Vie du Prophète Mohammad ﷺ
La Fin Miraculeuse de la Mise au Ban
À la fin de la troisième année de l'Interdiction, correspondant à la dixième année de la Mission prophétique, le Prophète Mohammad, empli de certitude et de foi, informa son oncle bien-aimé, Abû Tâlib, d'une révélation divine. Allâh, dans Sa sagesse infinie, avait manifesté Sa désapprobation à l'égard de la Convention dirigée contre Lui. Par un acte miraculeux, Il avait envoyé des fourmis pour dévorer chaque mot du document scellé dans la Ka'bah, à l'exception de Son propre Nom, qui y demeurait intact.
Convaincu par son neveu, qu'il considérait comme le récipiendaire des Révélations célestes, Abû Tâlib se rendit chez les Quraych sans la moindre hésitation. Il leur rapporta les paroles de Mohammad concernant le document, leur proposant un marché équitable : si, après vérification, ses propos s'avéraient véridiques, ils devraient s'engager à renoncer à leur convention et à cesser leurs hostilités envers Mohammad et ses fidèles. Dans le cas contraire, il s'engageait à leur livrer Mohammad.
Mot'im Ibn 'Adî, Zam'ah Ibn Aswad, Abul-Bakhtari, ainsi que quelques autres voisins des Quraych, profondément touchés par les souffrances des enfants quasi faméliques des Hâchimites exclus de la société, se joignirent à Abû Tâlib. Leur objectif était de s'assurer que sa demande juste ne serait pas rejetée par les Quraychites. À la surprise générale, la proposition d'Abû Tâlib fut acceptée par tous.
Ensemble, ils se dirigèrent vers la Ka'bah pour inspecter le document. À leur grande stupéfaction, ils découvrirent que les fourmis l'avaient effectivement dévoré, ne laissant que le Nom d'Allâh. Abû Tâlib, transporté de joie par ce miracle manifeste, vit là un signe éclatant en faveur du Prophète Mohammad. Les Quraych, quant à eux, restèrent perplexes et confus, attribuant ce phénomène à un ensorcellement de Mohammad. Cependant, face à la détermination inébranlable d'Abû Tâlib et de ses partisans, ils finirent par céder et déclarèrent le document nul et non avenu.
Ainsi, le bannissement fut levé, permettant à tous les Hâchimites de regagner leurs foyers. Mohammad (Que la paix soit sur lui et sur sa famille) recouvra sa liberté, marquant la fin d'une période de souffrance et le début d'une nouvelle ère de sérénité.
