Chapitre
باب مَا جَاءَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَنْعِ الزَّكَاةِ مِنَ التَّشْدِيدِ .
حَدَّثَنَا هَنَّادُ بْنُ السَّرِيِّ التَّمِيمِيُّ الْكُوفِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنِ الْمَعْرُورِ بْنِ سُوَيْدٍ، عَنْ أَبِي ذَرٍّ، قَالَ جِئْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ جَالِسٌ فِي ظِلِّ الْكَعْبَةِ . قَالَ فَرَآنِي مُقْبِلاً فَقَالَ " هُمُ الأَخْسَرُونَ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ " . قَالَ فَقُلْتُ مَا لِي لَعَلَّهُ أُنْزِلَ فِيَّ شَيْءٌ . قَالَ قُلْتُ مَنْ هُمْ فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُمُ الأَكْثَرُونَ إِلاَّ مَنْ قَالَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا " . فَحَثَا بَيْنَ يَدَيْهِ وَعَنْ يَمِينِهِ وَعَنْ شِمَالِهِ . ثُمَّ قَالَ " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ يَمُوتُ رَجُلٌ فَيَدَعُ إِبِلاً أَوْ بَقَرًا لَمْ يُؤَدِّ زَكَاتَهَا إِلاَّ جَاءَتْهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَعْظَمَ مَا كَانَتْ وَأَسْمَنَهُ تَطَؤُهُ بِأَخْفَافِهَا وَتَنْطَحُهُ بِقُرُونِهَا كُلَّمَا نَفِدَتْ أُخْرَاهَا عَادَتْ عَلَيْهِ أُولاَهَا حَتَّى يُقْضَى بَيْنَ النَّاسِ " . وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ مِثْلُهُ . وَعَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ رضى الله عنه قَالَ لُعِنَ مَانِعُ الصَّدَقَةِ . وَعَنْ قَبِيصَةَ بْنِ هُلْبٍ عَنْ أَبِيهِ وَجَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي ذَرٍّ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَاسْمُ أَبِي ذَرٍّ جُنْدُبُ بْنُ السَّكَنِ وَيُقَالُ ابْنُ جُنَادَةَ . حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُنِيرٍ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ مُوسَى عَنْ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ عَنْ حَكِيمِ بْنِ الدَّيْلَمِ عَنِ الضَّحَّاكِ بْنِ مُزَاحِمٍ قَالَ الأَكْثَرُونَ أَصْحَابُ عَشَرَةِ آلاَفٍ . قَالَ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُنِيرٍ مَرْوَزِيٌّ رَجُلٌ صَالِحٌ .
IsnādHannād ibn al-Sarī al-Tamīmī al-Kūfī nous a rapporté, d'après Abū Muʿāwiya, d'après al-Aʿmash, d'après al-Maʿrūr ibn Suwayd, d'après Abū Dharr
Abū Dharr dit : « Je vins auprès du Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) alors qu'il était assis à l'ombre de la Kaʿba. Il me vit m'approcher et dit : “Par le Seigneur de la Kaʿba, ce sont les plus perdants au Jour de la Résurrection.” Je dis : “Malheur à moi ! Aurait-on révélé quelque chose à mon sujet ?” Puis je dis : “Qui sont-ils ? Que mon père et ma mère te soient sacrifiés !” Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : “Ce sont les plus nombreux [en richesses], sauf celui qui fait ainsi, ainsi et ainsi.” Il fit alors un geste de la main devant lui, à sa droite et à sa gauche. Puis il dit : “Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, aucun homme ne meurt en laissant des chameaux ou des bovins dont il n'a pas acquitté la zakāt (aumône légale) sans que ces bêtes ne viennent à lui au Jour de la Résurrection, dans leur plus grande taille et leur plus grande graisse, le piétinant de leurs sabots et le frappant de leurs cornes ; chaque fois que les dernières [bêtes] auront passé, les premières reviendront sur lui, jusqu'à ce que le jugement soit rendu entre les gens.” » Dans ce chapitre, un hadith similaire est rapporté d'après Abū Hurayra, et d'après ʿAlī ibn Abī Ṭālib (qu'Allāh l'agrée) qui a dit : « Maudit soit celui qui retient l'aumône », et d'après Qabīṣa ibn Hulb, d'après son père, Jābir ibn ʿAbd Allāh et ʿAbd Allāh ibn Masʿūd. Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] dit : « Le hadith d'Abū Dharr est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Le nom d'Abū Dharr est Jundub ibn al-Sakan, et on dit aussi Jundub ibn Junāda. » ʿAbd Allāh ibn Munīr nous a rapporté, d'après ʿUbayd Allāh ibn Mūsā, d'après Sufyān al-Thawrī, d'après Ḥakīm ibn al-Daylam, d'après al-Ḍaḥḥāk ibn Muzāḥim, qui a dit : « Les plus nombreux [en richesses] sont ceux qui possèdent dix mille [dirhams]. » [al-Tirmidhī] dit : « ʿAbd Allāh ibn Munīr est un Marwazī, un homme vertueux. »
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ الشَّيْبَانِيُّ الْبَصْرِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ الْحَارِثِ، عَنْ دَرَّاجٍ، عَنِ ابْنِ حُجَيْرَةَ، هُوَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ حُجَيْرَةَ الْمِصْرِيُّ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا أَدَّيْتَ زَكَاةَ مَالِكَ فَقَدْ قَضَيْتَ مَا عَلَيْكَ " . قَالَ أَبُو عِيسَى . هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ . وَقَدْ رُوِيَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ أَنَّهُ ذَكَرَ الزَّكَاةَ . فَقَالَ رَجَلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلْ عَلَىَّ غَيْرُهَا فَقَالَ " لاَ إِلاَّ أَنْ تَتَطَوَّعَ " .
IsnādNous a rapporté ʿUmar ibn Ḥafṣ al-Shaybānī al-Baṣrī, qui a rapporté de ʿAbd Allāh ibn Wahb, qui a rapporté de ʿAmr ibn al-Ḥārith, qui a rapporté de Darrāj, qui a rapporté d'Ibn Ḥujayra (ʿAbd al-Raḥmān ibn Ḥujayra al-Miṣrī), qui a rapporté d'Abū Hurayra, que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit :
« Si tu t’acquittes de la zakāt (aumône légale) de tes biens, tu as alors accompli ce qui t’incombe. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan gharīb (bon et peu connu). Il a également été rapporté du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) par d’autres voies qu’il mentionna la zakāt. Un homme demanda : « Ô Messager d’Allah, y a-t-il autre chose pour moi ? » Il répondit : « Non, à moins que tu ne fasses un acte surérogatoire (tatawwuʿ). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ الْحَمِيدِ الْكُوفِيُّ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ كُنَّا نَتَمَنَّى أَنْ يَأْتِيَ، الأَعْرَابِيُّ الْعَاقِلُ فَيَسْأَلَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ عِنْدَهُ فَبَيْنَا نَحْنُ عَلَى ذَلِكَ إِذْ أَتَاهُ أَعْرَابِيٌّ فَجَثَا بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ إِنَّ رَسُولَكَ أَتَانَا فَزَعَمَ لَنَا أَنَّكَ تَزْعُمُ أَنَّ اللَّهَ أَرْسَلَكَ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . قَالَ فَبِالَّذِي رَفَعَ السَّمَاءَ وَبَسَطَ الأَرْضَ وَنَصَبَ الْجِبَالَ آللَّهُ أَرْسَلَكَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . قَالَ فَإِنَّ رَسُولَكَ زَعَمَ لَنَا أَنَّكَ تَزْعُمُ أَنَّ عَلَيْنَا خَمْسَ صَلَوَاتٍ فِي الْيَوْمِ وَاللَّيْلَةِ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . قَالَ فَبِالَّذِي أَرْسَلَكَ آللَّهُ أَمَرَكَ بِهَذَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . قَالَ فَإِنَّ رَسُولَكَ زَعَمَ لَنَا أَنَّكَ تَزْعُمُ أَنَّ عَلَيْنَا صَوْمَ شَهْرٍ فِي السَّنَةِ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ " . قَالَ فَبِالَّذِي أَرْسَلَكَ آللَّهُ أَمَرَكَ بِهَذَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . قَالَ فَإِنَّ رَسُولَكَ زَعَمَ لَنَا أَنَّكَ تَزْعُمُ أَنَّ عَلَيْنَا فِي أَمْوَالِنَا الزَّكَاةَ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ " . قَالَ فَبِالَّذِي أَرْسَلَكَ آللَّهُ أَمَرَكَ بِهَذَا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . قَالَ فَإِنَّ رَسُولَكَ زَعَمَ لَنَا أَنَّكَ تَزْعُمُ أَنَّ عَلَيْنَا الْحَجَّ إِلَى الْبَيْتِ مَنِ اسْتَطَاعَ إِلَيْهِ سَبِيلاً . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . قَالَ فَبِالَّذِي أَرْسَلَكَ آللَّهُ أَمَرَكَ بِهَذَا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ " . فَقَالَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَدَعُ مِنْهُنَّ شَيْئًا وَلاَ أُجَاوِزُهُنَّ . ثُمَّ وَثَبَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنْ صَدَقَ الأَعْرَابِيُّ دَخَلَ الْجَنَّةَ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَقَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ عَنْ أَنَسٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . سَمِعْتُ مُحَمَّدَ بْنَ إِسْمَاعِيلَ يَقُولُ قَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ فِقْهُ هَذَا الْحَدِيثِ أَنَّ الْقِرَاءَةَ عَلَى الْعَالِمِ وَالْعَرْضَ عَلَيْهِ جَائِزٌ مِثْلُ السَّمَاعِ . وَاحْتَجَّ بِأَنَّ الأَعْرَابِيَّ عَرَضَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَقَرَّ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم .
IsnādD'après ce que nous a rapporté Muḥammad ibn Ismāʿīl, qui l'a reçu de ʿAlī ibn ʿAbd al-Ḥamīd al-Kūfī, qui l'a reçu de Sulaymān ibn al-Mughīra, d'après Thābit, d'après Anas (qu'Allah l'agrée), qui a dit :
Nous espérions voir arriver un bédouin sensé qui interroge le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant que nous étions auprès de lui. Alors que nous étions dans cette attente, voilà qu'un bédouin vint à lui, s'agenouilla devant le Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Ô Muḥammad, ton envoyé est venu à nous et a prétendu que tu affirmes qu'Allah t'a envoyé. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Oui. » Il dit : « Par Celui qui a élevé le ciel, étendu la terre et dressé les montagnes, est-ce Allah qui t'a envoyé ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Oui. » Il dit : « Ton envoyé a prétendu que tu affirmes qu'il nous incombe cinq prières (ṣalawāt) par jour et par nuit. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Oui. » Il dit : « Par Celui qui t'a envoyé, est-ce Allah qui t'a ordonné cela ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Oui. » Il dit : « Ton envoyé a prétendu que tu affirmes qu'il nous incombe le jeûne (ṣawm) d'un mois dans l'année. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Il a dit vrai. » Il dit : « Par Celui qui t'a envoyé, est-ce Allah qui t'a ordonné cela ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Oui. » Il dit : « Ton envoyé a prétendu que tu affirmes qu'il nous incombe, sur nos biens, l'aumône légale (zakāt). » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Il a dit vrai. » Il dit : « Par Celui qui t'a envoyé, est-ce Allah qui t'a ordonné cela ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Oui. » Il dit : « Ton envoyé a prétendu que tu affirmes qu'il nous incombe le pèlerinage (ḥajj) à la Maison (al-Bayt), pour quiconque en a les moyens. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Oui. » Il dit : « Par Celui qui t'a envoyé, est-ce Allah qui t'a ordonné cela ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Oui. » Alors il dit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je n'en délaisserai rien et je n'en dépasserai rien. » Puis il s'en alla. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Si le bédouin a dit vrai, il entrera au Paradis. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith est ḥasan (bon) gharīb (peu répandu) sous cette chaîne de transmission, et il a été rapporté sous d'autres chaînes d'Anas remontant au Prophète (sur lui la paix et le salut). J'ai entendu Muḥammad ibn Ismāʿīl (al-Bukhārī) dire : "Certains savants ont dit, en considérant la compréhension juridique (fiqh) de ce hadith, que la lecture devant le savant et la présentation à lui sont permises comme l'écoute directe (al-samāʿ)." Et il a argumenté en disant que le bédouin a présenté (les obligations) au Prophète (sur lui la paix et le salut) et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) les a confirmées. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ أَبِي الشَّوَارِبِ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَاصِمِ بْنِ ضَمْرَةَ، عَنْ عَلِيٍّ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ عَفَوْتُ عَنْ صَدَقَةِ الْخَيْلِ وَالرَّقِيقِ فَهَاتُوا صَدَقَةَ الرِّقَةِ مِنْ كُلِّ أَرْبَعِينَ دِرْهَمًا دِرْهَمًا وَلَيْسَ فِي تِسْعِينَ وَمِائَةٍ شَيْءٌ فَإِذَا بَلَغَتْ مِائَتَيْنِ فَفِيهَا خَمْسَةُ الدَّرَاهِمِ " . وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ وَعَمْرِو بْنِ حَزْمٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى رَوَى هَذَا الْحَدِيثَ الأَعْمَشُ وَأَبُو عَوَانَةَ وَغَيْرُهُمَا عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ عَنْ عَاصِمِ بْنِ ضَمْرَةَ عَنْ عَلِيٍّ وَرَوَى سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ وَابْنُ عُيَيْنَةَ وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ عَنِ الْحَارِثِ عَنْ عَلِيٍّ . قَالَ وَسَأَلْتُ مُحَمَّدًا عَنْ هَذَا الْحَدِيثِ فَقَالَ كِلاَهُمَا عِنْدِي صَحِيحٌ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ يُحْتَمَلُ أَنْ يَكُونَ رُوِيَ عَنْهُمَا جَمِيعًا .
