وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ عَنِ الرَّجُلِ، يَعْتَكِفُ هَلْ يَدْخُلُ لِحَاجَتِهِ تَحْتَ سَقْفٍ فَقَالَ نَعَمْ لاَ بَأْسَ بِذَلِكَ . قَالَ مَالِكٌ الأَمْرُ عِنْدَنَا الَّذِي لاَ اخْتِلاَفَ فِيهِ أَنَّهُ لاَ يُكْرَهُ الاِعْتِكَافُ فِي كُلِّ مَسْجِدٍ يُجَمَّعُ فِيهِ وَلاَ أُرَاهُ كُرِهَ الاِعْتِكَافُ فِي الْمَسَاجِدِ الَّتِي لاَ يُجَمَّعُ فِيهَا إِلاَّ كَرَاهِيَةَ أَنْ يَخْرُجَ الْمُعْتَكِفُ مِنْ مَسْجِدِهِ الَّذِي اعْتَكَفَ فِيهِ إِلَى الْجُمُعَةِ أَوْ يَدَعَهَا فَإِنْ كَانَ مَسْجِدًا لاَ يُجَمَّعُ فِيهِ الْجُمُعَةُ وَلاَ يَجِبُ عَلَى صَاحِبِهِ إِتْيَانُ الْجُمُعَةِ فِي مَسْجِدٍ سِوَاهُ فَإِنِّي لاَ أَرَى بَأْسًا بِالاِعْتِكَافِ فِيهِ لأَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَالَ {وَأَنْتُمْ عَاكِفُونَ فِي الْمَسَاجِدِ} فَعَمَّ اللَّهُ الْمَسَاجِدَ كُلَّهَا وَلَمْ يَخُصَّ شَيْئًا مِنْهَا . قَالَ مَالِكٌ فَمِنْ هُنَالِكَ جَازَ لَهُ أَنْ يَعْتَكِفَ فِي الْمَسَاجِدِ الَّتِي لاَ يُجَمَّعُ فِيهَا الْجُمُعَةُ إِذَا كَانَ لاَ يَجِبُ عَلَيْهِ أَنْ يَخْرُجَ مِنْهُ إِلَى الْمَسْجِدِ الَّذِي تُجَمَّعُ فِيهِ الْجُمُعَةُ . قَالَ مَالِكٌ وَلاَ يَبِيتُ الْمُعْتَكِفُ إِلاَّ فِي الْمَسْجِدِ الَّذِي اعْتَكَفَ فِيهِ إِلاَّ أَنْ يَكُونَ خِبَاؤُهُ فِي رَحَبَةٍ مِنْ رِحَابِ الْمَسْجِدِ وَلَمْ أَسْمَعْ أَنَّ الْمُعْتَكِفَ يَضْرِبُ بِنَاءً يَبِيتُ فِيهِ إِلاَّ فِي الْمَسْجِدِ أَوْ فِي رَحَبَةٍ مِنْ رِحَابِ الْمَسْجِدِ وَمِمَّا يَدُلُّ عَلَى أَنَّهُ لاَ يَبِيتُ إِلاَّ فِي الْمَسْجِدِ قَوْلُ عَائِشَةَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا اعْتَكَفَ لاَ يَدْخُلُ الْبَيْتَ إِلاَّ لِحَاجَةِ الإِنْسَانِ . وَلاَ يَعْتَكِفُ فَوْقَ ظَهْرِ الْمَسْجِدِ وَلاَ فِي الْمَنَارِ يَعْنِي الصَّوْمَعَةَ . وَقَالَ مَالِكٌ يَدْخُلُ الْمُعْتَكِفُ الْمَكَانَ الَّذِي يُرِيدُ أَنْ يَعْتَكِفَ فِيهِ قَبْلَ غُرُوبِ الشَّمْسِ مِنَ اللَّيْلَةِ الَّتِي يُرِيدُ أَنْ يَعْتَكِفَ فِيهَا حَتَّى يَسْتَقْبِلَ بِاعْتِكَافِهِ أَوَّلَ اللَّيْلَةِ الَّتِي يُرِيدُ أَنْ يَعْتَكِفَ فِيهَا وَالْمُعْتَكِفُ مُشْتَغِلٌ بِاعْتِكَافِهِ لاَ يَعْرِضُ لِغَيْرِهِ مِمَّا يَشْتَغِلُ بِهِ مِنَ التِّجَارَاتِ أَوْ غَيْرِهَا وَلاَ بَأْسَ بِأَنْ يَأْمُرَ الْمُعْتَكِفُ بِبَعْضِ حَاجَتِهِ بِضَيْعَتِهِ وَمَصْلَحَةِ أَهْلِهِ وَأَنْ يَأْمُرَ بِبَيْعِ مَالِهِ أَوْ بِشَىْءٍ لاَ يَشْغَلُهُ فِي نَفْسِهِ فَلاَ بَأْسَ بِذَلِكَ إِذَا كَانَ خَفِيفًا أَنْ يَأْمُرَ بِذَلِكَ مَنْ يَكْفِيهِ إِيَّاهُ . قَالَ مَالِكٌ لَمْ أَسْمَعْ أَحَدًا مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ يَذْكُرُ فِي الاِعْتِكَافِ شَرْطًا وَإِنَّمَا الاِعْتِكَافُ عَمَلٌ مِنَ الأَعْمَالِ مِثْلُ الصَّلاَةِ وَالصِّيَامِ وَالْحَجِّ وَمَا أَشْبَهَ ذَلِكَ مِنَ الأَعْمَالِ مَا كَانَ مِنْ ذَلِكَ فَرِيضَةً أَوْ نَافِلَةً فَمَنْ دَخَلَ فِي شَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ فَإِنَّمَا يَعْمَلُ بِمَا مَضَى مِنَ السُّنَّةِ وَلَيْسَ لَهُ أَنْ يُحْدِثَ فِي ذَلِكَ غَيْرَ مَا مَضَى عَلَيْهِ الْمُسْلِمُونَ لاَ مِنْ شَرْطٍ يَشْتَرِطُهُ وَلاَ يَبْتَدِعُهُ وَقَدِ اعْتَكَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعَرَفَ الْمُسْلِمُونَ سُنَّةَ الاِعْتِكَافِ . قَالَ مَالِكٌ وَالاِعْتِكَافَ وَالْجِوَارُ سَوَاءٌ وَالاِعْتِكَافُ لِلْقَرَوِيِّ وَالْبَدَوِيِّ سَوَاءٌ .
