d'après Ṭarīf Abū Tamīma, qui a dit :
« J'ai assisté à une réunion de Ṣafwān, Jundab et ses compagnons, alors qu'il leur faisait des recommandations. Ils dirent : « As-tu entendu quoi que ce soit du Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) ? » Il répondit : « Je l'ai entendu dire : « Quiconque fait acte d'ostentation, Allāh l'exposera (à la honte) au Jour de la Résurrection. » Et il dit : « Quiconque s'oppose (à Allāh et à Son Messager), Allāh lui infligera une épreuve au Jour de la Résurrection. » Ils dirent : « Fais-nous une recommandation. » Il dit : « La première chose qui se putréfie chez l'homme est son ventre. Que celui qui peut ne manger que des aliments purs (halāl et bons) le fasse. Et que celui qui peut éviter qu'une pleine main de sang qu'il aurait versé ne le sépare du Paradis le fasse. » » J'ai dit à Abū ʿAbd Allāh : « Qui est-ce qui dit : « J'ai entendu le Messager d'Allāh » ? Jundab ? » Il répondit : « Oui, Jundab. » »
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا أَنَا وَالنَّبِيُّ، صلى الله عليه وسلم خَارِجَانِ مِنَ الْمَسْجِدِ فَلَقِيَنَا رَجُلٌ عِنْدَ سُدَّةِ الْمَسْجِدِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى السَّاعَةُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا أَعْدَدْتَ لَهَا " فَكَأَنَّ الرَّجُلَ اسْتَكَانَ ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَعْدَدْتُ لَهَا كَبِيرَ صِيَامٍ وَلاَ صَلاَةٍ وَلاَ صَدَقَةٍ، وَلَكِنِّي أُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ. قَالَ " أَنْتَ مَعَ مَنْ أَحْبَبْتَ ".
IsnādNous a rapporté ʿUthmān ibn Abī Shayba, nous a rapporté Jarīr, d'après Manṣūr, d'après Sālim ibn Abī l-Jaʿd, nous a rapporté Anas ibn Mālik (qu'Allah l'agrée)
Il a dit : « Alors que je sortais de la mosquée avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), un homme nous rencontra près du porche de la mosquée et dit : Ô Messager d'Allah, quand est l'Heure (du Jugement) ? Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : "Qu'as-tu préparé pour elle ?" L'homme sembla s'humilier, puis il dit : Ô Messager d'Allah, je n'ai préparé pour elle ni beaucoup de jeûne, ni beaucoup de prière, ni beaucoup d'aumône, mais j'aime Allah et Son Messager. Il dit : "Tu seras avec celui que tu aimes." »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ الْبُنَانِيُّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، يَقُولُ لاِمْرَأَةٍ مِنْ أَهْلِهِ تَعْرِفِينَ فُلاَنَةَ قَالَتْ نَعَمْ. قَالَ فَإِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم مَرَّ بِهَا وَهْىَ تَبْكِي عِنْدَ قَبْرٍ فَقَالَ " اتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي ". فَقَالَتْ إِلَيْكَ عَنِّي، فَإِنَّكَ خِلْوٌ مِنْ مُصِيبَتِي. قَالَ فَجَاوَزَهَا وَمَضَى فَمَرَّ بِهَا رَجُلٌ فَقَالَ مَا قَالَ لَكِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَتْ مَا عَرَفْتُهُ قَالَ إِنَّهُ لَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَجَاءَتْ إِلَى بَابِهِ فَلَمْ تَجِدْ عَلَيْهِ بَوَّابًا فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا عَرَفْتُكَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الصَّبْرَ عِنْدَ أَوَّلِ صَدْمَةٍ ".
IsnādIshāq nous a rapporté, d'après ʿAbd al-Ṣamad, d'après Shuʿba, d'après Thābit al-Bunānī, d'après Anas ibn Mālik :
Il s'adressa à une femme de sa famille : « Connais-tu une telle ? » Elle répondit : « Oui. » Il dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) passa près d'elle alors qu'elle pleurait auprès d'une tombe et lui dit : “Crains Allah et sois patiente.” Elle répliqua : “Éloigne-toi de moi, car tu n'as pas été frappé par mon malheur.” Il dit : « Il la dépassa et continua son chemin. Puis un homme passa près d'elle et dit : “Que t'a dit le Messager d'Allah ?” Elle répondit : “Je ne l'ai pas reconnu.” Il dit : “C'est le Messager d'Allah.” » Il dit : « Elle vint à sa porte et ne trouva aucun portier ; elle dit : “Ô Messager d'Allah, par Allah, je ne t'avais pas reconnu.” Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit alors : “La patience véritable est celle qui survient au premier choc.” »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدٍ الذُّهْلِيُّ، حَدَّثَنَا الأَنْصَارِيُّ، مُحَمَّدٌ حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ ثُمَامَةَ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ قَيْسَ بْنَ سَعْدٍ، كَانَ يَكُونُ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمَنْزِلَةِ صَاحِبِ الشُّرَطِ مِنَ الأَمِيرِ.
IsnādMouḥammad ibn Khālid al-Dhuhlī nous a rapporté, Mouḥammad al-Anṣārī nous a rapporté, mon père nous a rapporté, d'après Thumāma, d'après Anas
Que Qays ibn Saʿd se tenait devant le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) à la manière du chef de la sécurité [placé] devant l’émir.
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ قُرَّةَ، حَدَّثَنِي حُمَيْدُ بْنُ هِلاَلٍ، حَدَّثَنَا أَبُو بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَهُ وَأَتْبَعَهُ بِمُعَاذٍ.
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yaḥyā, d'après Qurra, m'a rapporté Ḥumayd ibn Hilāl, nous a rapporté Abū Burda, d'après Abū Mūsā
Que le Prophète (que la prière d'Allāh et Son salut soient sur lui) l'avait envoyé (en mission) et lui avait adjoint Muʿādh.
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الصَّبَّاحِ، حَدَّثَنَا مَحْبُوبُ بْنُ الْحَسَنِ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، أَنَّ رَجُلاً، أَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ، فَأَتَى مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ وَهْوَ عِنْدَ أَبِي مُوسَى فَقَالَ مَا هَذَا قَالَ أَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ. قَالَ لاَ أَجْلِسُ حَتَّى أَقْتُلَهُ، قَضَاءُ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم.
