al-imane

Vie du Prophète Mohammad ﷺ

Violences contre les Adeptes de Mohammad

Face à l'échec de leurs tentatives pour contrer la nouvelle foi prêchée par Mohammad, les Quraychites décidèrent de recourir à la violence, s'en prenant avec mépris à ses adeptes. Parmi ces derniers, ceux qui ne bénéficiaient ni d'une position sociale indépendante ni d'un soutien familial solide furent les premières cibles de cette brutalité. Les Quraychites déversaient leur colère sur eux, les emprisonnant sans pitié. Certains furent contraints de porter des cottes de mailles brûlantes et furent allongés sur le sable ardent, sous le soleil implacable du désert. La torture, infligée par le métal chauffé et le sable brûlant, était d'une cruauté indescriptible.

Les esclaves convertis, qu'ils soient hommes ou femmes, subissaient des traitements impitoyables de la part de leurs maîtres Quraychites. Ces derniers les torturaient sans relâche, les frappant avec une brutalité sauvage. Par exemple, 'Omar Ibn al-Khattâb frappait régulièrement son esclave, une femme nommée Lobaynah, jusqu'à ce que lui-même soit épuisé. Parmi ces martyrs, Bilâl, un Africain converti et esclave d'Omayyah Ibn Khalf, endura des souffrances particulièrement cruelles. Il était exposé au soleil de midi, allongé sur le gravier brûlant de la vallée de la Mecque. Lorsque la soif devenait insupportable, on lui demandait de reconnaître les idoles de la Mecque. Pourtant, Bilâl, fidèle à sa foi, refusait d'abjurer et, du fond de son supplice, il clamait : « Ahad! Ahad! » (Un, Un le Dieu Unique!). Touché par son sort, Mohammad (Que la paix soit sur lui et sa Famille) décida de le racheter pour le libérer de ses tortures.

D'autres, comme Yâcir et sa femme Somayyah, refusèrent catégoriquement d'abjurer leur foi et furent torturés jusqu'à la mort par les Quraychites. Somayyah, attachée à deux chameaux, subit une fin cruelle, transpercée par une lance. Leur fils, 'Ammâr, fut également torturé. Craignant de subir le même sort que ses parents, qu'il avait vus mourir sous ses yeux, et désireux d'échapper à une mort certaine, il finit par céder aux exigences de ses bourreaux, bien que son cœur restât fidèle à sa foi. Informé de ce reniement forcé, le Prophète affirma que cela était impossible, car 'Ammâr était profondément imprégné de foi, du sommet de la tête jusqu'à la plante des pieds, la foi coulant dans son sang et sa chair.

Lorsque 'Ammâr revint vers le Prophète, en pleurs et plein de remords, ce dernier récita un verset du Coran pour le réconforter : « Celui qui renie Dieu après avoir cru - sauf celui qui le fait par contrainte et dont le cœur reste ferme dans la foi (...) la colère de Dieu est sur lui et un terrible châtiment l'atteindra ». (Sourate Al-Nahl, 16: 106). Le Prophète essuya les larmes de 'Ammâr et le consola en lui disant : « Tu n'es pas coupable, s'ils t'y ont forcé ».

464 motsRéférences coraniques