حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنِ ابْنِ أَبِي لَيْلَى، عَنِ الْحَكَمِ، وَسَلَمَةَ بْنِ كُهَيْلٍ، أَنَّهُمَا سَأَلاَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي أَوْفَى عَنِ التَّيَمُّمِ، فَقَالَ أَمَرَ النَّبِيُّ ـ صلى الله عليه وسلم ـ عَمَّارًا أَنْ يَفْعَلَ هَكَذَا وَضَرَبَ بِيَدَيْهِ إِلَى الأَرْضِ ثُمَّ نَفَضَهُمَا وَمَسَحَ عَلَى وَجْهِهِ . قَالَ الْحَكَمُ وَيَدَيْهِ . وَقَالَ سَلَمَةُ وَمِرْفَقَيْهِ .
IsnādMahmoud rapporte; il dit : ‘Abd ar‑Razzâq nous a informés ; il dit : Ibn Jurayj m’a informé ; il dit : Nâfi‘ m’a informé ; il dit : ‘Abdallâh ibn ‘Umar nous a relaté. Ibn Jurayj ajoute encore : je dis à ‘Atâ’ et il dit : «J’ai entendu Ibn ‘Abbâs dire…» (donc deux filiations sont rapportées : celle via ‘Abdallâh ibn ‘Umar et une autre, par l’intermédiaire de ‘Atâ’, via Ibn ‘Abbâs).
‘Abdallâh ibn ‘Umar a dit : le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) fut retenu une nuit et retarda la prière ; nous nous sommes couchés dans la mosquée, puis nous nous sommes réveillés, puis nous nous sommes rendormis, puis nous nous sommes réveillés. Ensuite le Prophète sortit parmi nous et dit : «Il n’y a personne parmi les gens de la terre qui attende la prière autrement que vous.» Il est dit qu’Ibn ‘Umar ne se souciait pas de l’avancer ou de la retarder s’il ne craignait pas que le sommeil ne l’empêche d’en accomplir l’heure ; il s’allongeait avant. Ibn Jurayj rapporte, en interrogeant ‘Atâ’ qui rapporte Ibn ‘Abbâs : le Prophète retarda l’‘ichâ’ jusqu’à ce que les gens dorment et se réveillent, puis dorment et se réveillent ; ‘Umar ibn al‑Khattâb se leva et déclara : ‘‘La prière’’. ‘Atâ’ dit qu’Ibn ‘Abbâs ajoutait : le Prophète sortit comme si je le vois maintenant, la tête ruisselante d’eau, posant la main sur sa tête, et disant : «Si je ne voulais pas imposer une difficulté à ma communauté, je leur aurais ordonné de prier ainsi.» ‘Atâ’ a confirmé et a montré comment le Prophète posait sa main sur sa tête, comme l’avait décrit Ibn ‘Abbâs : il écartait entre ses doigts une sorte de mouvement, puis posait les extrémités de ses doigts sur le bord de la tête (qarn al‑ra’s), les rapprochait et les faisait glisser ainsi sur la tête jusqu’à ce que son pouce atteigne le bord de l’oreille, du côté du visage au niveau de la tempe et de la joue (près de la barbe). Il ne raccourcissait ni n’allongeait autrement que de cette manière. «Si je ne voulais pas imposer une difficulté à ma communauté, je leur aurais ordonné de prier ainsi.»