IsnādD'après ce qui m'a été rapporté par 'Abd Allâh ibn al-Ṣabbâḥ, d'après Maḥbūb ibn al-Ḥasan, d'après Khâlid, d'après Ḥumayd ibn Hilâl, d'après Abū Burda, d'après Abū Mūsā
Qu'un homme embrassa l'islam puis redevint juif. Mu'ādh ibn Jabal vint alors qu'il était auprès d'Abū Mūsā et dit : « Qu'est-ce donc ? » (Abū Mūsā) répondit : « Cet homme a embrassé l'islam puis est redevenu juif. » Mu'ādh dit : « Je ne m'assiérai point avant de l'avoir tué, conformément au jugement d'Allāh et de Son Messager (que la prière et le salut d'Allāh soient sur Lui). »
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ عُمَيْرٍ، سَمِعْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَبِي بَكْرَةَ، قَالَ كَتَبَ أَبُو بَكْرَةَ إِلَى ابْنِهِ وَكَانَ بِسِجِسْتَانَ بِأَنْ لاَ تَقْضِيَ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَأَنْتَ غَضْبَانُ، فَإِنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ يَقْضِيَنَّ حَكَمٌ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَهْوَ غَضْبَانُ " .
IsnādĀdam nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr nous a rapporté : j'ai entendu ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Bakra dire :
Abū Bakra écrivit à son fils, qui était à Sijistān : « Ne prononce pas de jugement entre deux personnes lorsque tu es en colère, car j'ai entendu le Prophète (paix et salut sur lui) dire : « Qu'un juge ne tranche jamais entre deux personnes alors qu'il est en colère. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي وَاللَّهِ لأَتَأَخَّرُ عَنْ صَلاَةِ الْغَدَاةِ مِنْ أَجْلِ فُلاَنٍ، مِمَّا يُطِيلُ بِنَا فِيهَا. قَالَ فَمَا رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَطُّ أَشَدَّ غَضَبًا فِي مَوْعِظَةٍ مِنْهُ يَوْمَئِذٍ، ثُمَّ قَالَ " يَا أَيُّهَا النَّاسُ، إِنَّ مِنْكُمْ مُنَفِّرِينَ، فَأَيُّكُمْ مَا صَلَّى بِالنَّاسِ فَلْيُوجِزْ، فَإِنَّ فِيهِمُ الْكَبِيرَ وَالضَّعِيفَ وَذَا الْحَاجَةِ " .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Muqātil, nous a informé ʿAbd Allāh, nous a informé Ismāʿīl ibn Abī Khālid, d'après Qays ibn Abī Ḥāzim, d'après Abū Masʿūd al-Anṣārī
Il a dit : « Un homme vint auprès du Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) et dit : « Ô Messager d'Allāh ! Par Allāh, je me tiens en retard pour la prière de l'aube (Ṣalāt al-Ġadāt) à cause d'untel, car il l'allonge pour nous. » Il (Abū Masʿūd) dit : « Je n'ai jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) plus en colère dans une exhortation qu'il ne le fut ce jour-là. Puis il dit : « Ô gens ! Parmi vous, il y a des repoussoirs. Que celui d'entre vous qui dirige la prière pour les gens l'abrège, car parmi eux se trouvent le vieillard, le faible et l'homme qui a besoin (de vaquer à ses occupations). » »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي يَعْقُوبَ الْكِرْمَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَسَّانُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، قَالَ مُحَمَّدٌ أَخْبَرَنِي سَالِمٌ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، طَلَّقَ امْرَأَتَهُ وَهْىَ حَائِضٌ، فَذَكَرَ عُمَرُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَتَغَيَّظَ فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " لِيُرَاجِعْهَا، ثُمَّ لْيُمْسِكْهَا حَتَّى تَطْهُرَ، ثُمَّ تَحِيضَ فَتَطْهُرَ، فَإِنْ بَدَا لَهُ أَنْ يُطَلِّقَهَا فَلْيُطَلِّقْهَا " .
IsnādMuḥammad ibn Abī Yaʿqūb al-Kirmānī nous a rapporté, Ḥassān ibn Ibrāhīm nous a rapporté, Yūnus nous a rapporté, Muḥammad a dit : Sālim m’a informé que ʿAbd Allāh ibn ʿUmar l’a informé
Il avait répudié sa femme alors qu'elle était en période de menstrues. ʿUmar mentionna cela au Prophète — que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui —, et le Messager d'Allāh s'en irrita, puis dit : « Qu'il la reprenne, puis qu'il la garde jusqu'à ce qu'elle soit pure, puis qu'elle ait ses menstrues et qu'elle en soit pure ; s'il lui semble bon de la répudier, qu'il la répudie alors. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ جَاءَتْ هِنْدٌ بِنْتُ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ يَذِلُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ، وَمَا أَصْبَحَ الْيَوْمَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ يَعِزُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ. ثُمَّ قَالَتْ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ مِسِّيكٌ، فَهَلْ عَلَىَّ مِنْ حَرَجٍ أَنْ أُطْعِمَ الَّذِي لَهُ عِيَالَنَا قَالَ لَهَا " لاَ حَرَجَ عَلَيْكِ أَنْ تُطْعِمِيهِمْ مِنْ مَعْرُوفٍ " .
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté, Shuʿayb nous a informés d'après al-Zuhrī, ʿUrwa m'a rapporté que ʿĀʾisha — qu'Allah l'agrée — a dit :
Hind bint ʿUtba ibn Rabīʿa vint et dit : « Ô Messager d'Allah, par Allah, il n'y avait sur la surface de la terre aucune famille de tente que j'aurais préféré voir humiliée plus que ta famille de tente ; mais aujourd'hui, il n'y a sur la surface de la terre aucune famille de tente que j'aurais préféré voir honorée plus que ta famille de tente. » Puis elle dit : « Certes, Abū Sufyān est un homme avare. Y a-t-il un péché pour moi si je donne à manger à ses enfants de ce qui lui appartient ? » Il lui dit : « Il n'y a pas de péché pour toi si tu les nourris selon la convenance (bi-l-maʿrūf). »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ لَمَّا أَرَادَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَكْتُبَ إِلَى الرُّومِ قَالُوا إِنَّهُمْ لاَ يَقْرَءُونَ كِتَابًا إِلاَّ مَخْتُومًا. فَاتَّخَذَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَاتَمًا مِنْ فِضَّةٍ، كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى وَبِيصِهِ، وَنَقْشُهُ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ.