IsnādMuḥammad ibn ʿAbd al-Malik ibn Abī al-Shawārib nous a rapporté, Abū ʿAwāna nous a rapporté, d'après Abū Isḥāq, d'après ʿĀṣim ibn Ḍamra, d'après ʿAlī (qu'Allah l'agrée), qui a dit :
Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Je vous ai fait grâce de l'aumône (zakāt) sur les chevaux et les esclaves. Apportez donc l'aumône sur l'argent (al-riqa), à raison d'un dirham pour quarante dirhams. Il n'y a rien à payer pour cent quatre-vingt-dix-neuf (dirhams). Mais lorsqu'on atteint deux cents, il y a cinq dirhams à payer. » Dans ce chapitre, (il est rapporté) d'après Abū Bakr al-Ṣiddīq et ʿAmr ibn Ḥazm. Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith a été rapporté par al-Aʿmash, Abū ʿAwāna et d'autres, d'après Abū Isḥāq, d'après ʿĀṣim ibn Ḍamra, d'après ʿAlī. Et Sufyān al-Thawrī, Ibn ʿUyayna et plusieurs autres l'ont rapporté d'après Abū Isḥāq, d'après al-Ḥārith, d'après ʿAlī. » Il a dit : « J'ai interrogé Muḥammad (al-Bukhārī) à propos de ce hadith, et il a dit : "Les deux (voies) sont, à mon avis, authentiques (ṣaḥīḥ) d'après Abū Isḥāq ; il est possible qu'il les ait rapportées toutes les deux." »
حَدَّثَنَا زِيَادُ بْنُ أَيُّوبَ الْبَغْدَادِيُّ، وَإِبْرَاهِيمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْهَرَوِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ كَامِلٍ الْمَرْوَزِيُّ الْمَعْنَى، وَاحِدٌ، قَالُوا حَدَّثَنَا عَبَّادُ بْنُ الْعَوَّامِ، عَنْ سُفْيَانَ بْنِ حُسَيْنٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَتَبَ كِتَابَ الصَّدَقَةِ فَلَمْ يُخْرِجْهُ إِلَى عُمَّالِهِ حَتَّى قُبِضَ فَقَرَنَهُ بِسَيْفِهِ فَلَمَّا قُبِضَ عَمِلَ بِهِ أَبُو بَكْرٍ حَتَّى قُبِضَ وَعُمَرُ حَتَّى قُبِضَ وَكَانَ فِيهِ " فِي خَمْسٍ مِنَ الإِبِلِ شَاةٌ وَفِي عَشْرٍ شَاتَانِ وَفِي خَمْسَ عَشْرَةَ ثَلاَثُ شِيَاهٍ وَفِي عِشْرِينَ أَرْبَعُ شِيَاهٍ وَفِي خَمْسٍ وَعِشْرِينَ بِنْتُ مَخَاضٍ إِلَى خَمْسٍ وَثَلاَثِينَ فَإِذَا زَادَتْ فَفِيهَا ابْنَةُ لَبُونٍ إِلَى خَمْسٍ وَأَرْبَعِينَ فَإِذَا زَادَتْ فَفِيهَا حِقَّةٌ إِلَى سِتِّينَ فَإِذَا زَادَتْ فَفِيهَا جَذَعَةٌ إِلَى خَمْسٍ وَسَبْعِينَ فَإِذَا زَادَتْ فَفِيهَا ابْنَتَا لَبُونٍ إِلَى تِسْعِينَ فَإِذَا زَادَتْ فَفِيهَا حِقَّتَانِ إِلَى عِشْرِينَ وَمِائَةٍ فَإِذَا زَادَتْ عَلَى عِشْرِينَ وَمِائَةٍ فَفِي كُلِّ خَمْسِينَ حِقَّةٌ وَفِي كُلِّ أَرْبَعِينَ ابْنَةُ لَبُونٍ . وَفِي الشَّاءِ فِي كُلِّ أَرْبَعِينَ شَاةً شَاةٌ إِلَى عِشْرِينَ وَمِائَةٍ فَإِذَا زَادَتْ فَشَاتَانِ إِلَى مِائَتَيْنِ فَإِذَا زَادَتْ فَثَلاَثُ شِيَاهٍ إِلَى ثَلاَثِمِائَةِ شَاةٍ فَإِذَا زَادَتْ عَلَى ثَلاَثِمِائَةِ شَاةٍ فَفِي كُلِّ مِائَةِ شَاةٍ شَاةٌ ثُمَّ لَيْسَ فِيهَا شَيْءٌ حَتَّى تَبْلُغَ أَرْبَعَمِائَةٍ وَلاَ يُجْمَعُ بَيْنَ مُتَفَرِّقٍ وَلاَ يُفَرَّقُ بَيْنَ مُجْتَمِعٍ مَخَافَةَ الصَّدَقَةِ وَمَا كَانَ مِنْ خَلِيطَيْنِ فَإِنَّهُمَا يَتَرَاجَعَانِ بِالسَّوِيَّةِ وَلاَ يُؤْخَذُ فِي الصَّدَقَةِ هَرِمَةٌ وَلاَ ذَاتُ عَيْبٍ " . وَقَالَ الزُّهْرِيُّ إِذَا جَاءَ الْمُصَدِّقُ قَسَّمَ الشَّاءَ أَثْلاَثًا ثُلُثٌ خِيَارٌ وَثُلُثٌ أَوْسَاطٌ وَثُلُثٌ شِرَارٌ وَأَخَذَ الْمُصَدِّقُ مِنَ الْوَسَطِ . وَلَمْ يَذْكُرِ الزُّهْرِيُّ الْبَقَرَ . وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ وَبَهْزِ بْنِ حَكِيمٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ . وَأَبِي ذَرٍّ وَأَنَسٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ عُمَرَ حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا الْحَدِيثِ عِنْدَ عَامَّةِ الْفُقَهَاءِ . وَقَدْ رَوَى يُونُسُ بْنُ يَزِيدَ وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَالِمٍ هَذَا الْحَدِيثَ وَلَمْ يَرْفَعُوهُ وَإِنَّمَا رَفَعَهُ سُفْيَانُ بْنُ حُسَيْنٍ .
IsnādNous ont rapporté Ziyād ibn Ayyūb al-Baghdādī, Ibrāhīm ibn 'Abd Allāh al-Harawī et Muḥammad ibn Kāmil al-Marwazī – le sens est unanime – ils ont dit : nous a rapporté 'Abbād ibn al-'Awwām, d'après Sufyān ibn Ḥusayn, d'après al-Zuhrī, d'après Sālim, d'après son père
Que le Messager d'Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) écrivit un document sur l'aumône légale (zakāt), mais il ne le fit pas parvenir à ses agents avant sa mort ; il l'attacha à son épée. Lorsqu'il mourut, Abū Bakr l'appliqua jusqu'à sa mort, puis 'Umar jusqu'à sa mort. Il y était écrit : « Pour cinq chameaux, un mouton ; pour dix, deux moutons ; pour quinze, trois moutons ; pour vingt, quatre moutons ; pour vingt-cinq, une chamelle d'un an (bint makhāḍ) jusqu'à trente-cinq ; si le nombre augmente, alors une chamelle de deux ans (bint labūn) jusqu'à quarante-cinq ; si le nombre augmente, alors une chamelle de trois ans (ḥiqqa) jusqu'à soixante ; si le nombre augmente, alors une chamelle de quatre ans (jadha'a) jusqu'à soixante-quinze ; si le nombre augmente, alors deux chamelles de deux ans (bintā labūn) jusqu'à quatre-vingt-dix ; si le nombre augmente, alors deux chamelles de trois ans (ḥiqqatān) jusqu'à cent vingt ; si le nombre dépasse cent vingt, alors pour chaque cinquante, une chamelle de trois ans (ḥiqqa), et pour chaque quarante, une chamelle de deux ans (bint labūn). Quant aux moutons : pour quarante moutons, un mouton, jusqu'à cent vingt ; si le nombre augmente, alors deux moutons, jusqu'à deux cents ; si le nombre augmente, alors trois moutons, jusqu'à trois cents moutons ; si le nombre dépasse trois cents moutons, alors pour chaque centaine, un mouton. Ensuite, il n'y a rien à prélever jusqu'à ce qu'ils atteignent quatre cents. On ne doit pas réunir ce qui est séparé, ni séparer ce qui est réuni, par crainte de l'aumône (de devoir payer moins). Pour deux associés, ils se remboursent équitablement. On ne prélève pas pour l'aumône une bête âgée ni une bête défectueuse. » Al-Zuhrī dit : « Lorsque le percepteur d'aumône vient, il divise les moutons en trois tiers : un tiers de choix, un tiers moyen, un tiers médiocre ; puis le percepteur prend du tiers moyen. » Al-Zuhrī n'a pas mentionné les bovins. Dans ce chapitre, il y a aussi un rapport d'Abū Bakr al-Ṣiddīq, de Bahz ibn Ḥakīm d'après son père d'après son grand-père, d'Abū Dharr et d'Anas. Abū 'Īsā dit : « Le hadith d'Ibn 'Umar est un hadith ḥasan (bon). C'est sur ce hadith que s'appuient la plupart des juristes. » Yūnus ibn Yazīd et d'autres ont rapporté ce hadith d'après al-Zuhrī, d'après Sālim, sans le remonter jusqu'au Prophète (mawqūf) ; seul Sufyān ibn Ḥusayn l'a remonté (marfū').
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ الْمُحَارِبِيُّ، وَأَبُو سَعِيدٍ الأَشَجُّ قَالاَ حَدَّثَنَا عَبْدُ السَّلاَمِ بْنُ حَرْبٍ، عَنْ خُصَيْفٍ، عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فِي ثَلاَثِينَ مِنَ الْبَقَرِ تَبِيعٌ أَوْ تَبِيعَةٌ وَفِي أَرْبَعِينَ مُسِنَّةٌ " . وَفِي الْبَابِ عَنْ مُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَكَذَا رَوَاهُ عَبْدُ السَّلاَمِ بْنُ حَرْبٍ عَنْ خُصَيْفٍ وَعَبْدُ السَّلاَمِ ثِقَةٌ حَافِظٌ . وَرَوَى شَرِيكٌ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ خُصَيْفٍ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ عَنْ أُمِّهِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ . وَأَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ لَمْ يَسْمَعْ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn ʿUbayd al-Muḥāribī et Abū Saʿīd al-Ashajj, tous deux ont dit : nous a rapporté ʿAbd al-Salām ibn Ḥarb, d'après Khuṣayf, d'après Abū ʿUbayda, d'après ʿAbd Allāh, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
« Pour trente bovins, il y a (l'obligation de donner) un tābīʿ (veau d'un an) ou une tābīʿa (génisse d'un an). Et pour quarante bovins, il y a (l'obligation de donner) une musinna (vache de deux ans ou plus). »
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ مُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ، قَالَ بَعَثَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْيَمَنِ فَأَمَرَنِي أَنْ آخُذَ مِنْ كُلِّ ثَلاَثِينَ بَقَرَةً تَبِيعًا أَوْ تَبِيعَةً وَمِنْ كُلِّ أَرْبَعِينَ مُسِنَّةً وَمِنْ كُلِّ حَالِمٍ دِينَارًا أَوْ عِدْلَهُ مَعَافِرَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَرَوَى بَعْضُهُمْ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ سُفْيَانَ عَنِ الأَعْمَشِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ مَسْرُوقٍ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ مُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ فَأَمَرَهُ أَنْ يَأْخُذَ . وَهَذَا أَصَحُّ .
IsnādNous a rapporté Maḥmūd ibn Ghaylān, qui a rapporté de ʿAbd al-Razzāq, qui a reçu l'information de Sufyān, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, d'après Masrūq, d'après Muʿādh ibn Jabal
Il a dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) m'a envoyé au Yémen et m'a ordonné de prendre, pour chaque trentaine de bovins, un tābīʿ (veau ou génisse d'un an) ou une tābīʿa (génisse), pour chaque quarantaine, une musinna (vache de deux ans), et de tout homme pubère, un dīnār ou sa contre-valeur en vêtements maʿāfir (tissus yéménites). » Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith est ḥasan (bon). » Et certains ont rapporté ce hadith d'après Sufyān, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, d'après Masrūq, que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a envoyé Muʿādh au Yémen et lui a ordonné de prendre... Ceci est plus correct.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنْ عَمْرِو بْنِ مُرَّةَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ هَلْ تَذْكُرُ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ شَيْئًا قَالَ لاَ .
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, Muḥammad ibn Jaʿfar nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, d'après ʿAmr ibn Murra,
« J'ai interrogé Abū ʿUbayda ibn ʿAbdillāh : « Te souviens-tu de quoi que ce soit (rapporté) de ʿAbdullāh (ibn Masʿūd) ? » Il a répondu : « Non. » »
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّا بْنُ إِسْحَاقَ الْمَكِّيُّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ مُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ فَقَالَ لَهُ " إِنَّكَ تَأْتِي قَوْمًا أَهْلَ كِتَابٍ فَادْعُهُمْ إِلَى شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللَّهِ فَإِنْ هُمْ أَطَاعُوا لِذَلِكَ فَأَعْلِمْهُمْ أَنَّ اللَّهَ افْتَرَضَ عَلَيْهِمْ خَمْسَ صَلَوَاتٍ فِي الْيَوْمِ وَاللَّيْلَةِ فَإِنْ هُمْ أَطَاعُوا لِذَلِكَ فَأَعْلِمْهُمْ أَنَّ اللَّهَ افْتَرَضَ عَلَيْهِمْ صَدَقَةً فِي أَمْوَالِهِمْ تُؤْخَذُ مِنْ أَغْنِيَائِهِمْ وَتُرَدُّ عَلَى فُقَرَائِهِمْ فَإِنْ هُمْ أَطَاعُوا لِذَلِكَ فَإِيَّاكَ وَكَرَائِمَ أَمْوَالِهِمْ وَاتَّقِ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ فَإِنَّهَا لَيْسَ بَيْنَهَا وَبَيْنَ اللَّهِ حِجَابٌ " . وَفِي الْبَابِ عَنِ الصُّنَابِحِيِّ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ عَبَّاسٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَأَبُو مَعْبَدٍ مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ اسْمُهُ نَافِذٌ .
