Les Successeurs du Prophète
Notes de la 2ème Partie
- Ibid.
Les références historiques abondent dans les récits de la vie du Prophète, et parmi celles-ci, les ouvrages tels que "Tabaqât Ibn Sa'd" et "Ibn Hichâm" se distinguent par leur richesse en détails. Ces textes, souvent cités, offrent un aperçu précieux des événements qui ont marqué l'époque du Prophète.
Un phénomène fascinant lié à la ville de La Mecque est celui du puits de Zam-Zam. Burkhard a observé que le niveau de l'eau de ce puits reste constant, indépendamment de la quantité d'eau puisée. Ce phénomène est perçu comme un miracle par les Turcs, car l'eau de Zam-Zam est utilisée non seulement par les innombrables pèlerins, mais aussi par chaque famille de la ville pour la boisson et l'ablution. Cependant, elle est trop sacrée pour être utilisée à des fins culinaires. Un observateur, descendu pour examiner la maçonnerie du puits, a découvert que l'eau s'écoule au fond, alimentée par un ruisseau souterrain. L'eau de Zam-Zam a un goût distinct, parfois comparé au lait, bien qu'elle soit douce et diffère considérablement de celle des autres puits saumâtres de la ville. Lorsqu'elle est puisée, elle est légèrement tiède, semblable à l'eau de nombreuses autres fontaines du Hijâz. (Travers, p. 144, "Life of Muhammad" de W. Muir)
Ali Bey décrit le puits de Zam-Zam comme ayant un diamètre de 7 pieds 8 pouces et une profondeur de 56 pieds jusqu'à la surface de l'eau, qui est plus chaude que l'air ambiant immédiatement après avoir été puisée. Cette eau est potable et si abondante que son niveau ne baisse pas sensiblement pendant la saison du pèlerinage, malgré les milliers de personnes qui y puisent. (W. Muir, op. cit., vol. II, p. 81)
Sale, citant al-Idrisi, souligne que, mis à part le puits de Zam-Zam, les fontaines de La Mecque sont amères et imbuvables. (Prel. Disc., p. 3, op. cit.)
L'Imâm al-Hussayn, petit-fils du Prophète Mohammad, est connu pour son sacrifice en l'an 61 de l'Hégire, un acte destiné à préserver l'intégrité de l'Islam.
W. Irving rapporte un récit étonnant concernant la naissance du Prophète. Il écrit que sa mère n'a ressenti aucune douleur lors de l'accouchement. Au moment de sa naissance, une lumière céleste aurait illuminé la région environnante, et le nouveau-né aurait levé les yeux vers le ciel en proclamant : « Dieu est Grand ! Il n'y a pas de dieu si ce n'est Dieu, et je suis Son Prophète ». ("Life of Muhammad", p. 13)
D'autres passages des Écritures, que les musulmans considèrent comme se rapportant à leur Prophète, sont mentionnés. Par exemple, dans le Deutéronome XXXIII, 2, il est écrit que Sinaï est associé au Judaïsme, Séïr (en Galilée) au Christianisme, et Paran (en Arabie) à l'Islam. Dans Isaïe XXI, 6, "celui qui est sur l'âne" est identifié à Jésus, tandis que "celui qui est sur le chameau" est associé à Mohammad. Dans Matthieu XX, 1-6, le matin, le midi et le soir symbolisent respectivement le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam. Enfin, dans Jean IV, 2-3, Mohammad est décrit comme "l'esprit qui celui de Dieu" pour avoir proclamé que Jésus était un homme véritable et non Dieu. (Rodwell's Kor., p. 445 et Habak, III, 3)
Les récits historiques continuent de se déployer à travers les pages des ouvrages tels que "Tabaqât Ibn Sa'd", "Ibn Hichâm", "Rawdhat al-Ahbâb", "Al-Tabarî", et bien d'autres, chacun apportant sa contribution unique à la compréhension de la vie du Prophète et de ses compagnons. Ces textes, riches en détails et en enseignements, constituent une source inestimable pour quiconque souhaite approfondir sa connaissance de cette période cruciale de l'histoire islamique.