IsnādMuḥammad ibn Bashshār m’a rapporté : Ghundar nous a rapporté, de Shuʿba, qui dit : j’ai entendu Qatāda, d’après Anas ibn Mālik,
Il a dit : « Lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) voulut écrire aux Byzantins, on lui dit : “Ils ne lisent aucune lettre si elle n’est scellée.” Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) se fit faire un sceau en argent — je vois encore son éclat — et son inscription était : “Muḥammad Messager d’Allah”. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي السَّائِبُ بْنُ يَزِيدَ ابْنُ أُخْتِ، نَمِرٍ أَنَّ حُوَيْطِبَ بْنَ عَبْدِ الْعُزَّى، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ السَّعْدِيِّ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، قَدِمَ عَلَى عُمَرَ فِي خِلاَفَتِهِ فَقَالَ لَهُ عُمَرُ أَلَمْ أُحَدَّثْ أَنَّكَ تَلِي مِنْ أَعْمَالِ النَّاسِ أَعْمَالاً، فَإِذَا أُعْطِيتَ الْعُمَالَةَ كَرِهْتَهَا. فَقُلْتُ بَلَى. فَقَالَ عُمَرُ مَا تُرِيدُ إِلَى ذَلِكَ قُلْتُ إِنَّ لِي أَفْرَاسًا وَأَعْبُدًا، وَأَنَا بِخَيْرٍ، وَأَرِيدُ أَنْ تَكُونَ عُمَالَتِي صَدَقَةً عَلَى الْمُسْلِمِينَ. قَالَ عُمَرُ لاَ تَفْعَلْ فَإِنِّي كُنْتُ أَرَدْتُ الَّذِي أَرَدْتَ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي. حَتَّى أَعْطَانِي مَرَّةً مَالاً فَقُلْتُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خُذْهُ فَتَمَوَّلْهُ وَتَصَدَّقْ بِهِ، فَمَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلاَ سَائِلٍ فَخُذْهُ، وَإِلاَّ فَلاَ تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ "
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté : Shuʿayb nous a informés, d'après al-Zuhrī, qui a dit : al-Sāʾib ibn Yazīd, le neveu de Namir, m'a informé que Ḥuwayṭib ibn ʿAbd al-ʿUzzā l'a informé que ʿAbd Allāh ibn al-Saʿdī l'a informé
« Il arriva auprès de ʿUmar (qu'Allah l'agrée) durant son califat. ʿUmar lui dit : « N'a-t-on pas rapporté que tu occupes certaines fonctions parmi les charges des gens, mais que lorsque tu reçois ton salaire (al-ʿumāla), tu le répugnes ? » Il répondit : « Oui. » ʿUmar demanda : « Que recherches-tu par là ? » Il dit : « J'ai des chevaux et des serviteurs, je suis dans l'aisance, et je souhaite que mon salaire soit une aumône (ṣadaqa) pour les musulmans. » ʿUmar dit : « Ne fais pas cela, car j'ai moi-même désiré ce que tu désires. L'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donnait une attribution, et je disais : « Donne-la à quelqu'un de plus pauvre que moi. » Un jour, il me donna une somme d'argent, et je dis : « Donne-la à quelqu'un de plus pauvre que moi. » Alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Prends-le, fais-en ta fortune et donne-en en aumône. Ce qui te vient de cet argent – sans que tu ne le convoites ni ne le sollicites – prends-le ; sinon, ne laisse pas ton âme le poursuivre. » »
وَعَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنْ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ، يَقُولُ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي. حَتَّى أَعْطَانِي مَرَّةً مَالاً فَقُلْتُ أَعْطِهِ مَنْ هُوَ أَفْقَرُ إِلَيْهِ مِنِّي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خُذْهُ فَتَمَوَّلْهُ وَتَصَدَّقْ بِهِ، فَمَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلاَ سَائِلٍ فَخُذْهُ، وَمَا لاَ فَلاَ تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ " .
IsnādD'après al-Zuhrī, qui a dit : « Salim ibn 'Abd Allāh m'a rapporté que 'Abd Allāh ibn 'Umar a dit : J'ai entendu 'Umar dire »
Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) me donnait un présent, et je disais : « Donne-le à quelqu'un qui en a plus besoin que moi. » Jusqu'au jour où il me donna une somme d'argent ; je dis : « Donne-la à quelqu'un qui en a plus besoin que moi. » Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit alors : « Prends-le, fais-en [une partie de] ta fortune, et fais-en l'aumône. Ce qui te viendra de ces biens sans que tu ne sois trop avide ni mendiant, prends-le ; sinon, ne le convoite pas. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الزُّهْرِيُّ عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ شَهِدْتُ الْمُتَلاَعِنَيْنِ وَأَنَا ابْنُ خَمْسَ، عَشْرَةَ فُرِّقَ بَيْنَهُمَا.
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, nous a rapporté Sufyān, a dit al-Zuhrī, d'après Sahl ibn Saʿd, a dit :
J'ai été témoin de la procédure de liʿān (imprécation réciproque entre époux) alors que j'étais âgé de quinze ans, et les deux époux furent séparés.
حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ سَهْلٍ، أَخِي بَنِي سَاعِدَةَ أَنَّ رَجُلاً، مِنَ الأَنْصَارِ جَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً، أَيَقْتُلُهُ فَتَلاَعَنَا فِي الْمَسْجِدِ وَأَنَا شَاهِدٌ.
IsnādYahyā nous a rapporté, ʿAbd al-Razzāq nous a rapporté, Ibn Jurayj nous a informés, Ibn Shihāb m’a informé, d’après Sahl, frère des Banū Sāʿida,
« Qu’un homme des Anṣār vint auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et dit : « Que penses-tu d’un homme qui trouve un autre homme avec sa femme ? Doit-il le tuer ? » Alors ils échangèrent les serments d’anathème (liʿān) dans la mosquée, et j’en fus témoin. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ أَتَى رَجُلٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي الْمَسْجِدِ فَنَادَاهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي زَنَيْتُ. فَأَعْرَضَ عَنْهُ. فَلَمَّا شَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعًا قَالَ " أَبِكَ جُنُونٌ ". قَالَ لاَ. قَالَ " اذْهَبُوا بِهِ فَارْجُمُوهُ ".