IsnādAbū Kurayb nous a rapporté, Wakīʿ nous a rapporté, Zakariyyā b. Isḥāq al-Makkī nous a rapporté, Yaḥyā b. ʿAbd Allāh b. Ṣayfī nous a rapporté, d'après Abū Maʿbad, d'après Ibn ʿAbbās
Le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) envoya Muʿādh au Yémen et lui dit : « Tu vas trouver un peuple des gens du Livre (ahl al-kitāb). Invite-les d'abord à témoigner qu'il n'est de divinité qu'Allāh et que je suis le Messager d'Allāh. S'ils obéissent à cela, informe-les qu'Allāh leur a prescrit cinq prières (ṣalawāt) par jour et par nuit. S'ils obéissent à cela, informe-les qu'Allāh leur a prescrit une aumône légale (ṣadaqa) sur leurs biens, prélevée sur leurs riches et redistribuée à leurs pauvres. S'ils obéissent à cela, garde-toi de prendre leurs biens les plus précieux, et crains l'invocation de l'opprimé (daʿwat al-maẓlūm), car il n'y a pas de voile entre elle et Allāh. » Au sujet de ce chapitre, [un hadith] est rapporté d'après al-Ṣunābiḥī. Abū ʿĪsā a dit : Le hadith d'Ibn ʿAbbās est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Abū Maʿbad, client (mawlā) d'Ibn ʿAbbās, est nommé Nāfidh.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى الْمَازِنِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسِ ذَوْدٍ صَدَقَةٌ وَلَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسِ أَوَاقٍ صَدَقَةٌ وَلَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسَةِ أَوْسُقٍ صَدَقَةٌ " . وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ وَابْنِ عُمَرَ وَجَابِرٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو .
IsnādQutayba nous a rapporté, d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn Muḥammad, d'après ʿAmr ibn Yaḥyā al-Māzinī, d'après son père, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī
Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit : « Il n'y a pas d'aumône légale (zakāt) sur moins de cinq chamelles, il n'y a pas d'aumône légale sur moins de cinq uqiyya (onces d'argent), et il n'y a pas d'aumône légale sur moins de cinq wasqs (mesures de capacité, soit environ 612 kg de dattes ou de grains). » Dans ce chapitre, [des traditions sont rapportées] d'après Abū Hurayra, Ibn ʿUmar, Jābir et ʿAbd Allah ibn ʿAmr.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، وَشُعْبَةُ، وَمَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَ حَدِيثِ عَبْدِ الْعَزِيزِ عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي سَعِيدٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْهُ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنْ لَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسَةِ أَوْسُقٍ صَدَقَةٌ . وَالْوَسْقُ سِتُّونَ صَاعًا وَخَمْسَةُ أَوْسُقٍ ثَلاَثُمِائَةِ صَاعٍ وَصَاعُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم خَمْسَةُ أَرْطَالٍ وَثُلُثٌ وَصَاعُ أَهْلِ الْكُوفَةِ ثَمَانِيَةُ أَرْطَالٍ . وَلَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسِ أَوَاقٍ صَدَقَةٌ وَالأُوقِيَّةُ أَرْبَعُونَ دِرْهَمًا وَخَمْسُ أَوَاقٍ مِائَتَا دِرْهَمٍ . وَلَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسِ ذَوْدٍ صَدَقَةٌ يَعْنِي لَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسٍ مِنَ الإِبِلِ صَدَقَةٌ فَإِذَا بَلَغَتْ خَمْسًا وَعِشْرِينَ مِنَ الإِبِلِ فَفِيهَا بِنْتُ مَخَاضٍ وَفِيمَا دُونَ خَمْسٍ وَعِشْرِينَ مِنَ الإِبِلِ فِي كُلِّ خَمْسٍ مِنَ الإِبِلِ شَاةٌ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī, d'après Sufyān, Shuʿba et Mālik ibn Anas, d'après ʿAmr ibn Yaḥyā, d'après son père, d'après Abū Saʿīd, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) un hadith similaire à celui de ʿAbd al-ʿAzīz d'après ʿAmr ibn Yaḥyā.
Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit : Le hadith d'Abū Saʿīd est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique), et il a été rapporté par d'autres voies que lui. Et c'est sur cela que se fonde la pratique des gens de science : il n'y a pas d'aumône légale (zakāt) sur ce qui est inférieur à cinq wasq (charges de chameau). Le wasq équivaut à soixante ṣāʿ (mesures de volume), et cinq wasq équivalent à trois cents ṣāʿ. Le ṣāʿ du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) est de cinq raṭl (livres) et un tiers, tandis que le ṣāʿ des gens de Kūfa est de huit raṭl. Et il n'y a pas d'aumône légale sur ce qui est inférieur à cinq ūqiyya (onces). L'ūqiyya équivaut à quarante dirhams, et cinq ūqiyya à deux cents dirhams. Et il n'y a pas d'aumône légale sur ce qui est inférieur à cinq dhūd (chamelles) – c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'aumône légale sur ce qui est inférieur à cinq chameaux. Lorsque les chameaux atteignent vingt-cinq, on y prélève une bint makhāḍ (fillette d'un an, femelle de chameau d'un an). Et pour ce qui est en dessous de vingt-cinq chameaux, sur chaque groupe de cinq chameaux, on prélève un mouton.
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ وَمَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ قَالاَ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ سُفْيَانَ، وَشُعْبَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عِرَاكِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَيْسَ عَلَى الْمُسْلِمِ فِي فَرَسِهِ وَلاَ فِي عَبْدِهِ صَدَقَةٌ " . وَفِي الْبَابِ عَنْ عَلِيٍّ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَالْعَمَلُ عَلَيْهِ عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّهُ لَيْسَ فِي الْخَيْلِ السَّائِمَةِ صَدَقَةٌ وَلاَ فِي الرَّقِيقِ إِذَا كَانُوا لِلْخِدْمَةِ صَدَقَةٌ إِلاَّ أَنْ يَكُونُوا لِلتِّجَارَةِ فَإِذَا كَانُوا لِلتِّجَارَةِ فَفِي أَثْمَانِهِمُ الزَّكَاةُ إِذَا حَالَ عَلَيْهَا الْحَوْلُ .
IsnādAbū Kurayb Muḥammad ibn al-ʿAlāʾ et Maḥmūd ibn Ghaylān nous ont rapporté — tous deux de Wakīʿ — d'après Sufyān et Shuʿba — d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār — d'après Sulaymān ibn Yasār — d'après ʿIrāk ibn Mālik — d'après Abū Hurayra — qui a dit
Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « Le musulman n'a pas à acquitter d'aumône légale (ṣadaqa) ni pour son cheval, ni pour son esclave. » Dans ce chapitre (il y a aussi des hadiths) d'après ʿAlī et ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Le hadith d'Abū Hurayra est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Et c'est ce qui est mis en pratique chez les gens de savoir : il n'y a pas d'aumône légale sur les chevaux en pâture (al-khayl al-sāʾima) ni sur les esclaves lorsqu'ils sont destinés au service (al-raqīq), à moins qu'ils ne soient destinés au commerce (al-tijāra) ; dans ce cas, l'impôt légal (zakāt) est dû sur leur prix de vente lorsque l'année (ḥawla) a accompli son cycle.
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ أَبِي سَلَمَةَ التِّنِّيسِيُّ، عَنْ صَدَقَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ مُوسَى بْنِ يَسَارٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فِي الْعَسَلِ فِي كُلِّ عَشَرَةِ أَزُقٍّ زِقٌّ " . وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ وَأَبِي سَيَّارَةَ الْمُتَعِيِّ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ عُمَرَ فِي إِسْنَادِهِ مَقَالٌ وَلاَ يَصِحُّ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْبَابِ كَبِيرُ شَيْءٍ وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَكْثَرِ أَهْلِ الْعِلْمِ وَبِهِ يَقُولُ أَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ . وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ لَيْسَ فِي الْعَسَلِ شَيْءٌ . وَصَدَقَةُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ لَيْسَ بِحَافِظٍ وَقَدْ خُولِفَ صَدَقَةُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ فِي رِوَايَةِ هَذَا الْحَدِيثِ عَنْ نَافِعٍ .
IsnādNous a rapporté ʿAmr ibn Abī Salama al-Tinnīsī, d'après Ṣadaqa ibn ʿAbd Allāh, d'après Mūsā ibn Yasār, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar
Il a dit : L'Envoyé d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Pour le miel, pour chaque dix outres (azuq), une outre (ziqq). » Dans ce chapitre, d'après Abū Hurayra, Abū Sayyāra al-Mutaʿī et ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. Abū ʿĪsā a dit : Le hadith d'Ibn ʿUmar comporte une critique dans sa chaîne de transmission et il n'est pas établi d'après le Prophète (paix et salut sur lui) grande chose dans ce chapitre. C'est sur ce hadith que se fonde la pratique selon la plupart des gens de science, et c'est ce que disent Aḥmad et Isḥāq. Certains gens de science ont dit : Il n'y a rien (d'obligatoire) concernant le miel. Et Ṣadaqa ibn ʿAbd Allāh n'est pas un ḥāfiẓ (mémorisateur fiable) ; on a contredit Ṣadaqa ibn ʿAbd Allāh dans la transmission de ce hadith d'après Nāfiʿ.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ الثَّقَفِيُّ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ عَنْ نَافِعٍ قَالَ سَأَلَنِي عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ عَنْ صَدَقَةِ الْعَسَلِ . قَالَ قُلْتُ مَا عِنْدَنَا عَسَلٌ نَتَصَدَّقُ مِنْهُ وَلَكِنْ أَخْبَرَنَا الْمُغِيرَةُ بْنُ حَكِيمٍ أَنَّهُ قَالَ لَيْسَ فِي الْعَسَلِ صَدَقَةٌ . فَقَالَ عُمَرُ عَدْلٌ مَرْضِيٌّ . فَكَتَبَ إِلَى النَّاسِ أَنْ تُوضَعَ . يَعْنِي عَنْهُمْ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, nous a rapporté ʿAbd al-Wahhāb al-Thaqafī, nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar, d’après Nāfiʿ
Il dit : « ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz m’a interrogé au sujet de l’aumône légale (ṣadaqa) sur le miel. » Il (Nāfiʿ) dit : « Je répondis : “Nous n’avons pas de miel pour en donner l’aumône, mais al-Mughīra ibn Ḥakīm nous a informés qu’il a dit : ‘Il n’y a pas d’aumône légale sur le miel.’” Alors ʿUmar dit : “C’est un homme juste et agréé.” Puis il écrivit aux gens (pour les informer) que (cette obligation) était levée pour eux. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ صَالِحٍ الطَّلْحِيُّ الْمَدَنِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنِ اسْتَفَادَ مَالاً فَلاَ زَكَاةَ عَلَيْهِ حَتَّى يَحُولَ عَلَيْهِ الْحَوْلُ عِنْدَ رَبِّهِ " . وَفِي الْبَابِ عَنْ سَرَّاءَ بِنْتِ نَبْهَانَ الْغَنَوِيَّةِ .
IsnādNous a rapporté Yaḥyā ibn Mūsā, nous a rapporté Hārūn ibn Ṣāliḥ al-Ṭalḥī al-Madanī, nous a rapporté ʿAbd al-Raḥmān ibn Zayd ibn Aslam, d'après son père, d'après Ibn ʿUmar, qui a dit :
Le Messager d’Allāh (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Quiconque acquiert des biens, il n’y a pas d’aumône légale (zakāt) à payer avant qu’une année (ḥawal) ne se soit écoulée chez son propriétaire. » Et dans ce chapitre (il est rapporté) d’après Sarrāʾ bint Nabahān al-Ghanawiyya.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ الثَّقَفِيُّ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ مَنِ اسْتَفَادَ مَالاً فَلاَ زَكَاةَ فِيهِ حَتَّى يَحُولَ عَلَيْهِ الْحَوْلُ عِنْدَ رَبِّهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَهَذَا أَصَحُّ مِنْ حَدِيثِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَرَوَى أَيُّوبُ وَعُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ مَوْقُوفًا . وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ ضَعِيفٌ فِي الْحَدِيثِ ضَعَّفَهُ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ وَعَلِيُّ بْنُ الْمَدِينِيِّ وَغَيْرُهُمَا مِنْ أَهْلِ الْحَدِيثِ وَهُوَ كَثِيرُ الْغَلَطِ . وَقَدْ رُوِيَ عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنْ لاَ زَكَاةَ فِي الْمَالِ الْمُسْتَفَادِ حَتَّى يَحُولَ عَلَيْهِ الْحَوْلُ . وَبِهِ يَقُولُ مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ وَالشَّافِعِيُّ وَأَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ . وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ إِذَا كَانَ عِنْدَهُ مَالٌ تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ فَفِيهِ الزَّكَاةُ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ سِوَى الْمَالِ الْمُسْتَفَادِ مَا تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ لَمْ يَجِبْ عَلَيْهِ فِي الْمَالِ الْمُسْتَفَادِ زَكَاةٌ حَتَّى يَحُولَ عَلَيْهِ الْحَوْلُ فَإِنِ اسْتَفَادَ مَالاً قَبْلَ أَنْ يَحُولَ عَلَيْهِ الْحَوْلُ فَإِنَّهُ يُزَكِّي الْمَالَ الْمُسْتَفَادَ مَعَ مَالِهِ الَّذِي وَجَبَتْ فِيهِ الزَّكَاةُ . وَبِهِ يَقُولُ سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ وَأَهْلُ الْكُوفَةِ .
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, ʿAbd al-Wahhāb al-Thaqafī nous a rapporté, Ayyūb nous a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar,
Il a dit : « Quiconque acquiert une richesse, il n’y a pas d’aumône légale (zakāt) à payer dessus jusqu’à ce qu’un an (ḥawla) se soit écoulé chez son propriétaire. » Abū ʿĪsā a dit : « Ceci est plus correct que le hadith de ʿAbd al-Raḥmān ibn Zayd ibn Aslam. » Abū ʿĪsā a dit : « Ayyūb, ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar et plusieurs autres ont rapporté de Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar, comme une parole suspendue (mawqūf). Et ʿAbd al-Raḥmān ibn Zayd ibn Aslam est faible (ḍaʿīf) dans le hadith ; Aḥmad ibn Ḥanbal, ʿAlī ibn al-Madīnī et d’autres spécialistes du hadith l’ont déclaré faible, et il commet de nombreuses erreurs. » Il a été rapporté d’après plusieurs Compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) qu’il n’y a pas d’aumône légale (zakāt) sur la richesse nouvellement acquise jusqu’à ce qu’un an s’écoule. C’est l’avis de Mālik ibn Anas, al-Shāfiʿī, Aḥmad et Isḥāq. Certains savants ont dit : « S’il possède déjà une richesse soumise à l’aumône légale (zakāt), alors l’aumône est due sur la nouvelle acquisition ; mais s’il ne possède rien d’autre que cette richesse nouvellement acquise qui soit soumise à l’aumône légale, alors l’aumône n’est pas obligatoire sur cette richesse nouvellement acquise jusqu’à ce qu’un an s’écoule. Cependant, s’il acquiert une richesse avant qu’un an ne se soit écoulé, alors il doit acquitter l’aumône légale sur la richesse nouvellement acquise avec la richesse qui était déjà soumise à l’aumône légale. » Telle est l’opinion de Sufyān al-Thawrī et des habitants de Kūfa.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَكْثَمَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ قَابُوسِ بْنِ أَبِي ظَبْيَانَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ تَصْلُحُ قِبْلَتَانِ فِي أَرْضٍ وَاحِدَةٍ وَلَيْسَ عَلَى الْمُسْلِمِينَ جِزْيَةٌ " .
