وَحَدَّثَنِي الْقَاسِمُ بْنُ زَكَرِيَّاءَ، حَدَّثَنَا حُسَيْنُ بْنُ عَلِيٍّ الْجُعْفِيُّ، عَنْ زَائِدَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ صَلَّيْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِمَّا زَادَ أَوْ نَقَصَ - قَالَ إِبْرَاهِيمُ وَايْمُ اللَّهِ مَا جَاءَ ذَاكَ إِلاَّ مِنْ قِبَلِي - قَالَ فَقُلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَحَدَثَ فِي الصَّلاَةِ شَىْءٌ فَقَالَ " لاَ " . قَالَ فَقُلْنَا لَهُ الَّذِي صَنَعَ فَقَالَ " إِذَا زَادَ الرَّجُلُ أَوْ نَقَصَ فَلْيَسْجُدْ سَجْدَتَيْنِ " . قَالَ ثُمَّ سَجَدَ سَجْدَتَيْنِ .
IsnādChaîne : 'Abdân a rapporté, puis 'Abdullâh a rapporté, puis Ibn Jurayj nous a informés ; il a dit qu'Abdullâh ibn 'Ubaydullâh ibn Abî Mulaykah m'a informé (d'après Abû Bakr al-Bukhârî). Présence citée : Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux).
La fille de ʿUthmân est morte à La Mecque et nous sommes venus pour assister à ses funérailles. Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbâs y assistaient. (Je) me tenais entre eux (ou à côté de l'un d'eux). Lorsque l'un des deux arriva et s'assit près de moi, ʿAbdullâh ibn ʿUmar dit à ʿAmr ibn ʿUthmân : «Ne te permets-tu pas d'interrompre tes pleurs? Car le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit : 'Le mort est certes châtié par le pleur de ses proches sur lui.' » Ibn ʿAbbâs dit : «ʿUmar avait l'habitude de dire quelque chose de ce genre.» Puis il raconta : «Je partis avec ʿUmar de La Mecque jusqu'à ce que nous fûmes à al-Bayda'. Il y avait un groupe sous l'ombre d'un samar ; il dit : 'Va voir qui sont ces gens.' J'allai voir et je vis Suhayb. Je lui en parlai et il dit : 'Appelle-le pour moi.' Je retournai vers Suhayb et lui dis : 'Pars et rejoins l'émir des croyants.' » Lorsque ʿUmar fut frappé (blessé), Suhayb entra en pleurant en disant : «Ô frère, ô compagnon !» ʿUmar lui dit : «Ô Suhayb, pleures-tu pour moi alors que le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit : 'Le mort est châtié par une partie des pleurs de ses proches sur lui' ?» Lorsque ʿUmar mourut, je rapportai cela à ʿAisha. Elle dit : «Qu'Allah fasse miséricorde à ʿUmar. Par Allah, le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) n'a pas dit que Dieu châtie le croyant à cause des pleurs de ses proches ; mais le Messager a dit : 'Certes Allah augmente le châtiment du mécréant par les pleurs de ses proches sur lui.' Et la Parole d'Allah vous suffit : 'Et nul porteur de fardeau ne portera le fardeau d'un autre.' » Ibn ʿAbbâs dit : «À ce moment-là, par Allah, elle nous fit à la fois rire et pleurer.» Ibn Abî Mulaykah dit : «Par Allah, Ibn ʿUmar n'a rien dit.»