IsnādD'après ce que nous a rapporté Yaḥyā ibn Bukayr, qui l'a reçu d'al-Layth, remontant à ʿUqayl, remontant à Ibn Shihāb, remontant à Abū Salama et Saʿīd ibn al-Musayyib, qui le tiennent d'Abū Hurayra
Un homme vint trouver le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) alors qu'il se trouvait dans la mosquée. Il l'appela et dit : « Ô Messager d'Allāh, j'ai commis la fornication (zinā). » Le Prophète se détourna de lui. Lorsque l'homme eut témoigné contre lui-même quatre fois, le Prophète dit : « Es-tu atteint de folie ? » L'homme répondit : « Non. » Alors le Prophète dit : « Emmenez-le et lapidez-le. »
قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَأَخْبَرَنِي مَنْ، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ كُنْتُ فِيمَنْ رَجَمَهُ بِالْمُصَلَّى. رَوَاهُ يُونُسُ وَمَعْمَرٌ وَابْنُ جُرَيْجٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ جَابِرٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي الرَّجْمِ.
IsnādIbn Shihāb a dit : « Quelqu’un qui a entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh m’a informé. Il a dit : “J’étais parmi ceux qui l’ont lapidé à la mosquée (al-muṣallā).” » Ce hadith a été rapporté par Yūnus, Maʿmar et Ibn Jurayj d’après al-Zuhrī, d’après Abū Salama, d’après Jābir, d’après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) au sujet de la lapidation.
« J’étais parmi ceux qui l’ont lapidé à la mosquée (al-muṣallā). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ، وَإِنَّكُمْ تَخْتَصِمُونَ إِلَىَّ، وَلَعَلَّ بَعْضَكُمْ أَنْ يَكُونَ أَلْحَنَ بِحُجَّتِهِ مِنْ بَعْضٍ فَأَقْضِي نَحْوَ مَا أَسْمَعُ، فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ بِحَقِّ أَخِيهِ شَيْئًا فَلاَ يَأْخُذْهُ، فَإِنَّمَا أَقْطَعُ لَهُ قِطْعَةً مِنَ النَّارِ " .
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Maslama, d'après Mālik, d'après Hishām, d'après son père, d'après Zaynab bint Abī Salama, d'après Umm Salama (qu'Allah l'agrée) :
Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit: « Je ne suis qu'un être humain. Vous présentez vos litiges devant moi, et il se peut que l'un de vous soit plus éloquent dans son argumentation qu'un autre ; je juge alors selon ce que j'entends. Que celui en faveur de qui j'ai prononcé un jugement empiétant sur le droit de son frère n'en prenne rien, car je ne fais que lui retrancher un morceau du Feu. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ أَنَّ أَبَا قَتَادَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ " مَنْ لَهُ بَيِّنَةٌ عَلَى قَتِيلٍ قَتَلَهُ، فَلَهُ سَلَبُهُ ". فَقُمْتُ لأَلْتَمِسَ بَيِّنَةً عَلَى قَتِيلٍ، فَلَمْ أَرَ أَحَدًا يَشْهَدُ لِي، فَجَلَسْتُ، ثُمَّ بَدَا لِي فَذَكَرْتُ أَمْرَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ جُلَسَائِهِ سِلاَحُ هَذَا الْقَتِيلِ الَّذِي يَذْكُرُ عِنْدِي. قَالَ فَأَرْضِهِ مِنْهُ. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ كَلاَّ لاَ يُعْطِهِ أُصَيْبِغَ مِنْ قُرَيْشٍ وَيَدَعَ أَسَدًا مِنْ أُسْدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ. قَالَ فَأَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَدَّاهُ إِلَىَّ فَاشْتَرَيْتُ مِنْهُ خِرَافًا فَكَانَ أَوَّلَ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ. قَالَ لِي عَبْدُ اللَّهِ عَنِ اللَّيْثِ فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأَدَّاهُ إِلَىَّ. وَقَالَ أَهْلُ الْحِجَازِ الْحَاكِمُ لاَ يَقْضِي بِعِلْمِهِ، شَهِدَ بِذَلِكَ فِي وِلاَيَتِهِ أَوْ قَبْلَهَا. وَلَوْ أَقَرَّ خَصْمٌ عِنْدَهُ لآخَرَ بِحَقٍّ فِي مَجْلِسِ الْقَضَاءِ، فَإِنَّهُ لاَ يَقْضِي عَلَيْهِ فِي قَوْلِ بَعْضِهِمْ، حَتَّى يَدْعُوَ بِشَاهِدَيْنِ فَيُحْضِرَهُمَا إِقْرَارَهُ. وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِرَاقِ مَا سَمِعَ أَوْ رَآهُ فِي مَجْلِسِ الْقَضَاءِ قَضَى بِهِ، وَمَا كَانَ فِي غَيْرِهِ لَمْ يَقْضِ إِلاَّ بِشَاهِدَيْنِ. وَقَالَ آخَرُونَ مِنْهُمْ بَلْ يَقْضِي بِهِ، لأَنَّهُ مُؤْتَمَنٌ، وَإِنَّمَا يُرَادُ مِنَ الشَّهَادَةِ مَعْرِفَةُ الْحَقِّ، فَعِلْمُهُ أَكْثَرُ مِنَ الشَّهَادَةِ. وَقَالَ بَعْضُهُمْ يَقْضِي بِعِلْمِهِ فِي الأَمْوَالِ، وَلاَ يَقْضِي فِي غَيْرِهَا. وَقَالَ الْقَاسِمُ لاَ يَنْبَغِي لِلْحَاكِمِ أَنْ يُمْضِيَ قَضَاءً بِعِلْمِهِ دُونَ عِلْمِ غَيْرِهِ، مَعَ أَنَّ عِلْمَهُ أَكْثَرُ مِنْ شَهَادَةِ غَيْرِهِ، وَلَكِنَّ فِيهِ تَعَرُّضًا لِتُهَمَةِ نَفْسِهِ عِنْدَ الْمُسْلِمِينَ، وَإِيقَاعًا لَهُمْ فِي الظُّنُونِ، وَقَدْ كَرِهَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الظَّنَّ فَقَالَ " إِنَّمَا هَذِهِ صَفِيَّةُ ".