IsnādYahyā ibn Aktham nous a raconté, Jarīr nous a raconté, d'après Qābūs ibn Abī Ẓibyān, d'après son père, d'après Ibn ʿAbbās, qu'il a dit :
Le Messager d'Allāh (que la prière et le salut d'Allāh soient sur lui) a dit : « Il n'est pas convenable qu'il y ait deux directions de prière (qibla) dans une seule terre, et il n'y a pas de capitation (jizya) sur les musulmans. »
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ قَابُوسَ، بِهَذَا الإِسْنَادِ نَحْوَهُ . وَفِي الْبَابِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ زَيْدٍ، وَجَدِّ حَرْبِ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ الثَّقَفِيِّ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ عَبَّاسٍ قَدْ رُوِيَ عَنْ قَابُوسِ بْنِ أَبِي ظَبْيَانَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُرْسَلاً . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ عَامَّةِ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّ النَّصْرَانِيَّ إِذَا أَسْلَمَ وُضِعَتْ عَنْهُ جِزْيَةُ رَقَبَتِهِ . وَقَوْلُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " لَيْسَ عَلَى الْمُسْلِمِينَ عُشُورٌ " إِنَّمَا يَعْنِي بِهِ جِزْيَةَ الرَّقَبَةِ وَفِي الْحَدِيثِ مَا يُفَسِّرُ هَذَا حَيْثُ قَالَ " إِنَّمَا الْعُشُورُ عَلَى الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى وَلَيْسَ عَلَى الْمُسْلِمِينَ عُشُورٌ " .
IsnādAbū Kurayb nous a rapporté, Jarīr nous a rapporté, d'après Qābūs, avec cette même chaîne de transmission, un hadith similaire. Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths de Saʿīd ibn Zayd et du grand-père de Ḥarb ibn ʿUbayd Allāh al-Thaqafī. Abū ʿĪsā a dit :
Le hadith d'Ibn ʿAbbās a été rapporté de façon interrompue (mursal) par Qābūs ibn Abī Ẓibyān, d'après son père, d'après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). La pratique suivie chez la majorité des savants est que, lorsqu'un chrétien embrasse l'islam, la capitation (jizya) personnelle lui est levée. Quant à la parole du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : « Il n'y a pas d'impôt (ʿushūr) sur les musulmans », il entendait par là la capitation personnelle (jizyat al-raqaba). Et dans le hadith, il y a ce qui explique ceci, lorsqu'il dit : « L'impôt (ʿushūr) n'incombe qu'aux juifs et aux chrétiens, et il n'y a pas d'impôt (ʿushūr) sur les musulmans. »
حَدَّثَنَا هَنَّادٌ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ بْنِ الْمُصْطَلِقِ، عَنِ ابْنِ أَخِي، زَيْنَبَ امْرَأَةِ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ زَيْنَبَ، امْرَأَةِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ قَالَتْ خَطَبَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ النِّسَاءِ تَصَدَّقْنَ وَلَوْ مِنْ حُلِيِّكُنَّ فَإِنَّكُنَّ أَكْثَرُ أَهْلِ جَهَنَّمَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ " .
IsnādNous a rapporté Hannād, nous a rapporté Abū Muʿāwiya, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, d'après ʿAmr ibn al-Ḥārith ibn al-Muṣṭaliq, d'après le fils de mon frère, d'après Zaynab, épouse de ʿAbd Allāh (ibn Masʿūd), qui a dit :
« L'Envoyé d'Allah (sur lui la grâce et la paix) nous a adressé un sermon en disant : « Ô assemblée des femmes, faites l'aumône, ne serait-ce qu'à partir de vos bijoux, car vous êtes le plus grand nombre des habitants de l'Enfer au Jour de la Résurrection. » »
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا أَبُو دَاوُدَ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ، يُحَدِّثُ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ ابْنِ أَخِي، زَيْنَبَ امْرَأَةِ عَبْدِ اللَّهِ - عَنْ زَيْنَبَ، - امْرَأَةِ عَبْدِ اللَّهِ - عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَهَذَا أَصَحُّ مِنْ حَدِيثِ أَبِي مُعَاوِيَةَ وَأَبُو مُعَاوِيَةَ وَهِمَ فِي حَدِيثِهِ فَقَالَ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ عَنِ ابْنِ أَخِي زَيْنَبَ . وَالصَّحِيحُ إِنَّمَا هُوَ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ ابْنِ أَخِي زَيْنَبَ . وَقَدْ رُوِيَ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ رَأَى فِي الْحُلِيِّ زَكَاةً . وَفِي إِسْنَادِ هَذَا الْحَدِيثِ مَقَالٌ . وَاخْتَلَفَ أَهْلُ الْعِلْمِ فِي ذَلِكَ فَرَأَى بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَالتَّابِعِينَ فِي الْحُلِيِّ زَكَاةَ مَا كَانَ مِنْهُ ذَهَبٌ وَفِضَّةٌ . وَبِهِ يَقُولُ سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ . وَقَالَ بَعْضُ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْهُمُ ابْنُ عُمَرَ وَعَائِشَةُ وَجَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ وَأَنَسُ بْنُ مَالِكٍ لَيْسَ فِي الْحُلِيِّ زَكَاةٌ . وَهَكَذَا رُوِيَ عَنْ بَعْضِ فُقَهَاءِ التَّابِعِينَ وَبِهِ يَقُولُ مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ وَالشَّافِعِيُّ وَأَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ .
IsnādNous a rapporté Maḥmūd b. Ghaylān, d'après Abū Dāwūd, d'après Shuʿba, d'après al-Aʿmash qui dit : « J'ai entendu Abū Wāʾil rapporter d'après ʿAmr b. al-Ḥārith, neveu de Zaynab épouse de ʿAbd Allāh — d'après Zaynab épouse de ʿAbd Allāh — d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) un récit similaire. »
Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Et ceci est plus correct que le hadith d'Abū Muʿāwiya. Abū Muʿāwiya s'est trompé dans son récit en disant : « d'après ʿAmr b. al-Ḥārith, d'après le neveu de Zaynab. » Le correct est plutôt : « d'après ʿAmr b. al-Ḥārith, neveu de Zaynab. » Il a été rapporté d'après ʿAmr b. Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) qu'il considérait qu'il y avait une zakāt (aumône légale) sur les bijoux. Mais la chaîne de transmission de ce hadith comporte une critique. Les savants ont divergé à ce sujet. Certains savants parmi les Compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) et les Successeurs ont estimé qu'il y avait une zakāt sur les bijoux en or et en argent. C'est l'avis de Sufyān al-Thawrī et de ʿAbd Allāh b. al-Mubārak. D'autres Compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui), parmi lesquels Ibn ʿUmar, ʿĀʾisha, Jābir b. ʿAbd Allāh et Anas b. Mālik, ont dit qu'il n'y avait pas de zakāt sur les bijoux. C'est également rapporté de certains jurisconsultes parmi les Successeurs, et c'est l'avis de Mālik b. Anas, d'al-Shāfiʿī, d'Aḥmad et d'Ishāq. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا ابْنُ لَهِيعَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ امْرَأَتَيْنِ، أَتَتَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَفِي أَيْدِيهِمَا سُوَارَانِ مِنْ ذَهَبٍ فَقَالَ لَهُمَا " أَتُؤَدِّيَانِ زَكَاتَهُ " . قَالَتَا لاَ . قَالَ فَقَالَ لَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَتُحِبَّانِ أَنْ يُسَوِّرَكُمَا اللَّهُ بِسُوَارَيْنِ مِنْ نَارٍ " . قَالَتَا لاَ . قَالَ " فَأَدِّيَا زَكَاتَهُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى وَهَذَا حَدِيثٌ قَدْ رَوَاهُ الْمُثَنَّى بْنُ الصَّبَّاحِ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ نَحْوَ هَذَا . وَالْمُثَنَّى بْنُ الصَّبَّاحِ وَابْنُ لَهِيعَةَ يُضَعَّفَانِ فِي الْحَدِيثِ وَلاَ يَصِحُّ فِي هَذَا الْبَابِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَيْءٌ .
IsnādQuṭayba nous a rapporté, Ibn Lahīʿa nous a rapporté, d'après ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père
Deux femmes vinrent auprès du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), portant à leurs mains des bracelets en or. Il leur dit : « Acquittez-vous de leur aumône légale (zakāt) ? ». Elles répondirent : « Non ». Il leur dit alors : « Aimeriez-vous que Dieu vous pare de deux bracelets de feu ? ». Elles répondirent : « Non ». Il dit : « Acquittez-vous donc de leur aumône légale (zakāt) ». Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Ce hadith a été rapporté de manière similaire par al-Muthannā ibn al-Ṣabbāḥ d'après ʿAmr ibn Shuʿayb. Or al-Muthannā ibn al-Ṣabbāḥ et Ibn Lahīʿa sont considérés comme faibles (ḍuʿafāʾ) dans le hadith, et rien de ce chapitre n'est authentifié auprès du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) ».
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ خَشْرَمٍ، أَخْبَرَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عُمَارَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عُبَيْدٍ، عَنْ عِيسَى بْنِ طَلْحَةَ، عَنْ مُعَاذٍ، أَنَّهُ كَتَبَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُهُ عَنِ الْخُضْرَوَاتِ وَهِيَ الْبُقُولُ فَقَالَ " لَيْسَ فِيهَا شَيْءٌ " . قَالَ أَبُو عِيسَى إِسْنَادُ هَذَا الْحَدِيثِ لَيْسَ بِصَحِيحٍ وَلَيْسَ يَصِحُّ فِي هَذَا الْبَابِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَيْءٌ وَإِنَّمَا يُرْوَى هَذَا عَنْ مُوسَى بْنِ طَلْحَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُرْسَلاً . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنْ لَيْسَ فِي الْخُضْرَوَاتِ صَدَقَةٌ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَالْحَسَنُ هُوَ ابْنُ عُمَارَةَ وَهُوَ ضَعِيفٌ عِنْدَ أَهْلِ الْحَدِيثِ ضَعَّفَهُ شُعْبَةُ وَغَيْرُهُ وَتَرَكَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ .
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Khashram, nous a informés ʿĪsā ibn Yūnus, d'après al-Ḥasan ibn ʿUmāra, d'après Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿUbayd, d'après ʿĪsā ibn Ṭalḥa, d'après Muʿādh
… qu'il écrivit au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) pour l'interroger au sujet des « khuḍrawāt » — c'est-à-dire les légumes verts — et il répondit : « Il n'y a (aucune aumône légale) à leur sujet. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « La chaîne de transmission (isnād) de ce hadith n'est pas saine (ṣaḥīḥ), et rien d'authentique n'a été rapporté du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) sur ce chapitre. Ceci n'est rapporté que de manière interrompue (mursal) de Mūsā ibn Ṭalḥa remontant au Prophète. Et la pratique ('amal) des savants est conforme à cela : il n'y a pas d'aumône légale (ṣadaqa) sur les légumes verts. » Abū ʿĪsā a dit : « Al-Ḥasan — c'est-à-dire Ibn ʿUmāra — est considéré faible (ḍaʿīf) par les spécialistes du hadith ; Shuʿba et d'autres l'ont jugé faible, et ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak l'a abandonné. »
حَدَّثَنَا أَبُو مُوسَى الأَنْصَارِيُّ، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ الْمَدَنِيُّ، حَدَّثَنَا الْحَارِثُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي ذُبَابٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، وَبُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فِيمَا سَقَتِ السَّمَاءُ وَالْعُيُونُ الْعُشْرُ وَفِيمَا سُقِيَ بِالنَّضْحِ نِصْفُ الْعُشْرِ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ وَابْنِ عُمَرَ وَجَابِرٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الأَشَجِّ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ وَبُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُرْسَلاً . وَكَأَنَّ هَذَا أَصَحُّ . وَقَدْ صَحَّ حَدِيثُ ابْنِ عُمَرَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْبَابِ وَعَلَيْهِ الْعَمَلُ عِنْدَ عَامَّةِ الْفُقَهَاءِ .
