al-imane

Vie du Prophète Mohammad ﷺ

La Mort d'Abû Tâlib

À l'âge de cinquante ans, en cette dixième année de la Mission prophétique, quelques mois seulement après la levée de l'interdiction qui pesait sur les musulmans, le Prophète Muhammad fut frappé par une perte immense et douloureuse. Il perdit son oncle bien-aimé, Abû Tâlib, qui s'éteignit à l'âge vénérable de quatre-vingt-sept ans. Abû Tâlib n'était pas seulement un oncle pour Muhammad; il avait été une figure paternelle, le nourrissant pendant son enfance, veillant à son éducation durant sa jeunesse, et lui offrant la stabilité d'une vie familiale confortable à l'âge adulte. Plus encore, il avait été son protecteur indéfectible, le défendant avec ferveur contre les nombreux ennemis qui se dressaient sur son chemin.

La disparition d'Abû Tâlib fut pour Muhammad une source de chagrin profond. L'attitude bienveillante et protectrice de son oncle envers lui, telle qu'elle est relatée dans les pages précédentes, ainsi que certains de ses poèmes qui ont traversé le temps, témoignent de sa foi en Muhammad. Selon l'historien Abul-Fidâ', ces écrits montrent qu'Abû Tâlib avait reconnu Muhammad comme le véritable Prophète de Dieu et considérait sa religion comme la meilleure de toutes. Il ne fait aucun doute qu'Abû Tâlib quitta ce monde en croyant, avec sur ses lèvres la profession de foi musulmane.

Les vers suivants, qui lui sont attribués, illustrent clairement sa croyance en Muhammad : « Je crois que la Foi de Muhammad est la meilleure de toutes les religions de l'univers. » Un autre vers proclame : « Ne voyez-vous pas que nous trouvons Muhammad Prophète comme Mûsâ. Il est déjà prédit dans les précédentes Écritures. »

Abû Tâlib décrivait également Muhammad en ces termes : « À lui est le visage illuminé de l'intermédiaire pour la tombée des pluies ; il est une fontaine pour les orphelins et un protecteur pour les veuves. » Il soulignait les qualités exceptionnelles de Muhammad : « Les gens ont eu connaissance de ses mérites vertueux, et n'ont pas pu lui trouver un égal dans l'humanité. »

Enfin, il louait son humilité et sa sagesse : « Humble, vertueux, sage et prudent, ne lui est pas indifférent Celui qu'il aime. » Pour conclure, Abû Tâlib reconnaissait la grandeur de Muhammad en ces mots : « Pour l'exalter, IL fit dériver son nom du Sien : alors que le Maître du Trône s'appelle Mahmûd, IL l'a nommé Muhammad. »

Ainsi, à travers ces vers, Abû Tâlib a laissé un témoignage durable de son admiration et de sa foi en Muhammad, un héritage qui continue de résonner à travers les siècles.

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