IsnādQuṭayba nous a rapporté, al-Layth nous a rapporté, d'après Yaḥyā, d'après ʿUmar ibn Kathīr, d'après Abū Muḥammad, l'affranchi d'Abū Qatāda, qu'Abū Qatāda a dit
Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit le jour de Ḥunayn : « Que celui qui a une preuve concernant un ennemi qu'il a tué réclame ses dépouilles. » Je me levai donc pour chercher une preuve concernant un ennemi que j'avais tué, mais je ne vis personne témoigner pour moi ; alors je m'assis. Puis l'idée me vint, et je mentionnai l'affaire au Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui). Un homme parmi ses compagnons dit : « Les armes de cet ennemi qu'il mentionne se trouvent chez moi. » Le Prophète dit : « Accorde-lui satisfaction à ce sujet. » Abū Bakr dit : « Non ! Par Allah, il ne donnera pas cela à un petit doigt de Quraych en laissant un lion parmi les lions d'Allah qui combat pour Allah et Son Messager. » Alors le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) ordonna qu'on me les remît ; je les lui achetai pour des moutons, et ce fut le premier bien que j'accumulai. ʿAbd Allāh m'a rapporté d'après al-Layth : « Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) se leva et me les remit. » Les gens du Ḥijāz disent : « Le juge ne doit pas juger d'après sa propre connaissance, qu'il en ait été témoin durant sa charge ou avant. » Même si une partie adverse reconnaît un droit à une autre en sa présence au tribunal, selon certains avis, il ne peut prononcer le jugement sur cette base avant de faire venir deux témoins pour attester de cette reconnaissance. Certains gens d'Irak disent : « Ce qu'il entend ou voit au tribunal, il en juge ; ce qui a lieu ailleurs, il n'en juge que sur la base de deux témoins. » D'autres parmi eux disent : « Au contraire, il en juge, car il est investi de confiance ; le but du témoignage est de connaître la vérité, et sa connaissance est plus forte que le témoignage. » Certains disent : « Il juge d'après sa connaissance dans les affaires de biens, mais pas dans les autres domaines. » Al-Qāsim dit : « Il ne convient pas que le juge rende un jugement basé sur sa propre connaissance à l'exclusion de celle d'autrui, même si sa connaissance est plus forte que le témoignage d'autrui ; car cela l'expose à la suspicion des musulmans et les plonge dans les mauvaises pensées. Or le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a désapprouvé la suspicion en disant : « Ce n'est autre que Ṣafiyya. » »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَتَتْهُ صَفِيَّةُ بِنْتُ حُيَىٍّ فَلَمَّا رَجَعَتِ انْطَلَقَ مَعَهَا، فَمَرَّ بِهِ رَجُلاَنِ مِنَ الأَنْصَارِ فَدَعَاهُمَا فَقَالَ " إِنَّمَا هِيَ صَفِيَّةُ ". قَالاَ سُبْحَانَ اللَّهِ. قَالَ " إِنَّ الشَّيْطَانَ يَجْرِي مِنِ ابْنِ آدَمَ مَجْرَى الدَّمِ ". رَوَاهُ شُعَيْبٌ وَابْنُ مُسَافِرٍ وَابْنُ أَبِي عَتِيقٍ وَإِسْحَاقُ بْنُ يَحْيَى عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عَلِيٍّ ـ يَعْنِي ابْنَ حُسَيْنٍ ـ عَنْ صَفِيَّةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādNous a rapporté ʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿAbd Allāh, nous a rapporté Ibrāhīm, d'après Ibn Shihāb (al-Zuhrī), d'après ʿAlī ibn Ḥusayn, que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui)
Ṣafiyya bint Ḥuyayy vint le voir. Lorsqu'elle s'en retourna, il partit avec elle. Deux hommes des Anṣār passèrent près de lui ; il les appela et dit : « Ce n'est que Ṣafiyya. » Ils dirent : « Gloire à Allāh (Subḥān Allāh). » Il dit : « Certes, Satan circule dans le fils d'Adam à la manière du sang. » — Rapporté également par Shuʿayb, Ibn Musāfir, Ibn Abī ʿAtīq et Isḥāq ibn Yaḥyā, d'après al-Zuhrī, d'après ʿAlī — c'est-à-dire Ibn Ḥusayn — d'après Ṣafiyya, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui).
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا الْعَقَدِيُّ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي قَالَ، بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَبِي وَمُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ عَلَى الْيَمَنِ فَقَالَ " يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا، وَتَطَاوَعَا ". فَقَالَ لَهُ أَبُو مُوسَى إِنَّهُ يُصْنَعُ بِأَرْضِنَا الْبِتْعُ. فَقَالَ " كُلُّ مُسْكِرٍ حَرَامٌ ". وَقَالَ النَّضْرُ وَأَبُو دَاوُدَ وَيَزِيدُ بْنُ هَارُونَ وَوَكِيعٌ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ سَعِيدٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, al-ʿAqadī nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté d'après Saʿīd ibn Abī Burda, qui a dit : j'ai entendu mon père dire : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoya mon père et Muʿādh ibn Jabal au Yémen, et il leur dit : « Facilitez et ne compliquez pas, annoncez la bonne nouvelle et ne repoussez pas, et soyez conciliants. » Abū Mūsā lui dit : « On fabrique chez nous une boisson fermentée appelée al-bitʿ. » Il répondit : « Tout ce qui enivre est illicite (ḥarām). » Al-Naḍr, Abū Dāwūd, Yazīd ibn Hārūn et Wakīʿ ont dit d'après Shuʿba, d'après Saʿīd, d'après son père, d'après son grand-père, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).
Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoya mon père et Muʿādh ibn Jabal au Yémen, et il leur dit : « Facilitez et ne compliquez pas, annoncez la bonne nouvelle et ne repoussez pas, et soyez conciliants. » Abū Mūsā lui dit : « On fabrique chez nous une boisson fermentée appelée al-bitʿ. » Il répondit : « Tout ce qui enivre est illicite (ḥarām). »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنِي مَنْصُورٌ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فُكُّوا الْعَانِيَ وَأَجِيبُوا الدَّاعِيَ " .
