Vie du Prophète Mohammad ﷺ
'Alî est Spécialement Désigné pour Remporter la Victoire
Dans l'atmosphère chargée de tension de cette époque, le Prophète Muhammad, paix et bénédictions sur lui, prit une décision cruciale. Il confia la précieuse Bannière sacrée à 'Alî, l'armant de son épée légendaire, Thulfiqâr. Par ce geste symbolique et puissant, il désigna 'Alî comme l'homme que Dieu et Son Prophète chérissaient particulièrement. Cette confiance placée en 'Alî n'était pas anodine, car elle s'accompagnait d'une mission claire : conduire l'assaut contre les Juifs et les combattre jusqu'à ce qu'ils se soumettent.
'Alî, vêtu d'une veste écarlate sur laquelle une cuirasse d'acier était solidement attachée, s'avança avec détermination à la tête de ses partisans. Ils escaladèrent ensemble le rocher pierreux qui se dressait face à la forteresse ennemie. Là, 'Alî planta fermement l'Étendard au sommet, résolu à ne pas reculer d'un pouce tant que la citadelle ne serait pas conquise.
Face à cette démonstration de détermination, les Juifs se mobilisèrent pour déloger les assaillants. Un rabbin juif, curieux, demanda à 'Alî son nom. Celui-ci répondit qu'il était 'Alî Ibn Abî Tâlib, aussi connu sous le nom de Haydar. À l'écoute de ce nom, le rabbin pressentit que les assaillants ne quitteraient pas les lieux sans avoir gagné du terrain.
Cependant, Hârith, un héros juif réputé pour avoir vigoureusement repoussé les précédentes attaques, s'avança avec bravoure. Il réussit à tuer plusieurs adversaires musulmans, semant la panique. Voyant cela, 'Alî s'engagea personnellement dans un combat au corps à corps contre Hârith et le tua, avant de revenir triomphalement à ses lignes.
Mais le frère de Hârith, un homme de stature gigantesque et de force redoutable, ne tarda pas à sortir des rangs pour venger la mort de son frère. Couvert du cou à la taille d'une double cotte de mailles, coiffé d'un heaume de protection autour duquel était enroulé un double turban orné d'une pierre précieuse, il avançait avec une assurance inébranlable. Armé d'une épée énorme et d'une lance à trois têtes fourchues, il défia les musulmans à un combat singulier. « Comme tout Khaybar le sait, je suis Marhab, un guerrier hérissé d'armes dans une guerre furieuse et ravageuse », s'écria-t-il.
Face à ce défi, aucun musulman n'osa s'avancer, sauf 'Alî. Il sortit des rangs musulmans pour répondre à la vantardise de Marhab, déclarant : « Je suis celui que sa mère a nommé Haydar. Je pèse mes ennemis dans une gigantesque balance. » Ces mots n'étaient pas vains. 'Alî, inspiré, rappela à Marhab un rêve qu'il avait fait récemment, où un lion robuste le déchirait en morceaux. Cette évocation sema le doute et la peur dans le cœur de Marhab.
Lorsque les deux combattants s'approchèrent, 'Alî, d'un regard perçant, remarqua que Marhab tremblait. Marhab tenta une attaque avec sa lance à trois fourchons, mais 'Alî esquiva avec une agilité remarquable. Profitant de l'ouverture, il frappa avec son cimeterre irrésistible, Thulfiqâr. Le coup fut si puissant qu'il traversa le bouclier de Marhab, son double turban, son heaume impénétrable, et fendit son crâne jusqu'à sa poitrine, voire plus bas selon certains récits.
Marhab s'effondra sans vie, et 'Alî, victorieux, lança son cri habituel : "Allâh-u-Akbar" (Dieu est le Plus Grand), proclamant ainsi sa victoire à tous ceux qui l'entouraient. Cette exclamation résonna comme un écho de triomphe, marquant la bravoure et la détermination indéfectible de 'Alî.
