حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْحَمِيدِ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْخُزَاعِيِّ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الضِّيَافَةُ ثَلاَثَةُ أَيَّامٍ وَجَائِزَتُهُ يَوْمٌ وَلَيْلَةٌ وَلاَ يَحِلُّ لِرَجُلٍ مُسْلِمٍ أَنْ يُقِيمَ عِنْدَ أَخِيهِ حَتَّى يُؤْثِمَهُ " . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَكَيْفَ يُؤْثِمُهُ قَالَ " يُقِيمُ عِنْدَهُ وَلاَ شَىْءَ لَهُ يَقْرِيهِ بِهِ " .
IsnādNous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté ‘Abd al‑Wahhâb, nous a rapporté ‘Ubayd Allâh, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar (qu’Allah soit satisfait de lui et de son père). Et ‘Uthmân ibn Sâlih a ajouté, d’après Ibn Wahb : « Untel m’a informé », ainsi que Haywa ibn Shurayh, d’après Bakr ibn ‘Amr al‑Ma‘âfirî, que Bukayr ibn ‘Abd Allâh lui a rapporté d’après Nâfi‘.
Ils dirent : « Les gens sont laissés à l’abandon, et toi, tu es Ibn ‘Umar, compagnon du Prophète. Qu’est‑ce qui t’empêche de sortir (au combat) ? » Il répondit : « Ce qui m’en empêche, c’est qu’Allah a rendu sacré le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n’a‑t‑Il pas dit : “Combattez‑les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de fitna” ? » Il dit : « Nous avons combattu jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de fitna et que la religion soit entièrement à Allah. Mais vous, vous voulez combattre jusqu’à ce qu’il y ait (de nouveau) fitna et que la religion soit pour autre qu’Allah. » — Un homme vint ensuite et dit : « Ô Abû ‘Abd al‑Rahmân, qu’est‑ce qui t’a poussé à accomplir le pèlerinage une année, la ‘Umra l’autre année, et à délaisser le jihad dans le sentier d’Allah, alors que tu sais ce qu’Allah en a encouragé ? » Il répondit : « Ô mon neveu, l’islam a été bâti sur cinq : la foi en Allah et en Son Messager, les cinq prières, le jeûne de Ramadan, l’acquittement de la zakât et le pèlerinage à la Maison. » L’homme dit : « N’entends‑tu pas ce qu’Allah a mentionné dans Son Livre : “Et si deux groupes de croyants se combattent, réconciliez‑les… jusqu’à l’ordre d’Allah… Combattez‑les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de fitna” ? » Il dit : « Nous l’avons fait à l’époque du Messager d’Allah, quand les musulmans étaient peu nombreux ; on éprouvait un homme dans sa religion : soit on le tuait, soit on le torturait, jusqu’à ce que l’islam devienne nombreux, et il n’y eut plus de fitna. » L’homme demanda : « Que dis‑tu de ‘Ali et de ‘Uthmân ? » Il dit : « Quant à ‘Uthmân, c’est comme si Allah lui avait pardonné, mais vous, vous avez rechigné à lui pardonner. Quant à ‘Ali, il est le cousin du Messager d’Allah et son gendre. » Puis il fit un geste de la main et dit : « Voici sa maison, comme vous la voyez. »