IsnādNous a rapporté Mumasaddid, nous a rapporté Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Sufyān, m'a rapporté Manṣūr, d'après Abū Wāʾil, d'après Abū Mūsā, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
« Délivrez le captif et répondez à celui qui invite (à un repas de mariage). »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَنَّهُ سَمِعَ عُرْوَةَ، أَخْبَرَنَا أَبُو حُمَيْدٍ السَّاعِدِيُّ، قَالَ اسْتَعْمَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم رَجُلاً مِنْ بَنِي أَسَدٍ يُقَالُ لَهُ ابْنُ الأُتَبِيَّةِ عَلَى صَدَقَةٍ فَلَمَّا قَدِمَ قَالَ هَذَا لَكُمْ وَهَذَا أُهْدِيَ لِي. فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ ـ قَالَ سُفْيَانُ أَيْضًا فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ ـ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " مَا بَالُ الْعَامِلِ نَبْعَثُهُ، فَيَأْتِي يَقُولُ هَذَا لَكَ وَهَذَا لِي. فَهَلاَّ جَلَسَ فِي بَيْتِ أَبِيهِ وَأُمِّهِ فَيَنْظُرُ أَيُهْدَى لَهُ أَمْ لاَ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ يَأْتِي بِشَىْءٍ إِلاَّ جَاءَ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ يَحْمِلُهُ عَلَى رَقَبَتِهِ، إِنْ كَانَ بَعِيرًا لَهُ رُغَاءٌ، أَوْ بَقَرَةً لَهَا خُوَارٌ، أَوْ شَاةً تَيْعَرُ ". ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ حَتَّى رَأَيْنَا عُفْرَتَىْ إِبْطَيْهِ " أَلاَ هَلْ بَلَّغْتُ " ثَلاَثًا. قَالَ سُفْيَانُ قَصَّهُ عَلَيْنَا الزُّهْرِيُّ. وَزَادَ هِشَامٌ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ قَالَ سَمِعَ أُذُنَاىَ وَأَبْصَرَتْهُ عَيْنِي، وَسَلُوا زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ فَإِنَّهُ سَمِعَهُ مَعِي. وَلَمْ يَقُلِ الزُّهْرِيُّ سَمِعَ أُذُنِي. {خُوَارٌ} صَوْتٌ، وَالْجُؤَارُ مِنْ تَجْأَرُونَ كَصَوْتِ الْبَقَرَةِ.
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, nous a rapporté Sufyān, d'après al-Zuhrī qui a entendu ʿUrwa, nous a informés Abū Ḥumayd al-Sāʿidī
Il a dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) nomma un homme des Banū Asad, appelé Ibn al-Utabiyya, collecteur de l'aumône légale (ṣadaqa). À son retour, il dit : « Ceci est pour vous, et ceci est pour moi, un cadeau qu'on m'a offert. » Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) monta en chaire (minbar) — selon une variante de Sufyān : grimpa en chaire —, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : « Qu'a donc l'agent que nous envoyons : il vient dire : "Ceci est pour toi, et ceci est pour moi." Que ne s'est-il assis dans la maison de son père ou de sa mère pour voir si on lui fait un cadeau ou non ? Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, il n'apporte rien sans l'apporter au Jour de la Résurrection, le portant sur son cou : que ce soit un chameau qui blatère, une vache qui mugit, ou une brebis qui bêle. » Puis il leva les mains au point que nous vîmes la blancheur de ses aisselles, et dit trois fois : « Ne vous ai-je pas transmis le message ? » » Sufyān dit : « Al-Zuhrī nous a raconté cette histoire. » Et Hishām ajouta, d'après son père, d'après Abū Ḥumayd, qu'il a dit : « Mes oreilles ont entendu et mes yeux ont vu ; et interrogez Zayd ibn Thābit, car il l'a entendu avec moi. » Al-Zuhrī n'a pas dit : « mon oreille a entendu. » Note : {خُوَارٌ} (khuwār) signifie un son, et al-ju'ār (gémissement) dérive de la parole divine « vous gémissez » (taj'arūna), comme le son de la vache.
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، أَنَّ نَافِعًا، أَخْبَرَهُ أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ قَالَ كَانَ سَالِمٌ مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ يَؤُمُّ الْمُهَاجِرِينَ الأَوَّلِينَ وَأَصْحَابَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي مَسْجِدِ قُبَاءٍ، فِيهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ وَأَبُو سَلَمَةَ وَزَيْدٌ وَعَامِرُ بْنُ رَبِيعَةَ.
IsnādNous a rapporté ʿUthmān ibn Ṣāliḥ, nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Wahb, m’a informé Ibn Jurayj, que Nāfiʿ l’a informé que Ibn ʿUmar (qu’Allah les agrée, lui et son père) l’a informé, et a dit :
Sālim, l’affranchi d’Abū Ḥudhayfa, dirigeait la prière des premiers émigrés (al-muhājirūn al-awwalūn) et des compagnons du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans la mosquée de Qubā’, parmi lesquels se trouvaient Abū Bakr, ʿUmar, Abū Salama, Zayd et ʿĀmir ibn Rabīʿa.
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَمِّهِ، مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ قَالَ ابْنُ شِهَابٍ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ، وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ حِينَ أَذِنَ لَهُمُ الْمُسْلِمُونَ فِي عِتْقِ سَبْىِ هَوَازِنَ " إِنِّي لاَ أَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ، فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ " . فَرَجَعَ النَّاسُ فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ، فَرَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّ النَّاسَ قَدْ طَيَّبُوا وَأَذِنُوا.
IsnādIsmāʿīl ibn Abī Uways nous a raconté : Ismāʿīl ibn Ibrāhīm m’a raconté, d’après son oncle, Mūsā ibn ʿUqba, qui a dit : Ibn Shihāb m’a raconté, d’après ʿUrwa ibn al-Zubayr, que Marwān ibn al-Ḥakam et al-Miswar ibn Makhrama l’ont informé
que le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — a dit, lorsque les musulmans lui avaient donné la permission d’affranchir les captifs de Hawāzin : « Je ne sais pas, parmi vous, qui a donné la permission et qui ne l’a pas donnée. Retournez donc, jusqu’à ce que vos représentants m’exposent votre affaire. » Les gens retournèrent, et leurs représentants parlèrent avec eux ; puis ils revinrent vers le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — et l’informèrent que les gens avaient accepté de bon cœur et donné leur permission.