IsnādAbū Mūsā al-Anṣārī nous a rapporté, ʿĀṣim ibn ʿAbd al-ʿAzīz al-Madanī nous a rapporté, al-Ḥārith ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Dhubāb nous a rapporté, d'après Sulaymān ibn Yasār et Busr ibn Saʿīd, d'après Abū Hurayra, qui a dit
Le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Pour ce que le ciel et les sources irriguent (culture pluviale et irriguée par sources), la dîme (al-ʿushr, un dixième) (est due) ; et pour ce qui est irrigué par puisage (al-naḍḥ, arrosage manuel ou par machine), la moitié de la dîme (un vingtième) (est due). » Il (le narrateur) a dit : « Au sujet (de ce chapitre), il y a (des hadiths) d'Anas ibn Mālik, d'Ibn ʿUmar et de Jābir. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith a également été rapporté par Bukayr ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ashajj, d'après Sulaymān ibn Yasār et Busr ibn Saʿīd, d'après le Prophète (صلى الله عليه وسلم), de façon interrompue (mursal, chaîne manquant un compagnon). Et il semble que ce soit plus correct. Et le hadith d'Ibn ʿUmar, d'après le Prophète (صلى الله عليه وسلم), est avéré (authentique) dans ce chapitre ; et c'est selon lui que la majorité des jurisconsultes (fuqahāʾ) appliquent (la loi). »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ الْحَسَنِ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، حَدَّثَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ سَنَّ فِيمَا سَقَتِ السَّمَاءُ وَالْعُيُونُ أَوْ كَانَ عَثَرِيًّا الْعُشْرُ وَفِيمَا سُقِيَ بِالنَّضْحِ نِصْفُ الْعُشْرِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādAḥmad ibn al-Ḥasan nous a rapporté, Saʿīd ibn Abī Maryam nous a rapporté, Ibn Wahb nous a rapporté, Yūnus m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après Sālim, d'après son père (ʿAbd Allāh ibn ʿUmar), d'après le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui)
Il a établi comme sunna (règle) que, pour ce que le ciel et les sources irriguent, ou ce qui est pluvial (c'est-à-dire irrigué par la pluie sans effort), la dîme (un dixième) est due ; et pour ce qui est irrigué par arrosage (au moyen de puits ou d'outils), la moitié de la dîme (un vingtième) est due. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ، عَنِ الْمُثَنَّى بْنِ الصَّبَّاحِ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَطَبَ النَّاسَ فَقَالَ " أَلاَ مَنْ وَلِيَ يَتِيمًا لَهُ مَالٌ فَلْيَتَّجِرْ فِيهِ وَلاَ يَتْرُكْهُ حَتَّى تَأْكُلَهُ الصَّدَقَةُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى وَإِنَّمَا رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ وَفِي إِسْنَادِهِ مَقَالٌ لأَنَّ الْمُثَنَّى بْنَ الصَّبَّاحِ يُضَعَّفُ فِي الْحَدِيثِ . وَرَوَى بَعْضُهُمْ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ . فَذَكَرَ هَذَا الْحَدِيثَ . وَقَدِ اخْتَلَفَ أَهْلُ الْعِلْمِ فِي هَذَا الْبَابِ فَرَأَى غَيْرُ وَاحِدٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي مَالِ الْيَتِيمِ زَكَاةً . مِنْهُمْ عُمَرُ وَعَلِيٌّ وَعَائِشَةُ وَابْنُ عُمَرَ وَبِهِ يَقُولُ مَالِكٌ وَالشَّافِعِيُّ وَأَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ . وَقَالَتْ طَائِفَةٌ مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ لَيْسَ فِي مَالِ الْيَتِيمِ زَكَاةٌ . وَبِهِ يَقُولُ سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ . وَعَمْرُو بْنُ شُعَيْبٍ هُوَ ابْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ وَشُعَيْبٌ قَدْ سَمِعَ مِنْ جَدِّهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو . وَقَدْ تَكَلَّمَ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ فِي حَدِيثِ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ وَقَالَ هُوَ عِنْدَنَا وَاهٍ . وَمَنْ ضَعَّفَهُ فَإِنَّمَا ضَعَّفَهُ مِنْ قِبَلِ أَنَّهُ يُحَدِّثُ مِنْ صَحِيفَةِ جَدِّهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو وَأَمَّا أَكْثَرُ أَهْلِ الْحَدِيثِ فَيَحْتَجُّونَ بِحَدِيثِ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ وَيُثْبِتُونَهُ مِنْهُمْ أَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ وَغَيْرُهُمَا .
IsnādD'après Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après Ibrāhīm ibn Mūsā, d'après al-Walīd ibn Muslim, d'après al-Muthannā ibn al-Ṣabbāḥ, d'après ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père
que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) s'adressa aux gens en ces termes : « N'est-il pas vrai que quiconque assume la tutelle d'un orphelin possédant des biens doit les faire fructifier (par le commerce) et ne pas les laisser jusqu'à ce que l'aumône légale (zakāt) les consume ? » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Ce hadith n'est rapporté que par cette voie, et sa chaîne de transmission (isnād) est sujette à critique car al-Muthannā ibn al-Ṣabbāḥ est considéré comme faible en matière de hadith. Certains rapportent ce hadith d'après ʿAmr ibn Shuʿayb que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb [aurait dit] – et il mentionna ce hadith. Les savants ont divergé sur cette question : plusieurs Compagnons du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) considéraient que les biens de l'orphelin sont soumis à la zakāt, parmi eux ʿUmar, ʿAlī, ʿĀʾisha et Ibn ʿUmar ; c'est l'avis de Mālik, al-Shāfiʿī, Aḥmad et Isḥāq. Un autre groupe de savants a soutenu qu'il n'y a pas de zakāt sur les biens de l'orphelin, parmi eux Sufyān al-Thawrī et ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak. ʿAmr ibn Shuʿayb est le fils de Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, et Shuʿayb a bien entendu de son grand-père ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. Yaḥyā ibn Saʿīd a critiqué le hadith de ʿAmr ibn Shuʿayb en disant : « Selon nous, il est faible (wāhin) ». Ceux qui le jugent faible le font parce qu'il transmet à partir du cahier (ṣaḥīfa) de son grand-père ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. Cependant, la plupart des spécialistes du hadith utilisent le hadith de ʿAmr ibn Shuʿayb comme preuve et le considèrent comme établi, parmi eux Aḥmad, Isḥāq et d'autres. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَأَبِي، سَلَمَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْعَجْمَاءُ جُرْحُهَا جُبَارٌ وَالْمَعْدِنُ جُبَارٌ وَالْبِئْرُ جُبَارٌ وَفِي الرِّكَازِ الْخُمْسُ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو وَعُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ وَعَمْرِو بْنِ عَوْفٍ الْمُزَنِيِّ وَجَابِرٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādNous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth ibn Saʿd, d'après Ibn Shihāb, d'après Saʿīd ibn al-Musayyib et Abū Salama, d'après Abū Hurayra, d'après le Messager d'Allāh (paix et bénédiction sur lui)
Il a dit : « La blessure causée par un animal [sans maître] est sans compensation, la chute dans une mine [ou ce qu'elle endommage] est sans compensation, la chute dans un puits est sans compensation, et dans le trésor enfoui [découvert] (rikāz), il y a le quint [à verser en charité]. » Il a dit : Et dans le chapitre [il est rapporté] d'après Anas ibn Mālik, ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, ʿUbāda ibn al-Ṣāmit, ʿAmr ibn ʿAwf al-Muzanī et Jābir. Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est bon (ḥasan) et authentique (ṣaḥīḥ).
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا أَبُو دَاوُدَ الطَّيَالِسِيُّ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، أَخْبَرَنِي خُبَيْبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ مَسْعُودِ بْنِ نِيَارٍ، يَقُولُ جَاءَ سَهْلُ بْنُ أَبِي حَثْمَةَ إِلَى مَجْلِسِنَا فَحَدَّثَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَقُولُ " إِذَا خَرَصْتُمْ فَخُذُوا وَدَعُوا الثُّلُثَ فَإِنْ لَمْ تَدَعُوا الثُّلُثَ فَدَعُوا الرُّبُعَ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَائِشَةَ وَعَتَّابِ بْنِ أَسِيدٍ وَابْنِ عَبَّاسٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَالْعَمَلُ عَلَى حَدِيثِ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ عِنْدَ أَكْثَرِ أَهْلِ الْعِلْمِ فِي الْخَرْصِ وَبِحَدِيثِ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ يَقُولُ أَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ . وَالْخَرْصُ إِذَا أَدْرَكَتِ الثِّمَارُ مِنَ الرُّطَبِ وَالْعِنَبِ مِمَّا فِيهِ الزَّكَاةُ بَعَثَ السُّلْطَانُ خَارِصًا يَخْرُصُ عَلَيْهِمْ . وَالْخَرْصُ أَنْ يَنْظُرَ مَنْ يُبْصِرُ ذَلِكَ فَيَقُولُ يَخْرُجُ مِنْ هَذَا مِنَ الزَّبِيبِ كَذَا وَكَذَا وَمِنَ التَّمْرِ كَذَا وَكَذَا فَيُحْصَى عَلَيْهِمْ وَيَنْظُرُ مَبْلَغَ الْعُشْرِ مِنْ ذَلِكَ فَيُثْبِتُ عَلَيْهِمْ ثُمَّ يُخَلِّي بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ الثِّمَارِ فَيَصْنَعُونَ مَا أَحَبُّوا فَإِذَا أَدْرَكَتِ الثِّمَارُ أُخِذَ مِنْهُمُ الْعُشْرُ . هَكَذَا فَسَّرَهُ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ وَبِهَذَا يَقُولُ مَالِكٌ وَالشَّافِعِيُّ وَأَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ .
IsnādNous a rapporté Maḥmūd ibn Ghaylān, nous a rapporté Abū Dāwūd al-Ṭayālisī, nous a informé Shuʿba, m’a informé Khubayb ibn ʿAbd al-Raḥmān, il a dit : j’ai entendu ʿAbd al-Raḥmān ibn Masʿūd ibn Niyār dire : Sahl ibn Abī Ḥathma vint à notre assemblée et rapporta que le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) disait :
« Quand vous estimez (les récoltes), prélevez (la dîme) et laissez le tiers ; si vous ne laissez pas le tiers, alors laissez le quart. » Il (le transmetteur) a dit : « Et dans ce chapitre, (il y a des hadiths) de ʿĀʾisha, ʿAttāb ibn Asīd et Ibn ʿAbbās. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « La majorité des gens de science agissent selon le hadith de Sahl ibn Abī Ḥathma concernant l’estimation (kharṣ) ; et Aḥmad et Isḥāq disent (également) selon le hadith de Sahl ibn Abī Ḥathma. » (Il a dit encore) : « L’estimation (kharṣ) consiste en ceci : lorsque les fruits, qu’il s’agisse de dattes fraîches ou de raisins (qui sont soumis à l’aumône légale), arrivent à maturité, le souverain envoie un estimateur (khāriṣ) pour les estimer. L’estimation consiste pour celui qui s’y connaît à regarder (les récoltes) et à dire : “Il sortira de ceci tant et tant de raisins secs, et tant et tant de dattes sèches.” On les leur comptabilise, et on regarde le montant du dixième sur cela, puis on le leur fixe. Ensuite, on les laisse libres avec les fruits : ils en font ce qu’ils veulent. Puis, lorsque les fruits (secs) sont prêts, on prélève sur eux le dixième. » C’est ainsi que l’a expliqué une partie des gens de science ; et c’est ce que disent Mālik, al-Shāfiʿī, Aḥmad et Isḥāq.
حَدَّثَنَا أَبُو عَمْرٍو، مُسْلِمُ بْنُ عَمْرٍو الْحَذَّاءُ الْمَدَنِيُّ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نَافِعٍ الصَّائِغُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ صَالِحٍ التَّمَّارِ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ عَتَّابِ بْنِ أَسِيدٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَبْعَثُ عَلَى النَّاسِ مَنْ يَخْرُصُ عَلَيْهِمْ كُرُومَهُمْ وَثِمَارَهُمْ . وَبِهَذَا الإِسْنَادِ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ فِي زَكَاةِ الْكُرُومِ " إِنَّهَا تُخْرَصُ كَمَا يُخْرَصُ النَّخْلُ ثُمَّ تُؤَدَّى زَكَاتُهُ زَبِيبًا كَمَا تُؤَدَّى زَكَاةُ النَّخْلِ تَمْرًا " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ . وَقَدْ رَوَى ابْنُ جُرَيْجٍ هَذَا الْحَدِيثَ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ عُرْوَةَ عَنْ عَائِشَةَ . وَسَأَلْتُ مُحَمَّدًا عَنْ هَذَا الْحَدِيثِ فَقَالَ حَدِيثُ ابْنِ جُرَيْجٍ غَيْرُ مَحْفُوظٍ وَحَدِيثُ ابْنِ الْمُسَيَّبِ عَنْ عَتَّابِ بْنِ أَسِيدٍ أَثْبَتُ وَأَصَحُّ .
IsnādAbū ʿAmr Muslim ibn ʿAmr al-Ḥadhdhāʾ al-Madanī nous a rapporté — ʿAbd Allāh ibn Nāfiʿ al-Ṣāʾigh nous a rapporté, d’après Muḥammad ibn Ṣāliḥ al-Tammār, d’après Ibn Shihāb, d’après Saʿīd ibn al-Musayyab, d’après ʿAttāb ibn Asīd
Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) envoyait aux gens quelqu’un pour estimer leurs vignobles et leurs fruits. — Et par cette même chaîne de transmission : Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit au sujet de l’aumône légale (zakāt) des vignobles : « Elles sont estimées comme le sont les palmiers, puis leur zakāt est payée en raisins secs, comme la zakāt des palmiers est payée en dattes. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan (bon) et gharīb (peu connu). Ibn Jurayj a rapporté ce hadith d’après Ibn Shihāb, d’après ʿUrwa, d’après ʿĀʾisha. J’ai interrogé Muḥammad (al-Bukhārī) à propos de ce hadith, et il a dit : Le hadith d’Ibn Jurayj n’est pas préservé (ghayr maḥfūẓ), et le hadith d’Ibn al-Musayyab d’après ʿAttāb ibn Asīd est plus confirmé et plus authentique.
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ بْنُ عِيَاضٍ، عَنْ عَاصِمِ بْنِ عُمَرَ بْنِ قَتَادَةَ، ح وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، قَالَ حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ خَالِدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ، عَنْ عَاصِمِ بْنِ عُمَرَ بْنِ قَتَادَةَ، عَنْ مَحْمُودِ بْنِ لَبِيدٍ، عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " الْعَامِلُ عَلَى الصَّدَقَةِ بِالْحَقِّ كَالْغَازِي فِي سَبِيلِ اللَّهِ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى بَيْتِهِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَيَزِيدُ بْنُ عِيَاضٍ ضَعِيفٌ عِنْدَ أَهْلِ الْحَدِيثِ . وَحَدِيثُ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ أَصَحُّ .
