حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حُمَيْدٍ، سَمِعَ السَّائِبَ بْنَ يَزِيدَ، عَنِ الْعَلاَءِ بْنِ الْحَضْرَمِيِّ يَعْنِي مَرْفُوعًا، قَالَ " يَمْكُثُ الْمُهَاجِرُ بَعْدَ قَضَاءِ نُسُكِهِ بِمَكَّةَ ثَلاَثًا " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ بِهَذَا الإِسْنَادِ مَرْفُوعًا .
IsnādNous a rapporté Ahmad, qui a dit : Ibn Wahb nous a rapporté, qui a dit : 'Amr nous a informés que Muhammad ibn 'Abd al‑Rahman al‑Asadi le lui a rapporté d'après 'Urwa, d'après Aïcha.
Le Messager de Dieu entra chez moi alors que j'avais auprès de moi deux jeunes filles qui chantaient le chant de Bu'ath. Il se coucha sur le lit et détourna son visage. Abou Bakr entra et me réprimanda en disant : « La flûte du Diable chez le Prophète ! » Le Messager de Dieu se tourna vers lui et dit : « Laisse-les. » Puis, lorsqu'il ne fit plus attention, je leur fis signe et elles sortirent. C'était un jour de fête ; les Abyssiniens jouaient avec des boucliers et des lances. Soit que je demandai au Prophète, soit qu'il me dit : « Désires-tu regarder ? » Je répondis : « Oui. » Il me fit me tenir derrière lui, ma joue contre sa joue, tout en disant : « Continuez, ô Banu Arfidah ! » Puis, quand je me lassai, il dit : « Ça te suffit ? » Je répondis : « Oui. » Il dit : « Alors, va. »