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أُنَاسٌ لاِبْنِ عُمَرَ إِنَّا نَدْخُلُ عَلَى سُلْطَانِنَا فَنَقُولُ لَهُمْ خِلاَفَ مَا نَتَكَلَّمُ إِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِهِمْ قَالَ كُنَّا نَعُدُّهَا نِفَاقًا.
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, ʿĀṣim ibn Muḥammad ibn Zayd ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar nous a rapporté, d'après son père
Des gens dirent à Ibn ʿUmar : « Nous entrons chez notre souverain et nous leur disons le contraire de ce que nous disons lorsque nous sortons de chez eux. » Il répondit : « Nous considérions cela comme de l'hypocrisie (nifāq). »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ عِرَاكٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنْ شَرَّ النَّاسِ ذُو الْوَجْهَيْنِ، الَّذِي يَأْتِي هَؤُلاَءِ بِوَجْهٍ وَهَؤُلاَءِ بِوَجْهٍ " .
IsnādQuṭayba nous a rapporté, d'après al-Layth, d'après Yazīd ibn Abī Ḥabīb, d'après ʿIrāk, d'après Abū Hurayra, qu'il a entendu le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur Lui) dire
« Certes, les pires des gens sont les hypocrites (litt. « à deux visages »), celui qui vient aux uns avec un visage et aux autres avec un autre visage. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ هِنْدَ، قَالَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ شَحِيحٌ، فَأَحْتَاجُ أَنْ آخُذَ مِنْ مَالِهِ. قَالَ " خُذِي مَا يَكْفِيكِ وَوَلَدَكِ بِالْمَعْرُوفِ " .
IsnādMuḥammad ibn Kathīr nous a rapportés, il a dit : Sufyān nous a informés, d'après Hishām, d'après son père, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée), que Hind a dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) :
« Abū Sufyān est un homme avare, et j'ai besoin de prendre de son argent. » Il (le Prophète) dit : « Prends ce qui te suffit, à toi et à ton enfant, selon la coutume (bi-l-maʿrūf). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ زَيْنَبَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أُمَّ سَلَمَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهَا عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ سَمِعَ خُصُومَةً بِبَابِ حُجْرَتِهِ فَخَرَجَ إِلَيْهِمْ فَقَالَ " إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ، وَإِنَّهُ يَأْتِينِي الْخَصْمُ، فَلَعَلَّ بَعْضَكُمْ أَنْ يَكُونَ أَبْلَغَ مِنْ بَعْضٍ، فَأَحْسِبُ أَنَّهُ صَادِقٌ فَأَقْضِي لَهُ بِذَلِكَ، فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ بِحَقِّ مُسْلِمٍ، فَإِنَّمَا هِيَ قِطْعَةٌ مِنَ النَّارِ، فَلْيَأْخُذْهَا أَوْ لِيَتْرُكْهَا " .
IsnādNous a rapporté ʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿAbd Allāh, nous a rapporté Ibrāhīm ibn Saʿd, d’après Ṣāliḥ, d’après Ibn Shihāb, qui a dit : « ʿUrwa ibn al-Zubayr m’a informé que Zaynab bint Abī Salama lui a rapporté qu’Umm Salama, épouse du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), l’a informée d’après le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : »
… qu’il entendit une dispute à la porte de son appartement ; il sortit vers eux et dit : « Je ne suis qu’un être humain, et les plaideurs viennent à moi. Il se peut que l’un de vous soit plus éloquent que l’autre, et je juge alors qu’il dit vrai, rendant un verdict en sa faveur. Celui à qui j’aurais ainsi attribué un droit qui revient à un musulman [en réalité] : que ce soit un morceau de l’Enfer ; qu’il le prenne donc ou qu’il le laisse. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا قَالَتْ كَانَ عُتْبَةُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ عَهِدَ إِلَى أَخِيهِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ أَنَّ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ مِنِّي فَاقْبِضْهُ إِلَيْكَ. فَلَمَّا كَانَ عَامُ الْفَتْحِ أَخَذَهُ سَعْدٌ فَقَالَ ابْنُ أَخِي، قَدْ كَانَ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ، فَقَامَ إِلَيْهِ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ فَقَالَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ. فَتَسَاوَقَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ ابْنُ أَخِي، كَانَ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ. وَقَالَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُوَ لَكَ يَا عَبْدُ بْنَ زَمْعَةَ ". ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ، وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ". ثُمَّ قَالَ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ " احْتَجِبِي مِنْهُ "، لِمَا رَأَى مِنْ شَبَهِهِ بِعُتْبَةَ، فَمَا رَآهَا حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ تَعَالَى.
IsnādNous a rapporté Ismāʿīl, qui dit : Mālik m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUrwa ibn al-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Elle a dit : « ʿUtba ibn Abī Waqqāṣ avait confié à son frère Saʿd ibn Abī Waqqāṣ : “Le fils de l'esclave de Zamʿa est de moi, prends-le donc auprès de toi.” Lors de l'année de la conquête (de La Mecque), Saʿd le prit et dit : “C'est le fils de mon frère ; il m'avait fait une recommandation à son sujet.” Alors ʿAbd ibn Zamʿa se leva et dit : “C'est mon frère et le fils de l'esclave de mon père, il est né sur sa couche.” Ils se rendirent tous deux chez le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Saʿd dit : “Ô Messager d'Allah, c'est le fils de mon frère ; il m'avait fait une recommandation à son sujet.” Et ʿAbd ibn Zamʿa dit : “C'est mon frère et le fils de l'esclave de mon père, il est né sur sa couche.” Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit alors : “Il est à toi, ʿAbd ibn Zamʿa.” Puis le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : “L'enfant appartient au lit (du mari) et à l'adultère (revient) la pierre (c'est-à-dire la privation de droits).” Ensuite, il dit à Sawda bint Zamʿa : “Voile-toi devant lui”, en raison de la ressemblance qu'il constata avec ʿUtba ; et elle ne le vit plus jusqu'à ce qu'elle rencontre Allah (c'est-à-dire jusqu'à sa mort). »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، وَالأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَحْلِفُ عَلَى يَمِينِ صَبْرٍ، يَقْتَطِعُ مَالاً وَهْوَ فِيهَا فَاجِرٌ، إِلاَّ لَقِيَ اللَّهَ وَهْوَ عَلَيْهِ غَضْبَانُ ". فَأَنْزَلَ اللَّهُ {إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ} الآيَةَ.