IsnādAḥmad ibn Manīʿ nous a rapporté, de Yazīd ibn Hārūn, qui a reçu de Yazīd ibn ʿIyāḍ, d’après ʿĀṣim ibn ʿUmar ibn Qatāda — et (une autre chaîne) : Muḥammad ibn Ismāʿīl nous a rapporté, disant : Aḥmad ibn Khālid nous a rapporté, d’après Muḥammad ibn Isḥāq, d’après ʿĀṣim ibn ʿUmar ibn Qatāda, d’après Maḥmūd ibn Labīd, d’après Rāfiʿ ibn Khadīj, qui a dit :
« J’ai entendu le Messager d’Allāh (qu’Allāh prie sur lui et le salue) dire : "Celui qui œuvre pour la zakāt (aumône légale) en toute justice est comparable à celui qui combat dans le sentier d'Allāh, jusqu'à ce qu'il retourne chez lui." » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Le hadith de Rāfiʿ ibn Khadīj est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Quant à Yazīd ibn ʿIyāḍ, il est faible selon les spécialistes du hadith. Et le hadith de Muḥammad ibn Isḥāq est plus authentique.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ سَعْدِ بْنِ سِنَانٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْمُعْتَدِي فِي الصَّدَقَةِ كَمَانِعِهَا " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنِ ابْنِ عُمَرَ وَأُمِّ سَلَمَةَ وَأَبِي هُرَيْرَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَنَسٍ حَدِيثٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ . وَقَدْ تَكَلَّمَ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ فِي سَعْدِ بْنِ سِنَانٍ . وَهَكَذَا يَقُولُ اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ عَنْ سَعْدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ . وَيَقُولُ عَمْرُو بْنُ الْحَارِثِ وَابْنُ لَهِيعَةَ عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ عَنْ سِنَانِ بْنِ سَعْدٍ عَنْ أَنَسٍ . قَالَ وَسَمِعْتُ مُحَمَّدًا يَقُولُ وَالصَّحِيحُ سِنَانُ بْنُ سَعْدٍ . وَقَوْلُهُ " الْمُعْتَدِي فِي الصَّدَقَةِ كَمَانِعِهَا " يَقُولُ عَلَى الْمُعْتَدِي مِنَ الإِثْمِ كَمَا عَلَى الْمَانِعِ إِذَا مَنَعَ .
IsnādQuṭayba nous a rapportés, al-Layth nous a rapportés, d'après Yazīd ibn Abī Ḥabīb, d'après Saʿd ibn Sinān, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit : le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a dit
« Celui qui commet un excès dans l'aumône légale (zakāt) est comme celui qui la retient. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَزِيدَ، عَنْ مُجَالِدٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِذَا أَتَاكُمُ الْمُصَدِّقُ فَلاَ يُفَارِقَنَّكُمْ إِلاَّ عَنْ رِضًا " .
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Ḥujr, nous a informés Muḥammad ibn Yazīd, d’après Mujālid, d’après al-Shaʿbī, d’après Jarīr
Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : « Lorsque le collecteur de l’aumône légale (ṣadaqa) vient vous voir, qu’il ne vous quitte qu’avec votre agrément. »
حَدَّثَنَا أَبُو عَمَّارٍ الْحُسَيْنُ بْنُ حُرَيْثٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ دَاوُدَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ جَرِيرٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَحْوِهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ دَاوُدَ عَنِ الشَّعْبِيِّ، أَصَحُّ مِنْ حَدِيثِ مُجَالِدٍ . وَقَدْ ضَعَّفَ مُجَالِدًا بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ وَهُوَ كَثِيرُ الْغَلَطِ .
IsnādAbū ʿAmmār al-Ḥusayn ibn Ḥurayth nous a rapporté, Sufyān ibn ʿUyayna nous a rapporté, d'après Dāwūd, d'après al-Shaʿbī, d'après Jarīr, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) un hadith similaire.
un hadith similaire. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Le hadith de Dāwūd d'après al-Shaʿbī est plus authentique que le hadith de Mujālid. Certains savants ont déclaré faible Mujālid, car il commet de nombreuses erreurs. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سَعِيدٍ الْكِنْدِيُّ الْكُوفِيُّ، حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ غِيَاثٍ، عَنْ أَشْعَثَ، عَنْ عَوْنِ بْنِ أَبِي جُحَيْفَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قَدِمَ عَلَيْنَا مُصَدِّقُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَخَذَ الصَّدَقَةَ مِنْ أَغْنِيَائِنَا فَجَعَلَهَا فِي فُقَرَائِنَا وَكُنْتُ غُلاَمًا يَتِيمًا فَأَعْطَانِي مِنْهَا قَلُوصًا . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي جُحَيْفَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ .
IsnādRapporté par ʿAlī ibn Saʿīd al-Kindī al-Kūfī, rapporté par Ḥafṣ ibn Ghiyāth, d'après Ashʿath, d'après ʿAwn ibn Abī Juḥayfa, d'après son père, qui a dit :
Le collecteur de la zakāt (aumône légale) du Prophète (sur lui la paix et le salut) vint à nous. Il prit l'aumône de nos riches et la distribua à nos pauvres. J'étais un jeune garçon orphelin, et il me donna une jeune chamelle (qalūṣ) parmi ces aumônes.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، وَعَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، - قَالَ قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا شَرِيكٌ، وَقَالَ، عَلِيٌّ أَخْبَرَنَا شَرِيكٌ، وَالْمَعْنَى، وَاحِدٌ، عَنْ حَكِيمِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَزِيدَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ سَأَلَ النَّاسَ وَلَهُ مَا يُغْنِيهِ جَاءَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَمَسْأَلَتُهُ فِي وَجْهِهِ خُمُوشٌ أَوْ خُدُوشٌ أَوْ كُدُوحٌ " . قِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَمَا يُغْنِيهِ قَالَ " خَمْسُونَ دِرْهَمًا أَوْ قِيمَتُهَا مِنَ الذَّهَبِ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ ابْنِ مَسْعُودٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَقَدْ تَكَلَّمَ شُعْبَةُ فِي حَكِيمِ بْنِ جُبَيْرٍ مِنْ أَجْلِ هَذَا الْحَدِيثِ .
IsnādD'après Qutayba et ʿAlī ibn Ḥujr, Qutayba dit : « Sharīk nous a rapporté », et ʿAlī dit : « Sharīk nous a informés », le sens est le même ; d'après Ḥakīm ibn Jubayr, d'après Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Yazīd, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn Masʿūd (qu'Allah l'agrée)
Il a dit : Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Quiconque demande [l'aumône] aux gens alors qu'il possède de quoi se suffire à lui-même viendra au Jour de la Résurrection avec sa demande [apparaissant] sur son visage sous forme d'égratignures, d'entailles ou de balafres. » On dit : « Ô Messager d'Allah ! Qu'est-ce qui le rend suffisant ? » Il dit : « Cinquante dirhams ou leur équivalent en or. » (At-Tirmidhī dit :) Il est rapporté dans ce chapitre d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. Abū ʿĪsā (at-Tirmidhī) a dit : Le hadith d'Ibn Masʿūd est un hadith ḥasan (bon). Shuʿba a émis des critiques sur Ḥakīm ibn Jubayr en raison de ce hadith.
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ حَكِيمِ بْنِ جُبَيْرٍ، بِهَذَا الْحَدِيثِ . فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُثْمَانَ صَاحِبُ شُعْبَةَ لَوْ غَيْرُ حَكِيمٍ حَدَّثَ بِهَذَا الْحَدِيثِ . فَقَالَ لَهُ سُفْيَانُ وَمَا لِحَكِيمٍ لاَ يُحَدِّثُ عَنْهُ شُعْبَةُ قَالَ نَعَمْ . قَالَ سُفْيَانُ سَمِعْتُ زُبَيْدًا يُحَدِّثُ بِهَذَا عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَزِيدَ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ بَعْضِ أَصْحَابِنَا وَبِهِ يَقُولُ الثَّوْرِيُّ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ وَأَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ . قَالُوا إِذَا كَانَ عِنْدَ الرَّجُلِ خَمْسُونَ دِرْهَمًا لَمْ تَحِلَّ لَهُ الصَّدَقَةُ . قَالَ وَلَمْ يَذْهَبْ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ إِلَى حَدِيثِ حَكِيمِ بْنِ جُبَيْرٍ وَوَسَّعُوا فِي هَذَا وَقَالُوا إِذَا كَانَ عِنْدَهُ خَمْسُونَ دِرْهَمًا أَوْ أَكْثَرُ وَهُوَ مُحْتَاجٌ فَلَهُ أَنْ يَأْخُذَ مِنَ الزَّكَاةِ وَهُوَ قَوْلُ الشَّافِعِيِّ وَغَيْرِهِ مِنْ أَهْلِ الْفِقْهِ وَالْعِلْمِ .
IsnādMaḥmūd ibn Ghaylān nous a rapporté, qui l’a reçu de Yaḥyā ibn Ādam, qui l’a reçu de Sufyān, d’après Ḥakīm ibn Jubayr, avec ce hadith.
Alors ‘Abd Allāh ibn ‘Uthmān, le compagnon de Shu‘ba, lui dit : « Si un autre que Ḥakīm avait rapporté ce hadith ! » Sufyān lui répondit : « Qu’y a-t-il donc avec Ḥakīm pour que Shu‘ba ne rapporte pas d’après lui ? » Il dit : « Oui (c’est le cas). » Sufyān dit : « J’ai entendu Zubayd rapporter ceci d’après Muḥammad ibn ‘Abd al-Raḥmān ibn Yazīd. » La pratique conforme à ce (hadith) est suivie par certains de nos compagnons ; c’est l’avis d’al-Thawrī, ‘Abd Allāh ibn al-Mubārak, Aḥmad et Isḥāq. Ils disent : « Si un homme possède cinquante dirhams, l’aumône légale (zakāt) ne lui est pas permise. » (Le commentateur) dit : « Et certains gens de science n’ont pas adopté le hadith de Ḥakīm ibn Jubayr ; ils ont élargi (la règle) à ce sujet et ont dit : « Si quelqu’un possède cinquante dirhams ou plus mais qu’il est dans le besoin, il lui est permis de prélever sur la zakāt. » » C’est l’avis d’al-Shāfi‘ī et d’autres juristes et savants.
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرٍ، مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا أَبُو دَاوُدَ الطَّيَالِسِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ سَعِيدٍ، ح وَحَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ رَيْحَانَ بْنِ يَزِيدَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَحِلُّ الصَّدَقَةُ لِغَنِيٍّ وَلاَ لِذِي مِرَّةٍ سَوِيٍّ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ وَحُبْشِيِّ بْنِ جُنَادَةَ وَقَبِيصَةَ بْنِ مُخَارِقٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَقَدْ رَوَى شُعْبَةُ عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ هَذَا الْحَدِيثَ بِهَذَا الإِسْنَادِ وَلَمْ يَرْفَعْهُ . وَقَدْ رُوِيَ فِي غَيْرِ هَذَا الْحَدِيثِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " لاَ تَحِلُّ الْمَسْأَلَةُ لِغَنِيٍّ وَلاَ لِذِي مِرَّةٍ سَوِيٍّ " . وَإِذَا كَانَ الرَّجُلُ قَوِيًّا مُحْتَاجًا وَلَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ شَيْءٌ فَتُصُدِّقَ عَلَيْهِ أَجْزَأَ عَنِ الْمُتَصَدِّقِ عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ وَوَجْهُ هَذَا الْحَدِيثِ عِنْدَ بَعْضِ أَهْلِ الْعِلْمِ عَلَى الْمَسْأَلَةِ .
IsnādD'après Abū Bakr Muḥammad ibn Bashshār, d'après Abū Dāwūd al-Ṭayālisī, d'après Sufyān ibn Saʿīd ; et d'après Maḥmūd ibn Ghaylān, d'après ʿAbd al-Razzāq, d'après Sufyān, d'après Saʿd ibn Ibrāhīm, d'après Rayḥān ibn Yazīd, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
« L'aumône obligatoire (ṣadaqa) n'est pas licite pour le riche, ni pour celui qui est robuste et en bonne santé. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سَعِيدٍ الْكِنْدِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحِيمِ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ مُجَالِدٍ، عَنْ عَامِرٍ الشَّعْبِيِّ، عَنْ حُبْشِيِّ بْنِ جُنَادَةَ السَّلُولِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ وَهُوَ وَاقِفٌ بِعَرَفَةَ أَتَاهُ أَعْرَابِيٌّ فَأَخَذَ بِطَرَفِ رِدَائِهِ فَسَأَلَهُ إِيَّاهُ فَأَعْطَاهُ وَذَهَبَ فَعِنْدَ ذَلِكَ حَرُمَتِ الْمَسْأَلَةُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الْمَسْأَلَةَ لاَ تَحِلُّ لِغَنِيٍّ وَلاَ لِذِي مِرَّةٍ سَوِيٍّ إِلاَّ لِذِي فَقْرٍ مُدْقِعٍ أَوْ غُرْمٍ مُفْظِعٍ وَمَنْ سَأَلَ النَّاسَ لِيُثْرِيَ بِهِ مَالَهُ كَانَ خُمُوشًا فِي وَجْهِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَرَضْفًا يَأْكُلُهُ مِنْ جَهَنَّمَ فَمَنْ شَاءَ فَلْيُقِلَّ وَمَنْ شَاءَ فَلْيُكْثِرْ " .
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Saʿīd al-Kindī, nous a rapporté ʿAbd al-Raḥīm ibn Sulaymān, d'après Mujālid, d'après ʿĀmir al-Shaʿbī, d'après Ḥubshī ibn Junāda al-Salūlī, qui a dit :
J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lors du Pèlerinage d'Adieu, alors qu'il se tenait à ʿArafa. Un bédouin vint à lui, saisit le bord de son manteau et lui demanda de le lui donner. Il le lui donna, puis l'homme s'en alla. C'est alors que la mendicité fut interdite. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « La mendicité n'est permise ni pour un riche, ni pour une personne vigoureuse et saine, sauf pour celui qui est plongé dans une extrême pauvreté ou accablé par une dette insupportable. Quiconque mendie auprès des gens pour accroître ses biens, cela deviendra une égratignure sur son visage au Jour de la Résurrection et une pierre brûlante de la Géhenne qu'il mangera. Que celui qui le veut réduise [cette pratique] et que celui qui le veut l'augmente. »
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحِيمِ بْنِ سُلَيْمَانَ، نَحْوَهُ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ .
IsnādNous a rapporté Maḥmūd ibn Ghaylān, nous a rapporté Yaḥyā ibn Ādam, d’après ʿAbd al-Raḥīm ibn Sulaymān, un récit similaire.
Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith est rare (gharīb) sous cette chaîne de transmission. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الأَشَجِّ، عَنْ عِيَاضِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ أُصِيبَ رَجُلٌ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي ثِمَارٍ ابْتَاعَهَا فَكَثُرَ دَيْنُهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تَصَدَّقُوا عَلَيْهِ " . فَتَصَدَّقَ النَّاسُ عَلَيْهِ فَلَمْ يَبْلُغْ ذَلِكَ وَفَاءَ دَيْنِهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِغُرَمَائِهِ " خُذُوا مَا وَجَدْتُمْ وَلَيْسَ لَكُمْ إِلاَّ ذَلِكَ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَائِشَةَ وَجُوَيْرِيَةَ وَأَنَسٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي سَعِيدٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādQutayba nous a rapporté, al-Layth nous a rapporté, d'après Bukayr ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ashajj, d'après ʿIyāḍ ibn ʿAbd Allāh, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, qui a dit :
« Un homme, à l'époque du Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue), subit une perte sur des fruits qu'il avait achetés, et sa dette devint considérable. Le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) dit alors : "Faites-lui l'aumône." Les gens lui firent l'aumône, mais cela n'atteignit pas le montant de sa dette. Le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) dit alors à ses créanciers : "Prenez ce que vous trouvez, et vous n'avez rien d'autre que cela." » Il dit : « Et dans ce chapitre, d'après ʿĀʾisha, Juwayriyya et Anas. » Abū ʿĪsā dit : « Le hadith d'Abū Saʿīd est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَيُوسُفُ بْنُ يَعْقُوبَ الضُّبَعِيُّ السَّدُوسِيُّ، قَالاَ حَدَّثَنَا بَهْزُ بْنُ حَكِيمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أُتِيَ بِشَيْءٍ سَأَلَ " أَصَدَقَةٌ هِيَ أَمْ هَدِيَّةٌ " . فَإِنْ قَالُوا صَدَقَةٌ لَمْ يَأْكُلْ وَإِنْ قَالُوا هَدِيَّةٌ أَكَلَ . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ سَلْمَانَ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَأَنَسٍ وَالْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ وَأَبِي عَمِيرَةَ جَدُّ مُعَرَّفِ بْنِ وَاصِلٍ وَاسْمُهُ رُشَيْدُ بْنُ مَالِكٍ وَمَيْمُونِ بْنِ مِهْرَانَ وَابْنِ عَبَّاسٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو وَأَبِي رَافِعٍ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَلْقَمَةَ . وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ أَيْضًا عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَلْقَمَةَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي عَقِيلٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . وَجَدُّ بَهْزِ بْنِ حَكِيمٍ اسْمُهُ مُعَاوِيَةُ بْنُ حَيْدَةَ الْقُشَيْرِيُّ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَحَدِيثُ بَهْزِ بْنِ حَكِيمٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, nous a rapporté Makkī ibn Ibrāhīm et Yūsuf ibn Yaʿqūb al-Ḍubʿī al-Sadūsī, tous deux dirent : nous a rapporté Bahz ibn Ḥakīm, d’après son père, d’après son grand-père,
d’après son grand-père : « Quand on apportait quelque chose au Messager d’Allah (paix et salut sur lui), il demandait : « Est-ce une aumône ou un cadeau ? » S’ils disaient : « Une aumône », il n’en mangeait pas ; s’ils disaient : « Un cadeau », il en mangeait. » Il (l’auteur) dit : Ce hadith a également été rapporté par d’autres, notamment Salmān, Abū Hurayra, Anas, al-Ḥasan ibn ʿAlī, Abū ʿAmīra (le grand-père de Muʿarraf ibn Wāṣil, dont le nom est Rushayd ibn Mālik), Maymūn ibn Mihrān, Ibn ʿAbbās, ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, Abū Rāfiʿ et ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAlqama. Ce hadith a aussi été rapporté par ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAlqama, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī ʿAqīl, d’après le Prophète (paix et salut sur lui). Le grand-père de Bahz ibn Ḥakīm s’appelle Muʿāwiya ibn Ḥayda al-Qushayrī. Abū ʿĪsā (l’auteur) dit : Le hadith de Bahz ibn Ḥakīm est un hadith ḥasan gharīb (bon et peu rapporté).
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الْحَكَمِ، عَنِ ابْنِ أَبِي رَافِعٍ، عَنْ أَبِي رَافِعٍ، رضى الله عنه أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ رَجُلاً مِنْ بَنِي مَخْزُومٍ عَلَى الصَّدَقَةِ فَقَالَ لأَبِي رَافِعٍ اصْحَبْنِي كَيْمَا تُصِيبَ مِنْهَا . فَقَالَ لاَ . حَتَّى آتِيَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَسْأَلَهُ . فَانْطَلَقَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ فَقَالَ " إِنَّ الصَّدَقَةَ لاَ تَحِلُّ لَنَا وَإِنَّ مَوَالِيَ الْقَوْمِ مِنْ أَنْفُسِهِمْ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَأَبُو رَافِعٍ مَوْلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اسْمُهُ أَسْلَمُ وَابْنُ أَبِي رَافِعٍ هُوَ عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي رَافِعٍ كَاتِبُ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ رضى الله عنه .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā, qui a dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Jaʿfar, qui a dit : nous a rapporté Shuʿba, d'après al-Ḥakam, d'après Ibn Abī Rāfiʿ, d'après Abū Rāfiʿ (رضي الله عنه)
Que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) envoya un homme des Banū Makhzūm pour collecter l'aumône légale (ṣadaqa). Cet homme dit à Abū Rāfiʿ : « Accompagne-moi, afin que tu puisses en recevoir une part. » Abū Rāfiʿ répondit : « Non, pas avant que n'aille interroger le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم). » Il se rendit donc auprès du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et l'interrogea. Il (صلى الله عليه وسلم) dit : « L'aumône légale ne nous est pas licite, et les clients affranchis (mawālī) d'un clan sont considérés comme faisant partie [des membres] dudit clan. » Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est ḥasan (bon) ṣaḥīḥ (authentique). Abū Rāfiʿ, l'affranchi (mawlā) du Prophète (صلى الله عليه وسلم), se nomme Aslam. Ibn Abī Rāfiʿ est ʿUbayd Allāh ibn Abī Rāfiʿ, le secrétaire de ʿAlī ibn Abī Ṭālib (رضي الله عنه).
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَاصِمٍ الأَحْوَلِ، عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ سِيرِينَ، عَنِ الرَّبَابِ، عَنْ عَمِّهَا، سَلْمَانَ بْنِ عَامِرٍ يَبْلُغُ بِهِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا أَفْطَرَ أَحَدُكُمْ فَلْيُفْطِرْ عَلَى تَمْرٍ فَإِنَّهُ بَرَكَةٌ فَإِنْ لَمْ يَجِدْ تَمْرًا فَالْمَاءُ فَإِنَّهُ طَهُورٌ " . وَقَالَ " الصَّدَقَةُ عَلَى الْمِسْكِينِ صَدَقَةٌ وَهِيَ عَلَى ذِي الرَّحِمِ ثِنْتَانِ صَدَقَةٌ وَصِلَةٌ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ زَيْنَبَ امْرَأَةِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ وَجَابِرٍ وَأَبِي هُرَيْرَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ سَلْمَانَ بْنِ عَامِرٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ . وَالرَّبَابُ هِيَ أُمُّ الرَّائِحِ بِنْتُ صُلَيْعٍ . وَهَكَذَا رَوَى سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ عَنْ عَاصِمٍ عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ سِيرِينَ عَنِ الرَّبَابِ عَنْ سَلْمَانَ بْنِ عَامِرٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَ هَذَا الْحَدِيثِ . وَرَوَى شُعْبَةُ عَنْ عَاصِمٍ عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ سِيرِينَ عَنْ سَلْمَانَ بْنِ عَامِرٍ . وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنِ الرَّبَابِ . وَحَدِيثُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَابْنِ عُيَيْنَةَ أَصَحُّ . وَهَكَذَا رَوَى ابْنُ عَوْنٍ وَهِشَامُ بْنُ حَسَّانَ عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ سِيرِينَ عَنِ الرَّبَابِ عَنْ سَلْمَانَ بْنِ عَامِرٍ .
IsnādQuṭayba nous a rapporté, d'après Sufyān ibn ʿUyayna, d'après ʿĀṣim al-Aḥwal, d'après Ḥafṣa bint Sīrīn, d'après al-Rabāb, d'après son oncle Salmān ibn ʿĀmir, remontant jusqu'au Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui).
Il a dit : « Lorsque l'un d'entre vous rompt le jeûne, qu'il le fasse avec des dattes, car elles sont une bénédiction (baraka). S'il ne trouve pas de dattes, qu'il le fasse avec de l'eau, car elle est purificatrice (ṭahūr). » Et il a dit : « L'aumône (ṣadaqa) faite au pauvre est une aumône, tandis que celle faite au proche parent en vaut deux : une aumône et un maintien des liens de parenté (ṣila). » Il a dit : « Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths de Zaynab, épouse de ʿAbd Allāh ibn Masʿūd, de Jābir et d'Abū Hurayra. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Le hadith de Salmān ibn ʿĀmir est un hadith ḥasan (bon). Al-Rabāb est Umm al-Rāʾiḥ bint Ṣulayʿ. C'est ainsi que Sufyān al-Thawrī a rapporté de ʿĀṣim, de Ḥafṣa bint Sīrīn, d'al-Rabāb, de Salmān ibn ʿĀmir, du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui), un hadith similaire. Shuʿba a rapporté de ʿĀṣim, de Ḥafṣa bint Sīrīn, de Salmān ibn ʿĀmir, sans mentionner al-Rabāb. Le hadith de Sufyān al-Thawrī et d'Ibn ʿUyayna est plus authentique (aṣaḥḥ). C'est également ainsi qu'ont rapporté Ibn ʿAwn et Hishām ibn Ḥassān, de Ḥafṣa bint Sīrīn, d'al-Rabāb, de Salmān ibn ʿĀmir. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَحْمَدَ بْنِ مَدُّويَهْ، حَدَّثَنَا الأَسْوَدُ بْنُ عَامِرٍ، عَنْ شَرِيكٍ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ قَيْسٍ، قَالَتْ سَأَلْتُ أَوْ سُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنِ الزَّكَاةِ فَقَالَ " إِنَّ فِي الْمَالِ لَحَقًّا سِوَى الزَّكَاةِ " . ثُمَّ تَلاَ هَذِهِ الآيَةَ الَّتِي فِي الْبَقَرَةِ ( لَيْسَ الْبِرَّ أَنْ تُوَلُّوا وُجُوهَكُمْ ) الآيَةَ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Aḥmad ibn Madduwayh, nous a rapporté al-Aswad ibn ʿĀmir, d'après Sharīk, d'après Abū Ḥamza, d'après al-Shaʿbī, d'après Fāṭima bint Qays, qui a dit :
« J'ai demandé — ou on a demandé — au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) au sujet de la zakāt (aumône légale). Il a répondu : « Il y a dans les biens un droit autre que la zakāt. » Puis il a récité ce verset qui se trouve dans la sourate al-Baqara : « La piété ne consiste pas à tourner vos visages... » jusqu'à la fin du verset. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الطُّفَيْلِ، عَنْ شَرِيكٍ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنْ عَامِرٍ الشَّعْبِيِّ، عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ قَيْسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ فِي الْمَالِ حَقًّا سِوَى الزَّكَاةِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ إِسْنَادُهُ لَيْسَ بِذَاكَ . وَأَبُو حَمْزَةَ مَيْمُونٌ الأَعْوَرُ يُضَعَّفُ . وَرَوَى بَيَانٌ وَإِسْمَاعِيلُ بْنُ سَالِمٍ عَنِ الشَّعْبِيِّ هَذَا الْحَدِيثَ قَوْلَهُ وَهَذَا أَصَحُّ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān, nous a informés Muḥammad ibn al-Ṭufayl, d’après Sharīk, d’après Abū Ḥamza, d’après ʿĀmir al-Shaʿbī, d’après Fāṭima bint Qays, d’après le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui)
« Il y a dans les biens un droit autre que l’aumône légale (zakāt). »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ يَسَارٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا تَصَدَّقَ أَحَدٌ بِصَدَقَةٍ مِنْ طَيِّبٍ وَلاَ يَقْبَلُ اللَّهُ إِلاَّ الطَّيِّبَ إِلاَّ أَخَذَهَا الرَّحْمَنُ بِيَمِينِهِ وَإِنْ كَانَتْ تَمْرَةً تَرْبُو فِي كَفِّ الرَّحْمَنِ حَتَّى تَكُونَ أَعْظَمَ مِنَ الْجَبَلِ كَمَا يُرَبِّي أَحَدُكُمْ فَلُوَّهُ أَوْ فَصِيلَهُ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَائِشَةَ وَعَدِيِّ بْنِ حَاتِمٍ وَأَنَسٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى وَحَارِثَةَ بْنِ وَهْبٍ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ وَبُرَيْدَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādQuṭayba nous a rapporté, al-Layth nous a rapporté, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd al-Maqburī, d'après Saʿīd ibn Yasār, qu'il a entendu Abū Hurayra dire
Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Nul ne fait l'aumône d'un bien pur – et Allah n'accepte que le pur – sans que le Tout Miséricordieux ne la reçoive de Sa main droite, fût-elle une datte ; elle grandit dans la main du Tout Miséricordieux jusqu'à devenir plus imposante qu'une montagne, comme l'un de vous élève son poulain ou son chamelon. » (Le rapporteur) dit : « Et dans ce chapitre (sont rapportés des hadiths) d'après ʿĀʾisha, ʿAdī ibn Ḥātim, Anas, ʿAbd Allāh ibn Abī Awfā, Ḥāritha ibn Wahb, ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf et Burayda. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Le hadith d'Abū Hurayra est un hadith ḥasan (beau) ṣaḥīḥ (authentique). »
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا عَبَّادُ بْنُ مَنْصُورٍ، حَدَّثَنَا الْقَاسِمُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ اللَّهَ يَقْبَلُ الصَّدَقَةَ وَيَأْخُذُهَا بِيَمِينِهِ فَيُرَبِّيهَا لأَحَدِكُمْ كَمَا يُرَبِّي أَحَدُكُمْ مُهْرَهُ حَتَّى إِنَّ اللُّقْمَةَ لَتَصِيرُ مِثْلَ أُحُدٍ " . وَتَصْدِيقُ ذَلِكَ فِي كِتَابِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ (وهُوَ الَّذِي يَقبَلُ التَّوبَةَ عَنْ عِبَادِهِ ) ويَأْخُذُ الصَّدَقَاتِ (يَمْحَقُ الله الرَّبَا ويُرْبِي الصَّدَقَاتِ) . قَالَ أَبُو عِيسَى: هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ. وَقَدْ رُوِيَ عَنْ عَائِشَةَ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَحْوُ هَذَا. وَقَدْ قَالَ غَيْرُ وَاحِدٍ مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ فِي هَذَا الْحَدِيثِ وَمَا يُشْبِهُ هَذَا مِنَ الرِّوَايَاتِ مِنَ الصِّفَاتِ وَنُزُولِ الرَّبِّ تَبَارَكَ وَتَعَالَى كُلَّ لَيْلَةٍ إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا قَالُوا قَدْ تَثْبُتُ الرِّوَايَاتُ فِي هَذَا وَيُؤْمَنُ بِهَا وَلاَ يُتَوَهَّمُ وَلاَ يُقَالُ كَيْفَ هَكَذَا رُوِيَ عَنْ مَالِكٍ وَسُفْيَانَ بْنِ عُيَيْنَةَ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْمُبَارَكِ أَنَّهُمْ قَالُوا فِي هَذِهِ الأَحَادِيثِ أَمِرُّوهَا بِلاَ كَيْفٍ. وَهَكَذَا قَوْلُ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْ أَهْلِ السُّنَّةِ وَالْجَمَاعَةِ. وَأَمَّا الْجَهْمِيَّةُ فَأَنْكَرَتْ هَذِهِ الرِّوَايَاتِ وَقَالُوا هَذَا تَشْبِيهٌ. وَقَدْ ذَكَرَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ فِي غَيْرِ مَوْضِعٍ مِنْ كِتَابِهِ الْيَدَ وَالسَّمْعَ وَالْبَصَرَ فَتَأَوَّلَتِ الْجَهْمِيَّةُ هَذِهِ الآيَاتِ فَفَسَّرُوهَا عَلَى غَيْرِ مَا فَسَّرَ أَهْلُ الْعِلْمِ وَقَالُوا إِنَّ اللَّهَ لَمْ يَخْلُقْ آدَمَ بِيَدِهِ. وَقَالُوا إِنَّ مَعْنَى الْيَدِ هَاهُنَا الْقُوَّةُ. وَقَالَ إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ إِنَّمَا يَكُونُ التَّشْبِيهُ إِذَا قَالَ يَدٌ كَيَدٍ أَوْ مِثْلُ يَدٍ أَوْ سَمْعٌ كَسَمْعٍ أَوْ مِثْلُ سَمْعٍ. فَإِذَا قَالَ سَمْعٌ كَسَمْعٍ أَوْ مِثْلُ سَمْعٍ فَهَذَا التَّشْبِيهُ وَأَمَّا إِذَا قَالَ كَمَا قَالَ اللَّهُ تَعَالَى يَدٌ وَسَمْعٌ وَبَصَرٌ وَلاَ يَقُولُ كَيْفَ وَلاَ يَقُولُ مِثْلُ سَمْعٍ وَلاَ كَسَمْعٍ فَهَذَا لاَ يَكُونُ تَشْبِيهًا وَهُوَ كَمَا قَالَ اللَّهُ تَعَالَى فِي كِتَابِهِ: {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ}.
