al-imane

Les Successeurs du Prophète

13. a- Les deux Cheikh (Bokhârî et Muslim)

Les célèbres compilateurs de hadiths, Bokhârî et Muslim, ont consigné dans leurs ouvrages les paroles empreintes de sagesse de 'Omar. Ce dernier avait déclaré avec une clarté sans équivoque : « Que personne ne se méprenne en affirmant que l'allégeance à Abû Bakr a été faite à la légère - bien qu'elle ait effectivement été ainsi réalisée - le Seigneur en a prévenu les mauvaises conséquences... » Cette citation, extraite de l'ouvrage "History of Califat" traduit en anglais par Major Jarret de Suyûtî, souligne la complexité de cet événement historique.

En effet, l'urgence du moment et l'assentiment général des gens ont pu justifier cette action illégale et précipitée. Cependant, 'Omar, conscient des implications d'une telle démarche, n'hésita pas à monter en chaire pour exprimer son avis. Il avoua avec une franchise désarmante que si, à l'avenir, un Musulman sollicitait le suffrage de son frère, tous deux, l'électeur et l'élu, mériteraient la peine de mort. Cette déclaration, rapportée par l'historien Gibbon, témoigne de la gravité avec laquelle 'Omar considérait la question de la légitimité et de l'intégrité dans le processus d'allégeance.

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