فَجَاءَ الأَشْعَثُ وَعَبْدُ اللَّهِ يُحَدِّثُهُمْ فَقَالَ فِيَّ نَزَلَتْ وَفِي رَجُلٍ خَاصَمْتُهُ فِي بِئْرٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلَكَ بَيِّنَةٌ ". قُلْتُ لاَ. قَالَ " فَلْيَحْلِفْ ". قُلْتُ إِذًا يَحْلِفُ. فَنَزَلَتْ {إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ} الآيَةَ.
IsnādNous a rapporté Isḥāq ibn Naṣr, nous a rapporté ʿAbd ar-Razzāq, nous a informé Sufyān, d'après Manṣūr et al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, qui a dit : a dit ʿAbd Allāh (ibn Masʿūd) : a dit le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) :
« Quiconque prête un serment décisif (yamin ṣabr) pour s'approprier un bien, alors qu'il est en cela menteur, rencontrera Allah alors qu'Il est en colère contre lui. » Puis Allah révéla : {Ceux qui vendent à vil prix l'engagement pris envers Allah...} [Coran 3:77] (le verset). Alors al-Ashʿath vint, alors que ʿAbd Allāh (ibn Masʿūd) les entretenait, et dit : « C'est à mon sujet et au sujet d'un homme avec lequel j'étais en litige pour un puits que cela fut révélé. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « As-tu une preuve ? ». Je dis : « Non ». Il dit : « Qu'il prête alors serment ». Je dis : « Alors il prêtera serment (et prendra mon bien) ». C'est alors que fut révélé le verset : {Ceux qui vendent à vil prix l'engagement pris envers Allah...} »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ زَيْنَبَ بِنْتَ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَتْهُ عَنْ أُمِّهَا أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتْ سَمِعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم جَلَبَةَ خِصَامٍ عِنْدَ بَابِهِ فَخَرَجَ عَلَيْهِمْ فَقَالَ " إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ، وَإِنَّهُ يَأْتِينِي الْخَصْمُ، فَلَعَلَّ بَعْضًا أَنْ يَكُونَ أَبْلَغَ مِنْ بَعْضٍ، أَقْضِي لَهُ بِذَلِكَ وَأَحْسِبُ أَنَّهُ صَادِقٌ، فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ بِحَقِّ مُسْلِمٍ فَإِنَّمَا هِيَ قِطْعَةٌ مِنَ النَّارِ، فَلْيَأْخُذْهَا أَوْ لِيَدَعْهَا " .
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté, Shuʿayb nous a informés, d'après al-Zuhrī, qui a dit : ʿUrwa ibn al-Zubayr m'a informé que Zaynab bint Abī Salama l'a informé d'après sa mère Umm Salama, qui a dit :
Elle a dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) entendit un bruit de dispute à sa porte. Il sortit vers eux et dit : « Je ne suis qu'un être humain. Les parties adverses viennent à moi, et il se peut que l'une soit plus éloquente que l'autre ; je juge alors en sa faveur, pensant qu'elle dit vrai. Quiconque obtient de moi un jugement qui empiète sur le droit d'un musulman, cela n'est qu'un morceau de feu de l'Enfer : qu'il le prenne ou qu'il le laisse. » »
حَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا سَلَمَةُ بْنُ كُهَيْلٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ بَلَغَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَجُلاً مِنْ أَصْحَابِهِ أَعْتَقَ غُلاَمًا عَنْ دُبُرٍ، لَمْ يَكُنْ لَهُ مَالٌ غَيْرَهُ، فَبَاعَهُ بِثَمَانِمِائَةِ دِرْهَمٍ، ثُمَّ أَرْسَلَ بِثَمَنِهِ إِلَيْهِ.
IsnādIbn Numayr nous a rapporté, Muḥammad ibn Bishr nous a rapporté, Ismāʿīl nous a rapporté, Salamah ibn Kuhayl nous a rapporté, d’après ʿAṭāʾ, d’après Jābir
Il [Jābir] dit : Il parvint au Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – qu’un homme parmi ses compagnons avait affranchi son esclave à titre posthume (tadbīr, affranchissement différé après la mort du maître), alors qu’il ne possédait aucun autre bien. Il [le Prophète] le vendit donc pour huit cents dirhams, puis envoya le prix de la vente à cet homme.
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْثًا وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ، فَطُعِنَ فِي إِمَارَتِهِ، وَقَالَ " إِنْ تَطْعَنُوا فِي إِمَارَتِهِ فَقَدْ كُنْتُمْ تَطْعَنُونَ فِي إِمَارَةِ أَبِيهِ مِنْ قَبْلِهِ، وَايْمُ اللَّهِ إِنْ كَانَ لَخَلِيقًا لِلإِمْرَةِ، وَإِنْ كَانَ لَمِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ، وَإِنَّ هَذَا لَمِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ بَعْدَهُ " .
IsnādNous a rapporté Mūsā ibn Ismāʿīl, qui a rapporté de ʿAbd al-ʿAzīz ibn Muslim, qui a rapporté de ʿAbd Allāh ibn Dīnār, qui a dit : j'ai entendu Ibn ʿUmar (qu'Allah les agrée, lui et son père) dire :
« Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition et plaça Usāma ibn Zayd à leur tête. On critiqua son commandement. Il dit alors : « Si vous critiquez son commandement, vous avez déjà critiqué le commandement de son père avant lui. Par Allah ! Il était digne du commandement, et il était parmi les personnes les plus aimées de moi. Et certes, celui-ci (Usāma) est parmi les personnes les plus aimées de moi après lui. » »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، سَمِعْتُ ابْنَ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَبْغَضُ الرِّجَالِ إِلَى اللَّهِ الأَلَدُّ الْخَصِمُ " .
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Ibn Jurayj, j'ai entendu Ibn Abī Mulayka, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée)
a dit : « Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : "Les hommes les plus détestables auprès d'Allah sont les disputeurs invétérés." »