IsnādNous a rapporté Abū Kurayb, Muḥammad ibn al-ʿAlā', nous a rapporté Wakīʿ, nous a rapporté ʿAbbād ibn Manṣūr, nous a rapporté al-Qāsim ibn Muḥammad, qui a dit : j'ai entendu Abū Hurayra dire :
Le Messager d'Allah (prière et salut sur lui) a dit : « En vérité, Allah accepte l'aumône et la prend de Sa Main droite, puis Il la fait croître pour l'un de vous comme l'un de vous élève son poulain, jusqu'à ce que la bouchée devienne aussi grande que le mont Uḥud. » Et la confirmation de cela se trouve dans le Livre d'Allah – Puissant et Majestueux – dans {C'est Lui qui accepte le repentir de Ses serviteurs} et {Il prend les aumônes}, et {Allah anéantit l'usure et fait croître les aumônes}. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Il a également été rapporté d'après ʿĀʾisha, remontant au Prophète (prière et salut sur lui), quelque chose de semblable. Plusieurs savants ont commenté ce hadith et des récits analogues concernant les attributs (divins) et la descente du Seigneur – Béni et Exalté – chaque nuit au ciel le plus proche. Ils ont dit : « Les récits à ce sujet sont établis ; on y croit, sans les interpréter par conjecture, et sans dire « comment ? ». C'est ainsi qu'il est rapporté de Mālik, Sufyān ibn ʿUyayna et ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak qu'ils ont dit à propos de ces hadiths : « Laissez-les passer sans demander comment. » Telle est la parole des savants des gens de la sunna (tradition prophétique) et de la communauté (ahl al-sunna wa l-jamāʿa). Quant aux Jahmiyya, ils ont nié ces récits et ont dit : « Ceci est une anthropomorphisme (tashbīh). » Or Allah – Puissant et Majestueux – a mentionné en maints endroits de Son Livre la Main, l'Ouïe et la Vue. Les Jahmiyya ont interprété ces versets (par taʾwīl) et les ont expliqués autrement que les savants, disant : « Allah n'a pas créé Adam de Sa Main » et « Le sens de la Main ici est la Puissance ». Isḥāq ibn Ibrāhīm a dit : « L'anthropomorphisme n'a lieu que si l'on dit : 'une main comme une main', ou 'semblable à une main', ou 'une ouïe comme une ouïe', ou 'semblable à une ouïe'. Si l'on dit 'une ouïe comme une ouïe' ou 'semblable à une ouïe', cela est bien un anthropomorphisme. Quant à dire comme Allah – Exalté – a dit : 'une Main, une Ouïe et une Vue', sans dire 'comment', ni 'semblable à une ouïe', ni 'comme une ouïe', cela n'est pas un anthropomorphisme, et c'est conforme à ce qu'Allah – Exalté – a dit dans Son Livre : {Rien n'est semblable à Lui, et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant} (Coran 42:11). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ مُوسَى، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ سُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَىُّ الصَّوْمِ أَفْضَلُ بَعْدَ رَمَضَانَ فَقَالَ " شَعْبَانُ لِتَعْظِيمِ رَمَضَانَ " . قِيلَ فَأَىُّ الصَّدَقَةِ أَفْضَلُ قَالَ " صَدَقَةٌ فِي رَمَضَانَ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ . وَصَدَقَةُ بْنُ مُوسَى لَيْسَ عِنْدَهُمْ بِذَاكَ الْقَوِيِّ .
IsnādMuḥammad ibn Ismāʿīl nous a rapporté, Mūsā ibn Ismāʿīl nous a rapporté, Ṣadaqa ibn Mūsā nous a rapporté, d'après Thābit, d'après Anas, qui a dit :
Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fut interrogé : « Quel jeûne est le meilleur après Ramaḍān ? » Il répondit : « (Le jeûne de) Shaʿbān, pour honorer Ramaḍān. » On dit : « Quelle aumône est la meilleure ? » Il répondit : « L'aumône (donnée) pendant Ramaḍān. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith est ḡarīb (peu répandu). » Et Ṣadaqa ibn Mūsā n'est pas considéré par eux (les savants du hadith) comme très fort.
حَدَّثَنَا عُقْبَةُ بْنُ مُكْرَمٍ الْعَمِّيُّ الْبَصْرِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عِيسَى الْخَزَّازُ الْبَصْرِيُّ، عَنْ يُونُسَ بْنِ عُبَيْدٍ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الصَّدَقَةَ لَتُطْفِئُ غَضَبَ الرَّبِّ وَتَدْفَعُ مِيتَةَ السُّوءِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ .
IsnādNous a rapporté ʿUqba ibn Mukram al-ʿAmmī al-Baṣrī, nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn ʿĪsā al-Khazzāz al-Baṣrī, d'après Yūnus ibn ʿUbayd, d'après al-Ḥasan, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit :
Le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Certes, l'aumône (ṣadaqa) éteint la colère du Seigneur et repousse la mauvaise mort. » Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est ḥasan (bon) et gharīb (peu connu) sous cette chaîne.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ بُجَيْدٍ، عَنْ جَدَّتِهِ أُمِّ بُجَيْدٍ، - وَكَانَتْ مِمَّنْ بَايَعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - أَنَّهَا قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ الْمِسْكِينَ لَيَقُومُ عَلَى بَابِي فَمَا أَجِدُ لَهُ شَيْئًا أُعْطِيهِ إِيَّاهُ . فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنْ لَمْ تَجِدِي شَيْئًا تُعْطِينَهُ إِيَّاهُ إِلاَّ ظِلْفًا مُحْرَقًا فَادْفَعِيهِ إِلَيْهِ فِي يَدِهِ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَلِيٍّ وَحُسَيْنِ بْنِ عَلِيٍّ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَأَبِي أُمَامَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أُمِّ بُجَيْدٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après Qutayba, d'après al-Layth ibn Saʿd, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Bujayd, d'après sa grand-mère Umm Bujayd — qui faisait partie de celles qui prêtèrent serment d'allégeance au Messager d'Allah (paix et salut sur lui) — qu'elle a dit :
« Ô Messager d'Allah ! Le pauvre se tient souvent à ma porte, mais je ne trouve rien à lui donner. » Alors le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) lui dit : « Si tu ne trouves rien à lui donner, fût-ce un sabot brûlé, remets-le-lui dans sa main. » (Le narrateur) dit : « Et dans ce chapitre, (il y a des hadiths) rapportés par ʿAlī, Ḥusayn ibn ʿAlī, Abū Hurayra et Abū Umāma. » Abū ʿĪsā dit : « Le hadith d'Umm Bujayd est un hadith ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). »
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ الْخَلاَّلُ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، عَنِ ابْنِ الْمُبَارَكِ، عَنْ يُونُسَ بْنِ يَزِيدَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ أُمَيَّةَ، قَالَ أَعْطَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ وَإِنَّهُ لأَبْغَضُ الْخَلْقِ إِلَىَّ فَمَا زَالَ يُعْطِينِي حَتَّى إِنَّهُ لأَحَبُّ الْخَلْقِ إِلَىَّ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدَّثَنِي الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ بِهَذَا أَوْ شِبْهِهِ فِي الْمُذَاكَرَةِ . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ صَفْوَانَ رَوَاهُ مَعْمَرٌ وَغَيْرُهُ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ أَنَّ صَفْوَانَ بْنَ أُمَيَّةَ قَالَ أَعْطَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . وَكَأَنَّ هَذَا الْحَدِيثَ أَصَحُّ وَأَشْبَهُ إِنَّمَا هُوَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ أَنَّ صَفْوَانَ . وَقَدِ اخْتَلَفَ أَهْلُ الْعِلْمِ فِي إِعْطَاءِ الْمُؤَلَّفَةِ قُلُوبُهُمْ فَرَأَى أَكْثَرُ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنْ لاَ يُعْطَوْا . وَقَالُوا إِنَّمَا كَانُوا قَوْمًا عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَتَأَلَّفُهُمْ عَلَى الإِسْلاَمِ حَتَّى أَسْلَمُوا . وَلَمْ يَرَوْا أَنْ يُعْطَوُا الْيَوْمَ مِنَ الزَّكَاةِ عَلَى مِثْلِ هَذَا الْمَعْنَى وَهُوَ قَوْلُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيِّ وَأَهْلِ الْكُوفَةِ وَغَيْرِهِمْ وَبِهِ يَقُولُ أَحْمَدُ وَإِسْحَاقُ . وَقَالَ بَعْضُهُمْ مَنْ كَانَ الْيَوْمَ عَلَى مِثْلِ حَالِ هَؤُلاَءِ وَرَأَى الإِمَامُ أَنْ يَتَأَلَّفَهُمْ عَلَى الإِسْلاَمِ فَأَعْطَاهُمْ جَازَ ذَلِكَ . وَهُوَ قَوْلُ الشَّافِعِيِّ .
IsnādAl-Ḥasan ibn ʿAlī al-Khallāl nous a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Ādam, d'après Ibn al-Mubārak, d'après Yūnus ibn Yazīd, d'après al-Zuhrī, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab, d'après Ṣafwān ibn Umayya
Il a dit : « Le Messager d'Allah (prière et salut sur lui) m'a donné des biens le jour de Ḥunayn, alors que j'étais la créature la plus détestée à mes yeux. Puis il n'a cessé de me donner jusqu'à ce qu'il devienne la créature la plus aimée à mes yeux. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Al-Ḥasan ibn ʿAlī m'a rapporté ceci, ou quelque chose de similaire, lors d'une discussion. Il a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi un récit d'Abū Saʿīd. Abū ʿĪsā a dit : Le hadith de Ṣafwān a été rapporté par Maʿmar et d'autres, d'après al-Zuhrī, d'après Saʿīd ibn al-Musayyab, que Ṣafwān ibn Umayya a dit : « Le Messager d'Allah m'a donné... » Et il semble que ce hadith-ci soit plus authentique et plus plausible : il s'agit de Saʿīd ibn al-Musayyab, que Ṣafwān... Les savants ont divergé au sujet de l'aumône faite à ceux dont on cherche à gagner les cœurs (al-muʾallafa qulūbuhum). La majorité des savants est d'avis qu'ils ne doivent plus en recevoir aujourd'hui. Ils ont dit : « C'étaient seulement un peuple à l'époque du Prophète (prière et salut sur lui) : il les attirait par des dons à l'islam jusqu'à ce qu'ils embrassent l'islam. » Et ils n'ont pas considéré qu'il fallait leur donner aujourd'hui de l'aumône légale (zakāt) pour cette même raison. Telle est l'opinion de Sufyān al-Thawrī, des gens de Kūfa et d'autres ; et c'est aussi l'avis d'Aḥmad (ibn Ḥanbal) et d'Ishāq (ibn Rāhawayh). Certains ont dit : « Quiconque est aujourd'hui dans une situation similaire à ces gens-là, et que l'imam juge opportun de les gagner à l'islam par des dons, il peut leur donner ; cela est permis. » Telle est l'opinion d'al-Shāfiʿī.