Vie du Prophète Mohammad ﷺ
La Permission de Prendre les Armes
À Médine, plus d'un an et demi s'écoulèrent dans une atmosphère d'intense anxiété et d'attente. Les cœurs étaient suspendus à une promesse de délivrance, et finalement, cette permission tant espérée arriva. Elle se manifesta à travers des révélations divines, comme en témoignent plusieurs passages du Coran. Parmi ces versets, on trouve celui-ci : « L'autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués, parce qu'ils ont été opprimés, et Dieu est Puissant pour les secourir. Ceux qui ont été chassés de leurs maisons pour avoir dit seulement : "Notre Seigneur est Dieu". » (Sourate al-Hajj, 22:39-40).
Dans un discours éclairé, un conférencier fit remarquer que rien n'était plus naturel que le choix de Dieu. Dans Sa Miséricorde infinie, Il avait pour dessein d'humaniser les habitants barbares de l'Arabie et de les extraire de l'abîme de l'immoralité et de la superstition où ils s'étaient enfoncés. Pour accomplir cette tâche monumentale, Dieu avait choisi un homme d'une détermination totale et d'une fidélité inébranlable à la mission qui lui avait été confiée. Cet homme, le Prophète Mohammad, était doté d'un génie capable de s'adapter à tous les changements de circonstances. Il possédait la force d'endurer les épreuves et d'apporter son aide aux autres sans jamais penser à ses propres intérêts. Il était prêt à résister à l'oppresseur, même physiquement si nécessaire, pour préserver son peuple.
Le Prophète Mohammad, en effet, n'avait jamais dégainé son épée que par mesure défensive. Cette vérité est soulignée par le Professeur J. W. Arnold, qui, bien que de foi chrétienne, a démontré avec habileté que l'Islam s'était propagé sans recourir à la force des armes. Ainsi, la permission de prendre les armes ne fut jamais un appel à l'agression, mais une réponse légitime à l'oppression subie.