IsnādIl m'a été rapporté d'après Mālik qu'il a interrogé Ibn Shihāb
Au sujet de l'homme qui pratique la retraite spirituelle (iʿtikāf) : « Entre-t-il sous un toit pour ses besoins naturels ? » Il répondit : « Oui, il n'y a pas de mal à cela. » Mālik dit : « La pratique établie chez nous, sur laquelle il n'y a pas de divergence, est qu'il n'est pas réprouvable de faire l'iʿtikāf dans toute mosquée où se tient la prière du vendredi. Je ne considère pas que l'iʿtikāf soit réprouvé dans les mosquées où l'on ne célèbre pas la prière du vendredi, sauf par crainte que le retraitant (muʿtakif) ne sorte de sa mosquée où il fait l'iʿtikāf pour assister à la prière du vendredi, ou qu'il ne la délaisse. Si c'est une mosquée où la prière du vendredi n'est pas célébrée et que son occupant n'est pas tenu de se rendre à la prière du vendredi dans une autre mosquée, alors je ne vois pas d'inconvénient à y faire l'iʿtikāf, car Allah – béni et exalté soit-Il – a dit : « ... alors que vous êtes en retraite dans les mosquées » (Coran 2:187). Allah a donc inclus toutes les mosquées et n'en a excepté aucune. » Mālik dit : « C'est pour cette raison qu'il est permis de faire l'iʿtikāf dans les mosquées où la prière du vendredi n'est pas célébrée, lorsqu'on n'est pas tenu d'en sortir pour se rendre à la mosquée où elle est célébrée. » Mālik dit : « Le retraitant ne passe la nuit que dans la mosquée où il fait l'iʿtikāf, sauf si sa tente se trouve dans une cour (raḥaba) de la mosquée. Je n'ai pas entendu dire que le retraitant établisse une construction où il passerait la nuit ailleurs que dans la mosquée ou dans une de ses cours. Ce qui indique qu'il ne passe la nuit que dans la mosquée, c'est la parole de ʿĀʾisha : « Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faisait l'iʿtikāf, il n'entrait dans la maison que pour un besoin humain. » On ne fait pas l'iʿtikāf sur le toit de la mosquée ni dans le minaret, c'est-à-dire la cellule (ṣawmaʿa). » Mālik dit : « Le retraitant entre dans le lieu où il souhaite faire l'iʿtikāf avant le coucher du soleil de la nuit où il compte commencer sa retraite, afin que celle-ci débute au début de cette nuit. Le retraitant se consacre à sa retraite et ne s'occupe pas d'autre chose, comme les affaires commerciales ou autres. Il n'y a pas de mal à ce qu'il ordonne de s'occuper de certains de ses besoins concernant son domaine ou les intérêts de sa famille, ou qu'il ordonne la vente de ses biens ou toute autre chose qui ne l'occupe pas personnellement ; cela n'est pas répréhensible si c'est léger, en chargeant quelqu'un de s'en occuper pour lui. » Mālik dit : « Je n'ai entendu aucun savant mentionner de condition (sharṭ) concernant l'iʿtikāf. L'iʿtikāf est une œuvre parmi les œuvres, comme la prière (ṣalāt), le jeûne (ṣiyām), le pèlerinage (ḥajj) et autres actes similaires, qu'il s'agisse d'obligation (farīḍa) ou de surérogatoire (nāfila). Quiconque s'engage dans une de ces œuvres agit conformément à la sunna (tradition prophétique) établie et n'a pas à y introduire d'innovations autres que ce que les musulmans ont pratiqué, ni par une condition qu'il stipulerait, ni par une innovation. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a pratiqué l'iʿtikāf, et les musulmans connaissent la sunna de l'iʿtikāf. » Mālik dit : « L'iʿtikāf et la retraite (jīwār) sont identiques. L'iʿtikāf pour le citadin (qarawī) et pour le bédouin (badawī) est identique. »